Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יְמוֹת הַגְּשָׁמִים – אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Les jours de pluie, voilà la différence entre eux : selon le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), on fixe le prix même à la saison des pluies ; selon les Sages, non, car le fumier n'est alors pas disponible.
- וּפוֹסֵק עִמּוֹ כְּשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ.La Michna enseigne : Et il fixe un prix avec lui au cours le plus haut, c'est-à-dire qu'il stipule que, si le cours baisse et que l'on donne plus de marchandise pour le même prix, il recevra la quantité la plus élevée.
- הָהוּא גַּבְרָא דִּיהַיב זוּזֵי לִנְדוּנְיָא דְּבֵי חֲמוּהּ, לְסוֹף זַל נְדוּנְיָא. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא. אֲמַר לֵיהּ: אִי פְּסַקְתְּ (עִמּוֹ) כְּשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ – שְׁקֹל כִּהַשְׁתָּא. וְאִי לָא – שְׁקֹל כִּי מֵעִיקָּרָא.Un certain homme a donné de l'argent pour le trousseau de sa fiancée, de la maison de son beau-père, dont il était le mandataire, afin que les bijoux soient prêts pour le mariage. À la fin, le trousseau a baissé de prix, et il voulut se rétracter. Ils sont venus devant Rav Pappa. Il lui a dit : Si tu as fixé (avec lui) au cours le plus haut, prends au prix d'aujourd'hui. Sinon, prends au prix du début.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב פָּפָּא: וְאִי לָא פְּסַק – שָׁקֵיל כְּמֵעִיקָּרָא? מָעוֹת נִינְהוּ, וּמָעוֹת לָא קָנוּ! אֲמַר לְהוּ: אֲנָא נָמֵי לְקַבּוֹלֵי עֲלֵיהּ ״מִי שֶׁפָּרַע״ קָא אָמֵינָא. אִי פְּסַק כְּשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ, מוֹכֵר קָא הָדַר בֵּיהּ, מְקַבֵּל עֲלֵיהּ מוֹכֵר ״מִי שֶׁפָּרַע״. אִי לָא פְּסַק – לוֹקֵחַ קָא הָדַר בֵּיהּ, מְקַבֵּל עֲלֵיהּ לוֹקֵחַ ״מִי שֶׁפָּרַע״.Les Sages ont dit à Rav Pappa : Et s'il n'a pas fixé ainsi, il prend au prix du début ? C'est de l'argent, et l'argent n'acquiert pas ! Il leur a dit : Moi aussi, c'est pour lui faire accepter sur lui « Celui qui a exigé paiement » (la malédiction : Celui qui a exigé paiement de la génération du Déluge… exigera paiement de quiconque ne tient pas sa parole) que je parle. S'il a fixé au cours le plus haut, c'est le vendeur qui se rétracte, et le vendeur accepte sur lui « Celui qui a exigé paiement ». S'il n'a pas fixé ainsi, c'est l'acheteur qui se rétracte, et l'acheteur accepte sur lui « Celui qui a exigé paiement ».
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב פָּפָּא: וּמִמַּאי דְּרַבָּנַן הִיא דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמְרִי מָעוֹת לָא קָנוּ, וַאֲפִילּוּ הָכִי: אִי פְּסַק כְּשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ – שָׁקֵיל כִּדְהַשְׁתָּא, אִי לָא פְּסַק – שָׁקֵיל כִּדְמֵעִיקָּרָא,Ravina a dit à Rav Pappa : Et d'où sais-tu que la Michna est l'opinion des Sages qui s'opposent à Rabbi Chimon et disent que l'argent n'acquiert pas, et que malgré cela : s'il a fixé au cours le plus haut, il prend au prix d'aujourd'hui, et s'il n'a pas fixé ainsi, il prend au prix du début ?
- דִּלְמָא רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר מָעוֹת קוֹנוֹת: וְכִי פְּסַק כְּשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ – שָׁקֵיל כִּי הַשְׁתָּא, אִי לָא פְּסַק – שָׁקֵיל כְּמֵעִיקָּרָא, מִשּׁוּם דְּקָנֵי לְהוּ זוּזֵי. אֲבָל לְרַבָּנַן, בֵּין פְּסַק בֵּין לָא פְּסַק – שָׁקֵיל כִּי הַשְׁתָּא, דְּדַעְתֵּיהּ דְּאִינִישׁ אַתַּרְעָא זִילָא!Peut-être est-ce l'opinion de Rabbi Chimon, qui dit que l'argent acquiert : si l'on a fixé au cours le plus haut, il prend au prix d'aujourd'hui, et s'il n'a pas fixé ainsi, il prend au prix du début, parce que l'argent lui a acquis la marchandise. Mais selon les Sages, qu'il ait fixé ou non, il prend au prix d'aujourd'hui, car l'intention de l'homme porte sur le cours bas !
- אֲמַר לֵיהּ: אֵימוֹר דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּחַד תַּרְעָא, בִּתְרֵי תַּרְעֵי מִי אָמַר? דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, ״מִי שֶׁפָּרַע״ בְּלוֹקֵחַ – לְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ!Rav Pappa lui a dit : Tu peux dire que Rabbi Chimon a parlé lorsqu'il y a un seul cours ; a-t-il parlé quand il y a deux cours ? Car si tu ne le dis pas ainsi, « Celui qui a exigé paiement » à l'égard de l'acheteur, Rabbi Chimon ne l'admettrait pas du tout !
- וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי, וְהָתַנְיָא: מִכׇּל מָקוֹם כָּךְ הֲלָכָה, אֲבָל אָמְרוּ חֲכָמִים ״מִי שֶׁפָּרַע״ כּוּ׳.Et si tu dis : En effet, il ne l'admet pas : mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), selon Rabbi Chimon : « De toute façon, telle est la halakha (loi), mais les Sages ont dit : “Celui qui a exigé paiement”, etc. »
- מַאי מִכׇּל מָקוֹם? לָאו דְּלָא שְׁנָא לוֹקֵחַ וְלָא שְׁנָא מוֹכֵר מְקַבֵּל עֲלֵיהּ ״מִי שֶׁפָּרַע״? אֶלָּא כִּי קָאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: בְּחַד תַּרְעָא, בִּתְרֵי תַּרְעֵי לָא אָמַר.Que signifie « de toute façon » ? N'est-ce pas qu'il n'y a pas de différence entre l'acheteur et le vendeur : il accepte sur lui « Celui qui a exigé paiement » ? Il faut donc dire que Rabbi Chimon parle lorsqu'il y a un seul cours ; pour deux cours, il n'a pas parlé.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: וְתִיפּוֹק לֵיהּ דְּשָׁלִיחַ שַׁוְּיֵיהּ מֵעִיקָּרָא! אֲמַר לֵיהּ: בְּתַגָּרָא דְּזָבֵין וּמְזַבֵּין.Rav A'ha, fils de Rava, a dit à Rav Achi : Et qu'on le déduise de ce qu'il l'avait désigné comme mandataire dès le début ! Le beau-père peut dire : Je t'ai envoyé pour mon bien et non pour mon détriment. Il lui a dit : il s'agit d'un marchand qui achète et vend, et non d'un mandataire.
- מַתְנִי׳ מַלְוֶה אָדָם אֶת אֲרִיסָיו חִטִּין בְּחִטִּין לְזֶרַע, אֲבָל לֹא לֶאֱכוֹל. שֶׁהָיָה רַבָּן גַּמְלִיאֵל מַלְוֶה אֶת אֲרִיסָיו חִטִּין בְּחִטִּין לְזֶרַע, בְּיוֹקֶר וְהוּזְלוּ, אוֹ בְּזוֹל וְהוּקְרוּ – נוֹטֵל מֵהֶן כְּשַׁעַר הַזּוֹל. וְלֹא מִפְּנֵי שֶׁהֲלָכָה כֵּן, אֶלָּא שֶׁרָצָה לְהַחְמִיר עַל עַצְמוֹ.MICHNA : Un homme prête à ses métayers du blé contre du blé pour la semence, mais non pour manger, car le prix pourrait monter. Car Rabban Gamliel prêtait à ses métayers du blé contre du blé pour la semence ; s'il avait prêté quand c'était cher et que le prix avait baissé, ou quand c'était bon marché et que le prix avait monté, il reprenait d'eux au cours le plus bas. Et ce n'était pas parce que telle est la halakha (loi), mais parce qu'il voulait être strict envers lui-même.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מַלְוֶה אָדָם אֶת אֲרִיסָיו חִטִּים בְּחִטִּים לְזֶרַע. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁלֹּא יָרַד, אֲבָל יָרַד אָסוּר. מַאי שְׁנָא תַּנָּא דִּידַן דְּלָא קָא מְפַלֵּיג בֵּין יָרַד וּבֵין לֹא יָרַד, וּמַאי שְׁנָא תַּנָּא בָּרָא דְּקָא מְפַלֵּיג בֵּין יָרַד וּבֵין לֹא יָרַד?GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un homme prête à ses métayers du blé contre du blé pour la semence. De quoi parle-t-on ? De celui qui n'est pas encore descendu dans le champ ; mais s'il y est descendu, c'est interdit. En quoi diffère notre Tanna, qui ne distingue pas entre celui qui est descendu et celui qui n'est pas descendu, et en quoi diffère le Tanna extérieur, qui distingue entre celui qui est descendu et celui qui n'est pas descendu ?
- אָמַר רָבָא, רַבִּי אִידִי אַסְבְּרַהּ נִיהֲלִי: בְּאַתְרָא דְּתַנָּא דִּידַן, אֲרִיסָא יָהֵיב בִּיזְרָא, בֵּין יָרַד וּבֵין לֹא יָרַד – כַּמָּה דְּלָא יָהֵיב בִּיזְרָא מָצֵי מְסַלֵּיק לֵיהּ, וְכִי קָא נָחֵית – לִבְצִיר מֵהָכִי קָא נָחֵית.Rava a dit : Rabbi Idi me l'a expliqué : Dans le lieu de notre Tanna, le métayer fournit la semence ; qu'il soit descendu ou non, tant qu'il n'a pas fourni la semence, le propriétaire peut l'évincer. Et quand il descend, c'est pour moins que cela qu'il descend, acceptant de déduire la semence de sa part.
- בְּאַתְרָא דְּתַנָּא בָּרָא, מָרֵי אַרְעָא יָהֵיב בִּיזְרָא, אִי לֹא יָרַד דְּמָצֵי מְסַלֵּיק לֵיהּ, כִּי קָא נָחֵית – לִבְצִיר מֵהָכִי קָא נָחֵית, אִי יָרַד דְּלָא מָצֵי מְסַלֵּיק לֵיהּ – אָסוּר.Dans le lieu du Tanna extérieur, c'est le propriétaire de la terre qui fournit la semence. S'il n'est pas descendu, comme il peut l'évincer, lorsqu'il descend, c'est pour moins que cela qu'il descend. S'il est descendu, comme il ne peut plus l'évincer, c'est interdit, car cette semence est alors un véritable prêt.
- תָּנוּ רַבָּנַן, אוֹמֵר אָדָם לַחֲבֵירוֹ:Nos Maîtres ont enseigné : Un homme dit à son prochain :
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