Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְאַכְשׁוֹרֵי גַּבְרָא לָא קָמִיבַּעְיָא לַן, כִּי קָמִיבַּעְיָא לַן לְאַכְשׁוֹרֵי פֵּירָא, מַאי? תָּא שְׁמַע: פּוֹעֲלִין אוֹכְלִין עֲנָבִים בְּרָאשֵׁי אוּמָּנִיּוֹת שֶׁלָּהֶם, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהַבְהֲבוּ בָּאוּר!La Guemara (discussion des Amoraïm) réfute cette preuve : Rendre apte l'homme lui-même à manger davantage, cela ne nous fait pas question, car il est évident qu'il peut s'y préparer. Lorsque nous nous interrogeons, c'est au sujet du fait de rendre apte le fruit à la consommation : peut-on le préparer en le passant à la flamme, qu'en est-il ? La Guemara propose : Viens et entends une preuve tirée d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Les ouvriers mangent des raisins au bout de leurs rangées de vigne, à condition qu'ils ne les passent pas à la flamme du feu.
- הָתָם מִשּׁוּם בִּיטּוּל מְלָאכָה, כִּי קָא מִיבַּעְיָא לַן, הֵיכָא דְּאִיכָּא אִשְׁתּוֹ וּבָנָיו, מַאי?La Guemara rejette cet argument : Là, l'interdit n'est pas dû à la préparation du fruit, mais à cause de l'interruption du travail, car l'ouvrier n'a pas le droit de s'occuper d'autre chose pendant son temps de travail. Lorsque nous nous interrogeons, c'est sur un cas où il n'a pas à s'interrompre, lorsqu'il y a avec lui sa femme et ses enfants, qui peuvent passer le fruit à la flamme pour lui : qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: לֹא יְהַבְהֵב בָּאוּר וְיֹאכַל, וְלֹא יִכְמוֹר בַּאֲדָמָה וְיֹאכַל, וְלֹא יַפְרִיךְ עַל גַּבֵּי הַסֶּלַע וְיֹאכַל, אֲבָל מְפָרֵיךְ עַל יָד עַל יָד וְאוֹכֵל. הָתָם מִשּׁוּם בִּיטּוּל מְלָאכָה. הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ מִשּׁוּם מַתּוֹקֵי פֵּירָא – סֶלַע מַאי מַתּוֹקֵי פֵּירָא אִיכָּא? אִי אֶפְשָׁר דְּלָא מְמַתֵּיק פּוּרְתָּא.La Guemara propose de nouveau : Viens et entends une preuve d'une baraïta : L'ouvrier ne passera pas le fruit à la flamme du feu pour le manger, et il ne le fera pas mûrir à la chaleur dans la terre pour le manger, et il ne l'écrasera pas sur le rocher pour le manger, mais il l'écrase peu à peu dans sa main et mange. La Guemara réfute : Là aussi, c'est à cause de l'interruption du travail. La Guemara ajoute : C'est aussi ce qui est logique, car si tu penses que l'interdit est dû au fait d'adoucir le fruit, au rocher, quel adoucissement du fruit y a-t-il ? La Guemara répond : Cet argument n'est pas décisif, car il est impossible qu'il ne l'adoucisse pas un peu.
- תָּא שְׁמַע: פּוֹעֲלִין שֶׁהָיוּ עוֹדְרִים בִּתְאֵנִים וְגוֹדְרִים בִּתְמָרִים וּבוֹצְרִים בַּעֲנָבִים וּמוֹסְקִין בְּזֵיתִים – הֲרֵי אֵלּוּ אוֹכְלִים, וּפְטוּרִים, שֶׁהַתּוֹרָה זִיכְּתָה לָהֶם. בְּפִיתָּם לֹא יֹאכְלוּ, אֶלָּא אִם כֵּן נָטְלוּ רְשׁוּת מִבַּעַל הַבַּיִת. וְלֹא יִסְפּוֹת בַּמֶּלַח וְיֹאכַל!La Guemara propose encore : Viens et entends une preuve d'une baraïta : Des ouvriers qui cueillaient des figues, ou récoltaient des dattes, ou vendangeaient des raisins, ou gaulaient des olives, ceux-ci mangent, et ils sont exempts de prélever la dîme, car la Torah le leur a accordé. Avec leur pain, ils n'en mangeront pas, à moins d'avoir reçu la permission du maître de maison. Et il ne trempera pas ces fruits dans le sel pour les manger. Il en ressort qu'il est interdit d'améliorer le fruit.
- מֶלַח וַדַּאי כַּעֲנָבִים וְדָבָר אַחֵר דָּמֵי.La Guemara rejette cette preuve : Le sel est certainement comparable à la consommation de raisins avec autre chose, car on y ajoute un ingrédient, ce qui est sans aucun doute interdit. En revanche, celui qui passe le fruit à la flamme n'y ajoute rien, de sorte que cela pourrait être permis. La question reste donc sans réponse.
- וְלֹא יִסְפּוֹת בַּמֶּלַח וְיֹאכַל. וּרְמִינְהוּ: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל לְעַדֵּר וּלְקַשְׁקֵשׁ תַּחַת הַזֵּיתִים – הֲרֵי זֶה לֹא יֹאכַל, שְׂכָרוֹ לִבְצוֹר שְׂכָרוֹ לִמְסוֹק שְׂכָרוֹ לְלַקֵּט – הֲרֵי זֶה אוֹכֵל וּפָטוּר, שֶׁהַתּוֹרָה זִיכְּתָה לָהֶן. קָצַץ אַחַת וְאַחַת – יֹאכַל, שְׁתַּיִם שְׁתַּיִם – לֹא יֹאכַל, וְסוֹפֵת בַּמֶּלַח וְיֹאכַל.La baraïta citée a enseigné : Et il ne trempera pas dans le sel pour manger. Et on oppose à cela une autre baraïta : Celui qui engage l'ouvrier pour bêcher et sarcler sous les oliviers, celui-ci ne mangera pas des olives. Si on l'a engagé pour vendanger les raisins, engagé pour gauler les olives, engagé pour ramasser d'autres fruits, celui-ci mange et il est exempt de la dîme, car la Torah le leur a accordé. S'il a stipulé au préalable avec le propriétaire un droit de manger, il mange un par un, il mangera sans prélever la dîme ; deux par deux, il ne mangera pas sans prélever. Et il trempe dans le sel et il mange.
- אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַסֵּיפָא – כֵּיוָן דְּקָצַץ, כֹּל הֵיכִי דְּבָעֵי לֵיכוֹל, אֶלָּא לָאו אַרֵישָׁא!La Guemara analyse cette dernière phrase : À quoi se rapporte-t-elle ? Si l'on dit à la dernière clause, où l'ouvrier a passé un accord avec le propriétaire, c'est superflu : puisqu'il a stipulé, de toute manière qu'il veut, il mangera. N'est-ce donc pas plutôt à la première clause, celle de l'ouvrier qui mange selon la Torah ? Cela prouverait qu'il peut tremper dans le sel sans prélever la dîme.
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא. כָּאן – בָּאָרֶץ, כָּאן – בְּחוּצָה לָאָרֶץ. בָּאָרֶץ קָבְעָא סְפִיתָא, בְּחוּצָה לָאָרֶץ לָא קְבַעָא סְפֵיתָא. אָמַר רָבָא: מִי אִיכָּא מִידֵּי דְּבָאָרֶץ קְבַעָא סְפֵיתָא מִדְּאוֹרָיְיתָא, וּבְחוּצָה לָאָרֶץ לֹא קִבְעָא סְפֵיתָא, וּמוּתָּר לְכַתְּחִילָּה?!Abayé a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, l'enseignement qui interdit concerne la Terre d'Israël ; là, celui qui permet concerne l'extérieur de la Terre. En Terre d'Israël, le trempage dans le sel fixe la consommation comme un repas, ce qui soumet le fruit à la dîme ; à l'extérieur de la Terre, le trempage ne fixe pas, car la dîme n'y est pas due selon la Torah. Rava a dit : Y a-t-il une chose telle qu'en Terre d'Israël le trempage fixe selon la Torah, et qu'à l'extérieur de la Terre le trempage ne fixe pas et que ce soit permis d'emblée ?! Il ne peut y avoir un tel écart, car les Sages ont calqué leurs décrets sur la loi de la Torah.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ, חֲדָא לָא – קִבְעָא סְפֵיתָא, תַּרְתֵּי – קְבַעָא סְפֵיתָא. קָצַץ: בֵּין סָפַת וּבֵין לֹא סָפַת, אַחַת אַחַת – אוֹכֵל, שְׁתַּיִם שְׁתַּיִם – לֹא יֹאכַל. לֹא קָצַץ וְלֹא סָפַת – אוֹכֵל שְׁתַּיִם שְׁתַּיִם, סָפַת: אַחַת אַחַת – אוֹכֵל, שְׁתַּיִם שְׁתַּיִם – לֹא יֹאכַל, וְאַף עַל גַּב דְּנָטַל רְשׁוּת מִבַּעַל הַבַּיִת, דְּאִיטְּבִיל לְהוּ לְמַעֲשֵׂר וְקָבְעָא סְפִיתָא.Mais Rava a dit : Tant en Terre d'Israël qu'à l'extérieur de la Terre, pour un seul fruit, le trempage ne fixe pas ; pour deux fruits, le trempage fixe. Par conséquent, s'il a stipulé, qu'il ait trempé ou qu'il n'ait pas trempé, un par un, il mange ; deux par deux, il ne mangera pas. S'il n'a pas stipulé et n'a pas trempé, il mange deux par deux. S'il a trempé, un par un, il mange ; deux par deux, il ne mangera pas, et ce bien qu'il ait reçu la permission du maître de maison de manger deux à la fois, car ces fruits sont déjà devenus tévèl (produit non prélevé, interdit à la consommation) à l'égard de la dîme, et le trempage a fixé leur statut.
- וְתַרְתֵּי דְּקָבְעָא סְפִיתָא מְנָא לַן? אָמַר רַב מַתְנָא, דְּאָמַר קְרָא: ״כִּי קִבְּצָם כֶּעָמִיר גֹּרְנָה״.La Guemara demande : Et que le trempage ne fixe que pour deux fruits, d'où le savons-nous ? Rav Mattana a dit : C'est ce que dit le verset : « Car Il les a rassemblés comme la gerbe vers l'aire » (Michée 4, 12). Il n'y a pas d'aire sans rassemblement, et rassembler implique au moins deux objets.
- תָּנוּ רַבָּנַן: פָּרוֹת הַמְרַכְּסוֹת בִּתְבוּאָה,Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Des vaches qui foulent du grain dont le travail est achevé, mais qu'on foule de nouveau pour le décortiquer,
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