Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ, אִם קַבְּלָן הוּא – נוֹתֵן לוֹ קַבְּלָנוּתוֹ.il lui donne son salaire ; s'il est un entrepreneur (payé à la tâche), il lui donne le prix de son forfait.
- מַנִּי? אִילֵּימָא רַבָּנַן, מַאי אִירְיָא שָׁמַע שֶׁמֵּת לוֹ מֵת אוֹ שֶׁאֲחָזַתּוּ חַמָּה דַּאֲנִיס, כִּי לָא אֲנִיס נָמֵי – הָא אֲמַרוּ רַבָּנַן יַד פּוֹעֵל עַל הָעֶלְיוֹנָה! אֶלָּא לָאו רַבִּי דּוֹסָא הִיא, וּשְׁמַע מִינַּהּ לָא שָׁאנֵי לֵיהּ לְרַבִּי דּוֹסָא בֵּין שְׂכִירוּת לְקַבְּלָנוּת.De qui cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) reflète-t-elle l'opinion ? Si l'on dit que c'est celle des Rabbanan, pourquoi spécifiquement le cas où l'ouvrier a appris qu'un de ses proches était mort, ou que la fièvre l'a saisi, où il est contraint ? Même quand il n'est pas contraint, il devrait en être de même, puisque les Rabbanan ont dit que l'ouvrier a le dessus ! Mais n'est-ce pas plutôt l'opinion de Rabbi Dossa, et déduis-en que Rabbi Dossa ne fait pas de différence entre le salariat et le forfait.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: בְּדָבָר הָאָבוּד, וְדִבְרֵי הַכֹּל.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : il s'agit ici d'un cas de perte (où l'interruption du travail cause un dommage à l'employeur), et ce sont les paroles de tous : l'ouvrier ne peut pas se rétracter, sauf s'il y est contraint.
- תְּנַן: כׇּל הַמְשַׁנֶּה יָדוֹ עַל הַתַּחְתּוֹנָה, וְכׇל הַחוֹזֵר בּוֹ יָדוֹ עַל הַתַּחְתּוֹנָה. בִּשְׁלָמָא כׇּל הַמְשַׁנֶּה יָדוֹ עַל הַתַּחְתּוֹנָה, דִּסְתַם לַן תַּנָּא כְּרַבִּי יְהוּדָה. אֶלָּא כׇּל הַחוֹזֵר בּוֹ יָדוֹ עַל הַתַּחְתּוֹנָה לְאֵתוֹיֵי מַאי? לָאו לְאֵתוֹיֵי פּוֹעֵל וּכְרַבִּי דּוֹסָא?Nous avons appris (dans la Michna) : quiconque modifie les termes convenus a le dessous, et quiconque se rétracte a le dessous. Certes, « quiconque modifie a le dessous » se comprend, car le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) nous a enseigné ici une Michna anonyme conforme à Rabbi Yehouda. Mais « quiconque se rétracte a le dessous », qu'est-ce que cela vient inclure ? N'est-ce pas pour inclure l'ouvrier, et conformément à Rabbi Dossa ?
- אֶלָּא רַבִּי דּוֹסָא תַּרְתֵּי קָאָמַר, וְרַב סָבַר לַהּ כְּווֹתֵיהּ בַּחֲדָא וּפָלֵיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא.Mais en réalité, Rabbi Dossa dit deux choses, et Rav partage son avis sur l'une et s'oppose à lui sur l'autre : Rav n'admet pas que l'ouvrier ait le dessous, mais il admet le mode de calcul du salaire.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: ״כָּל הַחוֹזֵר בּוֹ יָדוֹ עַל הַתַּחְתּוֹנָה״, לְכִדְתַנְיָא: כׇּל הַחוֹזֵר בּוֹ כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ בְּאֶלֶף זוּז, וְנָתַן לוֹ מָעוֹת מֵהֶן מָאתַיִם זוּז. בִּזְמַן שֶׁהַמּוֹכֵר חוֹזֵר בּוֹ – יַד לוֹקֵחַ עַל הָעֶלְיוֹנָה.Si tu veux, dis autre chose : « quiconque se rétracte a le dessous » ne vise pas l'ouvrier, mais ce qui a été enseigné (dans une baraïta) : « quiconque se rétracte », comment cela ? Celui qui a vendu un champ à son prochain pour mille zouz, et l'acheteur lui a remis sur cette somme deux cents zouz : lorsque le vendeur se rétracte, l'acheteur a le dessus.
- רָצָה – אוֹמֵר לוֹ: ״תֵּן לִי מְעוֹתַי״, אוֹ: ״תֵּן לִי קַרְקַע כְּנֶגֶד מְעוֹתַי״. מֵהֵיכָן מַגְבֵּיהוּ? מִן הָעִידִּית. וּבִזְמַן שֶׁלּוֹקֵחַ חוֹזֵר בּוֹ – יַד מוֹכֵר עַל הָעֶלְיוֹנָה, רָצָה אוֹמֵר לוֹ: ״הֵילָךְ מְעוֹתֶיךָ״, רָצָה אוֹמֵר ״הֵילָךְ קַרְקַע כְּנֶגֶד מְעוֹתֶיךָ״. מֵהֵיכָן מַגְבֵּיהוּ? מִן הַזִּיבּוּרִית.S'il le veut, il lui dit : « Donne-moi mon argent », ou : « Donne-moi de la terre à hauteur de mon argent. » D'où le fait-il se rembourser ? De la idit (la terre de première qualité). Et lorsque l'acheteur se rétracte, le vendeur a le dessus : s'il le veut, il lui dit : « Voici ton argent » ; s'il le veut, il dit : « Voici de la terre à hauteur de ton argent. » D'où le fait-il se rembourser ? De la zibourit (la terre de qualité inférieure).
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מְלַמְּדִין אוֹתָן שֶׁלֹּא יַחְזְרוּ. כֵּיצַד? כּוֹתֵב לוֹ: ״אֲנִי פְּלוֹנִי בֶּן פְּלוֹנִי מָכַרְתִּי שָׂדֶה פְּלוֹנִית לִפְלוֹנִי בְּאֶלֶף זוּז, וְנָתַן לִי מֵהֶם מָאתַיִם זוּז, וַהֲרֵינִי נוֹשֶׁה בּוֹ שְׁמוֹנֶה מֵאוֹת זוּז״, קָנָה וּמַחֲזִיר לוֹ אֶת הַשְּׁאָר, אֲפִילּוּ לְאַחַר כַּמָּה שָׁנִים.Rabban Chimon ben Gamliel dit : on leur enseigne dès le départ le moyen de ne pas pouvoir se rétracter. Comment ? Le vendeur lui écrit : « Moi, Untel fils d'Untel, j'ai vendu tel champ à Untel pour mille zouz, et il m'en a donné deux cents zouz, et je suis son créancier pour huit cents zouz. » Il a acquis tout le champ, et il lui rend le reste même après plusieurs années : ce solde est devenu un simple prêt.
- אָמַר מָר: מֵהֵיכָן מַגְבֵּיהוּ? מִן הָעִידִּית. קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ מֵעִידִּית דִּנְכָסָיו. וְלֹא יְהֵא אֶלָּא בַּעַל חוֹב! וּתְנַן: בַּעַל חוֹב דִּינוֹ בְּבֵינוֹנִית. וְעוֹד: הָא אַרְעָא דְּיָהֵיב זוּזֵי?Le Maître a dit : dans la baraïta : « D'où le fait-il se rembourser ? De la idit. » Tu pensais que cela signifie la idit de tous ses biens. Mais il ne serait pas plus qu'un créancier ! Or nous avons appris (dans la Michna, Guittin 48b) : le créancier a droit à la beinonit (la terre de qualité moyenne). De plus, il y a cette terre pour laquelle il a donné l'argent : pourquoi prendrait-il sur une autre ?
- אָמַר רַבִּי נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מֵעִידִּית שֶׁבָּהּ, וּמִזִּיבּוּרִית שֶׁבָּהּ.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : il s'agit de la idit qui est en elle et de la zibourit qui est en elle, c'est-à-dire de la meilleure ou de la moins bonne partie du champ vendu lui-même.
- רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא מֵעִידִּית דִּנְכָסָיו, סְתַם מַאן דְּזָבֵין אַרְעָא בְּאַלְפָּא זוּזֵי – אוֹזוֹלֵי מוֹזֵיל וּמְזַבֵּין נְכָסָיו, וְהָוֵה לֵיהּ כְּנִיזָּק. וּתְנַן: הַנִּיזָּקִין שָׁמִין לָהֶן בְּעִידִּית.Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : tu peux même dire qu'il s'agit de la idit de tous ses biens, car généralement, celui qui achète une terre pour mille zouz casse les prix et vend ses biens pour réunir la somme ; il est donc comme une victime de dommage. Or nous avons appris : pour les victimes de dommages, on évalue sur la idit.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מְלַמְּדִין אוֹתָן שֶׁלֹּא יַחְזְרוּ. כֵּיצַד? כּוֹתֵב לוֹ: ״אֲנִי פְּלוֹנִי בֶּן פְּלוֹנִי כּוּ׳״. טַעְמָא דִּכְתַב לֵיהּ הָכִי, הָא לָא כְּתַב הָכִי – לָא קָנֵי?Rabban Chimon ben Gamliel dit : on leur enseigne le moyen de ne pas pouvoir se rétracter. Comment ? Il lui écrit : « Moi, Untel fils d'Untel, etc. » La raison de l'acquisition est qu'il lui a écrit ainsi ; donc s'il n'a pas écrit ainsi, il n'acquiert pas ?
- וְהָתַנְיָא: הַנּוֹתֵן עֵרָבוֹן לַחֲבֵירוֹ וְאָמַר לוֹ ״אִם אֲנִי חוֹזֵר בִּי, עֶרְבוֹנִי מָחוּל לָךְ״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״אִם אֲנִי חוֹזֵר בִּי, אֶכְפּוֹל לָךְ עֶרְבוֹנְךָ״ – נִתְקַיְּימוּ הַתְּנָאִין, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי.Or il a été enseigné (dans une baraïta) : celui qui donne des arrhes à son prochain et lui dit : « Si je me rétracte, mes arrhes te sont abandonnées », et l'autre dit : « Si je me rétracte, je te rendrai le double de tes arrhes », les conditions sont valables, telles sont les paroles de Rabbi Yossé.
- רַבִּי יוֹסֵי לְטַעְמֵיהּ דְּאָמַר: אַסְמַכְתָּא קָנְיָא.Rabbi Yossé suit sa propre opinion, car il dit : l'asmakhta (engagement pris avec la conviction de ne jamais avoir à l'exécuter) fait acquérir.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: דַּיּוֹ שֶׁיִּקְנֶה כְּנֶגֶד עֶרְבוֹנוֹ. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בִּזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ ״עֶרְבוֹנִי יִקּוֹן״. אֲבָל מָכַר לוֹ שָׂדֶה בְּאֶלֶף זוּז וְנָתַן לוֹ מֵהֶם חֲמֵשׁ מֵאוֹת זוּז – קָנָה, וּמַחְזִיר לוֹ אֶת הַשְּׁאָר אֲפִילּוּ לְאַחַר כַּמָּה שָׁנִים!Rabbi Yehouda dit : il suffit qu'il acquière à hauteur de ses arrhes. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : en quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'il lui a dit : « Que mes arrhes fassent acquérir. » Mais s'il lui a vendu un champ pour mille zouz et qu'il lui en a donné cinq cents zouz, il a acquis, et il lui rend le reste même après plusieurs années ! On voit donc que, pour Rabban Chimon ben Gamliel, aucun écrit n'est nécessaire.
- לָא קַשְׁיָא: הָא דְּקָא עָיֵיל וְנָפֵיק אַזּוּזֵי, הָא דְּלָא קָא עָיֵיל וְנָפֵיק אַזּוּזֵי.Ce n'est pas difficile : ici, la première baraïta traite du cas où le vendeur entre et sort pour l'argent, montrant qu'il a un besoin pressant des fonds, et l'écrit est alors nécessaire ; là, la seconde baraïta traite du cas où il n'entre pas et ne sort pas pour l'argent.
- דְּאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּזַבֵּין מִידֵּי לְחַבְרֵיהּ וְקָא עָיֵיל וְנָפֵיק אַזּוּזֵי – לָא קָנֵי. לָא קָא עָיֵיל וְנָפֵיק אַזּוּזֵי – קָנֵי.Car Rava a dit : celui qui vend quelque chose à son prochain et entre et sort pour l'argent, l'acheteur n'a pas acquis, car le vendeur ne vendait que pour obtenir cet argent ; s'il n'entre pas et ne sort pas pour l'argent, il a acquis, et le solde est considéré comme un prêt.
- וְאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּאוֹזְפֵיהּ מְאָה זוּזֵי לְחַבְרֵיהּ וּפַרְעֵיהּ זוּזָא זוּזָא – פֵּרָעוֹן הָוֵי, אֶלָּא דְּאִית לֵיהּ תַּרְעוֹמֶת גַּבֵּיהּ. דְּאָמַר לֵיהּ: אַפְסַדְתִּינְהוּ מִינַּאי.Et Rava a dit : celui qui a prêté cent zouz à son prochain et que l'emprunteur a remboursé zouz par zouz, c'est un remboursement valable, sauf que le prêteur a un grief contre lui, car il lui dit : « Tu me les as gaspillés » : une somme reçue par petites fractions se dépense sans profit.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּזַבֵּין לֵיהּ חֲמָרָא לְחַבְרֵיהּ וּפָשׁ לֵיהּ חַד זוּזָא, וְקָא עָיֵיל וְנָפֵיק אַזּוּזָא. יָתֵיב רַב אָשֵׁי וְקָא מְעַיֵּין בַּהּ: כִּי הַאי גַוְונָא מַאי: קָנֵי אוֹ לָא קָנֵי? אֲמַר לֵיהּ רַב מָרְדֳּכַי לְרַב אָשֵׁי: הָכִי אָמַר אֲבִימִי מֵהַגְרוֹנְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: זוּזָא כְּזוּזֵי דָּמֵי, וְלָא קָנֵי.Un certain homme vendit son âne à son prochain, et il lui resta un zouz à percevoir, et il entrait et sortait pour ce zouz. Rav Achi siégeait et examinait la question : dans un cas comme celui-ci, qu'en est-il ? Acquiert-il ou n'acquiert-il pas ? Rav Mordekhaï dit à Rav Achi : voici ce qu'a dit Avimi de Hagronya au nom de Rava : un zouz est comme plusieurs zouz, et il n'acquiert pas.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְרַב אָשֵׁי: וְהָא אָמְרִינַן מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא קָנֵי! אֲמַר לֵיהּ: תִּתַּרְגַּם שְׁמַעְתָּיךָ בְּמוֹכֵר שָׂדֵהוּRav A'ha, fils de Rav Yossef, dit à Rav Achi : mais nous disons au nom de Rava que dans ce cas il acquiert ! Il lui dit : pour résoudre la contradiction, interprète ta tradition comme concernant celui qui vend son champ
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