Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פּוֹעֵל בִּכְנִיסָתוֹ מִשֶּׁלּוֹ, בִּיצִיאָתוֹ מִשֶּׁל בַּעַל הַבַּיִת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תִּזְרַח הַשֶּׁמֶשׁ יֵאָסֵפוּן וְאֶל מְעוֹנֹתָם יִרְבָּצוּן. יֵצֵא אָדָם לְפׇעֳלוֹ וְלַעֲבֹדָתוֹ עֲדֵי עָרֶב״.L'ouvrier, à son entrée en ville au retour des champs, la fait sur son propre temps : il doit travailler jusqu'à la fin du jour et n'est pas payé pour le trajet ; à sa sortie vers le travail, en revanche, il part sur le temps du maître de maison, c'est-à-dire qu'il peut prendre la route après le lever du soleil, durant le temps payé, comme il est dit : « Le soleil se lève, elles se retirent et vont se coucher dans leurs repaires. L'homme sort pour son ouvrage et pour son labeur jusqu'au soir » (Psaumes 104, 22-23).
- וְלִיחְזֵי הֵיכִי נְהִיגִי – בְּעִיר חֲדָשָׁה. וְנִיחְזֵי מֵהֵיכָא קָא אָתוּ – בְּנָקוֹטָאֵי. אִיבָּעֵית אֵימָא: דְּאָמַר לְהוּ – דְּאָגְרִיתוּ לִי כְּפוֹעֵל דְּאוֹרָיְיתָא.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : si tout dépend de la coutume, pourquoi citer un verset ? Et qu'on voie comment ils ont l'habitude de faire en ce lieu ! Elle répond : Rech Lakich parle d'une ville nouvelle, qui n'a pas encore de coutume établie. Et qu'on voie d'où ils viennent, ces ouvriers, pour suivre la coutume de leur ville d'origine ! Il s'agit de gens rassemblés de divers endroits. Si tu veux, dis une autre réponse : le cas est celui où l'employeur leur a dit : « Je vous engage comme un ouvrier de la Torah », et Rech Lakich définit ce qu'est cette règle.
- דָּרֵשׁ רַבִּי זֵירָא וְאָמְרִי לַהּ, תָּנֵי רַב יוֹסֵף: מַאי דִּכְתִיב ״תָּשֶׁת חֹשֶׁךְ וִיהִי לָיְלָה בּוֹ תִרְמֹשׂ כׇּל חַיְתוֹ יָעַר״. ״תָּשֶׁת חֹשֶׁךְ וִיהִי לָיְלָה״ – זֶה הָעוֹלָם הַזֶּה שֶׁדּוֹמֶה לְלַיְלָה. ״בּוֹ תִרְמֹשׂ כׇּל חַיְתוֹ יָעַר״ – אֵלּוּ רְשָׁעִים שֶׁבּוֹ, שֶׁדּוֹמִין לְחַיָּה שֶׁבַּיַּעַר.À propos de ce psaume : Rabbi Zeira a expliqué, et certains disent que Rav Yossef a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Que signifie ce qui est écrit : « Tu fais venir l'obscurité et c'est la nuit, où remuent toutes les bêtes de la forêt » (Psaumes 104, 20) ? « Tu fais venir l'obscurité et c'est la nuit » : c'est ce monde-ci, qui ressemble à la nuit. « Où remuent toutes les bêtes de la forêt » : ce sont les méchants qui s'y trouvent, qui ressemblent à la bête de la forêt.
- ״תִּזְרַח הַשֶּׁמֶשׁ יֵאָסֵפוּן וְאֶל מְעוֹנֹתָם יִרְבָּצוּן״. ״תִּזְרַח הַשֶּׁמֶשׁ״ – לַצַּדִּיקִים, ״יֵאָסֵפוּן״ – רְשָׁעִים לְגֵיהִנָּם, ״וְאֶל מְעוֹנֹתָם יִרְבָּצוּן״ – אֵין לָךְ כׇּל צַדִּיק וְצַדִּיק שֶׁאֵין לוֹ מָדוֹר לְפִי כְבוֹדוֹ. ״יֵצֵא אָדָם לְפׇעֳלוֹ״ – יֵצְאוּ צַדִּיקִים לְקַבֵּל שְׂכָרָן, ״וְלַעֲבֹדָתוֹ עֲדֵי עָרֶב״ – בְּמִי שֶׁהִשְׁלִים עֲבוֹדָתוֹ עֲדֵי עָרֶב.« Le soleil se lève, elles se retirent et vont se coucher dans leurs repaires » (Psaumes 104, 22) se rapporte au monde à venir : « Le soleil se lève » pour les justes ; « elles se retirent » : les méchants s'en vont au Guéhinam ; « et vont se coucher dans leurs repaires » : il n'est pas un seul juste qui n'ait une demeure selon son honneur. « L'homme sort pour son ouvrage » : les justes sortent pour recevoir leur salaire ; « et pour son labeur jusqu'au soir » : il s'agit de celui qui a achevé son labeur jusqu'au soir, avant le soir de sa vie, c'est-à-dire le jour de sa mort.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אַשְׁכַּח לְהָהוּא פַּרְהַגְוָנָא דְּקָא תָפֵיס גַּנָּבֵי, אֲמַר לֵיהּ: הֵיכִי יָכְלַתְּ לְהוּ, לָאו כְּחֵיוָתָא מְתִילִי, דִּכְתִיב: ״בּוֹ תִרְמֹשׂ כׇּל חַיְתוֹ יָעַר״? אִיכָּא דְּאָמְרִי מֵהַאי קְרָא קָאָמַר לֵיהּ: ״יֶאֱרֹב בַּמִּסְתָּר כְּאַרְיֵה בְסֻכֹּה״. דִּלְמָא שָׁקְלַתְּ צַדִּיקֵי וְשָׁבְקַתְּ רַשִּׁיעֵי?Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, rencontra un certain officier (parhagona) qui arrêtait des voleurs. Il lui dit : Comment parviens-tu à les saisir ? Ne sont-ils pas comparés à des bêtes, comme il est écrit : « Où remuent toutes les bêtes de la forêt » (Psaumes 104, 20), lesquelles se cachent le jour ? Certains disent qu'il lui parla à partir de ce verset-ci : « Il guette dans le secret comme un lion dans son fourré » (Psaumes 10, 9). Les méchants étant si rusés, peut-être prends-tu les justes et laisses-tu les méchants ?
- אֲמַר לֵיהּ: וּמַאי אֶעֱבֵיד? הַרְמָנָא דְמַלְכָּא הוּא. אֲמַר: תָּא אַגְמְרָךְ הֵיכִי תַּעֲבֵיד. עוּל בְּאַרְבַּע שָׁעֵי לְחָנוּתָא, כִּי חָזֵית אִינִישׁ דְּקָא שָׁתֵי חַמְרָא וְקָא נָקֵיט כָּסָא בִּידֵיהּ וְקָא מְנַמְנֵם, שְׁאוֹל עִילָּוֵיהּ.L'officier lui dit : Et que puis-je faire ? C'est l'ordre (harmana) du roi. Il lui dit : Viens, je vais t'enseigner comment faire. Entre à la quatrième heure du jour dans la taverne, heure du repas. Lorsque tu verras un homme qui boit du vin, qui tient son verre à la main et qui somnole, renseigne-toi sur lui.
- אִי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן הוּא וְנָיֵים – אקַדּוֹמֵי קַדֵּים לְגִרְסֵיהּ. אִי פּוֹעֵל הוּא – קָדֵים קָא עָבֵיד עֲבִידְתֵּיהּ, וְאִי עֲבִידְתֵּיהּ בְּלֵילְיָא – רַדּוֹדֵי רַדֵּיד. וְאִי לָא – גַּנָּבָא הוּא וְתִפְסֵיהּ.Si c'est un érudit en Torah et qu'il somnole, c'est qu'il s'est levé tôt pour son étude. Si c'est un ouvrier de jour, il s'est levé tôt et a fait son travail. Et si son travail se fait de nuit et que nul ne l'a entendu travailler, c'est peut-être qu'il étirait du fil de métal, travail silencieux. Et sinon, c'est un voleur : arrête-le.
- אִישְׁתְּמַע מִילְּתָא בֵּי מַלְכָּא, אֲמַרוּ: קַרְיָינָא דְאִיגַּרְתָּא אִיהוּ לֶיהֱוֵי פַּרְוַנְקָא. אַתְיוּהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְקָא תָפֵיס גַּנָּבֵי וְאָזֵיל. שְׁלַח לֵיהּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה חוֹמֶץ בֶּן יַיִן! עַד מָתַי אַתָּה מוֹסֵר עַמּוֹ שֶׁל אֱלֹהֵינוּ לַהֲרִיגָה?La chose fut entendue à la cour du roi. On dit : Que celui qui a lu la lettre en soit lui-même le messager (parvanka) : puisqu'il a donné ce conseil, qu'il l'applique. On amena Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, et il se mit à arrêter des voleurs. Rabbi Yehochoua ben Kor'ha lui envoya dire : Vinaigre, fils de vin ! Tu es un méchant, fils d'un juste. Jusqu'à quand livreras-tu le peuple de notre D.ieu à la mort ?
- שְׁלַח לֵיהּ: קוֹצִים אֲנִי מְכַלֶּה מִן הַכֶּרֶם. שְׁלַח לֵיהּ: יָבֹא בַּעַל הַכֶּרֶם וִיכַלֶּה אֶת קוֹצָיו. יוֹמָא חַד פְּגַע בֵּיהּ הָהוּא כּוֹבֵס, קַרְיֵיהּ ״חוֹמֶץ בֶּן יַיִן״. אָמַר: מִדַּחֲצִיף כּוּלֵּי הַאי – שְׁמַע מִינַּהּ רַשִּׁיעָא הוּא. אֲמַר לְהוּ: תִּפְסוּהּ. תַּפְסוּהּ.Il lui fit répondre : J'élimine des épines de la vigne. Il lui renvoya dire : Que le Maître de la vigne vienne et élimine lui-même ses épines ! Un jour, un certain blanchisseur le croisa et l'appela « vinaigre, fils de vin ». Il se dit : Puisqu'il est insolent à ce point, déduis-en que c'est un méchant. Il dit aux gardes : Arrêtez-le ! Ils l'arrêtèrent.
- לְבָתַר דְּנָח דַּעְתֵּיהּ, אֲזַל בָּתְרֵיהּ לְפָרוֹקֵיהּ וְלָא מָצֵי. קָרֵי עֲלֵיהּ: ״שֹׁמֵר פִּיו וּלְשׁוֹנוֹ שֹׁמֵר מִצָּרוֹת נַפְשׁוֹ״. זַקְפוּהּ. קָם תּוּתֵי זְקִיפָא וְקָא בָכֵי. אֲמַרוּ לֵיהּ: רַבִּי, אַל יֵרַע בְּעֵינֶיךָ שֶׁהוּא וּבְנוֹ בָּעֲלוּ נַעֲרָה מְאוֹרָסָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים.Lorsque son esprit se fut apaisé, il alla après lui pour le racheter, mais il n'y parvint pas. Il proclama à son sujet : « Celui qui garde sa bouche et sa langue garde son âme des détresses » (Proverbes 21, 23). On le pendit. Il se tint sous le gibet et pleura. On lui dit : Rabbi, que cela ne soit pas mauvais à tes yeux, car lui et son fils ont transgressé avec une na'ara méorassa (jeune fille fiancée, crime passible de lapidation) le jour de Yom Kippour.
- הִנִּיחַ יָדוֹ עַל בְּנֵי מֵעָיו אָמַר: שִׂישׂוּ בְּנֵי מֵעַי, שִׂישׂוּ! וּמָה סְפֵיקוֹת שֶׁלָּכֶם כָּךְ, וַדָּאוֹת שֶׁלָּכֶם – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. מוּבְטָח אֲנִי בָּכֶם, שֶׁאֵין רִמָּה וְתוֹלֵעָה שׁוֹלֶטֶת בָּכֶם.Il posa la main sur ses entrailles et dit : Réjouissez-vous, mes entrailles, réjouissez-vous ! Si, lorsque vous avez un doute, il en va ainsi, à plus forte raison lorsque vous êtes certaines, c'est-à-dire lorsque mon jugement est fondé sur une raison. J'ai l'assurance à votre sujet que ni vermine ni ver n'auront de pouvoir sur vous.
- וַאֲפִילּוּ הָכִי לָא מְיַיתְּבָא דַּעְתֵּיהּ. אַשְׁקְיוּהּ סַמָּא דְשִׁינְתָּא וְעַיְּילוּהּ לְבֵיתָא דְשֵׁישָׁא וּקְרַעוּ לִכְרֵיסֵיהּ. הֲווֹ מַפְּקִי מִינֵּיהּ דִּיקּוּלֵי דִּיקּוּלֵי דְּתַרְבָּא וּמוֹתְבִי בְּשִׁמְשָׁא בְּתַמּוּז וְאָב וְלָא מַסְרְחִי.Et malgré cela, son esprit ne fut pas tranquille. Pour s'éprouver, il se fit donner à boire une potion de sommeil ; on le fit entrer dans une salle de marbre et on lui ouvrit le ventre. On en retirait panier après panier de graisse, qu'on déposait au soleil en Tamouz et en Av, les mois les plus chauds, et ils ne se putréfiaient pas.
- כֹּל תַּרְבָּא נָמֵי לָא (סריח) [מַסְרַח]! כֹּל תַּרְבָּא (לָא סְרִיחַ), [כִּי אִית בֵּהּ] שֻׁרְיָקֵי סֻמָּקֵי מַסְרַח. הָכָא, אַף עַל גַּב דְּאִכָּא שֻׁרְיָקֵי סֻמָּקֵי – לָא מַסְרַח. קָרֵי אַנַּפְשֵׁהּ: ״אַף בְּשָׂרִי יִשְׁכֹּן לָבֶטַח״.La Guemara objecte : Mais toute graisse, elle non plus, ne se putréfie pas ! Elle répond : Certes toute graisse ne se putréfie pas, mais lorsqu'elle comporte des veines rouges, elle se putréfie. Ici, bien qu'il y eût des veines rouges, elle ne se putréfia pas. Il proclama à son propre sujet : « Ma chair aussi repose en sécurité » (Psaumes 16, 9).
- וְאַף רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי מְטָאEt à Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yossé, aussi parvint
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