Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִלּוּ נֶאֱמַר ״בְּהֶמְתְּךָ לֹא תַרְבִּיעַ״ הָיִיתִי אוֹמֵר: לֹא יֶאֱחוֹז אָדָם אֶת הַבְּהֵמָה כְּדֵי שֶׁיַּעֲלֶה עָלֶיהָ זָכָר, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּלְאַיִם״. כִּלְאַיִם הוּא דְּאָסוּר, הָא מִין בְּמִינוֹ – שְׁרֵי.Si la Torah avait seulement dit : « Ton bétail, tu ne l'accoupleras pas », j'aurais dit : qu'un homme ne tienne pas la bête femelle pour qu'un mâle la saillisse. C'est pourquoi le verset enseigne : « d'espèces différentes » (Lévitique 19, 19). C'est donc le croisement d'espèces différentes qui est interdit ; mais une espèce avec sa propre espèce, c'est permis.
- וּמִין בְּמִינוֹ נָמֵי: אֲחִיזָה אִין, הַכְנָסָה – לָא! מַאי ״אֲחִיזָה״ – הַכְנָסָה, וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״אֲחִיזָה״ – לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא.Rav A'hadvoï bar Ami déduit de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Et même pour une espèce avec sa propre espèce, tenir la bête, oui, c'est permis, mais introduire le membre du mâle, non ! La Guemara rejette cela : Qu'est-ce que « tenir » ? C'est introduire. Et pourquoi l'appelle-t-il « tenir » ? C'est un langage délicat.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: הָא מִילְּתָא בְּעוֹ מִינַּאי דְּבֵי רַב נְחֶמְיָה רֵישׁ גָּלוּתָא: מַהוּ לְהַכְנִיס מִין וּמִינוֹ וְשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ לַדִּיר? כֵּיוָן דְּאִיכָּא מִינֵיהּ – בָּתַר מִינֵיהּ גְּרִיר. אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ הָכִי לָא? וּפְשַׁטִי לְהוּ לְאִיסּוּרָא דְּלָא כְּהִלְכְתָא, מִשּׁוּם פְּרִיצוּתָא דְּעַבְדֵי.Rav Achi a dit : Cette question, ils me l'ont posée, ceux de la maison de Rav Ne'hemya, l'Exilarque : Qu'en est-il de faire entrer une bête avec une autre de son espèce et une autre qui n'est pas de son espèce, dans l'enclos ? Dira-t-on que, puisqu'il y a là sa propre espèce, elle sera attirée vers sa propre espèce, si bien qu'il n'y a pas à craindre de croisement, ou peut-être que, même ainsi, non, on ne le permet pas ? Et je leur ai tranché dans le sens de l'interdit, bien que ce ne soit pas conforme à la halakha (la règle pratique), à cause du dévergondage de leurs esclaves, qui provoqueraient le croisement en prétendant qu'il s'est fait de lui-même.
- מַתְנִי׳ הָיָה עוֹשֶׂה בְּיָדָיו אֲבָל לֹא בְּרַגְלָיו, בְּרַגְלָיו אֲבָל לֹא בְּיָדָיו, אֲפִילּוּ בִּכְתֵיפוֹ – הֲרֵי זֶה אוֹכֵל. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה בְּיָדָיו וּבְרַגְלָיו.MICHNA : Un ouvrier qui travaillait avec ses mains mais non avec ses pieds, ou avec ses pieds mais non avec ses mains, ou même avec son épaule, celui-ci mange des produits. Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : il ne mange pas à moins qu'il ne travaille avec ses mains et avec ses pieds.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? ״כִּי תָבֹא בְּכֶרֶם רֵעֶךָ״, בְּכֹל מַאי דְּעָבֵיד.GUEMARA : Quelle est la raison du premier avis ? Le verset dit : « Lorsque tu entreras dans la vigne de ton prochain » (Deutéronome 23, 25), sans préciser quel travail ; il s'agit donc de tout ce qu'il fait.
- רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה בְּיָדָיו וּבְרַגְלָיו. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה? כִּי שׁוֹר, מָה שׁוֹר עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה בְּיָדָיו וּבְרַגְלָיו – אַף פּוֹעֵל עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה בְּיָדָיו וּבְרַגְלָיו.Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : il ne mange pas à moins qu'il ne travaille avec ses mains et avec ses pieds. Quelle est la raison de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda ? Cette loi est comme celle du bœuf : de même que le bœuf ne mange de droit que s'il travaille avec ses mains et avec ses pieds, c'est-à-dire avec ses quatre pattes, de même l'ouvrier ne mange que s'il travaille avec ses mains et avec ses pieds.
- בָּעֵי רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: דָּשׁ בַּאֲווֹזִין וְתַרְנְגוֹלִים, לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה מַהוּ? בְּכׇל כֹּחוֹ בָּעֵינַן – וְהָא אִיכָּא, אוֹ דִלְמָא בְּיָדָיו וּבְרַגְלָיו בָּעֵינַן – וְהָא לֵיכָּא. תֵּיקוּ.Rabba bar Rav Houna a demandé : Si l'on a battu le grain avec des oies et des coqs, qu'en est-il selon Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda ? Mange-t-on ? Exigeons-nous que l'animal travaille de toute sa force, et cela existe ici, ou peut-être exigeons-nous qu'il travaille avec ses mains et avec ses pieds, et cela n'existe pas ici ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: פּוֹעֲלִים, עַד שֶׁלֹּא הִילְּכוּ שְׁתִי וָעֵרֶב בַּגַּת – אוֹכְלִין עֲנָבִים וְאֵין שׁוֹתִין יַיִן. מִשֶּׁהִילְּכוּ שְׁתִי וָעֵרֶב בַּגַּת – אוֹכְלִין עֲנָבִים וְשׁוֹתִין יַיִן.Rav Na'hman a dit, au nom de Rabba bar Avouh : Des ouvriers, tant qu'ils n'ont pas marché en long et en large dans le pressoir, mangent des raisins et ne boivent pas de vin, car leur travail ne porte pas encore sur le vin. Une fois qu'ils ont marché en long et en large dans le pressoir, ils mangent des raisins et boivent du vin.
- מַתְנִי׳ הָיָה עוֹשֶׂה בִּתְאֵנִים – לֹא יֹאכַל בַּעֲנָבִים. בַּעֲנָבִים – לֹא יֹאכַל בִּתְאֵנִים. אֲבָל מוֹנֵעַ אֶת עַצְמוֹ עַד שֶׁמַּגִּיעַ לִמְקוֹם יָפוֹת וְאוֹכֵל.MICHNA : Un ouvrier qui travaillait aux figues ne mangera pas de raisins ; celui qui travaillait aux raisins ne mangera pas de figues. Mais il peut se retenir de manger jusqu'à ce qu'il arrive à l'endroit des fruits les plus beaux, et il mange de ceux-là.
- וְכוּלָּן לֹא אָמְרוּ אֶלָּא בִּשְׁעַת מְלָאכָה, אֲבָל מִשּׁוּם הָשֵׁב אֲבֵידָה לַבְּעָלִים אָמְרוּ: פּוֹעֲלִין אוֹכְלִין בַּהֲלִיכָתָן מֵאוֹמָן לְאוֹמָן, וּבַחֲזִירָתָן מִן הַגַּת, וּבַחֲמוֹר כְּשֶׁהִיא פּוֹרֶקֶת.Et dans tous ces cas, les Sages n'ont parlé que du moment du travail ; mais à cause de « la restitution de l'objet perdu aux propriétaires », c'est-à-dire afin que les ouvriers ne perdent pas de temps de travail, ils ont dit : Les ouvriers mangent en allant d'une rangée à l'autre, et à leur retour du pressoir. Et quant à l'ânesse, elle mange lorsqu'elle se décharge, ce que la Guemara expliquera.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה, מַהוּ שֶׁיֹּאכַל בְּגֶפֶן אַחֵר? מִמִּין שֶׁאַתָּה נוֹתֵן לְכֵלָיו שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת בָּעֵינַן – וְהָא אִיכָּא, אוֹ דִלְמָא מִמַּה שֶׁאַתָּה נוֹתֵן לְכֵלָיו שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת בָּעֵינַן – וְהָא לֵיכָּא?GUEMARA : Ils ont posé la question : Celui qui travaille à ce cep, qu'en est-il de manger d'un autre cep ? Exigeons-nous qu'il mange de l'espèce que tu mets dans les récipients du maître de maison, et cela existe ici, ou peut-être exigeons-nous qu'il mange de cela même que tu mets dans les récipients du maître de maison, et cela n'existe pas ici ?
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה לֹא יֹאכַל בְּגֶפֶן אַחֵר, שׁוֹר בִּמְחוּבָּר הֵיכִי אָכֵיל? אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: בִּשְׁרָכָא.Et si tu en venais à dire que celui qui travaille à ce cep ne mange pas d'un autre cep, une difficulté surgit : le bœuf, dans le cas de produits attachés au sol, comment mange-t-il ? Il est attelé devant le chariot, loin du cep auquel on travaille. Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : Il s'agit de longs sarments, qui arrivent jusqu'à lui.
- תָּא שְׁמַע: הָיָה עוֹשֶׂה בִּתְאֵנִים – לֹא יֹאכַל בַּעֲנָבִים. הָא תְּאֵנִים וּתְאֵנִים דּוּמְיָא דִּתְאֵנִים וַעֲנָבִים – אוֹכֵל. וְאִי אָמְרַתְּ: עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה אֵינוֹ אוֹכֵל בְּגֶפֶן אַחֵר, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: בְּמוּדְלֵית.Viens et entends une preuve de la Michna : Un ouvrier qui travaillait aux figues ne mangera pas de raisins. On en déduit que, s'il s'agit de figues et d'autres figues, à la manière de « figues et raisins » de la Michna, il mange. Or si tu dis que celui qui travaille à ce cep ne mange pas d'un autre cep, comment trouver ce cas ? Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : Il s'agit d'une vigne grimpante, qui mêle les deux arbres.
- תָּא שְׁמַע: אֲבָל מוֹנֵעַ אֶת עַצְמוֹ עַד שֶׁמַּגִּיעַ לִמְקוֹם הַיָּפוֹת, וְאוֹכֵל. וְאִי אָמְרַתְּ עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה אוֹכֵל בְּגֶפֶן אַחֵר, נֵיזִיל וְנֵיתֵי וְנֵיכוֹל! הָתָם מִשּׁוּם בִּיטּוּל מְלָאכָה לָא קָא מִיבַּעְיָא לַן, כִּי קָא מִבַּעְיָא לַן הֵיכָא דְּאִיכָּא אִשְׁתּוֹ וּבָנָיו, מַאי?Viens et entends une preuve de la Michna : Mais il peut se retenir de manger jusqu'à ce qu'il arrive à l'endroit des fruits les plus beaux, et il mange. Or si tu dis que celui qui travaille à ce cep mange d'un autre cep, qu'il aille, qu'il rapporte et qu'il mange ! Pourquoi attendre ? La Guemara répond : Là, à cause de l'interruption du travail, il ne le peut pas, et nous ne nous posons pas la question pour ce cas. Nous nous posons la question lorsqu'il y a sa femme et ses enfants, qui pourraient lui apporter ces fruits : qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: וְכוּלָּם לֹא אָמְרוּ אֶלָּא בִּשְׁעַת מְלָאכָה, אֲבָל מִפְּנֵי הָשֵׁב אֲבֵידָה לַבְּעָלִים אָמְרוּ: פּוֹעֲלִים אוֹכְלִים בַּהֲלִיכָתָן מֵאוֹמָן לְאוֹמָן וּבַחֲזִירָתָן מִן הַגַּת.Viens et entends une preuve de la Michna : Et dans tous ces cas, ils n'ont parlé que du moment du travail ; mais à cause de la restitution de l'objet perdu aux propriétaires, ils ont dit : Les ouvriers mangent en allant d'une rangée à l'autre, et à leur retour du pressoir.
- סַבְרוּהָ מְהַלֵּךְ כְּעוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה דָּמֵי, וּמִשּׁוּם הָשֵׁב אֲבֵידָה לִבְעָלִים הוּא דְּאָכֵיל, מִדְּאוֹרָיְיתָא לָא אָכֵיל. אַלְמָא עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה אֵינוֹ אוֹכֵל בְּגֶפֶן אַחֵר.Les Sages du beit hamidrach (la maison d'étude) ont pensé que celui qui marche est considéré comme celui qui accomplit un travail, et que c'est seulement à cause de la restitution de l'objet perdu aux propriétaires qu'il mange, alors que selon la Torah il ne mange pas. On voit donc que celui qui travaille à ce cep ne mange pas d'un autre cep !
- לָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ: עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה אוֹכֵל בְּגֶפֶן אַחֵר, וּמְהַלֵּךְ לָאו כְּעוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה דָּמֵי.La Guemara réfute : Non ! En réalité, je te dirai : celui qui travaille à ce cep mange d'un autre cep ; et celui qui marche n'est pas considéré comme celui qui accomplit un travail. C'est pour cela que, selon la Torah, il ne mangerait pas.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי סַבְרוּהָ מְהַלֵּךְ לָאו כְּעוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה דָּמֵי. וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא לָא אָכֵיל – מִשּׁוּם דְּלָאו כְּעוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה דָּמֵי, הָא עוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה – אָכֵיל מִדְּאוֹרָיְיתָא, אַלְמָא עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה אוֹכֵל בְּגֶפֶן אַחֵר!Certains disent ainsi : Les Sages ont pensé que celui qui marche n'est pas considéré comme celui qui accomplit un travail, et que telle est la raison pour laquelle, selon la Torah, il ne mange pas : parce qu'il n'est pas considéré comme celui qui accomplit un travail. Mais s'il accomplit un travail, il mange selon la Torah. On voit donc que celui qui travaille à ce cep mange d'un autre cep !
- לָא. לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ: עוֹשֶׂה בְּגֶפֶן זֶה אֵינוֹ אוֹכֵל בְּגֶפֶן אַחֵר,La Guemara réfute : Non ! En réalité, je te dirai : celui qui travaille à ce cep ne mange pas d'un autre cep,
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