Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא ״גְּמַרְתִּיו״ – שׁוֹמֵר שָׂכָר. לָא, הָא ״הָבֵא מָעוֹת וְטוֹל אֶת שֶׁלְּךָ״ – שׁוֹמֵר שָׂכָר.On en déduit que s'il a seulement dit « Je l'ai terminé », l'artisan reste gardien rémunéré, bien que le travail soit achevé. La Guemara rejette : Non : c'est s'il a dit « Apporte de l'argent et prends ce qui est à toi » qu'il reste gardien rémunéré.
- אֲבָל ״גְּמַרְתִּיו״ מַאי שׁוֹמֵר חִנָּם? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי ״וְכוּלָּן שֶׁאָמְרוּ טוֹל אֶת שֶׁלְּךָ וְהָבֵא מָעוֹת – שׁוֹמֵר חִנָּם״, נַשְׁמְעִינַן ״גְּמַרְתִּיו״, וְכׇל שֶׁכֵּן ״טוֹל אֶת שֶׁלְּךָ״!Mais s'il a dit « Je l'ai terminé », qu'en est-il ? Est-il gardien bénévole ? S'il en est ainsi, au lieu d'enseigner : « Et tous ceux qui ont dit : Prends ce qui est à toi et apporte de l'argent sont des gardiens bénévoles », que la Michna nous fasse entendre « Je l'ai terminé », et à plus forte raison « Prends ce qui est à toi » !
- ״טוֹל אֶת שֶׁלְּךָ״ אִצְטְרִיכָא לֵיהּ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: שׁוֹמֵר חִנָּם נָמֵי לָא הָוֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : « Prends ce qui est à toi » était nécessaire. Tu aurais pu penser dire qu'il n'est même pas gardien bénévole, et qu'il n'a plus aucune responsabilité : elle nous fait entendre qu'il l'est.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן בַּר פָּפָּא: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, וְכוּלָּן שֶׁאָמְרוּ ״טוֹל אֶת שֶׁלְּךָ וְהָבֵא מָעוֹת״ – שׁוֹמֵר חִנָּם, מַאי לָאו הוּא הַדִּין ״גְּמַרְתִּיו״. לֹא, ״טוֹל אֶת שֶׁלְּךָ״ שָׁאנֵי.Il y en a qui disent autrement : Rav Na'hman bar Pappa a dit : Nous aussi, nous avons appris une preuve de ce que dit Rav 'Hisda : « Et tous ceux qui ont dit : Prends ce qui est à toi et apporte de l'argent sont des gardiens bénévoles. » N'en va-t-il pas de même pour « Je l'ai terminé » ? La Guemara rejette : Non : « Prends ce qui est à toi » est différent.
- הוּנָא מָר בַּר מָרִימָר קַמֵּיהּ דְּרָבִינָא רָמֵי מַתְנִיתִין אַהֲדָדֵי וּמְשַׁנֵּי. תְּנַן: וְכוּלָּן שֶׁאָמְרוּ ״טוֹל אֶת שֶׁלְּךָ וְהָבֵא מָעוֹת״ – שׁוֹמֵר חִנָּם. וְהוּא הַדִּין לִ״גְמַרְתִּיו״. וּרְמִינְהוּ: אָמַר לוֹ שׁוֹאֵל ״שַׁלַּח״, וְשִׁלְּחָהּ וּמֵתָה – חַיָּיב. וְכֵן בְּשָׁעָה שֶׁמַּחְזִירָהּ. וּמְשַׁנֵּי, אָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁהֶחְזִיר בְּתוֹךְ יְמֵי שְׁאֵילָתָהּ, אֲבָל לְאַחַר יְמֵי שְׁאֵילָתָהּ, פָּטוּר.Houna Mar bar Maréimar, devant Ravina, a opposé les Michnayot l'une à l'autre et a résolu la contradiction. Nous avons appris : « Et tous ceux qui ont dit : Prends ce qui est à toi et apporte de l'argent sont des gardiens bénévoles », et il en va de même pour « Je l'ai terminé ». Et on oppose : « Si l'emprunteur a dit : Envoie-la, qu'il l'a envoyée et qu'elle est morte, il est passible ; et de même au moment où il la rend. » Et il a résolu : Rafram bar Pappa a dit, au nom de Rav 'Hisda : On n'a enseigné cela que lorsqu'il l'a rendue pendant la durée de son prêt ; mais après la durée de son prêt, il est exempt.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: פָּטוּר מִשּׁוֹאֵל וְחַיָּיב כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר, אוֹ דִּלְמָא שׁוֹמֵר שָׂכָר נָמֵי לָא הָוֵי? אָמַר אַמֵּימָר: מִסְתַּבְּרָא פָּטוּר מִשּׁוֹאֵל וְחַיָּיב כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר, הוֹאִיל וְנֶהֱנֶה מְהַנֶּה הָוֵה.Ils ont posé la question : L'emprunteur qui rend l'objet après la durée du prêt est-il exempt de la responsabilité d'emprunteur et passible comme un gardien rémunéré, ou peut-être n'est-il même pas gardien rémunéré ? Ameimar a dit : Il est logique de dire qu'il est exempt de la responsabilité d'emprunteur et passible comme un gardien rémunéré ; puisqu'il a tiré profit de l'objet, il procure un profit en retour, en le gardant jusqu'à ce qu'il parvienne au propriétaire.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּאַמֵּימָר: הַלּוֹקֵחַ כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן לְשַׁגְּרָן לְבֵית חָמִיו, וְאָמַר לוֹ: אִם מְקַבְּלִין אוֹתָן מִמֶּנִּי – אֲנִי נוֹתֵן לְךָ דְּמֵיהֶן, וְאִם לָאו – אֲנִי נוֹתֵן לְךָ לְפִי טוֹבַת הֲנָאָה שֶׁבָּהֶן, וְנֶאֶנְסוּ בַּהֲלִיכָה – חַיָּיב,Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Ameimar : Celui qui prend des objets de chez l'artisan pour les envoyer en présent chez son beau-père, et qui lui dit : « S'ils les acceptent de moi, je te donnerai leur prix ; sinon, je te donnerai selon l'agrément que j'en aurai eu », et qu'ils subissent un accident à l'aller, il est passible.
- בַּחֲזִירָה – פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּנוֹשֵׂא שָׂכָר.Au retour, il est exempt, parce qu'il est comme un gardien rémunéré.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּזַבֵּין לֵיהּ חֲמָרָא לְחַבְרֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: קָא מַמְטֵינָא לַיהּ לְדוּכְתָּא פְּלוֹנִי, אִי מִזְדַּבְּנָא – מוּטָב, וְאִי לָא – מַהְדַּרְנָא לַיהּ נִהֲלָיךְ. אֲזַל וְלָא אִזְדַּבְּנָא, וּבַהֲדֵי דְּקָא אָתֵא אִתְּנִיס. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, חַיְּיבֵיהּ.Un certain homme vendit un âne à son prochain. Il (l'acheteur) lui dit : « Je l'emmène à tel endroit ; s'il se vend, tant mieux ; sinon, je te le rapporte. » Il y alla et l'âne ne se vendit pas, et tandis qu'il revenait, il subit un accident. Il vint devant Rav Na'hman, qui le déclara passible.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבָּה לְרַב נַחְמָן: נֶאֶנְסוּ, בַּהֲלִיכָה – חַיָּיב, וּבַחֲזָרָה – פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּנוֹשֵׂא שָׂכָר!Rabba objecta à Rav Na'hman : « S'ils subissent un accident à l'aller, il est passible ; au retour, il est exempt, parce qu'il est comme un gardien rémunéré » !
- אֲמַר לֵיהּ: חֲזָרָה דְּהַאי – הֲלִיכָה הִיא. מַאי טַעְמָא? סְבָרָה הוּא: בַּחֲזִירָתוֹ, אִילּוּ אַשְׁכַּח לְזַבּוֹנֵיהּ מִי לָא זַבְּנֵהּ?Il lui répondit : Le retour de celui-ci est un aller. Quelle en est la raison ? C'est un raisonnement : à son retour, s'il avait trouvé à le vendre, ne l'aurait-il pas vendu ?
- ״שְׁמוֹר לִי וְאֶשְׁמוֹר לָךְ״ – שׁוֹמֵר שָׂכָר. וְאַמַּאי? שְׁמִירָה בִּבְעָלִים הִיא! אָמַר רַב פָּפָּא: דַּאֲמַר לֵיהּ ״שְׁמוֹר לִי הַיּוֹם וְאֶשְׁמוֹר לְךָ לְמָחָר״.« Garde pour moi et je garderai pour toi » : c'est un gardien rémunéré. Mais pourquoi ? C'est une garde en présence des propriétaires, cas où le gardien est dispensé de payer ! Rav Pappa a dit : Il s'agit du cas où il lui a dit : « Garde pour moi aujourd'hui, et je garderai pour toi demain. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״שְׁמוֹר לִי וְאֶשְׁמוֹר לָךְ״, ״הַשְׁאִילֵנִי וְאַשְׁאִילֶךָ״, ״שְׁמוֹר לִי וְאַשְׁאִילֶךָ״, ״הַשְׁאִילֵנִי וְאֶשְׁמוֹר לָךְ״ – כּוּלָּן נַעֲשׂוּ שׁוֹמְרֵי שָׂכָר זֶה לָזֶה. וְאַמַּאי, שְׁמִירָה בִּבְעָלִים הִיא! אָמַר רַב פָּפָּא: דַּאֲמַר לֵיהּ, ״שְׁמוֹר לִי הַיּוֹם וְאֶשְׁמוֹר לְךָ לְמָחָר״.Nos Maîtres ont enseigné : « Garde pour moi et je garderai pour toi », « Prête-moi et je te prêterai », « Garde pour moi et je te prêterai », « Prête-moi et je garderai pour toi » : ils sont tous devenus gardiens rémunérés l'un pour l'autre. Mais pourquoi ? C'est une garde en présence des propriétaires ! Rav Pappa a dit : Il s'agit du cas où il lui a dit : « Garde pour moi aujourd'hui, et je garderai pour toi demain. »
- הָנְהוּ אַהֲלוֹיֵי דְּכֹל יוֹמָא הֲוָה אָפֵי לְה[וּ] חַד מִינַּיְיהוּ. הָהוּא יוֹמָא אֲמַרוּ לֵיהּ לְחַד מִינַּיְיהוּ: זִיל אֲפִי לַן. אֲמַר לְהוּ: נְטַרוּ לִי גְּלִימַאי. אַדַּאֲתָא פְּשַׁעוּ בֵּהּ (וְאִגְּנוּב) [וְאִגְּנִיב]. אֲתוּ לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא, חַיְּיבִינְהוּ.Il y avait des marchands d'ahal (herbe servant à laver le linge) ; chaque jour, l'un d'eux cuisait pour eux. Un jour, ils dirent à l'un d'eux : « Va cuire pour nous. » Il leur dit : « Gardez-moi mon manteau. » Avant qu'il revienne, ils furent négligents à son égard et il fut volé. Ils vinrent devant Rav Pappa, qui les déclara passibles.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב פָּפָּא: אַמַּאי? פְּשִׁיעָה בִּבְעָלִים הִיא! אִכְּסִיף. לְסוֹף אִיגַּלַּאי מִילְּתָא דְּהָהוּא שַׁעְתָּא שִׁכְרָא הֲוָה קָא שָׁתֵי.Les Sages dirent à Rav Pappa : Pourquoi ? C'est une négligence en présence des propriétaires ! Car le propriétaire cuisait pour eux. Il fut embarrassé. À la fin, il apparut qu'à ce moment-là, il buvait de la bière, et n'était donc pas à leur service.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר פְּשִׁיעָה בִּבְעָלִים פָּטוּר – מִשּׁוּם הָכִי אִכְּסִיף, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר חַיָּיב – אַמַּאי אִכְּסִיף? אֶלָּא הָהוּא יוֹמָא לָאו דִּידֵיהּ הֲוָה, וַאֲמַרוּ לֵיהּ לְדִידֵיהּ: זִיל אֲפִי לַן אַתְּ, וַאֲמַר לְהוּ: בְּהָהוּא אַגְרָא דְּקָא אָפֵינָא לְכוּ נְטוּרוּ גְּלִימַאי.Cela se comprend selon celui qui dit que la négligence en présence des propriétaires est exempte : c'est pourquoi il fut embarrassé. Mais selon celui qui dit qu'il est passible, pourquoi fut-il embarrassé ? Mais alors, voici ce qui s'est passé : ce jour-là n'était pas le sien, et ils lui dirent : « Va cuire pour nous, toi », et il leur dit : « En paiement de ce que je cuis pour vous, gardez mon manteau. » Ils étaient donc gardiens rémunérés.
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