Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי זֶה אוֹכֵל וּפָטוּר מִן הַמַּעֲשֵׂר. ״עַל מְנָת שֶׁאוֹכֵל אֲנִי וּבְנִי״, אוֹ ״שֶׁיֹּאכַל בְּנִי בִּשְׂכָרִי״ – הוּא אוֹכֵל וּפָטוּר, וּבְנוֹ אוֹכֵל וְחַיָּיב.celui-ci mange et est exempt de la dîme. S'il a stipulé : « À condition que je mange, moi et mon fils », ou « que mon fils mange pour mon salaire », lui mange et est exempt, et son fils mange et est obligé à la dîme.
- וְאִי אָמְרַתְּ מִשֶּׁלּוֹ הוּא אוֹכֵל, בְּנוֹ אַמַּאי חַיָּיב? אָמַר רָבִינָא: מִשּׁוּם דְּמִיחֲזֵי כְּמִקָּח.Or si tu dis qu'il mange du sien, pourquoi son fils est-il obligé ? Il devrait être exempt comme son père. Ravina a dit : Parce que cela ressemble à un achat, du fait de la stipulation.
- תָּא שְׁמַע: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל לַעֲשׂוֹת בְּנֶטַע רְבָעִי שֶׁלּוֹ – הֲרֵי אֵלּוּ לֹא יֹאכֵלוּ. וְאִם לֹא הוֹדִיעָם – פּוֹדֶה וּמַאֲכִילָן.Viens et entends une preuve de la Michna (93a) : Celui qui engage l'ouvrier pour travailler à sa plantation de quatrième année (néta revaï, dont les fruits doivent être consommés à Jérusalem), ceux-ci ne mangeront pas. Et s'il ne les a pas avertis, il rachète les fruits et les leur fait manger.
- וְאִי אָמְרַתְּ מִשֶּׁל שָׁמַיִם הוּא אוֹכֵל – אַמַּאי פּוֹדֶה וּמַאֲכִילָן? אִיסּוּרָא לָא זַכִּי לְהוּ רַחֲמָנָא! הָתָם מִשּׁוּם דְּמִיחֲזֵי כְּמִקָּח טָעוּת.Or si tu dis qu'il mange du bien du Ciel, pourquoi rachète-t-il et leur fait-il manger ? Un interdit, le Miséricordieux ne le leur a pas accordé ! La Guemara répond : Là, c'est parce que cela ressemble à une transaction erronée, car ils se sont engagés en pensant pouvoir manger.
- אֵימָא סֵיפָא: נִתְפָּרְסוּ עִגּוּלָיו, נִתְפַּתְּחוּ חָבִיּוֹתָיו – הֲרֵי אֵלּוּ לֹא יֹאכֵלוּ, וְאִם לֹא הוֹדִיעָן – מְעַשֵּׂר וּמַאֲכִילָן. וְאִי אָמְרַתְּ מִשֶּׁל שָׁמַיִם הוּא אוֹכֵל, אַמַּאי מְעַשֵּׂר וּמַאֲכִילָן? אִיסּוּרָא לָא זַכִּי לְהוּ רַחֲמָנָא!Dis la fin de cette Michna : Si ses galettes de figues se sont émiettées, si ses tonneaux se sont ouverts, et qu'il engage des ouvriers pour les réparer, ceux-ci ne mangeront pas, car ces produits sont déjà soumis à la dîme. Et s'il ne les a pas avertis, il prélève la dîme et les leur fait manger. Or si tu dis qu'il mange du bien du Ciel, pourquoi prélève-t-il la dîme et leur fait-il manger ? Un interdit, le Miséricordieux ne le leur a pas accordé !
- וְכִי תֵּימָא: הָכָא נָמֵי מִשּׁוּם דְּמִיחֲזֵי כְּמִקָּח טָעוּת. בִּשְׁלָמָא נִתְפָּרְסוּ עִגּוּלָיו – מִיחֲזֵי כְּמִקָּח טָעוּת. אֶלָּא נִתְפַּתְּחוּ חָבִיּוֹתָיו, מַאי מִקָּח טָעוּת אִיכָּא? מִידָּע יָדַע דְּאִיטְּבִיל לְהוּ לְמַעֲשֵׂר!Et si tu dis : ici aussi, c'est parce que cela ressemble à une transaction erronée, cela ne va pas : certes, si ses galettes se sont émiettées, cela ressemble à une transaction erronée, car ils croyaient que les figues n'avaient jamais été pressées. Mais si ses tonneaux se sont ouverts, quelle transaction erronée y a-t-il ? Ils savent bien que ce vin est devenu tével (produit soumis aux prélèvements et interdit avant ceux-ci) pour la dîme !
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: שֶׁנִּתְפַּתְּחוּ חָבִיּוֹתָיו לַבּוֹר. וְהָתַנְיָא: יַיִן מִשֶּׁיֵּרֵד לַבּוֹר!Rav Chéchèt a dit : Il s'agit du cas où ses tonneaux se sont ouverts dans la cuve, si bien que les ouvriers ont cru que ce vin n'en était jamais sorti. On objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Le vin est soumis à la dîme dès qu'il est descendu dans la cuve !
- כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר מִשֶּׁיְּקַפֶּה, דַּאֲמַרוּ לֵיהּ: לָא הֲוָה יָדְעִינַן. וְנֵימָא לְהוּ: אִיבְּעִי לְכוּ אַסּוֹקֵי אַדַּעְתַּיְיכוּ דִּלְמָא מְקַפֶּה! בְּאַתְרָא דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּנָגֵיד אִיהוּ מְקַפֶּה!La Michna est conforme à Rabbi Akiva, qui dit : il est soumis à la dîme dès qu'on l'a écumé de ses pépins et de ses peaux. Ils peuvent donc lui dire : « Nous ne savions pas » qu'il avait déjà été écumé. La Guemara demande : Et disons-leur : Vous auriez dû songer que peut-être on l'a écumé ! Elle répond : Il s'agit d'un lieu où l'homme qui soutire le vin de la cuve est aussi celui qui l'écume. Puisqu'on les a engagés pour soutirer, ils ont cru qu'il n'avait pas encore été écumé.
- וְהַשְׁתָּא דְּתָנֵי רַב זְבִיד בִּדְבֵי רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: יַיִן מִשֶּׁיֵּרֵד לַבּוֹר וִיקַפֶּה, וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִשֶּׁיְּשַׁלֶּה בֶּחָבִיּוֹת. אֲפִילּוּ תֵּימָא שֶׁלֹּא נִתְפַּתְּחוּ חָבִיּוֹתָיו לַבּוֹר, דַּאֲמַרוּ לֵיהּ: לָא הֲוָה יָדְעִינַן דִּמְשַׁלֵּי.Et maintenant que Rav Zevid enseigne, dans la maison de Rabbi Hochaya : Le vin est soumis à la dîme dès qu'il est descendu dans la cuve et qu'on l'a écumé, et Rabbi Akiva dit : dès qu'on a enlevé l'écume dans les tonneaux, on peut dire, même si ses tonneaux ne se sont pas ouverts dans la cuve, qu'ils peuvent lui dire : « Nous ne savions pas qu'on avait enlevé l'écume. »
- וְנֵימָא לְהוּ: אִיבְּעִי לְכוּ אַסּוֹקֵי אַדַּעְתַּיְיכוּ דִּלְמָא מְשַׁלֵּי! בְּאַתְרָא דְּהָהוּא דְּשָׁרֵיק הָהוּא מְשַׁלֵּי.La Guemara demande : Et disons-leur : Vous auriez dû songer que peut-être on a enlevé l'écume ! Elle répond : Il s'agit d'un lieu où celui qui bouche le tonneau est aussi celui qui enlève l'écume.
- תָּא שְׁמַע: קוֹצֵץ אָדָם עַל יְדֵי עַצְמוֹ, עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, עַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַגְּדוֹלִים, וְעַל יְדֵי אִשְׁתּוֹ – מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן דַּעַת. אֲבָל אֵינוֹ קוֹצֵץ לֹא עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, וְלֹא עַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַקְּטַנִּים, וְלֹא עַל יְדֵי בְּהֶמְתּוֹ – מִפְּנֵי שֶׁאֵין בָּהֶן דַּעַת.Viens et entends une preuve de la Michna (93a) : Un homme peut stipuler une somme à la place du droit de manger pour lui-même, pour son fils et sa fille adultes, pour son esclave et sa servante adultes, et pour sa femme, parce qu'ils ont du discernement. Mais il ne peut stipuler ni pour son fils et sa fille mineurs, ni pour son esclave et sa servante mineurs, ni pour sa bête, parce qu'ils n'ont pas de discernement.
- קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ בְּמַעֲלֶה לָהֶן מְזוֹנוֹת. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא מִשֶּׁל שָׁמַיִם הוּא אוֹכֵל – מִשּׁוּם הָכִי אֵינוֹ קוֹצֵץ, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מִשֶּׁלּוֹ הוּא אוֹכֵל – קְטַנִּים נָמֵי נִקּוֹץ לְהוּ!Tu penses qu'il s'agit du cas où il leur fournit la nourriture, de sorte que leur salaire est à lui. Si tu dis qu'il mange du bien du Ciel, c'est bien pour cela qu'il ne peut pas stipuler pour les mineurs ; mais si tu dis qu'il mange du sien, qu'il stipule aussi pour les mineurs !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּשֶׁאֵין מַעֲלֶה לָהֶן מְזוֹנוֹת. אִי הָכִי, גְּדוֹלִים נָמֵי! גְּדוֹלִים יָדְעִי וְקָא מָחֲלִי.La Guemara répond : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il ne leur fournit pas la nourriture, et leur salaire n'est pas à lui. On objecte : S'il en est ainsi, pour les adultes aussi il ne devrait pas pouvoir stipuler ! Elle répond : Les adultes savent et renoncent.
- וְהָא תָּנֵא רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: קוֹצֵץ אָדָם עַל יְדֵי עַצְמוֹ וְעַל יְדֵי אִשְׁתּוֹ, אֲבָל לֹא עַל יְדֵי בְּהֶמְתּוֹ. וְעַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, אֲבָל לֹא עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים. וְקוֹצֵץ עַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַכְּנַעֲנִים, בֵּין גְּדוֹלִים וּבֵין קְטַנִּים.On objecte : Mais Rabbi Hochaya a enseigné : Un homme peut stipuler pour lui-même et pour sa femme, mais non pour sa bête ; et pour son fils et sa fille adultes, mais non pour son fils et sa fille mineurs ; et il peut stipuler pour son esclave et sa servante cananéens, qu'ils soient adultes ou mineurs ! Cela contredit la Michna, qui l'exclut pour les esclaves mineurs.
- מַאי לָאו, אִידֵּי וְאִידֵּי בְּמַעֲלֶה לָהֶן מְזוֹנוֹת, וּבְהָא קָא מִיפַּלְגִי: דְּמָר סָבַר מִשֶּׁלּוֹ הוּא אוֹכֵל, וּמָר סָבַר מִשֶּׁל שָׁמַיִם הוּא אוֹכֵל?! לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִשֶּׁלּוֹ הוּא אוֹכֵל, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן – בְּשֶׁאֵין מַעֲלֶה לָהֶן מְזוֹנוֹת, וּבָרַיְיתָא – בְּמַעֲלֶה לָהֶן מְזוֹנוֹת.N'est-ce pas que l'une et l'autre parlent du cas où il leur fournit la nourriture, et qu'elles divergent sur ceci : qu'un Maître, la baraïta, estime qu'il mange du sien, et que l'autre Maître, la Michna, estime qu'il mange du bien du Ciel ? La Guemara rejette : Non ! Tous admettent qu'il mange du sien, et ce n'est pas difficile : ici, dans la Michna, il ne leur fournit pas la nourriture ; et dans la baraïta, il leur fournit la nourriture.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ – בְּמַעֲלֶה לָהֶן מְזוֹנוֹת? אִי הָכִי קְטַנִּים נָמֵי נִקּוֹץ לְהוּ! צַעֲרַיְיהוּ דִּבְנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים לָא זַכִּי לֵיהּ רַחֲמָנָא.On demande : Comment as-tu établi la baraïta ? Dans le cas où il leur fournit la nourriture ? S'il en est ainsi, qu'il stipule aussi pour les mineurs, ses enfants ! La Guemara répond : La souffrance de son fils et de sa fille mineurs, le Miséricordieux ne la lui a pas accordée.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתָּא לְמַתְנִיתִין – בְּשֶׁאֵין מַעֲלֶה לָהֶן מְזוֹנוֹת,On demande encore : Comment as-tu établi la Michna ? Dans le cas où il ne leur fournit pas la nourriture ?
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