Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ – אֵינוֹ צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ, וְגוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים.Celui qui reconnaît un acte qu'il a écrit, il n'est pas nécessaire de le valider au tribunal, et le créancier recouvre sur les biens hypothéqués. Ici aussi, le vendeur reconnaît avoir reçu l'argent.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מִי דָּמֵי? הָתָם נִיתַּן לְהִכָּתֵב. הָכָא לֹא נִיתַּן לְהִכָּתֵב.Rava lui a dit : est-ce comparable ? Là-bas, il a été autorisé à être écrit, car l'acte atteste des faits véridiques. Ici, il n'a pas été autorisé à être écrit, car toute la vente n'était pas authentique, le vendeur l'ayant faite contre son gré.
- יָתֵיב מָרִימָר וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר: אֶלָּא הָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִגְבֶּה מִזְּמַן רִאשׁוֹן, נֵימָא: לֹא נִיתַּן לִיכָּתֵב! אֲמַר לֵיהּ הָכִי הַשְׁתָּא. הָתָם נְהִי דְּלֹא נִיתַּן לִיכָּתֵב מִזְּמַן רִאשׁוֹן, אֲבָל נִיתַּן לִיכָּתֵב מִזְּמַן שֵׁנִי. הָכָא לֹא נִיתַּן לִיכָּתֵב כְּלָל.Marimar siégeait et énonçait cet enseignement. Ravina a dit à Marimar : mais alors, ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan sur l'acte antidaté : une décision préventive, de peur qu'il ne recouvre à partir de la première date, disons plutôt : il n'a pas été autorisé à être écrit ! Marimar lui a dit : comment comparer ? Là-bas, admettons qu'il n'ait pas été autorisé à être écrit à partir de la première date, mais il a été autorisé à être écrit à partir de la seconde date. Ici, il n'a pas été autorisé à être écrit du tout.
- אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: לְשֶׁבַח קַרְקָעוֹת כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁגָּזַל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וּמְכָרָהּ לְאַחֵר וְהִשְׁבִּיחָהּ, וַהֲרֵי הִיא יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ. כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, וְשֶׁבַח גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. נֵימָא: לֹא נִיתַּן לִיכָּתֵב!Mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Pour la plus-value des terres, comment cela ? Voici quelqu'un qui a volé un champ à son prochain et l'a vendu à un autre, et celui-ci l'a amélioré, et voici qu'il sort de sa possession par décision de justice. Lorsqu'il recouvre auprès du voleur, il recouvre le capital, le prix du champ, sur les biens hypothéqués, et il recouvre la plus-value sur les biens libres. Disons là aussi : il n'a pas été autorisé à être écrit !
- הָכִי הַשְׁתָּא? הָתָם, אִי לְמַאן דְּאָמַר נִיחָא לֵיהּ דְּלָא נִיקְרְיֵיהּ גַּזְלָנָא, אִי לְמַאן דְּאָמַר נִיחָא לֵיהּ דְּלֵיקוּם בְּהֵימָנוּתֵיהּ, מְפַיֵּיס לֵיהּ לְמָרֵיהּ וּמוֹקֵים לֵיהּ לִשְׁטָרֵיהּ. הָכָא, לְאַבְרוֹחֵי מִינֵּיהּ קָמְכַוֵּין, שְׁטָרָא מְקַיֵּים לֵיהּ.La Guemara (discussion des Amoraïm) réfute : comment comparer ? Là-bas, soit selon celui qui dit : il lui convient qu'on ne l'appelle pas voleur, soit selon celui qui dit : il lui convient de garder sa réputation de fiabilité, il apaisera le propriétaire en lui rachetant le champ et validera son acte. Ici, c'est pour le lui faire échapper qu'il agit : validera-t-il son acte ?
- מַתְנִי׳ אֵין פּוֹסְקִין עַל הַפֵּירוֹת עַד שֶׁיֵּצֵא הַשַּׁעַר. יָצָא הַשַּׁעַר – פּוֹסְקִין, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין לָזֶה יֵשׁ לָזֶה.MICHNA : On ne fixe pas de prix pour les fruits à livrer plus tard avant que le cours ne soit publié, car le prix fixé pourrait être trop bas, et l'avance serait alors assimilée à un prêt à intérêt. Une fois le cours publié, on fixe un prix, et bien que celui-ci n'en ait pas, celui-là en a, si bien que le vendeur pourrait s'en procurer dès maintenant.
- הָיָה הוּא תְּחִילָּה לַקּוֹצְרִים, פּוֹסֵק עִמּוֹ עַל הַגָּדִישׁ, וְעַל הֶעָבִיט שֶׁל עֲנָבִים, וְעַל הַמַּעֲטָן שֶׁל זֵיתִים, וְעַל הַבֵּיצִים שֶׁל יוֹצֵר, וְעַל הַסִּיד מִשֶּׁשִּׁקְּעוֹ בַּכִּבְשָׁן.S'il était le premier à moissonner, avant que le cours ne soit publié, il fixe avec lui un prix comme il le veut pour la meule, pour la grande cuve de raisins, pour le pressoir d'olives, pour les boules d'argile du potier, et pour la chaux dès qu'il l'a enfoncée dans le four.
- וּפוֹסֵק עִמּוֹ עַל הַזֶּבֶל כׇּל יְמוֹת הַשָּׁנָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין פּוֹסְקִין עַל הַזֶּבֶל אֶלָּא אִם כֵּן הָיְתָה לוֹ זֶבֶל בָּאַשְׁפָּה, וַחֲכָמִים מַתִּירִים.Et il fixe avec lui un prix pour le fumier tous les jours de l'année. Rabbi Yossé dit : on ne fixe pas de prix pour le fumier à moins qu'il n'ait du fumier sur le tas d'ordures. Et les Sages permettent dans tous les cas.
- וּפוֹסֵק עִמּוֹ בְּשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא פָּסַק עִמּוֹ בְּשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ, יָכוֹל לוֹמַר: תֵּן לִי כָּזֶה, אוֹ תֵּן לִי אֶת מְעוֹתַי.Et il fixe avec lui un prix au cours le plus élevé, c'est-à-dire en convenant de recevoir la plus grande quantité de fruits pour son argent, au cours le plus bas qui sera atteint. Rabbi Yehouda dit : même s'il n'a pas fixé avec lui au cours le plus élevé, l'acheteur peut dire : donne-m'en à ce cours-ci ou rends-moi mon argent.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין פּוֹסְקִין עַל הַשַּׁעַר שֶׁבַּשּׁוּק. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי אַסִּי: אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אֲפִילּוּ כַּדּוֹרְמוּס הַזֶּה? אֲמַר לֵיהּ: לָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אֶלָּא בַּשּׁוּק שֶׁל עֲיָירוֹת, דְּלָא קְבִיעִי תַּרְעַיְיהוּ.GUEMARA : Rabbi Assi a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : on ne fixe pas de prix selon le cours du marché, car il n'est pas assez stable. Rabbi Zeira a dit à Rabbi Assi : Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela même pour un grand marché comme ce dormos (vaste marché central) ? Il lui a dit : Rabbi Yo'hanan ne l'a dit que pour le marché des petites villes, dont les cours ne sont pas fixes.
- וּלְמַאן דִּסְלֵיק אַדַּעְתִּין מֵעִיקָּרָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אֲפִילּוּ כַּדּוֹרְמוּס הַזֶּה, אֶלָּא מַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי: אֵין פּוֹסְקִין עַל הַפֵּירוֹת עַד שֶׁיֵּצֵא הַשַּׁעַר, יָצָא הַשַּׁעַר פּוֹסְקִין, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? מַתְנִיתִין בְּחִיטֵּי דְּאַכְלַבֵּי וְאַרְבֵי, דִּמְשִׁוךְ תַּרְעַיְהוּ טְפֵי.Et selon ce qui nous était d'abord venu à l'esprit, que Rabbi Yo'hanan a dit : même pour un grand marché comme ce dormos, mais alors, la Michna qui enseigne : on ne fixe pas de prix pour les fruits avant que le cours ne soit publié, une fois le cours publié on fixe un prix, comment la trouverais-tu ? On répond : la Michna traite du blé qui vient des grands entrepôts et des bateaux, dont le cours se maintient plus longtemps.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין פּוֹסְקִין עַל הַפֵּירוֹת עַד שֶׁיֵּצֵא הַשַּׁעַר, יָצָא הַשַּׁעַר פּוֹסְקִין, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לָזֶה יֵשׁ לָזֶה. הָיוּ חֲדָשׁוֹת מֵאַרְבַּע וִישָׁנוֹת מִשָּׁלֹשׁ – אֵין פּוֹסְקִין עַד שֶׁיֵּצֵא הַשַּׁעַר לֶחָדָשׁ וְלַיָּשָׁן.Nos Maîtres ont enseigné : on ne fixe pas de prix pour les fruits avant que le cours ne soit publié ; une fois le cours publié, on fixe un prix, et bien que celui-ci n'en ait pas, celui-là en a. Si les nouvelles récoltes étaient à quatre séa pour un séla et les anciennes à trois, on ne fixe pas de prix avant que le cours ne soit publié pour le nouveau et pour l'ancien.
- הָיוּ לָקוֹטוֹת מֵאַרְבַּע, וּלְכׇל אָדָם מִשָּׁלֹשׁ – אֵין פּוֹסְקִין עַד שֶׁיֵּצֵא הַשַּׁעַר לַלּוֹקֵט וְלַמּוֹכֵר.Si les glanes étaient à quatre, et le blé de tout le monde à trois, on ne fixe pas de prix avant que le cours ne soit publié pour le glaneur et pour le vendeur.
- אָמַר רַב נַחְמָן: פּוֹסְקִין לַלָּקוֹטוֹת כְּשַׁעַר הַלָּקוֹטוֹת. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מַאי שְׁנָא לָקוֹט דְּאִי לֵית לֵיהּ יָזֵיף מִלָּקוֹט חַבְרֵיהּ, בַּעַל הַבַּיִת נָמֵי יְזֵיף מִלָּקוֹט! אֲמַר לֵיהּ: בַּעַל הַבַּיִת זִילָא בֵּיהּ מִילְּתָא לְמֵיזַף מִלָּקוֹט. אִיבָּעֵית אֵימָא: מַאן דְּיָהֵיב זוּזֵי לְבַעַל הַבַּיִת – אַפֵּירֵי שַׁפִּירֵי יָהֵיב.Rav Na'hman a dit : on fixe un prix pour les glanes au cours des glanes. Rava a dit à Rav Na'hman : en quoi le glaneur est-il différent ? En ce que, s'il n'en a pas, il empruntera à un autre glaneur. Le maître de maison aussi empruntera à un glaneur ! Rav Na'hman lui a dit : pour le maître de maison, il est dégradant d'emprunter à un glaneur. Et si tu veux, dis : celui qui donne de l'argent au maître de maison le donne pour de beaux fruits, et non pour les fruits médiocres empruntés à un glaneur.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת אָמַר רַב הוּנָא: אֵין לֹוִין עַל שַׁעַר שֶׁבַּשּׁוּק. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף בַּר חָמָא לְרַב שֵׁשֶׁת, וְאָמְרִי לַהּ רַב יוֹסֵי בַּר אַבָּא לְרַב שֵׁשֶׁת: וּמִי אָמַר רַב הוּנָא הָכִי? וְהָא בָּעֵי מִינֵּיהּ מֵרַב הוּנָא: הָנֵי בְּנֵי בֵּי רַב, דְּיָזְפִי בְּתִשְׁרִי וּפָרְעִי בְּטֵבֵת, שְׁרֵי אוֹ אֲסִיר? אֲמַר לְהוּ: הָא חִיטֵּי בְּהִינֵי וְהָא חִיטֵּי בְּשִׁילֵי, אִי בָּעֵי זָבְנִי וּפָרְעִי לֵיהּ.Rav Chéchèt a dit que Rav Houna a dit : on n'emprunte pas sur le cours du marché. Rav Yossef bar 'Hama a dit à Rav Chéchèt, et certains disent que c'est Rav Yossé bar Abba qui l'a dit à Rav Chéchèt : Rav Houna a-t-il dit cela ? Mais voici qu'on a demandé à Rav Houna : ces étudiants qui empruntent en Tichri et paient en Tévèt, est-ce permis ou interdit ? Il leur a dit : voici le blé à Hini et voici le blé à Chili ; s'ils le veulent, ils en achètent et le lui paient.
- מֵעִיקָּרָא סָבַר רַב הוּנָא אֵין לֹוִין, כֵּיוָן דְּשַׁמְעַהּ לְהָא דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר חִיָּיא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹוִין, אָמַר אִיהוּ נָמֵי: לֹוִין.On répond : au début, Rav Houna pensait qu'on n'emprunte pas ; lorsqu'il a entendu ce que Rabbi Chmouel bar 'Hiya a dit au nom de Rabbi Elazar : on emprunte, il a dit lui aussi : on emprunte.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹלִיךְ חֲבִילָה מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, מְצָאוֹ חֲבֵירוֹ וְאָמַר לוֹ: תְּנָהּ לִי וַאֲנִי אַעֲלֶה לְךָ כְּדֶרֶךְ שֶׁמַּעֲלִין לְךָ בְּאוֹתוֹ מָקוֹם.Nos Maîtres ont enseigné : celui qui transporte un ballot d'un lieu à un autre lieu, et son prochain l'a rencontré et lui a dit : donne-le-moi et je te paierai de la manière dont on te paie en ce lieu,
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