Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּשָׁעָה שֶׁאֵין גְּמַר מְלָאכָה, וּבְתָלוּשׁ מִן הַקַּרְקַע מֵאַחַר שֶׁנִּגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ, וּבְדָבָר שֶׁאֵין גִּידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ.Ne mange pas non plus l'ouvrier qui travaille sur un produit attaché au sol au moment où ce n'est pas l'achèvement du travail, c'est-à-dire tant que le produit pousse encore ; et celui qui travaille sur un produit détaché du sol, après que son travail a été achevé, lorsqu'il est assez préparé pour être soumis aux dîmes ; et celui qui travaille sur une chose dont la croissance ne vient pas de la terre.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי, דִּכְתִיב: ״כִּי תָבֹא בְּכֶרֶם רֵעֶךָ וְאָכַלְתָּ״. אַשְׁכְּחַן כֶּרֶם, כֹּל מִילֵּי מְנָא לַן?GUEMARA : D'où savons-nous cela, que l'ouvrier mange d'un produit attaché au sol ? Comme il est écrit : « Quand tu viendras dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger » des raisins selon ton appétit, à satiété, mais tu n'en mettras pas dans ton récipient (Deutéronome 23, 25). Nous avons trouvé la source pour la vigne ; pour toutes les autres choses, d'où le savons-nous ?
- גָּמְרִינַן מִכֶּרֶם: מָה כֶּרֶם מְיוּחָד, דָּבָר שֶׁגִּידּוּלֵי קַרְקַע, וּבִשְׁעַת גְּמַר מְלָאכָה פּוֹעֵל אוֹכֵל בּוֹ – אַף כׇּל דָּבָר שֶׁגִּידּוּלֵי קַרְקַע, בִּשְׁעַת גְּמַר מְלָאכָה פּוֹעֵל אוֹכֵל בּוֹ.Nous l'apprenons de la vigne : de même que la vigne se distingue comme une chose qui pousse du sol, et qu'au moment de l'achèvement du travail l'ouvrier en mange, de même toute chose qui pousse du sol, au moment de l'achèvement du travail, l'ouvrier en mange.
- מָה לְכֶרֶם – שֶׁכֵּן חַיָּיב בְּעוֹלֵלוֹת! גָּמְרִינַן מִקָּמָה. קָמָה גּוּפַהּ מְנָא לַן? דִּכְתִיב: ״כִּי תָבֹא בְּקָמַת רֵעֶךָ וְקָטַפְתָּ מְלִילוֹת בְּיָדֶךָ״.Mais on peut réfuter : que dire de la vigne, qui est soumise aux olelot (les grappillons laissés aux pauvres, voir Lévitique 19, 10) ? On ne peut donc en déduire les autres produits ! Nous l'apprenons alors des blés sur pied. Et les blés sur pied eux-mêmes, d'où le savons-nous ? Comme il est écrit : « Quand tu viendras dans les blés sur pied de ton prochain, tu pourras cueillir des épis avec ta main », mais tu ne lèveras pas la faucille sur les blés sur pied de ton prochain (Deutéronome 23, 26).
- מָה לְקָמָה שֶׁכֵּן חַיֶּיבֶת בַּחַלָּה! וּמִמַּאי דְּהַאי קָמָה קָמָה דְּמִתְחַיֶּיבֶת בְּחַלָּה הִיא? דִּלְמָא כֹּל קָמָה קָאָמַר רַחֲמָנָא!Mais on peut réfuter : que dire des blés sur pied, qui sont soumis à la 'halla (la part de pâte prélevée pour le Cohen) ? La Guemara demande incidemment : et d'où sait-on que ces blés sur pied dont parle le verset sont des blés sur pied soumis à la 'halla ? Peut-être le Miséricordieux (la Torah) parle-t-il de tout ce qui est sur pied !
- אָתְיָא ״קָמָה״ ״קָמָה״, כְּתִיב הָכָא ״כִּי תָבֹא בְּקָמַת רֵעֶךָ״, וּכְתִיב הָתָם ״מֵהָחֵל חֶרְמֵשׁ בַּקָּמָה״. מָה הָתָם קָמָה דְּמִיחַיְּיבָא בְּחַלָּה, אַף הָכָא נָמֵי קָמָה דְּמִיחַיְּיבָא בְּחַלָּה.Réponse : cela vient par guezéra chava (analogie textuelle) entre « sur pied » et « sur pied » : il est écrit ici : « Quand tu viendras dans les blés sur pied de ton prochain » et il est écrit là-bas : « Depuis que la faucille commence à attaquer les blés sur pied » (Deutéronome 16, 9), au sujet de la moisson de l'orge pour l'omer. De même que là-bas il s'agit de blés sur pied soumis à la 'halla, puisque l'orge est l'une des cinq céréales, de même ici aussi, il s'agit de blés sur pied soumis à la 'halla.
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְקָמָה שֶׁכֵּן חַיֶּיבֶת בְּחַלָּה! כֶּרֶם יוֹכִיחַ. מָה לְכֶרֶם שֶׁכֵּן חַיָּיב בְּעוֹלֵלוֹת! קָמָה תּוֹכִיחַ.La Guemara reprend : on peut réfuter : que dire des blés sur pied, qui sont soumis à la 'halla ? On répond : la vigne le prouvera, car elle n'est pas soumise à la 'halla et l'ouvrier en mange pourtant. Mais que dire de la vigne, qui est soumise aux olelot ? On répond : les blés sur pied le prouveront, car ils ne sont pas soumis aux olelot et l'ouvrier en mange pourtant.
- וְחָזַר הַדִּין: לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה. הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁכֵּן דָּבָר שֶׁגִּידּוּלֵי קַרְקַע, וּבִשְׁעַת גְּמַר מְלָאכָה פּוֹעֵל אוֹכֵל בּוֹ. אַף כׇּל דָּבָר שֶׁגִּידּוּלֵי קַרְקַע בִּשְׁעַת גְּמַר מְלָאכָה פּוֹעֵל אוֹכֵל בּוֹ.Et le raisonnement est revenu à son point de départ : l'aspect de celle-ci n'est pas comme l'aspect de ceux-là. Le point commun entre eux est qu'il s'agit d'une chose qui pousse du sol, et qu'au moment de l'achèvement du travail l'ouvrier en mange. De même toute chose qui pousse du sol, au moment de l'achèvement du travail, l'ouvrier en mange.
- מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן יֵשׁ בָּהֶן צַד מִזְבֵּחַ. וַאֲתָא נָמֵי זַיִת, דְּאִית בֵּיהּ צַד מִזְבֵּחַ!On objecte : que dire du point commun entre eux, qui est qu'ils ont un lien avec l'autel : le vin pour les libations et la farine pour les offrandes ? Et viendrait aussi l'olivier, inclus dans cette règle, puisqu'il a un lien avec l'autel, par l'huile des offrandes !
- וְזַיִת בְּמָה הַצַּד אָתֵי? הוּא גּוּפֵיהּ כֶּרֶם אִיקְּרִי, דִּכְתִיב: ״וַיַּבְעֵר מִגָּדִישׁ וְעַד קָמָה וְעַד כֶּרֶם זָיִת״! אָמַר רַב פָּפָּא: ״כֶּרֶם זַיִת״ – אִקְּרֵי, ״כֶּרֶם״ סְתָמָא – לָא אִקְּרֵי.Et l'olivier, est-ce par le point commun qu'il viendrait ? Lui-même est appelé « vigne » (kérèm), comme il est écrit : « Il brûla depuis les meules jusqu'aux blés sur pied et jusqu'à la vigne d'olivier (kérèm zayit) » (Juges 15, 5) ! Rav Pappa a dit : il est appelé « vigne d'olivier », mais « vigne » tout court, il n'est pas appelé ainsi ; il faudrait donc bien l'apprendre du point commun.
- מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא! אֶלָּא אָמַר שְׁמוּאֵל: אָמַר קְרָא ״וְחֶרְמֵשׁ״ לְרַבּוֹת כׇּל בַּעֲלֵי חֶרְמֵשׁ.Quoi qu'il en soit, c'est difficile : nous n'avons toujours pas de source pour tous les produits ! Mais alors, Chmouel a dit : le verset dit : « Et la faucille » (Deutéronome 23, 26), pour inclure tout ce qui se récolte à la faucille.
- וְהַאי ״חֶרְמֵשׁ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ: בִּשְׁעַת חֶרְמֵשׁ – אֱכוֹל, שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת חֶרְמֵשׁ – לָא תֵּיכוֹל!Mais ce mot « faucille » est nécessaire à l'enseignement suivant : au moment de la faucille, c'est-à-dire quand le travail s'achève, mange ; hors du moment de la faucille, ne mange pas !
- הָהוּא מִ״וְּאֶל כֶּלְיְךָ לֹא תִתֵּן״ נָפְקָא. תִּינַח דְּבַר חֶרְמֵשׁ, דְּלָאו בַּר חֶרְמֵשׁ מְנָא לַן?Cela vient de : « Mais dans ton récipient tu n'en mettras pas » (Deutéronome 23, 25), comme on l'expliquera plus loin. Cela convient pour ce qui se récolte à la faucille ; pour ce qui ne se récolte pas à la faucille, d'où le savons-nous ?
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָמַר קְרָא ״קָמָה״ לְרַבּוֹת כׇּל בַּעֲלֵי קֹמָה. וְהָא אָמְרַתְּ: ״קָמָה״, קָמָה דְּמִיחַיְּיבָא בְּחַלָּה!Mais alors, Rabbi Yits'hak a dit : le verset dit : « blés sur pied » (kama), pour inclure tout ce qui a une stature (koma). Mais n'as-tu pas dit que « sur pied » désigne ce qui est sur pied et soumis à la 'halla ?
- הָנֵי מִילֵּי מִקַּמֵּי דְּנֵיתֵי ״חֶרְמֵשׁ״, הַשְׁתָּא דְּאָתֵי ״חֶרְמֵשׁ״ – אִיתְרַבִּי לֵיהּ כֹּל דְּבַר חֶרְמֵשׁ, וְאַף עַל גַּב דְּלָא מִיחַיַּיב בְּחַלָּה. ״קָמָה״ לְמָה לִי – לְרַבּוֹת כׇּל בַּעֲלֵי קֹמָה.Cela valait avant que nous n'ayons fait intervenir « faucille » ; maintenant que « faucille » est intervenu, est inclus pour nous tout ce qui se récolte à la faucille, même si ce n'est pas soumis à la 'halla. « Sur pied », pourquoi en ai-je besoin ? Pour inclure tout ce qui a une stature.
- וְהַשְׁתָּא דְּנָפְקָא לַן מֵחֶרְמֵשׁ וּמִקָּמָה ״כִּי תָבֹא בְּכֶרֶם רֵעֶךָ״ לְמָה לִי?Et maintenant que nous l'avons déduit de « faucille » et de « sur pied », « Quand tu viendras dans la vigne de ton prochain », pourquoi en ai-je besoin ?
- אָמַר רָבָא, לְהִלְכוֹתָיו. כִּדְתַנְיָא: ״כִּי תָבֹא״, נֶאֱמַר כָּאן בִּיאָה, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״לֹא תָבוֹא עָלָיו הַשֶּׁמֶשׁ״, מָה לְהַלָּן בְּפוֹעֵל הַכָּתוּב מְדַבֵּר, אַף כָּאן בְּפוֹעֵל הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Rava a dit : il sert pour ses lois particulières, comme il a été enseigné dans une baraïta : « Quand tu viendras (tavo) » : il est dit ici « venue » et il est dit plus loin : « Le soleil ne se couchera (tavo) pas sur lui » (Deutéronome 24, 15). De même que plus loin le verset parle de l'ouvrier, de même ici le verset parle de l'ouvrier.
- ״בְּכֶרֶם רֵעֶךָ״, וְלֹא בְּכֶרֶם נׇכְרִי. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר גֶּזֶל נׇכְרִי אָסוּר, הַיְינוּ דְּאִיצְטְרִיךְ קְרָא לְמִישְׁרֵי פּוֹעֵל. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר גֶּזֶל נׇכְרִי מוּתָּר – הַשְׁתָּא גְּזֵילָה מוּתָּר, פּוֹעֵל מִיבַּעְיָא?!« Dans la vigne de ton prochain » : c'est là qu'il ne doit rien mettre dans son récipient, mais pas dans la vigne d'un non-Juif. La Guemara commente : cela convient selon celui qui dit que le vol d'un non-Juif est interdit : c'est pourquoi le verset a été nécessaire pour permettre cela à l'ouvrier. Mais selon celui qui dit que le vol d'un non-Juif est permis, maintenant que le vol même est permis, faut-il le dire de l'ouvrier ?!
- מוֹקֵים לַהּ: ״בְּכֶרֶם רֵעֶךָ״ – וְלֹא שֶׁל הֶקְדֵּשׁ. ״וְאָכַלְתָּ״ – וְלֹא מוֹצֵץ. ״עֲנָבִים״ וְלֹא עֲנָבִים וְדָבָר אַחֵר.Il l'établit ainsi : « Dans la vigne de ton prochain » : mais pas dans celle du Sanctuaire, c'est-à-dire d'un bien consacré. La baraïta poursuit : « Tu pourras manger » : mais non sucer le jus en rejetant le reste. « Des raisins » : et non des raisins avec autre chose, comme un condiment qui ferait manger davantage.
- ״כְּנַפְשְׁךָ״ – כְּנֶפֶשׁ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת כָּךְ נַפְשׁוֹ שֶׁל פּוֹעֵל. מָה נַפְשְׁךָ אוֹכֵל וּפָטוּר, אַף נַפְשׁוֹ שֶׁל פּוֹעֵל אוֹכֵל וּפָטוּר.« Selon ton appétit (kenafchekha) » : comme la personne du propriétaire, ainsi la personne de l'ouvrier. De même que toi-même, le propriétaire, tu manges du produit non achevé et tu es exempt des dîmes, de même l'ouvrier lui-même mange et est exempt.
- ״שׇׂבְעֶךָ״, וְלֹא אֲכִילָה גַּסָּה. ״וְאַל כֶּלְיְךָ לֹא תִתֵּן״, בְּשָׁעָה שֶׁאַתָּה נוֹתֵן לְכֶלְיוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת – אַתָּה אוֹכֵל, וּבְשָׁעָה שֶׁאִי אַתָּה נוֹתֵן לְכֶלְיוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת – אִי אַתָּה אוֹכֵל.« À ta satiété » : mais non un repas excessif. « Mais dans ton récipient tu n'en mettras pas » : au moment où tu mets des produits dans le récipient du propriétaire, tu manges ; et au moment où tu n'en mets pas dans le récipient du propriétaire, tu ne manges pas.
- אָמַר רַבִּי יַנַּאי: אֵין הַטֶּבֶל מִתְחַיֵּיב בְּמַעֲשֵׂרRabbi Yannaï a dit : le tévél (le produit dont les prélèvements n'ont pas été faits) ne devient soumis à la dîme
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