Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הִלְוָהוּ עַל הַמַּשְׁכּוֹן קָתָנֵי! אֶלָּא לָא קַשְׁיָא: כָּאן – שֶׁהִלְוָהוּ מָעוֹת, כָּאן – שֶׁהִלְוָהוּ פֵּירוֹת.enseignent : « Il lui a prêté sur gage », ce qui implique un gage donné au moment du prêt ! Plutôt, ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), il s'agit du cas où il lui a prêté de l'argent ; là, dans la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque), du cas où il lui a prêté des fruits, le prêteur y gagnant de recevoir plus tard des fruits frais.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הִלְוָהוּ מָעוֹת – שׁוֹמֵר חִנָּם, הִלְוָהוּ פֵּירוֹת – שׁוֹמֵר שָׂכָר. מִכְלָל דִּלְתַנָּא קַמָּא לָא שָׁנֵי לֵיהּ!Mais de ce que la Michna enseigne dans sa dernière partie : Rabbi Yehouda dit : S'il lui a prêté de l'argent, il est gardien bénévole ; s'il lui a prêté des fruits, il est gardien rémunéré, on déduit que pour le premier Tanna, il n'y a pas de différence !
- כּוּלַּהּ רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: הִלְוָהוּ עַל הַמַּשְׁכּוֹן – שׁוֹמֵר שָׂכָר, בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁהִלְוָהוּ פֵּירוֹת, אֲבָל הִלְוָהוּ מָעוֹת – שׁוֹמֵר חִנָּם. שֶׁרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הִלְוָהוּ מָעוֹת – שׁוֹמֵר חִנָּם, הִלְוָהוּ פֵּירוֹת – שׁוֹמֵר שָׂכָר.Toute la Michna est de Rabbi Yehouda, et il y manque des mots ; voici ce qu'elle enseigne : S'il lui a prêté sur gage, il est gardien rémunéré. De quoi parle-t-on ? Du cas où il lui a prêté des fruits. Mais s'il lui a prêté de l'argent, il est gardien bénévole. Car Rabbi Yehouda dit : S'il lui a prêté de l'argent, il est gardien bénévole ; s'il lui a prêté des fruits, il est gardien rémunéré.
- אִי הָכִי, קָמָה לַהּ מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי עֲקִיבָא. אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.S'il en est ainsi, la Michna se trouve ne pas être conforme à Rabbi Akiva, alors que les Michnayot anonymes suivent en général son enseignement. Plutôt, il est clair que la Michna n'est pas conforme à Rabbi Eliézer.
- לֵימָא בִּדְלָא שָׁוֵי מַשְׁכּוֹן שִׁיעוּר זוּזֵי, וּבְדִשְׁמוּאֵל קָא מִיפַּלְגִי. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַאי מַאן דְּאוֹזְפֵיהּ אַלְפָּא זוּזֵי לְחַבְרֵיהּ וְאַנַּח לֵיהּ קַתָּא דְמַגְּלָא עִילָּוַיְיהוּ, אֲבַד קַתָּא דְמַגְּלָא – אֲבַדוּ אַלְפָּא זוּזֵי.Dirons-nous que Rabbi Eliézer et Rabbi Akiva divergent dans le cas où le gage ne vaut pas le montant de l'argent, et qu'ils divergent sur l'enseignement de Chmouel ? Car Chmouel a dit : Celui qui a prêté mille zouz (pièces d'argent) à son compagnon, et celui-ci a déposé chez lui pour cette somme un manche de faucille : si le manche de faucille est perdu, les mille zouz sont perdus.
- אִי בִּדְלָא שָׁוֵי מַשְׁכּוֹן שִׁיעוּר זוּזֵי – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לֵית לְהוּ דִּשְׁמוּאֵל, וְהָכָא בִּדְשָׁוֵי שִׁיעוּר זוּזֵי, וְקָא מִיפַּלְגִי בִּדְרַבִּי יִצְחָק.Si c'est dans le cas où le gage ne vaut pas le montant de l'argent, tous s'accordent à ne pas retenir l'enseignement de Chmouel. Il s'agit plutôt ici du cas où il vaut le montant de l'argent, et ils divergent sur l'enseignement de Rabbi Yits'hak.
- דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״. אִם אֵינוֹ קוֹנֶה מַשְׁכּוֹן, צְדָקָה מְנָא לֵיהּ? מִכָּאן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן.Car Rabbi Yits'hak a dit : D'où savons-nous que le créancier acquiert le gage ? Comme il est dit : « Et ce sera pour toi un mérite » (Deutéronome 24, 13). Si le créancier n'acquiert pas le gage, d'où lui viendrait ce mérite en le rendant ? Il ne donnerait rien du sien. De là nous apprenons que le créancier acquiert le gage.
- וְתִסְבְּרָא? אֵימוֹר דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק בְּמִשְׁכְּנוֹ שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַלְוָאָתוֹ, אֲבָל מִשְׁכְּנוֹ בִּשְׁעַת הַלְוָאָתוֹ – מִי אָמַר?Et comment peux-tu le penser ? Admettons que Rabbi Yits'hak l'ait dit lorsqu'il a pris le gage en dehors du moment du prêt, pour recouvrer sa dette ; mais lorsqu'il a pris le gage au moment du prêt, l'a-t-il dit ?
- אֶלָּא מִשְׁכְּנוֹ שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַלְוָאָתוֹ – כּוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַבִּי יִצְחָק. וְהָכָא בְּמִשְׁכְּנוֹ בִּשְׁעַת הַלְוָאָתוֹ, וּבְשׁוֹמֵר אֲבֵידָה קָא מִיפַּלְגִי. דְּאִיתְּמַר: שׁוֹמֵר אֲבֵידָה, רַבָּה אָמַר: כְּשׁוֹמֵר חִנָּם, רַב יוֹסֵף אָמַר: כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר.Plutôt, s'il a pris le gage en dehors du moment du prêt, tous retiennent l'enseignement de Rabbi Yits'hak. Et ici, il s'agit du cas où il a pris le gage au moment du prêt, et ils divergent sur le gardien d'un objet perdu. Car il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Le gardien d'un objet perdu (qui l'a trouvé et le garde pour son propriétaire) : Rabba a dit : il est comme un gardien bénévole ; Rav Yossef a dit : il est comme un gardien rémunéré.
- לֵימָא דְּרַב יוֹסֵף תַּנָּאֵי הִיא? לָא, בְּשׁוֹמֵר אֲבֵידָה – דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב יוֹסֵף, וְהָכָאDirons-nous que l'opinion de Rav Yossef fait l'objet d'une divergence de Tannaïm, Rabbi Eliézer étant contre lui ? Non : pour le gardien d'un objet perdu, tous retiennent l'opinion de Rav Yossef, et ici,
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