Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר, עֲשִׂירִי וַדַּאי אָמַר רַחֲמָנָא וְלֹא עֲשִׂירִי סָפֵק. הָכָא נָמֵי: עֲשִׂירִי וַדַּאי אָמַר רַחֲמָנָא וְלֹא עֲשִׂירִי סָפֵק.Mais alors, que peux-tu dire ? Le Miséricordieux a dit : un dixième certain, et non un dixième douteux (voir Lévitique 27, 32). Ici aussi, le Miséricordieux a dit : un dixième certain, et non un dixième douteux. On en déduit que, si le Cohen s'empare d'un premier-né douteux, on le lui retire.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: מַאי סְפֵיקוֹת? אִילֵּימָא סְפֵק בְּכוֹרוֹת, ״יִהְיֶה קֹדֶשׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא שֶׁכְּבָר קָדוֹשׁ.Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : Que sont ces cas douteux ? Si l'on dit : les premiers-nés douteux, le Miséricordieux a dit : « sera saint » (Lévitique 27, 32), et non ce qui est déjà saint ! Or une bête dont le statut de premier-né est douteux est déjà considérée comme sainte.
- אֶלָּא סְפֵק פִּדְיוֹן פֶּטֶר חֲמוֹר, וְכִדְרַב נַחְמָן. דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: יִשְׂרָאֵל שֶׁיֵּשׁ לוֹ עֲשָׂרָה סְפֵק פִּטְרֵי חֲמוֹר בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ – מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן עֲשָׂרָה שֵׂיִין, וּמְעַשְּׂרָן, וְהֵן שֶׁלּוֹ.Mais alors, il s'agit du rachat douteux d'un pétèr 'hamor (premier-né de l'ânesse), conformément à Rav Na'hman ; car Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Un Israélite qui a chez lui dix pétèr 'hamor douteux prélève pour eux dix agneaux, les dîme, et ils sont à lui.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ דְּמַסּוּתָא? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין: הֲוָה עוֹבָדָא בֵּי רַב חִסְדָּא וְרַב חִסְדָּא בֵּי רַב הוּנָא, וּפַשְׁטַהּ מֵהָא דְּאָמַר רַב נַחְמָן: כׇּל מָמוֹן שֶׁאֵין יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ בְּדַיָּינִין, הִקְדִּישׁוֹ – אֵינוֹ קָדוֹשׁ.La Guemara demande : Quelle est la conclusion au sujet du bain public ? Viens et entends (une preuve), car Rabbi 'Hiya bar Avin a dit : Il y a eu un cas à l'école de Rav 'Hisda, et Rav 'Hisda l'a porté à l'école de Rav Houna, qui l'a résolu à partir de ce qu'a dit Rav Na'hman : Tout bien que l'on ne peut pas recouvrer par les juges, si on l'a consacré, il n'est pas consacré.
- הָא יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ בְּדַיָּינִין, הִקְדִּישׁוֹ – קָדוֹשׁ, אַף עַל גַּב דְּלָא אַפְּקֵיהּ. וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גָּזַל וְלֹא נִתְיָיאֲשׁוּ הַבְּעָלִים – שְׁנֵיהֶם אֵינָם יְכוֹלִין לְהַקְדִּישׁוֹ. זֶה – לְפִי שֶׁאֵינָהּ שֶׁלּוֹ, וְזֶה – לְפִי שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתוֹ.La Guemara interroge : Mais alors, celui que l'on peut recouvrer par les juges, si on l'a consacré, il est consacré, bien qu'on ne l'ait pas recouvré ? Or Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : S'il a volé et que les propriétaires n'ont pas désespéré, tous deux ne peuvent pas le consacrer ; celui-ci parce qu'il n'est pas à lui, et celui-là parce qu'il n'est pas en sa possession !
- מִי סָבְרַתְּ בְּמַסּוּתָא מִטַּלְטְלִין עָסְקִינַן? בְּמַסּוּתָא מְקַרְקְעֵי עָסְקִינַן, דְּכִי יָכוֹל לְהוֹצִיאָה בְּדַיָּינִין, בִּרְשׁוּתֵיהּ קָיְימָא.La Guemara répond : Penses-tu que nous parlons d'un bain public mobile ? Nous parlons d'un bain public immobilier : lorsqu'on peut le recouvrer par les juges, il demeure en sa possession.
- תָּנֵי רַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: שְׁנַיִם אֲדוּקִים בְּטַלִּית – זֶה נוֹטֵל עַד מָקוֹם שֶׁיָּדוֹ מַגַּעַת, וְזֶה נוֹטֵל עַד מָקוֹם שֶׁיָּדוֹ מַגַּעַת, וְהַשְּׁאָר חוֹלְקִין בְּשָׁוֶה. מַחְוֵי לֵיהּ רַבִּי אֲבָהוּ: וּבִשְׁבוּעָה.§ Rav Ta'halifa, de l'Occident (la terre d'Israël), a enseigné devant Rabbi Abahou : Deux tiennent un vêtement : celui-ci prend jusqu'à l'endroit où sa main atteint, celui-là prend jusqu'à l'endroit où sa main atteint, et ils partagent le reste à parts égales. Rabbi Abahou lui a fait signe d'ajouter : et avec serment.
- אֶלָּא מַתְנִיתִין, דְּקָתָנֵי דְּפָלְגִי בַּהֲדָדֵי, וְלָא קָתָנֵי זֶה נוֹטֵל עַד מְקוֹם שֶׁיָּדוֹ מַגַּעַת, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: דִּתְפִיסִי בְּכַרְכְּשָׁתָא.La Guemara demande : Mais alors, la Michna, qui enseigne qu'ils partagent entre eux, et n'enseigne pas : celui-ci prend jusqu'à l'endroit où sa main atteint, comment en trouves-tu le cas ? Rav Pappa a dit : Lorsqu'ils le tiennent par les franges.
- אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא, שְׁמַע מִינַּהּ: הַאי סוּדָרָא, כֵּיוָן דְּתָפֵיס בֵּיהּ שָׁלֹשׁ עַל שָׁלֹשׁ, קָרֵינַן בֵּיהּ ״וְנָתַן לְרֵעֵהוּ״.Rav Mécharchiya a dit : Déduis-en que, pour ce mouchoir utilisé comme acte symbolique d'acquisition, dès lors qu'on en tient une portion de trois doigts sur trois, nous y lisons : « et il le donna à son prochain » (Ruth 4, 7).
- דִּכְמַאן דִּפְסִיק דְּמֵי, וְקָנֵי.Car c'est comme si cette portion était coupée, et il acquiert.
- וּמַאי שְׁנָא מִדְּרַב חִסְדָּא, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: גֵּט בְּיָדָהּ וּמְשִׁיחָה בְּיָדוֹ, אִם יָכוֹל לְנַתְּקוֹ וְלַהֲבִיאוֹ אֶצְלוֹ – אֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת, וְאִם לָאו – מְגוֹרֶשֶׁת!La Guemara demande : Et en quoi cela diffère-t-il de ce qu'a dit Rav 'Hisda ? Car Rav 'Hisda a dit : Le get (acte de divorce) est dans sa main à elle et le cordon est dans sa main à lui : s'il peut le retirer et l'amener à lui, elle n'est pas divorcée ; sinon, elle est divorcée !
- הָתָם כְּרִיתוּת בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא. הָכָא נְתִינָה בָּעֵינַן, וְהָא אִיכָּא.La Guemara répond : Là, nous exigeons une séparation complète, et il n'y en a pas ; ici, nous exigeons un don, et il y en a un.
- אָמַר רָבָא: אִם הָיְתָה טַלִּית מוּזְהֶבֶת – חוֹלְקִין. פְּשִׁיטָא? לָא צְרִיכָא, דְּקָאֵי דַּהֲבָא בֵּי מִצְעֵי.Rava a dit : Si le vêtement était brodé d'or, ils partagent. C'est évident ! Ce n'est nécessaire que lorsque l'or se trouve au milieu.
- הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא דְּמִיקְרַב לְגַבֵּי דְּחַד. מַהוּ דְּתֵימָא דַּאֲמַר לֵיהּ: פְּלוֹג הָכִי, קָא מַשְׁמַע לַן דַּאֲמַר לֵיהּ: מַאי חָזֵית דְּפָלְגַתְּ הָכִי? פְּלוֹג הָכִי.Cela aussi est évident ! Ce n'est nécessaire que lorsqu'il est plus proche de l'un. Tu aurais pu dire qu'il lui dit : Partage ainsi ; on nous enseigne donc qu'il lui dit : Qu'as-tu vu pour partager ainsi ? Partage ainsi, dans l'autre sens, de sorte que l'or soit réparti également.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁנַיִם אֲדוּקִין בִּשְׁטָר, מַלְוֶה אוֹמֵר: שֶׁלִּי הוּא, וְנָפַל מִמֶּנִּי וּמְצָאתִיו, וְלֹוֶה אָמַר: שֶׁלְּךָ הוּא, וּפְרַעְתִּיו לָךְ – יִתְקַיֵּים הַשְּׁטָר בְּחוֹתְמָיו, דִּבְרֵי רַבִּי.§ Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Deux tiennent une reconnaissance de dette. Le prêteur dit : Elle est à moi, elle m'est tombée et je l'ai trouvée ; et l'emprunteur dit : Elle est à toi, et je te l'ai remboursée. Que l'acte soit validé par ses signataires : telles sont les paroles de Rabbi (Yehouda HaNassi).
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: יַחְלוֹקוּ.Rabban Chimon ben Gamliel dit : Ils partagent.
- נָפַל לְיַד דַּיָּין – לֹא יוֹצִיאוֹ עוֹלָמִית. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הֲרֵי הוּא בְּחֶזְקָתוֹ.S'il est tombé dans la main d'un juge, il ne le sortira jamais. Rabbi Yossé dit : Il reste dans sa présomption.
- אָמַר מָר: יִתְקַיֵּים הַשְּׁטָר בְּחוֹתְמָיו. וְגָבֵי לֵיהּ מַלְוֶה כּוּלֵּיהּ. וְלֵית לֵיהּ מַתְנִיתִין? שְׁנַיִם אוֹחֲזִין כּוּ׳!La Guemara discute la baraïta : Le Maître a dit : Que l'acte soit validé par ses signataires. Le prêteur recouvre-t-il donc tout ? Et n'admet-il pas la Michna : « Deux tiennent », etc. ?!
- אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: בִּמְקוּיָּם – דִּבְרֵי הַכֹּל יַחְלוֹקוּ, כִּי פְּלִיגִי בְּשֶׁאֵינוֹ מְקוּיָּם.Rava a dit au nom de Rav Na'hman : Pour un acte validé, tous disent qu'ils partagent ; ils divergent pour un acte non validé.
- רַבִּי סָבַר: מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ – צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ. וְאִי מְקַיֵּים לֵיהּ פָּלֵיג, וְאִי לָא מְקַיֵּים לֵיהּ לָא פָּלֵיג.Rabbi pense : Celui qui reconnaît un acte qu'il a écrit doit le faire valider. Si le prêteur le fait valider, il partage ; et s'il ne le fait pas valider, il ne partage pas.
- מַאי טַעְמָא? חַסְפָּא בְּעָלְמָא הוּא, מַאן קָא מְשַׁוֵּי לֵיהּ לְהַאי שְׁטָרָא – לֹוֶה, הָא קָאָמַר דִּפְרִיעַ.Quelle en est la raison ? Ce n'est qu'un simple tesson. Qui en fait un acte ? L'emprunteur ; or il dit qu'il l'a remboursé !
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ אֵין צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ, וְאַף עַל גַּב דְּלָא מְקַיֵּים לֵיהּ – יַחְלוֹקוּ.Et Rabban Chimon ben Gamliel pense : Celui qui reconnaît un acte qu'il a écrit n'a pas besoin de le faire valider ; et même s'il ne le fait pas valider, ils partagent.
- נָפַל לְיַד דַּיָּין לֹא יוֹצִיאוֹ עוֹלָמִית,S'il est tombé dans la main d'un juge, il ne le sortira jamais :
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