Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַלְוֵינִי כּוֹר חִטִּין וְקוֹצֵץ לוֹ דָּמִים, הוּזְלוּ – נוֹתֵן לוֹ חִטִּים, הוּקְרוּ – נוֹתֵן דְּמֵיהֶם.« Prête-moi un kor (grande mesure de capacité) de blé », et le prêteur lui fixe un prix selon le cours du jour. S'il a baissé, il lui donne du blé ; s'il a renchéri, il lui donne sa valeur fixée au moment du prêt.
- וַהֲלֹא קָצַץ! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָכִי קָאָמַר. אִם לֹא קָצַץ – הוּזְלוּ – נוֹטֵל חִטָּיו. הוּקְרוּ – נוֹתֵן דְּמֵיהֶם.Mais il a fixé un prix ! Il devrait donc payer ce prix même si le blé a baissé. Rav Chéchèt a dit : Voici ce qu'il veut dire : S'il n'a pas fixé de prix, et qu'il a baissé, il prend son blé ; s'il a renchéri, il lui donne sa valeur, celle du jour du prêt, afin d'éviter l'intérêt.
- מַתְנִי׳ לֹא יֹאמַר אָדָם לַחֲבֵירוֹ: הַלְוֵינִי כּוֹר חִטִּין וַאֲנִי אֶתֵּן לָךְ לַגּוֹרֶן. אֲבָל אוֹמֵר לוֹ: הַלְוֵינִי עַד שֶׁיָּבֹא בְּנִי אוֹ עַד שֶׁאֶמְצָא מַפְתֵּחַ. וְהִלֵּל אוֹסֵר. וְכֵן הָיָה הִלֵּל אוֹמֵר: לֹא תַּלְוֶה אִשָּׁה כִּכָּר לַחֲבֶרְתָּהּ עַד שֶׁתַּעֲשֶׂיהָ דָּמִים, שֶׁמָּא יוּקְרוּ חִטִּין, וְנִמְצְאוּ בָּאוֹת לִידֵי רִבִּית.MICHNA : Un homme ne dira pas à son prochain : Prête-moi un kor (grande mesure de capacité) de blé et je te le rendrai à l'aire de battage, car le blé pourrait renchérir, et il aurait payé un intérêt. Mais il lui dit : Prête-moi jusqu'à ce que vienne mon fils, ou jusqu'à ce que je trouve la clé, car, sur une si courte durée, le prix ne changera pas. Et Hillel l'interdit. Et ainsi Hillel disait : Une femme ne prêtera pas un pain à sa compagne sans en fixer la valeur, de peur que le blé ne renchérisse et qu'elles ne soient amenées à l'intérêt.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא: יֵשׁ לוֹ סְאָה – לֹוֶה סְאָה. סָאתַיִם – לֹוֶה סָאתַיִם. רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: אֲפִילּוּ יֵשׁ לוֹ סְאָה – לֹוֶה עָלֶיהָ כַּמָּה כּוֹרִין.GUEMARA : Rav Houna a dit : S'il a une séa (mesure de capacité) dans sa maison, il emprunte une séa ; s'il a deux séa, il emprunte deux séa. Rabbi Yits'hak dit : Même s'il n'a qu'une séa, il emprunte sur elle plusieurs kor.
- תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא לְסַיּוֹעֵיהּ לְרַבִּי יִצְחָק: טִיפַּת יַיִן אֵין לוֹ, טִיפַּת שֶׁמֶן אֵין לוֹ. הָא יֵשׁ לוֹ – לֹוֶה עָלֶיהָ כַּמָּה טִיפִּין.Rabbi 'Hiya enseigne dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), pour soutenir Rabbi Yits'hak : S'il n'a pas une goutte de vin, s'il n'a pas une goutte d'huile, il n'emprunte pas. Mais s'il en a, il emprunte sur elle plusieurs gouttes.
- וְהִלֵּל אוֹסֵר. אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הִלֵּל. וְלֵית הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ.« Et Hillel l'interdit. » Rav Na'hman a dit que Chmouel a dit : La halakha (loi) est conforme à l'opinion de Hillel. Pourtant, la halakha n'est pas conforme à lui.
- וְכֵן הָיָה הִלֵּל אוֹמֵר: לֹא תַּלְוֶה אִשָּׁה [וְכוּ׳]. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: זוֹ דִּבְרֵי הִלֵּל, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹוִים סְתָם וּפוֹרְעִים סְתָם.« Et ainsi Hillel disait : Une femme ne prêtera pas, etc. » Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Ce sont les paroles de Hillel, mais les Sages disent : On emprunte sans précision et on rembourse sans précision.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּנֵי חֲבוּרָה הַמַּקְפִּידִין זֶה עַל זֶה, עוֹבְרִין מִשּׁוּם מִדָּה וּמִשּׁוּם מִשְׁקָל וּמִשּׁוּם מִנְיָן, וּמִשּׁוּם לֹוִין וּפוֹרְעִין בְּיוֹם טוֹב, וּכְדִבְרֵי הִלֵּל אַף מִשּׁוּם רִבִּית.Et Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Les membres d'une compagnie qui sont pointilleux les uns envers les autres et mangent ensemble transgressent à Chabbat et à Yom Tov (jour de fête) au titre de la mesure, au titre du poids, au titre du compte, et au titre de « on emprunte et on rembourse à Yom Tov » ; et selon l'opinion de Hillel, également au titre de l'intérêt.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מוּתָּרִים לִלְווֹת זֶה מִזֶּה בְּרִבִּית. מַאי טַעְמָא – מִידָּע יָדְעִי דְּרִבִּית אֲסוּרָה, וּמַתָּנָה הוּא דְּיָהֲבִי אַהֲדָדֵי. אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לַאֲבוּהּ בַּר אִיהִי: הַלְוֵינִי מֵאָה פִּלְפְּלִין בְּמֵאָה וְעֶשְׂרִין פִּלְפְּלִין, וַאֲרִיךְ.Et Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Les érudits ont la permission d'emprunter l'un à l'autre avec intérêt. Quelle en est la raison ? Ils savent bien que l'intérêt est interdit, et c'est un don qu'ils se font l'un à l'autre. Chmouel a dit à Avouh bar Ihi : Prête-moi cent poivres contre cent vingt poivres, et c'est convenable, car les vingt de plus sont un cadeau.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מוּתָּר לוֹ לָאָדָם לְהַלְווֹת בָּנָיו וּבְנֵי בֵיתוֹ בְּרִבִּית, כְּדֵי לְהַטְעִימָן טַעַם רִבִּית. וְלָאו מִילְּתָא הִיא, מִשּׁוּם דְּאָתֵי לְמִיסְרַךְ.Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Il est permis à un homme de prêter à ses fils et aux gens de sa maison avec intérêt, afin de leur faire goûter le goût de l'intérêt et de les en dégoûter. Mais ce n'est pas une chose à faire, car ils risquent de s'y accoutumer.
- מַתְנִי׳ אוֹמֵר אָדָם לַחֲבֵירוֹ: נַכֵּשׁ עִמִּי וַאֲנַכֵּשׁ עִמָּךְ, עֲדוֹר עִמִּי וְאֶעֱדוֹר עִמָּךְ. וְלֹא יֹאמַר לוֹ: נַכֵּשׁ עִמִּי וְאֶעֱדוֹר עִמָּךְ, עֲדוֹר עִמִּי וַאֲנַכֵּשׁ עִמָּךְ.MICHNA : Un homme dit à son prochain : Désherbe avec moi et je désherberai avec toi ; bêche avec moi et je bêcherai avec toi. Mais il ne lui dira pas : Désherbe avec moi et je bêcherai avec toi ; bêche avec moi et je désherberai avec toi, car l'un de ces travaux peut être plus pénible que l'autre, ce qui constituerait de l'intérêt.
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