Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּחַזְיָא לִקְטַנִּים.car il convient à des petits : chaque moitié peut servir à vêtir de jeunes enfants.
- וְהָא דְּאָמַר רָבָא: אִם הָיְתָה טַלִּית מוּזְהֶבֶת – חוֹלְקִין, הָכִי נָמֵי דְּפָלְגִי לַהּ, הָא אַפְסְדוּהָ! הָא לָא קַשְׁיָא, דְּחַזְיָא לִבְנֵי מְלָכִים.La Guemara demande : Mais ce qu'a dit Rava : si le vêtement était brodé d'or, ils partagent, signifie-t-il aussi qu'ils le partagent réellement ? Mais ils l'abîmeraient ! La Guemara répond : Cela n'est pas difficile, car il convient à des enfants de rois.
- וְהָא דִּתְנַן: הָיוּ שְׁנַיִם רוֹכְבִין עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה וְכוּ׳, הָכִי נָמֵי דְּפָלְגִי לַהּ? הָא אַפְסְדוּהָ! בִּשְׁלָמָא טְהוֹרָה – חַזְיָא לְבָשָׂר. אֶלָּא טְמֵאָה, הָא אַפְסְדוּהָ! אֶלָּא לִדְמֵי, הָכָא נָמֵי לִדְמֵי.La Guemara demande : Mais ce que nous avons appris dans la Michna : Si deux personnes montaient sur un animal, etc., signifie-t-il aussi qu'ils le partagent réellement ? Mais ils l'abîmeraient ! Certes, un animal tahor (d'espèce permise) convient pour la viande, une fois abattu. Mais un animal tamé (d'espèce interdite), ils l'abîmeraient ! C'est donc qu'ils partagent en valeur ; ici aussi, en valeur.
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: זֹאת אוֹמֶרֶת, הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ – קָנָה חֲבֵירוֹ.Rami bar 'Hama a dit : Cela signifie que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert.
- דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ לֹא קָנָה חֲבֵירוֹ, תֵּיעָשֶׂה זוֹ כְּמִי שֶׁמּוּנַּחַת עַל גַּבֵּי קַרְקַע, וְזוֹ כְּמִי שֶׁמּוּנַּחַת עַל גַּבֵּי קַרְקַע, וְלֹא יִקְנֶה לֹא זֶה וְלֹא זֶה. אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ – קָנָה חֲבֵירוֹ.Car s'il te venait à l'esprit que son prochain n'acquiert pas, que cette partie du vêtement soit considérée comme posée à terre, et que cette autre partie soit considérée comme posée à terre, chacun empêchant l'acquisition de l'autre, et ni l'un ni l'autre n'acquerrait ! N'en déduis-tu donc pas que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert ?
- אָמַר רָבָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ: הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ – לֹא קָנָה חֲבֵירוֹ. וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא: מִגּוֹ דְּזָכֵי לְנַפְשֵׁיהּ זָכֵי נָמֵי לְחַבְרֵיהּ.Rava a dit : En réalité, je te dirai que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain ne l'acquiert pas. Et ici, voici la raison : du fait qu'il acquiert pour lui-même, il acquiert aussi pour son prochain.
- תִּדַּע שֶׁאִילּוּ אָמַר לִשְׁלוּחוֹ: ״צֵא וּגְנוֹב לִי״, וְגָנַב – פָּטוּר. וְשׁוּתָּפִין שֶׁגָּנְבוּ – חַיָּיבִין. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: מִגּוֹ דְּזָכֵי לְנַפְשֵׁיהּ זָכֵי נָמֵי לְחַבְרֵיהּ. שְׁמַע מִינַּהּ.Sache-le : car s'il dit à son mandataire : Va voler pour moi, et qu'il a volé, il est pétour (exempt), puisqu'il n'y a pas de mandataire pour commettre une faute ; mais des associés qui ont volé sont 'hayav (passibles), même si un seul a soulevé l'objet. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que nous disons : du fait qu'il acquiert pour lui-même, il acquiert aussi pour son prochain ? La Guemara conclut : Déduis-en que oui.
- אָמַר רָבָא, הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ אָמְרִינַן מִגּוֹ: חֵרֵשׁ וּפִקֵּחַ שֶׁהִגְבִּיהוּ מְצִיאָה, מִתּוֹךְ שֶׁקָּנָה חֵרֵשׁ – קָנָה פִּקֵּחַ.Rava a dit : Maintenant que tu as dit que nous disons migo (« du fait que ») : un sourd-muet et un homme sain d'esprit qui ont soulevé un objet trouvé, du fait que le sourd-muet acquiert, l'homme sain d'esprit acquiert aussi.
- בִּשְׁלָמָא חֵרֵשׁ קָנָה – דְּקָא מַגְבַּהּ לֵיהּ בֶּן דַּעַת. אֶלָּא פִּקֵּחַ בְּמַאי קָנָה?La Guemara demande : Certes, le sourd-muet acquiert, car un homme doué de raison le lui soulève. Mais l'homme sain d'esprit, par quoi acquiert-il ? Le sourd-muet ne peut acquérir pour lui.
- אֶלָּא אֵימָא: חֵרֵשׁ – קָנָה, פִּקֵּחַ – לָא קָנָה. וּמַאי מִגּוֹ? מִגּוֹ דִּשְׁנֵי חֵרְשִׁין בְּעָלְמָא קָנוּ, הַאי נָמֵי קָנֵי.Dis plutôt : Le sourd-muet acquiert, l'homme sain d'esprit n'acquiert pas. Et quel est le migo ? Du fait que deux sourds-muets acquièrent en général, celui-ci aussi acquiert.
- הַאי מַאי? אִם תִּמְצָא לוֹמַר הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ קָנָה חֲבֵירוֹ, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקָא מַגְבַּהּ לֵיהּ אַדַּעְתָּא דְּחַבְרֵיהּ. הַאי אַדַּעְתָּא דִּידֵיהּ קָא מַגְבַּהּ לֵיהּ, אִיהוּ לָא קָנֵי – לְאַחֲרִינֵי מַקְנֵי?!La Guemara demande : Qu'est-ce donc ? Même si tu en viens à dire que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert, ces paroles ne valent que lorsqu'il le soulève avec l'intention pour son prochain. Celui-ci le soulève avec l'intention pour lui-même : si lui-même n'acquiert pas, ferait-il acquérir à d'autres ?
- אֶלָּא אֵימָא: מִתּוֹךְ שֶׁלֹּא קָנָה פִּקֵּחַ – לֹא קָנָה חֵרֵשׁ.Dis plutôt : Du fait que l'homme sain d'esprit n'acquiert pas, le sourd-muet n'acquiert pas non plus.
- וְכִי תֵּימָא, מַאי שְׁנָא מִשְּׁנֵי חֵרְשִׁין דְּעָלְמָא – הָתָם תַּקִּינוּ לְהוּ רַבָּנַן דְּלָא אָתֵי לְאִנְּצוֹיֵי. הָכָא מֵימָר אָמַר: פִּקֵּחַ לָא קָנֵי, אֲנָא אֶקְנֵי?Et si tu demandes : En quoi est-ce différent de deux sourds-muets en général ? Là, les Sages ont institué pour eux l'acquisition afin qu'ils n'en viennent pas à se quereller avec ceux qui voudraient la leur prendre. Ici, il se dit en lui-même : L'homme sain d'esprit n'acquiert pas, et moi j'acquerrais ? Il n'y a donc pas lieu de craindre une querelle.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַדָּא לְרַב אָשֵׁי: דִּיּוּקֵיהּ דְּרָמֵי בַּר חָמָא מֵהֵיכָא? אִי נֵימָא מֵרֵישָׁא ״שְׁנַיִם אוֹחֲזִין בְּטַלִּית״, הָתָם הַאי קָאָמַר ״כּוּלָּהּ שֶׁלִּי וַאֲנָא אַגְּבַּהְתַּהּ כּוּלַּהּ״, וְהַאי אָמַר ״כּוּלָּהּ שֶׁלִּי וַאֲנָא אַגְּבַּהְתַּהּ כּוּלַּהּ״.Rav A'ha fils de Rav Adda a dit à Rav Achi : La déduction de Rami bar 'Hama, d'où provient-elle ? Si nous disons de la première clause : « Deux personnes tiennent un vêtement », là, celui-ci dit : « Il est tout à moi, et c'est moi qui l'ai soulevé en entier », et celui-là dit : « Il est tout à moi, et c'est moi qui l'ai soulevé en entier » ; aucun n'a soulevé pour son prochain.
- אֶלָּא מֵהָא דְּקָתָנֵי ״זֶה אוֹמֵר כּוּלָּהּ שֶׁלִּי וְזֶה אוֹמֵר כּוּלָּהּ שֶׁלִּי״ הָא תּוּ לְמָה לִי? אֶלָּא מִמִּשְׁנָה יְתֵירָה שְׁמַע מִינַּהּ: הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ – קָנָה חֲבֵירוֹ.Mais de ce qui est enseigné : « Celui-ci dit : Il est tout à moi, et celui-là dit : Il est tout à moi », pourquoi en ai-je encore besoin ? La première clause (« Je l'ai trouvé ») suffisait. C'est donc d'une Michna superflue qu'on déduit que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert.
- וְהָא אוֹקֵימְנָא רֵישָׁא בִּמְצִיאָה, וְסֵיפָא בְּמִקָּח וּמִמְכָּר!La Guemara objecte : Mais nous avons établi la première clause à propos d'un objet trouvé, et la dernière à propos d'achat et de vente ! Elle n'est donc pas superflue.
- אֶלָּא מִסֵּיפָא: ״זֶה אוֹמֵר כּוּלָּהּ שֶׁלִּי וְזֶה אוֹמֵר חֶצְיָהּ שֶׁלִּי״, הָא תּוּ לְמָה לִי? אֶלָּא מִמִּשְׁנָה יְתֵירָה שְׁמַע מִינַּהּ: הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ – קָנָה חֲבֵירוֹ.Plutôt, de la clause finale : « Celui-ci dit : Il est tout à moi, et celui-là dit : La moitié est à moi », pourquoi en ai-je encore besoin ? C'est donc d'une Michna superflue qu'on déduit que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert.
- וּמִמַּאי דְּבִמְצִיאָה? דִּלְמָא בְּמִקָּח וּמִמְכָּר?La Guemara objecte : Et d'où sais-tu qu'il s'agit d'un objet trouvé ? Peut-être s'agit-il d'achat et de vente ?
- וְכִי תֵּימָא: אִי בְּמִקָּח וּמִמְכָּר מַאי לְמֵימְרָא? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא הַאי דְּקָאָמַר ״חֶצְיָהּ שֶׁלִּי״ לֶהֱוֵי כְּמֵשִׁיב אֲבֵידָה וְלִיפְּטַר. קָמַשְׁמַע לַן דְּהַאי אִיעָרוֹמֵי קָא מַעֲרִים. סָבַר: אִי אָמֵינָא ״כּוּלָּהּ שֶׁלִּי״, בָּעֵינָא אִשְׁתְּבוֹעֵי, אֵימָא הָכִי, דְּאֶהְוֵי כְּמֵשִׁיב אֲבֵידָה וְאִיפְּטַר!Et si tu dis : S'il s'agit d'achat et de vente, qu'y a-t-il à dire ? On répondra : c'était nécessaire. Il t'aurait pu venir à l'esprit de dire que celui qui dit « La moitié est à moi » est comme celui qui restitue un objet perdu, et qu'il soit exempt du serment, puisqu'il aurait pu tout réclamer. Elle nous enseigne que celui-ci use d'un stratagème. Il pense : Si je dis « Il est tout à moi », je devrai prêter serment ; je dirai plutôt ainsi, pour être comme celui qui restitue un objet perdu et être exempt.
- אֶלָּא מֵהָא, הָיוּ שְׁנַיִם רוֹכְבִין עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה, הָא תּוּ לְמָה לִי? אֶלָּא מִמִּשְׁנָה יְתֵירָה שְׁמַע מִינַּהּ: הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ – קָנָה חֲבֵירוֹ.Plutôt, de ceci : « Si deux personnes montaient sur un animal », pourquoi en ai-je encore besoin ? C'est donc d'une Michna superflue qu'on déduit que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert.
- וְדִלְמָא, הָא קָמַשְׁמַע לַן דְּרוֹכֵב נָמֵי קָנֵי!La Guemara objecte : Mais peut-être nous enseigne-t-elle ceci, que celui qui monte acquiert aussi !
- אֶלָּא מִסֵּיפָא: בִּזְמַן שֶׁהֵן מוֹדִין אוֹ שֶׁיֵּשׁ לָהֶן עֵדִים – חוֹלְקִין בְּלֹא שְׁבוּעָה. בְּמַאי? אִי בְּמִקָּח וּמִמְכָּר, צְרִיכָא לְמֵימַר?! אֶלָּא לָאו בִּמְצִיאָה, וּשְׁמַע מִינַּהּ הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ קָנָה חֲבֵירוֹ.Plutôt, de la clause finale : « Lorsqu'ils reconnaissent leurs droits respectifs ou qu'ils ont des témoins, ils partagent sans serment. » De quoi s'agit-il ? Si c'est d'achat et de vente, est-il besoin de le dire ?! N'est-ce donc pas d'un objet trouvé ? Déduis-en que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert.
- וְרָבָא אָמַר לָךְ: מִגּוֹ דְּזָכֵי לְנַפְשֵׁיהּ זָכֵי נָמֵי לְחַבְרֵיהּ.Et Rava te dira : la raison en est que du fait qu'il acquiert pour lui-même, il acquiert aussi pour son prochain.
- הָיוּ שְׁנַיִם רוֹכְבִין. אָמַר רַב יוֹסֵף, אָמַר לִי רַב יְהוּדָה:« Si deux personnes montaient » (Michna). Rav Yossef a dit : Rav Yehouda m'a dit :
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