Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פְּסֵידָא דְפוֹעֲלִים, לָא סַיְּירַהּ לְאַרְעֵיהּ מֵאוּרְתָּא – פְּסֵידָא דְּבַעַל הַבַּיִת וְיָהֵיב לְהוּ כְּפוֹעֵל בָּטֵל.c'est la perte des ouvriers, conséquence de leur mauvaise fortune. S'il n'a pas inspecté sa terre la veille au soir, c'est la perte de l'employeur, et il leur donne comme à un ouvrier oisif.
- וְאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּאוֹגַיר אֲגִירֵי לְדַוְולָא, וַאֲתָא מִטְרָא – פְּסֵידָא דְפוֹעֲלִים. אֲתָא נַהֲרָא – פְּסֵידָא דְּבַעַל הַבַּיִת, וְיָהֵיב לְהוּ כְּפוֹעֵל בָּטֵל.Et Rava a dit : Celui qui engage des ouvriers pour puiser de l'eau afin d'irriguer son champ, et que la pluie est venue et l'a arrosé : c'est la perte des ouvriers. Si le fleuve est venu et a inondé le champ, c'est la perte de l'employeur, et il leur donne comme à un ouvrier oisif.
- וְאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּאוֹגַיר אֲגִירֵי לְדַוְולָא, וּפְסַק נַהֲרָא בְּפַלְגָא דְיוֹמָא, אִי לָא עֲבִיד דְּפָסֵיק – פְּסֵידָא דְפוֹעֲלִים. עֲבִיד דְּפָסֵיק – אִי בְּנֵי מָתָא, פְּסֵידָא דְפוֹעֲלִים. לָאו בְּנֵי מָתָא – פְּסֵידָא דְּבַעַל הַבַּיִת.Et Rava a dit : Celui qui engage des ouvriers pour puiser de l'eau, et que le fleuve s'est tari au milieu de la journée : s'il n'a pas coutume de se tarir, c'est la perte des ouvriers. S'il a coutume de se tarir : si ce sont des habitants de la ville, qui le savent, c'est la perte des ouvriers ; si ce ne sont pas des habitants de la ville, c'est la perte de l'employeur.
- וְאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דַּאֲגַר אֲגִירֵי לַעֲבִידְתָּא, וּשְׁלִים עֲבִידְתָּא בְּפַלְגָא דְיוֹמָא, אִי אִית לֵיהּ עֲבִידְתָּא דְּנִיחָא מִינַּהּ – יָהֵיב לְהוּ, אִי נָמֵי דִּכְוָתַהּ – מְפַקֵּד לְהוּ, (דקשה) [דְּקַשְׁיָא] מִינַּהּ – לָא מְפַקֵּד לְהוּ, וְנוֹתֵן לָהֶם שְׂכָרָן מִשָּׁלֵם.Et Rava a dit : Celui qui engage des ouvriers pour un travail, et que le travail est achevé au milieu de la journée : s'il a un travail plus facile que celui-là, il le leur donne ; ou encore, s'il a un travail semblable, il le leur commande ; s'il a un travail plus difficile que celui-là, il ne le leur commande pas, et il leur donne leur salaire intégralement.
- אַמַּאי? וְלִיתֵּיב לְהוּ כְּפוֹעֵל בָּטֵל! כִּי קָאָמַר רָבָא, בְּאַכְלוֹשֵׁי דְמָחוֹזָא, דְּאִי לָא עָבְדִי – חָלְשִׁי.Pourquoi ? Qu'il leur donne plutôt, pour le reste de la journée, comme à un ouvrier oisif ! Quand Rava a dit cela, c'était au sujet des akhlouchei de Me'hoza (les porteurs de cette ville), qui, s'ils ne travaillent pas, s'affaiblissent.
- אָמַר מָר: שָׁמִין לָהֶם אֶת מַה שֶּׁעָשׂוּ, כֵּיצַד? הָיָה יָפֶה שִׁשָּׁה דִּינָרִים – נוֹתֵן לָהֶם סֶלַע. קָא סָבְרִי רַבָּנַן: יַד פּוֹעֵל עַל הָעֶלְיוֹנָה.Le Maître a dit dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On évalue pour eux ce qu'ils ont fait. Comment cela ? Si cela valait six dinars, soit un séla et demi, il leur donne un séla, comme convenu. Les Rabbanan estiment : La main de l'ouvrier est au-dessus (il est en position favorable).
- אוֹ יִגְמְרוּ מְלַאכְתָּן וְיִטְּלוּ שְׁנֵי סְלָעִים. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא: דְּאִיַּיקַּר עֲבִידְתָּא וְאִימְּרוּ פּוֹעֲלִים וַאֲזַל בַּעַל הַבַּיִת וּפַיְּיסִינְהוּ. מַהוּ דְּתֵימָא, מָצוּ אָמְרִי לֵיהּ: כִּי מְפַיְּיסִינַן – אַדַּעְתָּא דְּטָפֵית לַן אַאַגְרָא, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאָמַר לְהוּ: אַדַּעְתָּא דְּטָרַחְנָא לְכוּ בַּאֲכִילָה וּשְׁתִיָּה.Ou bien ils achèvent leur travail et prennent deux séla'im. C'est évident ! Non, c'est nécessaire lorsque le prix du travail a augmenté, que les ouvriers se sont rebiffés, et que l'employeur est allé les apaiser. Tu aurais pu dire qu'ils peuvent lui dire : « Si nous nous sommes laissé apaiser, c'est dans l'idée que tu nous augmenterais le salaire. » Elle nous enseigne donc qu'il peut leur dire : « C'était dans l'idée que je me donnerais de la peine pour vous en nourriture et en boisson. »
- סֶלַע נוֹתֵן לָהֶם סֶלַע. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא – דְּזַל עֲבִידְתָּא מֵעִיקָּרָא, וְאַגְרִינְהוּ בִּטְפֵי זוּזָא, וּלְסוֹף אִיַּיקַּר עֲבִידְתָּא וְקָם בִּטְפֵי זוּזָא.« Un séla : il leur donne un séla. » C'est évident ! Non, c'est nécessaire lorsque le travail était bon marché au départ, qu'il les a engagés pour un zouz de plus, et qu'à la fin le prix du travail a augmenté et s'est établi à ce zouz de plus.
- מַהוּ דְּתֵימָא אָמְרִי לֵיהּ: טְפֵי זוּזָא אֲמַרְתְּ לַן – טְפֵי זוּזָא הַב לַן, קָא מַשְׁמַע לַן דַּאֲמַר לְהוּ, כִּי אֲמַרִי לְכוּ טְפֵי זוּזָא: דְּלָא הֲוָה קִים לְכוּ, הַשְׁתָּא קִים לְכוּ.Tu aurais pu dire qu'ils lui diront : « Tu nous as dit un zouz de plus : donne-nous un zouz de plus. » Elle nous enseigne donc qu'il leur dit : « Si je vous ai dit un zouz de plus, c'est qu'il ne vous était pas assuré de recevoir ce prix ; maintenant, il vous est assuré. »
- רַבִּי דּוֹסָא אוֹמֵר: שָׁמִין לָהֶן אֶת מַה שֶּׁעָתִיד לְהֵיעָשׂוֹת, הָיָה יָפֶה שִׁשָּׁה דִּינָרִים נוֹתֵן לָהֶם שֶׁקֶל. קָסָבַר יַד פּוֹעֵל עַל הַתַּחְתּוֹנָה.Rabbi Dossa dit : On évalue pour eux ce qui reste à faire. Si cela valait six dinars, il leur donne un chékel (un demi-séla). Il estime : La main de l'ouvrier est en dessous.
- אוֹ יִגְמְרוּ מְלַאכְתָּן וְיִטְּלוּ שְׁנֵי סְלָעִים. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא דְּזַל עֲבִידְתָּא וְאִימַּר בַּעַל הַבַּיִת, וַאֲזוּל פּוֹעֲלִים וּפַיְּיסוּהּ. מַהוּ דְּתֵימָא, מָצֵי אֲמַר לְהוּ: אַדַּעְתָּא דְּבָצְרִיתוּ לִי מֵאַגְרַיי. קָא מַשְׁמַע לַן דְּאָמְרִי לֵיהּ: אַדַּעְתָּא דְּעָבְדִינַן לָךְ עֲבִידְתָּא שַׁפִּירְתָּא.Ou bien ils achèvent leur travail et prennent deux séla'im. C'est évident ! Non, c'est nécessaire lorsque le prix du travail a baissé, que l'employeur s'est rebiffé, et que les ouvriers sont allés l'apaiser. Tu aurais pu dire qu'il peut leur dire : « C'était dans l'idée que vous réduiriez votre salaire pour moi. » Elle nous enseigne donc qu'ils lui disent : « C'était dans l'idée que nous te ferions un beau travail. »
- סֶלַע נוֹתֵן לָהֶם סֶלַע. פְּשִׁיטָא! אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן: לָא צְרִיכָא דְּאוֹזִילוּ אִינְהוּ גַּבֵּיהּ זוּזָא מֵעִיקָּרָא, וּלְסוֹף זַל עֲבִידְתָּא.« Un séla : il leur donne un séla. » C'est évident ! Rav Houna, fils de Rav Natan, a dit : Non, c'est nécessaire lorsqu'ils lui ont réduit le prix d'un zouz au départ, et qu'à la fin le prix du travail a baissé.
- מַהוּ דְּתֵימָא: בְּצִיר זוּזָא אַמְרִיתוּ לִי – בְּצִיר זוּזָא יָהֵיבְנָא לְכוּ, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאָמְרִי לֵיהּ: כִּי אֲמַרְנָא לָךְ בִּבְצִיר זוּזָא – דְּלָא הֲוָה קִים לָךְ, הַשְׁתָּא קִים לָךְ.Tu aurais pu dire qu'il leur dira : « Vous m'avez dit un zouz de moins, je vous donne un zouz de moins. » Elle nous enseigne donc qu'ils lui disent : « Si nous t'avons dit un zouz de moins, c'est qu'il ne t'était pas assuré de payer ce prix ; maintenant, il t'est assuré. »
- אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי דּוֹסָא. וּמִי אָמַר רַב הָכִי? וְהָאָמַר רַב: פּוֹעֵל יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ אֲפִילּוּ בַּחֲצִי הַיּוֹם! וְכִי תֵּימָא שָׁאנֵי לֵיהּ לְרַבִּי דּוֹסָא בֵּין שְׂכִירוּת לְקַבְּלָנוּת, וּמִי שָׁאנֵי לֵיהּ? וְהָתַנְיָא: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל, וְלַחֲצִי הַיּוֹם שָׁמַע שֶׁמֵּת לוֹ מֵת, אוֹ שֶׁאֲחָזַתּוּ חַמָּה, אִם שָׂכִיר הוּא –Rav a dit : La halakha est conforme à Rabbi Dossa. Mais Rav a-t-il vraiment dit cela ? Rav n'a-t-il pas dit : L'ouvrier peut se rétracter même au milieu de la journée ! Et si tu dis que Rabbi Dossa distingue entre le louage à la journée et le forfait, les distingue-t-il vraiment ? Il a pourtant été enseigné dans une baraïta : Celui qui engage l'ouvrier, et au milieu de la journée celui-ci a appris qu'un proche est mort, ou la fièvre l'a saisi : s'il est engagé à la journée,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.