Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי שְׁנָא לְיַד דַּיָּין? אָמַר רָבָא, הָכִי קָאָמַר: וְאַחֵר שֶׁמָּצָא שְׁטָר שֶׁנָּפַל לְיַד דַּיָּין, וְהֵיכִי דָּמֵי – דִּכְתַב בֵּיהּ הֶנְפֵּק, לֹא יוֹצִיאוֹ עוֹלָמִית.La Guemara demande : en quoi diffère l'acte de créance tombé aux mains d'un juge de celui tombé aux mains d'un autre homme ? Rava a dit : voici ce que la baraïta veut dire : Et un autre homme, ni emprunteur ni prêteur, qui a trouvé un acte qui était déjà tombé aux mains d'un juge. Et comment cela se présente-t-il ? C'est le cas où il est écrit sur l'acte un hanpek (attestation du tribunal certifiant l'acte et autorisant son recouvrement) : il ne le produira jamais, tant qu'une preuve n'a pas été apportée.
- וְלָא מִיבַּעְיָא לָא כְּתַב בֵּיהּ הֶנְפֵּק, דְּאִיכָּא לְמֵימַר כָּתַב לִלְוֹת וְלֹא לָוָה, אֶלָּא אֲפִילּוּ כְּתַב בֵּיהּ הֶנְפֵּק, דִּמְקוּיָּם – לֹא יַחֲזִיר, דְּחָיְישִׁינַן לְפֵירָעוֹן.Et il n'est pas nécessaire de le dire dans le cas où il n'y est pas écrit de hanpek, puisqu'on peut dire qu'il a écrit l'acte pour emprunter, mais n'a pas emprunté finalement. Mais même lorsqu'il y est écrit un hanpek, et qu'il est donc certifié, il ne le rendra pas au prêteur, car nous craignons un remboursement : peut-être l'emprunteur a-t-il remboursé, puis l'acte s'est-il perdu.
- וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הֲרֵי הוּא בְּחֶזְקָתוֹ וְלָא חָיְישִׁינַן לְפֵירָעוֹן. וְלָא חָיֵישׁ רַבִּי יוֹסֵי לְפֵירָעוֹן?Et Rabbi Yossé dit : il conserve sa présomption de validité, et nous ne craignons pas un remboursement, car si la dette avait été remboursée, l'emprunteur aurait aussitôt détruit l'acte. La Guemara demande : Et Rabbi Yossé ne craint-il pas un remboursement ?
- וְהָתַנְיָא: מָצָא שְׁטַר כְּתוּבָּה בַּשּׁוּק, בִּזְמַן שֶׁהַבַּעַל מוֹדֶה – יַחֲזִיר לָאִשָּׁה, אֵין הַבַּעַל מוֹדֶה – לֹא יַחֲזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה.Or il a été enseigné dans une baraïta : Si quelqu'un a trouvé une ketouba (contrat de mariage) au marché, lorsque le mari reconnaît ne pas avoir payé la somme qui y est inscrite, il la rendra à la femme. Si le mari ne le reconnaît pas, mais prétend l'avoir payée, il ne la rendra ni à l'un ni à l'autre.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עוֹדָהּ תַּחַת בַּעֲלָהּ – יַחֲזִיר לָאִשָּׁה. נִתְאַרְמְלָה אוֹ נִתְגָּרְשָׁה – לֹא יַחֲזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה.Rabbi Yossé dit : Si elle est encore sous l'autorité de son mari, c'est-à-dire mariée, il la rendra à la femme, car il est présumé ne pas l'avoir payée durant le mariage. Si elle est devenue veuve ou a été divorcée, il ne la rendra ni à l'un ni à l'autre, car elle a peut-être déjà été payée. Rabbi Yossé craint donc ici un paiement !
- אֵיפוֹךְ: נָפַל לְיַד דַּיָּין לֹא יוֹצִיאוֹ עוֹלָמִית, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הֲרֵי הוּא בְּחֶזְקָתוֹ.La Guemara répond : Inverse les opinions dans la baraïta sur l'acte de créance : S'il est tombé aux mains d'un juge, il ne le produira jamais, paroles de Rabbi Yossé. Et les Sages disent : il conserve sa présomption de validité.
- אִי הָכִי קַשְׁיָא דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, il y a une difficulté entre les paroles des Sages et celles des Sages : ici, ils ne craignent pas un remboursement, alors qu'à propos de la ketouba ils craignent un paiement !
- שְׁטַר כְּתוּבָּה, כּוּלָּהּ רַבִּי יוֹסֵי, וְחַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אֵין הַבַּעַל מוֹדֶה – לֹא יַחֲזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁנִּתְאַרְמְלָה אוֹ שֶׁנִּתְגָּרְשָׁה, אֲבָל עוֹדָהּ תַּחַת בַּעֲלָהּ – יַחֲזִיר לָאִשָּׁה, שֶׁרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עוֹדָהּ תַּחַת בַּעֲלָהּ – יַחֲזִיר לָאִשָּׁה, נִתְאַרְמְלָה אוֹ שֶׁנִּתְגָּרְשָׁה – לֹא יַחֲזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה.La Guemara répond : La baraïta sur la ketouba est tout entière de Rabbi Yossé, et il y manque des mots ; et voici ce qu'elle enseigne : Si le mari ne le reconnaît pas, il ne la rendra ni à l'un ni à l'autre. De quel cas ces paroles sont-elles dites ? Lorsqu'elle est devenue veuve ou a été divorcée. Mais si elle est encore sous l'autorité de son mari, il la rendra à la femme, car Rabbi Yossé dit : Si elle est encore sous l'autorité de son mari, il la rendra à la femme ; si elle est devenue veuve ou a été divorcée, il ne la rendra ni à l'un ni à l'autre.
- רַב פָּפָּא אָמַר: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ, רַבִּי יוֹסֵי לְדִבְרֵיהֶם דְּרַבָּנַן קָאָמַר לְהוּ.Rav Pappa a dit : En réalité, n'inverse pas les opinions dans la baraïta ; Rabbi Yossé leur parle selon les propos des Sages, en se plaçant dans leur propre opinion, selon laquelle on craint un remboursement.
- לְדִידִי אֲפִילּוּ נִתְאַרְמְלָה אוֹ נִתְגָּרְשָׁה נָמֵי לָא חָיְישִׁינַן לְפֵירָעוֹן. לְדִידְכוּ אוֹדוֹ לִי מִיהַת בְּעוֹדָהּ תַּחַת בַּעֲלָהּ, דְּיַחֲזִיר לָאִשָּׁה, דְּלָאו בַּת פֵּירָעוֹן הִיא.Il leur dit ceci : Pour moi, même si elle est devenue veuve ou a été divorcée, nous ne craignons pas non plus un paiement. Pour vous, concédez-moi du moins, lorsqu'elle est encore sous l'autorité de son mari, qu'il la rende à la femme, puisqu'elle n'est pas encore en situation d'être payée : le mari n'est pas encore tenu de payer, et il est donc peu probable qu'il l'ait fait.
- וַאֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן: אֵימוֹר צְרָרֵי אַתְפְּסָה.Et les Sages lui ont dit : Même s'ils sont encore mariés, dis qu'il lui a remis des bourses d'argent en paiement de sa ketouba ; si on lui rendait l'acte, elle pourrait être payée deux fois.
- רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם אֵיפוֹךְ קַמַּיְיתָא. וְטַעְמָא דְּרַבָּנַן הָכָא, מִשּׁוּם דְּחָיְישִׁינַן לִשְׁתֵּי כְתוּבּוֹת. וְרַבִּי יוֹסֵי לִשְׁתֵּי כְתוּבּוֹת לָא חָיֵישׁ.Ravina a dit : En réalité, inverse la première baraïta, celle de l'acte de créance. Et la raison des Sages ici, à propos de la ketouba, est que nous craignons deux ketoubot : le mari en a peut-être écrit une seconde après la perte de la première, et la femme pourrait ainsi être payée deux fois. Et Rabbi Yossé ne craint pas deux ketoubot, et il dit donc de la rendre à la femme.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַחֲלוֹקֶת בְּשֶׁשְּׁנֵיהֶם אֲדוּקִים בַּטּוֹפֶס, וּשְׁנֵיהֶם בַּתּוֹרֶף. אֲבָל אֶחָד אָדוּק בַּטּוֹפֶס וְאֶחָד אָדוּק בַּתּוֹרֶף – זֶה נוֹטֵל טוֹפֶס, וְזֶה נוֹטֵל תּוֹרֶף. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לְעוֹלָם חוֹלְקִין.Rabbi Elazar a dit : La machlokèt (divergence) porte sur le partage égal de l'acte saisi par le prêteur et l'emprunteur, lorsque tous deux tiennent le tofès (la partie standard de l'acte, ses formules générales), ou tous deux le torèf (la partie essentielle : noms du prêteur et de l'emprunteur, somme et date). Mais si l'un tient le tofès et l'autre tient le torèf, celui-ci prend le tofès et celui-là prend le torèf. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Dans tous les cas, ils partagent à égalité.
- וַאֲפִילּוּ אֶחָד אָדוּק בַּטּוֹפֶס וְאֶחָד בַּתּוֹרֶף. וְהָתַנְיָא: זֶה נוֹטֵל עַד מָקוֹם שֶׁיָּדוֹ מַגַּעַת! לָא צְרִיכָא דְּקָאֵי תּוֹרֶף בֵּי מִצְעֵי.La Guemara demande : Et même lorsque l'un tient le tofès et l'autre le torèf ? Or il a été enseigné à propos du vêtement : celui-ci prend jusqu'à l'endroit qu'atteint sa main ! La Guemara répond : Ce n'est nécessaire que lorsque le torèf se trouve au milieu de l'acte, et que chacun tient une extrémité du tofès.
- אִי הָכִי מַאי לְמֵימְרָא? לָא צְרִיכָא דִּמְקָרַב לְגַבֵּי דְחַד. מַהוּ דְּתֵימָא: אָמַר לֵיהּ פְּלוֹג הָכִי, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאָמַר לֵיהּ: מַאי חָזֵית דְּפָלְגַתְּ הָכִי? פְּלוֹג הָכִי.La Guemara demande : S'il en est ainsi, qu'y a-t-il à dire ? C'est évident ! Ce n'est nécessaire que lorsque le torèf est plus proche de l'un d'eux. Tu aurais pu dire que celui-ci peut lui dire : Partage ainsi, en laissant le torèf de mon côté ; il nous enseigne donc que l'autre peut lui répondre : Qu'as-tu vu pour partager ainsi ? Partage plutôt ainsi, de sorte que nous ayons tous deux une part du torèf.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: לְרַבִּי אֶלְעָזָר דְּאָמַר זֶה נוֹטֵל טוֹפֶס וְזֶה נוֹטֵל תּוֹרֶף, לְמָה לֵיהּ? וְכִי לָצוּר עַל פִּי צְלוֹחִיתוֹ הוּא צָרִיךְ?Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : Selon Rabbi Elazar, qui dit que celui-ci prend le tofès et celui-là prend le torèf, à quoi cela lui sert-il ? A-t-il donc besoin d'un morceau d'acte pour boucher le goulot de sa fiole ?
- אֲמַר לֵיהּ: לִדְמֵי.Il lui a dit : Il ne s'agit pas de partager le papier, mais de partager en valeur.
- דְּאָמַר הָכִי: שְׁטָרָא דְּאִית בֵּיהּ זְמַן, כַּמָּה שָׁוֵי? וּדְלֵית בֵּיהּ זְמַן, כַּמָּה שָׁוֵי? בִּשְׁטָרָא דְּאִית בֵּיהּ זְמַן – גָּבֵי מִמְּשַׁעְבְּדֵי. וְאִידַּךְ – לָא גָּבֵי מִמְּשַׁעְבְּדֵי. יָהֵיב לֵיהּ הֵיאַךְ דְּבֵינֵי בֵּינֵי.Car celui qui tient le torèf, où se trouve la date, dit ceci : Un acte qui porte une date, combien vaut-il ? Et celui qui ne porte pas de date, combien vaut-il ? Car avec un acte qui porte une date, il recouvre sur les biens hypothéqués vendus par l'emprunteur à des tiers, alors qu'avec l'autre, il ne recouvre pas sur les biens hypothéqués. Il lui donne donc la différence entre les deux.
- ״וְיַחְלוֹקוּ״ נָמֵי דַּאֲמַרַן לְדָמֵי. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, שְׁנַיִם אוֹחֲזִין בְּטַלִּית הָכִי נָמֵי דְּפָלְגִי? הָא אַפְסְדוּהּ! הָא לָא קַשְׁיָא,« Qu'ils partagent », que nous avons dit à propos du vêtement, s'entend également en valeur. Car si tu ne le dis pas ainsi, dans le cas de deux hommes qui tiennent un vêtement, partageraient-ils aussi le vêtement lui-même ? Mais ils l'abîmeraient ! La Guemara rejette cette preuve : Cela n'est pas difficile, car on peut expliquer qu'ils coupent réellement le vêtement,
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