Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד שֶׁיִּרְאֶה פְּנֵי הַבַּיִת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בִּעַרְתִּי הַקֹּדֶשׁ מִן הַבַּיִת״.que lorsqu'il voit la face de la maison, c'est-à-dire lorsqu'il y entre par l'entrée principale, comme il est dit : « J'ai éliminé ce qui est saint de la maison » (Deutéronome 26, 13) : l'obligation de la dîme ne porte que sur le produit entré dans la maison.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ חָצֵר קוֹבַעַת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאָכְלוּ בִשְׁעָרֶיךָ וְשָׂבֵעוּ״.Et Rabbi Yo'hanan a dit : même la cour fixe l'obligation de la dîme, comme il est dit : « Ils mangeront dans tes portes et seront rassasiés » (Deutéronome 26, 12).
- וְרַבִּי יוֹחָנָן נָמֵי, הָא כְּתִיב ״מִן הַבַּיִת״! אָמַר לָךְ: חָצֵר – דֻּמְיָא דְּבַיִת: מָה בַּיִת הַמִּשְׁתַּמֵּר – אַף חָצֵר הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת.Et selon Rabbi Yo'hanan aussi, il est bien écrit : « de la maison » ! Il te dira : il faut comprendre une cour semblable à une maison : de même qu'une maison est gardée, de même une cour gardée.
- וְרַבִּי יַנַּאי נָמֵי, הָכְתִיב ״בִּשְׁעָרֶיךָ״! הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ דִּמְעַיֵּיל לֵיהּ דֶּרֶךְ שַׁעַר, לְאַפּוֹקֵי דֶּרֶךְ גַּגּוֹת וְקַרְפֵּיפוֹת דְּלָא.Et selon Rabbi Yannaï aussi, il est bien écrit : « dans tes portes » ! Celui-là est nécessaire pour enseigner qu'on le fasse entrer par la porte, à l'exclusion de ce qui entre par les toits et les enclos, pour lesquels non, il n'y a pas d'obligation.
- מֵתִיב רַב חֲנִינָא חוֹזָאָה: ״כְּנַפְשְׁךָ״ – כָּךְ נַפְשׁוֹ שֶׁל פּוֹעֵל, מָה נַפְשְׁךָ אוֹכֵל וּפָטוּר, אַף נַפְשׁוֹ שֶׁל פּוֹעֵל אוֹכֵל וּפָטוּר.Rav 'Hanina 'Hozaa a objecté à partir de la baraïta citée plus haut (87b) : « Selon ton appétit (kenafchekha) » : ainsi la personne de l'ouvrier. De même que toi-même tu manges et tu es exempt de la dîme, de même l'ouvrier lui-même mange et est exempt.
- הָא לוֹקֵחַ חַיָּיב, מַאי לָאו בַּשָּׂדֶה?Il s'ensuit que l'acheteur est soumis à la dîme de par la Torah. N'est-ce pas même lorsque le produit se trouve encore dans le champ ? Cela contredirait Rabbi Yannaï comme Rabbi Yo'hanan.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הָכָא בִּתְאֵנָה הָעוֹמֶדֶת בְּגִינָּה וְנוֹפָהּ נוֹטֶה לְחָצֵר עָסְקִינַן, וּלְמַאן דְּאָמַר לְבַיִת – לְבַיִת.Rav Pappa a dit : ici, nous traitons d'un figuier qui se tient dans un jardin et dont la ramure penche vers la cour, et selon celui qui dit que la dîme est fixée par l'entrée dans la maison, la ramure penche vers la maison. Le fruit cueilli s'y trouve donc déjà.
- אִי הָכִי בַּעַל הַבַּיִת נָמֵי נִיחַיַּיב! בַּעַל הַבַּיִת עֵינָיו בִּתְאֵנָתוֹ, וְלוֹקֵחַ עֵינָיו בְּמִקָּחוֹ.S'il en est ainsi, le propriétaire aussi devrait être soumis ! Le propriétaire a les yeux sur son figuier, dont la partie principale est dehors, alors que l'acheteur a les yeux sur son achat, c'est-à-dire sur le fruit lui-même, qui est dans la cour ou la maison.
- וְלוֹקֵחַ מִדְּאוֹרָיְיתָא מִי מִחַיַּיב? וְהָתַנְיָא: מִפְּנֵי מָה חָרְבוּ חֲנוּיוֹת שֶׁל בֵּית הִינוֹ שָׁלֹשׁ שָׁנִים קוֹדֶם יְרוּשָׁלַיִם – מִפְּנֵי שֶׁהֶעֱמִידוּ דִּבְרֵיהֶם עַל דִּבְרֵי תוֹרָה. שֶׁהָיוּ אוֹמְרִין:Et l'acheteur est-il soumis de par la Torah ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : pourquoi les boutiques de Beit Hino ont-elles été détruites trois ans avant Jérusalem ? Parce qu'ils ont fondé leurs paroles sur les paroles de la Torah, en écartant les décrets des Sages. Car ils disaient :
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