Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״עַשֵּׂר תְּעַשֵּׂר וְאָכַלְתָּ״ – וְלֹא מוֹכֵר. ״תְּבוּאַת זַרְעֶךָ״ – וְלֹא לוֹקֵחַ. אֶלָּא מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.que l'acheteur n'a pas à prélever la dîme, car il est écrit : « Tu prélèveras la dîme… et tu mangeras » (Deutéronome 14, 22-23) : mais non le vendeur ; « le produit de ta semence » : mais non l'acheteur. L'acheteur n'est donc pas soumis de par la Torah. Mais alors, son obligation est rabbinique, et le verset est un simple appui.
- אֶלָּא ״כְּנַפְשְׁךָ״ לְמַאי אֲתָא? לְכִדְתַנְיָא: ״כְּנַפְשְׁךָ״, מָה נַפְשְׁךָ אִם חָסַמְתָּ – פָּטוּר, אַף פּוֹעֵל אִם חָסַמְתָּ – פָּטוּר.Mais alors « kenafchekha », pourquoi vient-il, si l'acheteur et donc l'ouvrier sont exempts de par la Torah ? Pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Kenafchekha » : de même que pour toi-même, si tu t'es muselé, tu es exempt de l'interdit de museler, de même pour l'ouvrier, si tu l'as muselé, tu es exempt.
- מֵתִיב מָר זוּטְרָא: אֵיזֶהוּ גּוֹרְנָן לְמַעַשְׂרוֹת? בַּקִּישּׁוּאִים וּבַדִּלּוּעִים מִשֶּׁיְּפַקֵּסוּ. וְאָמַר רַבִּי אַסִּי: מִשֶּׁיִּנָּטֵל פֵּיקֶס שֶׁלָּהֶן. מַאי לָאו מִשֶּׁיְּפַקֵּסוּ – אֲפִילּוּ בַּשָּׂדֶה!Mar Zoutra a objecté d'une Michna (Maasserot 1, 5) : quelle est leur aire de battage pour les dîmes ? Pour les concombres et les courges, dès qu'ils perdent leur pikas. Et Rabbi Assi a dit : dès qu'est ôté leur pikas (leur fleur). N'est-ce pas : dès qu'ils le perdent, même dans le champ ? Cela contredirait Rabbi Yannaï et Rabbi Yo'hanan.
- לֹא מִשֶּׁיְּפַקְּסוּ בַּבַּיִת. אִי הָכִי, ״מִשֶּׁיְּפַקֵּסוּ״ ״עַד שֶׁיְּפַקֵּסוּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Non : dès qu'ils le perdent dans la maison. S'il en est ainsi, « dès qu'ils le perdent » ? Il fallait dire : « jusqu'à ce qu'ils le perdent » !
- אִי תְּנָא עַד שֶׁיְּפַקֵּסוּ – הֲוָה אָמֵינָא: עַד דְּגָמַר לְפִיקּוּסַיְיהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן: מִשֶּׁיְּפַקְּסוּ, מִכִּי (אַתְחוֹלֵי) [מַתְחֵיל] פִּיקּוּסַיְיהוּ.S'il avait été enseigné « jusqu'à ce qu'ils le perdent », j'aurais dit : jusqu'à ce que leur perte du pikas soit achevée. Il nous apprend donc : « dès qu'ils le perdent » : dès que commence la perte de leur pikas.
- מֵתִיב מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: גּוֹרְנוֹ לְמַעֲשֵׂר לְחַיֵּיב עָלָיו מִשּׁוּם טֶבֶל מִשֶּׁתִּגָּמֵר מְלַאכְתָּן. וְאֵיזֶהוּ גְּמַר מְלַאכְתָּן – מְלֶאכֶת הַכְנָסָתָן. מַאי לָאו הַכְנָסָתָן אֲפִילּוּ בַּשָּׂדֶה!Mar Zoutra, fils de Rav Na'hman, a objecté d'une baraïta : leur aire de battage pour la dîme, qui rend passible à cause du tévél (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits), est dès que leur travail est achevé. Et quel est l'achèvement de leur travail ? Le travail de leur rentrée. N'est-ce pas leur rentrée en tas, même dans le champ ?
- לָא, הַכְנָסָתָן לַבַּיִת – זֶה הוּא גְּמַר מְלַאכְתָּן. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי קָאָמַר רַבִּי יַנַּאי בְּזֵיתִים וַעֲנָבִים, דְּלָאו בְּנֵי גוֹרֶן נִינְהוּ. אֲבָל חִטִּין וּשְׂעוֹרִין – ״גּוֹרֶן״ בְּהֶדְיָא כְּתִיב בֵּיהּ.Non : leur rentrée à la maison, tel est l'achèvement de leur travail. Et si tu veux, dis : lorsque Rabbi Yannaï l'a dit, c'est pour les olives et les raisins, qui ne passent pas par l'aire de battage. Mais pour le blé et l'orge, « l'aire de battage » est écrite expressément à leur sujet (voir Nombres 18, 27 et 30), et ils sont donc soumis dès l'aire de battage.
- אַשְׁכְּחַן אָדָם בִּמְחוּבָּר וְשׁוֹר בְּתָלוּשׁ. אָדָם בְּתָלוּשׁ מְנָלַן?La Guemara revient au droit de l'ouvrier à manger : nous avons trouvé une source pour l'homme qui mange de ce qui est attaché au sol, et pour le bœuf qui mange de ce qui est détaché. L'homme qui mange de ce qui est détaché, d'où le savons-nous ?
- קַל וָחוֹמֶר מִשּׁוֹר: וּמָה שׁוֹר שֶׁאֵינוֹ אוֹכֵל בִּמְחוּבָּר – אוֹכֵל בְּתָלוּשׁ, אָדָם שֶׁאוֹכֵל בִּמְחוּבָּר אֵינוֹ דִּין שֶׁאוֹכֵל בְּתָלוּשׁ? מָה לְשׁוֹר שֶׁכֵּן אַתָּה מְצֻוֶּוה עַל חֲסִימָתוֹ, תֹּאמַר בְּאָדָם שֶׁאִי אַתָּה מְצֻוֶּוה עַל חֲסִימָתוֹ!Par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) à partir du bœuf : si le bœuf, qui ne mange pas de ce qui est attaché, mange de ce qui est détaché, l'homme, qui mange de ce qui est attaché, n'est-il pas logique qu'il mange de ce qui est détaché ? On réfute : que dire du bœuf, pour lequel tu es soumis à l'ordre de ne pas le museler ? Le diras-tu de l'homme, pour lequel tu n'es pas soumis à l'ordre de ne pas le museler ?
- וִיהֵא אָדָם מְצֻוֶּוה עַל חֲסִימָתוֹ מִקַּל וָחוֹמֶר מִשּׁוֹר: וּמָה שׁוֹר שֶׁאִי אַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ, אַתָּה מְצֻוֶּוה עַל חֲסִימָתוֹ. אָדָם שֶׁאַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ – אֵינוֹ דִּין שֶׁאַתָּה מְצֻוֶּוה עַל חֲסִימָתוֹ?!Et que l'on soit soumis à l'ordre de ne pas museler l'homme, par un kal va'homer à partir du bœuf : si le bœuf, que tu n'as pas l'ordre de faire vivre, tu as l'ordre de ne pas le museler, l'homme, que tu as l'ordre de faire vivre, n'est-il pas logique que tu aies l'ordre de ne pas le museler ?!
- אָמַר קְרָא ״כְּנַפְשְׁךָ״, כְּנַפְשׁוֹ שֶׁל פּוֹעֵל: מָה נַפְשׁוֹ אִם חֲסַמְתּוֹ פָּטוּר – אַף פּוֹעֵל אִם חֲסַמְתּוֹ פָּטוּר.Le verset dit : « Kenafchekha » : comme la personne de l'ouvrier : de même que pour lui-même, si tu l'as muselé, tu es exempt, de même pour l'ouvrier, si tu l'as muselé, tu es exempt.
- וְאֶלָּא, אָדָם בְּתָלוּשׁ מְנָלַן? אָמַר קְרָא ״קָמָה״ ״קָמָה״ – שְׁתֵּי פְּעָמִים, אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְאָדָם בִּמְחוּבָּר, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְאָדָם בְּתָלוּשׁ.Mais alors, l'homme avec ce qui est détaché, d'où le savons-nous ? Le verset dit « sur pied », « sur pied », deux fois. Si cela ne concerne pas l'homme avec ce qui est attaché, applique-le à l'homme avec ce qui est détaché.
- רַבִּי אַמֵּי אָמַר: אָדָם בְּתָלוּשׁ לָא צְרִיךְ קְרָא. כְּתִיב: ״כִּי תָבֹא בְּכֶרֶם רֵעֶךָ״ – מִי לָא עָסְקִינַן שֶׁשְּׂכָרוֹ לְכַתֵּף, וְאָמַר רַחֲמָנָא לֵיכוֹל.Rabbi Ami a dit : l'homme avec ce qui est détaché n'a pas besoin de verset. Il est écrit : « Quand tu viendras dans la vigne de ton prochain » : ne traitons-nous pas aussi du cas de celui qu'on a engagé pour porter les raisins, et le Miséricordieux (la Torah) a dit qu'il mange ?
- שׁוֹר בִּמְחוּבָּר מְנָלַן? קַל וָחֹמֶר מֵאָדָם: וּמָה אָדָם שֶׁאֵינוֹ אוֹכֵל בְּתָלוּשׁ – אוֹכֵל בִּמְחוּבָּר, שׁוֹר שֶׁאוֹכֵל בְּתָלוּשׁ – אֵינוֹ דִּין שֶׁאוֹכֵל בִּמְחוּבָּר? מָה לְאָדָם – שֶׁכֵּן אַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ, תֹּאמַר בְּשׁוֹר שֶׁאִי אַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ!Le bœuf avec ce qui est attaché, d'où le savons-nous ? Par un kal va'homer à partir de l'homme : si l'homme, qui ne mange pas de ce qui est détaché, mange de ce qui est attaché, le bœuf, qui mange de ce qui est détaché, n'est-il pas logique qu'il mange de ce qui est attaché ? On réfute : que dire de l'homme, que tu as l'ordre de faire vivre ? Le diras-tu du bœuf, que tu n'as pas l'ordre de faire vivre ?
- וִיהֵא שׁוֹר מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ, מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה אָדָם שֶׁאִי אַתָּה מְצֻוֶּוה עַל חֲסִימָתוֹ – אַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ, שׁוֹר שֶׁאַתָּה מְצֻוֶּוה עַל חֲסִימָתוֹ – אֵינוֹ דִּין שֶׁאַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ?!Et que l'on ait l'ordre de faire vivre le bœuf, par un kal va'homer : si l'homme, pour lequel tu n'as pas l'ordre de ne pas le museler, tu as l'ordre de le faire vivre, le bœuf, pour lequel tu as l'ordre de ne pas le museler, n'est-il pas logique que tu aies l'ordre de le faire vivre ?!
- אָמַר קְרָא: ״וְחֵי אָחִיךָ עִמָּךְ״, אָחִיךָ וְלֹא שׁוֹר. וְאֶלָּא, שׁוֹר בִּמְחוּבָּר מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״רֵעֶךָ״ ״רֵעֶךָ״ שְׁתֵּי פְּעָמִים, אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְאָדָם בִּמְחוּבָּר – תְּנֵהוּ עִנְיָן לְשׁוֹר בִּמְחוּבָּר.Le verset dit : « Ton frère vivra avec toi » (Lévitique 25, 36) : ton frère, mais non le bœuf. Mais alors, le bœuf avec ce qui est attaché, d'où le savons-nous ? Le verset dit « ton prochain », « ton prochain », deux fois. Si cela ne concerne pas l'homme avec ce qui est attaché, applique-le au bœuf avec ce qui est attaché.
- רָבִינָא אָמַר: לָא אָדָם בְּתָלוּשׁ וְלֹא שׁוֹר בִּמְחוּבָּר צְרִיכִי קְרָאֵי, דִּכְתִיב: ״לֹא תַחְסֹם שׁוֹר בְּדִישׁוֹ״.Ravina a dit : ni l'homme avec ce qui est détaché ni le bœuf avec ce qui est attaché n'ont besoin de versets, car il est écrit : « Tu ne muselleras pas le bœuf dans son battage » (Deutéronome 25, 4).
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