Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִית לֵיהּ זְכִיָּה מִדְּרַבָּנַן. הָכָא נָמֵי לָא שְׁנָא.il a, d'ordre rabbinique, la zekhiya (faculté d'acquérir par l'acte d'un tiers à son profit) ? Ici aussi, ce n'est pas différent : le Juif peut acquérir pour le non-juif, bien qu'il n'y ait pas de mandat pour celui-ci.
- וְלָא הִיא: יִשְׂרָאֵל אָתֵי לִכְלַל שְׁלִיחוּת, נׇכְרִי לָא אָתֵי לִכְלַל שְׁלִיחוּת.La Guemara (discussion des Amoraïm) rejette ce rapprochement : mais il n'en est rien : un Juif mineur parviendra un jour à la catégorie du mandat, un non-juif ne parviendra pas à la catégorie du mandat.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יִשְׂרָאֵל שֶׁלָּוָה מָעוֹת מִן הַנׇּכְרִי בְּרִבִּית, וּזְקָפָן עָלָיו בְּמִלְוֶה, וְנִתְגַּיֵּיר. אִם קוֹדֶם שֶׁנִּתְגַּיֵּיר זְקָפָן עָלָיו בְּמִלְוֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן וְגוֹבֶה אֶת הָרִבִּית. וְאִם לְאַחַר שֶׁנִּתְגַּיֵּיר זְקָפָן עָלָיו בְּמִלְוֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן וְאֵינוֹ גּוֹבֶה אֶת הָרִבִּית.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un Juif qui a emprunté de l'argent à un non-juif à intérêt, et celui-ci les a inscrits à son compte comme un prêt, ajoutant l'intérêt au capital en une seule dette, puis s'est converti : si c'est avant de se convertir qu'il les a inscrits à son compte comme un prêt, il recouvre le capital et il recouvre l'intérêt, car c'est comme s'il l'avait déjà perçu alors qu'il était non-juif. Et si c'est après s'être converti qu'il les a inscrits à son compte comme un prêt, il recouvre le capital et ne recouvre pas l'intérêt.
- וְכֵן נׇכְרִי שֶׁלָּוָה מָעוֹת מִיִּשְׂרָאֵל בְּרִבִּית וּזְקָפָן עָלָיו בְּמִלְוֶה וְנִתְגַּיֵּיר, אִם עַד שֶׁלֹּא נִתְגַּיֵּיר זְקָפָן עָלָיו בְּמִלְוֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן וְגוֹבֶה אֶת הָרִבִּית. אִם מִשֶּׁנִּתְגַּיֵּיר זְקָפָן עָלָיו בְּמִלְוֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן וְאֵינוֹ גּוֹבֶה אֶת הָרִבִּית.De même, un non-juif qui a emprunté de l'argent à un Juif à intérêt, et le Juif les a inscrits à son compte comme un prêt, puis l'emprunteur s'est converti : si c'est avant qu'il se soit converti qu'il les a inscrits à son compte comme un prêt, il recouvre le capital et il recouvre l'intérêt. Si c'est après qu'il s'est converti qu'il les a inscrits à son compte comme un prêt, il recouvre le capital et ne recouvre pas l'intérêt.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: נׇכְרִי שֶׁלָּוָה מָעוֹת מִיִּשְׂרָאֵל בְּרִבִּית, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן וְגוֹבֶה אֶת הָרִבִּית. אָמַר רָבָא אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי – כְּדֵי שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ בִּשְׁבִיל מְעוֹתָיו נִתְגַּיֵּיר זֶה.Rabbi Yossé dit : un non-juif qui a emprunté de l'argent à un Juif à intérêt et s'est converti, dans un cas comme dans l'autre, quel que soit le moment où la dette a été inscrite, le Juif recouvre le capital et recouvre l'intérêt. Rava a dit que Rav 'Hisda a dit que Rav Houna a dit : la halakha est conforme à Rabbi Yossé. Rava a dit : quelle est la raison de Rabbi Yossé ? Afin qu'on ne dise pas : c'est à cause de son argent que celui-ci s'est converti, pour échapper au paiement de l'intérêt.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁטָר שֶׁכָּתוּב בּוֹ רִבִּית – קוֹנְסִין אוֹתוֹ, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה לֹא אֶת הַקֶּרֶן וְלֹא אֶת הָרִבִּית, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן וְאֵינוֹ גּוֹבֶה אֶת הָרִבִּית. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי מֵאִיר סָבַר: קָנְסִינַן הֶתֵּירָא מִשּׁוּם אִיסּוּרָא, וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָא קָנְסִינַן הֶתֵּירָא מִשּׁוּם אִיסּוּרָא.Nos Maîtres ont enseigné : un acte dans lequel est écrit un intérêt, on inflige une amende au prêteur, et il ne recouvre ni le capital ni l'intérêt, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : il recouvre le capital et ne recouvre pas l'intérêt. Sur quoi porte leur divergence ? Rabbi Méïr pense : nous sanctionnons ce qui est permis à cause de ce qui est interdit, et nos Maîtres pensent : nous ne sanctionnons pas ce qui est permis à cause de ce qui est interdit.
- תְּנַן הָתָם: שְׁטָרֵי חוֹב הַמּוּקְדָּמִין – פְּסוּלִין, וְהַמְאוּחָרִין – כְּשֵׁרִין. מוּקְדָּמִין אַמַּאי פְּסוּלִין? נְהִי דְּלָא גְּבוֹ מִזְּמַן רִאשׁוֹן, נִיגְבּוֹ מִזְּמַן שֵׁנִי!Nous avons appris là-bas (Chevi'it 10, 5) : Les reconnaissances de dette antidatées, dont la date est antérieure à celle du prêt réel, sont invalides, et les postdatées sont valides. Les antidatées, pourquoi sont-elles invalides ? Admettons qu'elles ne permettent pas de recouvrer à partir de la première date, celle qui est écrite, car cela léserait ceux qui ont acheté entre-temps ; qu'elles permettent de recouvrer à partir de la seconde date, celle du prêt réel !
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: בְּמַחְלוֹקֶת שְׁנוּיָה, וְרַבִּי מֵאִיר הִיא. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן – גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִגְבֶּה מִזְּמַן רִאשׁוֹן.Rabbi Chimon ben Lakich a dit : cela est enseigné dans une machlokèt (divergence d'opinions), et c'est Rabbi Méïr, qui sanctionne le permis à cause de l'interdit. Et Rabbi Yo'hanan a dit : tu peux même dire que ce sont nos Maîtres : c'est une décision préventive, de peur qu'il ne recouvre à partir de la première date.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּמַשְׁכֵּין לֵיהּ פַּרְדֵּיסָא לְחַבְרֵיהּ, אַכְלַהּ תְּלָת שְׁנֵי. אֲמַר לֵיהּ: אִי מְזַבְּינַתְּ לַהּ נִיהֲלִי – מוּטָב, וְאִי לָא – כָּבֵישְׁנָא לַהּ לִשְׁטַר מַשְׁכַּנְתָּא וְאָמֵינָא: ״לְקוּחָה הִיא בְּיָדִי״.Un homme avait mis son verger en gage chez son prochain pour un prêt ; celui-ci en a consommé les fruits trois ans. Il lui a dit : si tu me le vends, tant mieux ; sinon, je cacherai l'acte de gage et je dirai : « Il est acheté et entre mes mains », en prétendant avoir perdu l'acte d'achat, car trois ans de jouissance établissent une présomption de propriété.
- אֲזַל קָם אַקְנְיַיהּ לִבְנוֹ קָטָן, וַהֲדַר זַבְּנַהּ נִיהֲלֵיהּ.Il est allé, il s'est levé et l'a transféré à son fils mineur, puis il le lui a vendu, pour pouvoir ensuite annuler la vente.
- זְבִינֵי וַדַּאי לָא הָווּ זְבִינֵי. זוּזֵי כְּמִלְוֶה בִּשְׁטָר דָּמוּ וְגוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, אוֹ דִילְמָא כְּמִלְוֶה עַל פֶּה דָּמוּ וְאֵינוֹ גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים? אָמַר אַבָּיֵי: וְלָאו הַיְינוּ דְּרַבִּי אַסִּי, דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי:La vente n'est certainement pas une vente, puisque le champ n'était plus à lui. Mais l'argent payé par l'acheteur est-il comparable à un prêt avec acte, et il recouvre sur les biens hypothéqués vendus depuis, ou bien est-il comparable à un prêt verbal, et il ne recouvre pas sur les biens hypothéqués ? Abayé a dit : n'est-ce pas la même chose que l'enseignement de Rabbi Assi ? Car Rabbi Assi a dit :
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