Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּכְדֵי חַיָּיו.pour enseigner qu'on peut prêter à intérêt à un non-Juif dans la mesure de sa subsistance, sans en faire un commerce régulier.
- רָבִינָא אָמַר: הָכָא בְּתַלְמִידֵי חֲכָמִים עָסְקִינַן. טַעְמָא מַאי גְּזוּר רַבָּנַן – שֶׁמָּא יִלְמוֹד מִמַּעֲשָׂיו, וְכֵיוָן דְּתַלְמִיד חָכָם הוּא – לֹא יִלְמוֹד מִמַּעֲשָׂיו.Ravina a dit : Ici, dans la Michna (enseignement des Tannaïm), nous traitons de talmidei 'hakhamim (érudits en Torah). Quelle est la raison pour laquelle nos Sages ont décrété ? De peur qu'il n'apprenne de ses actes ; et puisque c'est un talmid 'hakham, il n'apprendra pas de ses actes.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ לְהָא דְּרַב הוּנָא אַהָא דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: ״אִם כֶּסֶף תַּלְוֶה אֶת עַמִּי אֶת הֶעָנִי עִמָּךְ״. עַמִּי וְגוֹי – עַמִּי קוֹדֵם, עָנִי וְעָשִׁיר – עָנִי קוֹדֵם. ״עֲנִיֶּיךָ וַעֲנִיֵּי עִירֶךָ״ – עֲנִיֶּיךָ קוֹדְמִין, עֲנִיֵּי עִירֶךָ וַעֲנִיֵּי עִיר אַחֶרֶת – עֲנִיֵּי עִירֶךָ קוֹדְמִין.Il y en a qui enseignent ce dire de Rav Houna sur ce qu'a enseigné Rav Yossef : « Si tu prêtes de l'argent à Mon peuple, au pauvre qui est avec toi » (Exode 22, 24) : Mon peuple et un non-Juif viennent emprunter : Mon peuple a la priorité. Un pauvre et un riche : le pauvre a la priorité. Tes pauvres, tes proches, et les pauvres de ta ville : tes pauvres ont la priorité. Les pauvres de ta ville et les pauvres d'une autre ville : les pauvres de ta ville ont la priorité.
- אָמַר מָר: עַמִּי וְגוֹי עַמִּי קוֹדֵם, פְּשִׁיטָא! אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר לִי הוּנָא: לָא נִצְרְכָא, דַּאֲפִילּוּ לְגוֹי בְּרִבִּית וּלְיִשְׂרָאֵל בְּחִנָּם.Le Maître a dit : « Mon peuple et un non-Juif : Mon peuple a la priorité. » C'est évident ! Rav Na'hman a dit : Houna m'a dit : Ce n'est nécessaire que pour enseigner que même s'il s'agit de prêter à un non-Juif à intérêt et à un Israélite gratuitement, l'Israélite a la priorité.
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בֹּא וּרְאֵה סַמְיוּת עֵינֵיהֶם שֶׁל מַלְוֵי בְּרִבִּית. אָדָם קוֹרֵא לַחֲבֵירוֹ ״רָשָׁע״ – יוֹרֵד עִמּוֹ לְחַיָּיו. וְהֵם מְבִיאִין עֵדִים וְלַבְלָר וְקוּלְמוֹס וּדְיוֹ, וְכוֹתְבִין וְחוֹתְמִין: פְּלוֹנִי זֶה כָּפַר בֵּאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé a dit : Viens et vois l'aveuglement des prêteurs à intérêt. Un homme traite son prochain de « méchant » : celui-ci s'en prend à sa subsistance. Et eux amènent des témoins, un scribe, une plume et de l'encre, et écrivent et signent : « Untel a renié le D.ieu d'Israël ! »
- תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כָּל מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ מָעוֹת וּמַלְוֶה אוֹתָם שֶׁלֹּא בְּרִבִּית, עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר ״כַּסְפּוֹ לֹא נָתַן בְּנֶשֶׁךְ וְשֹׁחַד עַל נָקִי לֹא לָקָח עֹשֵׂה אֵלֶּה לֹא יִמּוֹט לְעוֹלָם״. הָא לָמַדְתָּ שֶׁכׇּל הַמַּלְוֶה בְּרִבִּית נְכָסָיו מִתְמוֹטְטִין. וְהָא קָא חָזֵינַן דְּלָא מוֹזְפִי בְּרִבִּית וְקָא מִתְמוֹטְטִין! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הַלָּלוּ מִתְמוֹטְטִין וְעוֹלִין, וְהַלָּלוּ מִתְמוֹטְטִין וְאֵינָן עוֹלִין.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Elazar dit : Quiconque a de l'argent et le prête sans intérêt, le verset dit de lui : « Il n'a pas donné son argent à usure, il n'a pas accepté de pot-de-vin contre l'innocent ; celui qui fait cela ne chancellera jamais » (Psaumes 15, 5). Tu en apprends donc que quiconque prête à intérêt, ses biens chancellent. On objecte : Mais nous voyons des gens qui ne prêtent pas à intérêt et qui chancellent ! Rabbi Elazar a dit : Ceux-là chancellent et se relèvent, et ceux-ci chancellent et ne se relèvent pas.
- ״לָמָּה תַבִּיט בּוֹגְדִים תַּחֲרִישׁ כְּבַלַּע רָשָׁע צַדִּיק מִמֶּנּוּ״. אָמַר רַב הוּנָא: צַדִּיק מִמֶּנּוּ – בּוֹלֵעַ, צַדִּיק גָּמוּר – אֵינוֹ בּוֹלֵעַ.« Pourquoi regardes-Tu les perfides, Te tais-Tu quand le méchant engloutit plus juste que lui ? » (Habacuc 1, 13). Rav Houna a dit : Celui qui est plus juste que lui, il l'engloutit ; un juste parfait, il ne l'engloutit pas.
- תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: גֵּר צֶדֶק הָאָמוּר לְעִנְיַן מְכִירָה, וְגֵר תּוֹשָׁב הָאָמוּר לְעִנְיַן רִבִּית, אֵינִי יוֹדֵעַ מַה הוּא.Revenons à notre Michna, qui a mentionné le guer tochav. Il a été enseigné : Rabbi dit : Le guer tsédek (converti véritable) mentionné au sujet de la vente de l'esclave hébreu, et le guer tochav (non-Juif résidant en Terre d'Israël et observant les sept lois noa'hides) mentionné au sujet de l'intérêt, je ne sais pas ce que c'est.
- גֵּר צֶדֶק הָאָמוּר לְעִנְיַן מְכִירָה, דִּכְתִיב: ״וְכִי יָמוּךְ אָחִיךָ עִמָּךְ וְנִמְכַּר לָךְ״. וְלֹא לְךָ, אֶלָּא לְגֵר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְגֵר״.Le guer tsédek mentionné au sujet de la vente : comme il est écrit : « Si ton frère s'appauvrit auprès de toi et qu'il se vend à toi » (Lévitique 25, 39), et une baraïta enseigne : Et non seulement à toi, mais à un guer, comme il est dit : « à un guer » (Lévitique 25, 47).
- וְלֹא לְגֵר צֶדֶק אֶלָּא לְגֵר תּוֹשָׁב, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְגֵר תּוֹשָׁב״. ״מִשְׁפַּחַת גֵּר״ – זֶה הַגּוֹי. כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אוֹ לְעֵקֶר״ – זֶה הַנִּמְכָּר לַעֲבוֹדָה זָרָה עַצְמָהּ.Et non seulement à un guer tsédek, mais à un guer tochav, comme il est dit : « à un guer tochav » (Lévitique 25, 47). « À la famille d'un guer » : c'est le non-Juif. Lorsqu'il dit : « ou à un rejeton » : c'est celui qui est vendu au culte idolâtre lui-même, pour le servir.
- אָמַר מָר: וְלֹא לְךָ אֶלָּא לְגֵר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְגֵר״, לְמֵימְרָא דְּגֵר קָנֵי עֶבֶד עִבְרִי? ורְמִינְהִי: אֵין הַגֵּר נִקְנֶה בְּעֶבֶד עִבְרִי, וְאֵין אִשָּׁה וְגֵר קוֹנִין עֶבֶד עִבְרִי.Le Maître a dit : « Et non seulement à toi, mais à un guer, comme il est dit : “à un guer” ». Veut-on dire qu'un guer acquiert un esclave hébreu ? Et on oppose une baraïta : Un guer ne s'acquiert pas comme esclave hébreu, et ni une femme ni un guer n'acquièrent d'esclave hébreu.
- גֵּר לֹא נִקְנֶה בְּעֶבֶד עִבְרִי: ״וְשָׁב אֶל מִשְׁפַּחְתּוֹ״ בָּעֵינַן, וְהָא לֵיכָּא. וְאֵין אִשָּׁה וְגֵר קוֹנִין עֶבֶד עִבְרִי: אִשָּׁה – לָאו אוֹרַח אַרְעָא. גֵּר נָמֵי גְּמִירִי: דְּמִקְּנֵי – קָנֵי, דְּלָא מִקְּנֵי – לָא קָנֵי.« Un guer ne s'acquiert pas comme esclave hébreu » : nous exigeons « Et il retournera à sa famille » (Lévitique 25, 41), et ce n'est pas le cas ici, car le converti a rompu avec sa famille. « Et ni une femme ni un guer n'acquièrent d'esclave hébreu » : une femme, ce n'est pas convenable. Un guer aussi, c'est une tradition : qui peut être acquis acquiert ; qui ne peut être acquis n'acquiert pas.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אֵינוֹ קוֹנֶה וְדִינוֹ כְּיִשְׂרָאֵל, אֲבָל קוֹנֶה וְדִינוֹ כְּגוֹי.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Il n'acquiert pas un esclave hébreu avec le statut d'un Israélite, mais il acquiert avec le statut d'un non-Juif.
- דְּתַנְיָא: הַנִּרְצָע וְהַנִּמְכָּר לְגוֹי אֵינוֹ עוֹבֵד לֹא אֶת הַבֵּן וְלֹא אֶת הַבַּת.Comme il a été enseigné : Celui à qui l'on a percé l'oreille et celui qui s'est vendu à un non-Juif ne servent ni le fils ni la fille de leur maître, après la mort de celui-ci. Il en va de même de celui qui s'est vendu à un guer.
- אָמַר מָר: וְאֵין אִשָּׁה וְגֵר קוֹנִין עֶבֶד עִבְרִי. נֵימָא דְּלָא כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל? דְּתַנְיָא: אִשָּׁה קוֹנָה אֶת הַשְּׁפָחוֹת, וְאֵינָהּ קוֹנָה אֶת הָעֲבָדִים. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף קוֹנָה אֶת הָעֲבָדִים! אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן – בְּעֶבֶד עִבְרִי, כָּאן – בְּעֶבֶד כְּנַעֲנִי.Le Maître a dit : « Et ni une femme ni un guer n'acquièrent d'esclave hébreu. » Dirons-nous que ce n'est pas conforme à Rabban Chimon ben Gamliel ? Car il a été enseigné : Une femme acquiert des servantes, mais n'acquiert pas d'esclaves mâles. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Elle acquiert aussi des esclaves mâles ! On répond : Tu peux même dire que c'est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel, et il n'y a pas de difficulté : ici, il s'agit d'un esclave hébreu ; là, d'un esclave cananéen.
- עֶבֶד עִבְרִי צְנִיעַ לַהּ, עֶבֶד כְּנַעֲנִי פְּרִיץ לַהּ.L'esclave hébreu est discret à ses yeux : elle compte qu'il ne divulguera pas leur faute, et il lui est donc interdit de l'acquérir ; l'esclave cananéen est indiscret à ses yeux, et elle craindra de pécher avec lui.
- אֶלָּא הָא דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: אַרְמַלְתָּא לָא תְּרַבֵּי כַּלְבָּא, וְלָא תַּשְׁרֵי בַּר בֵּי רַב בְּאוּשְׁפִּיזָא. בִּשְׁלָמָא בַּר בֵּי רַב צְנִיעַ לַהּ, אֶלָּא כַּלְבָּא, כֵּיוָן דִּמְסָרֵיךְ בַּהּ מִירַתְּתָא! אָמְרִי: כֵּיוָן דְּכִי שָׁדְיָא לֵיהּ אוּמְצָא מְסָרֵיךְ בָּתְרַהּ, אָמְרִי אִינָשֵׁי: מִשּׁוּם אוּמְצָא דְּשָׁדְיָא לֵיהּ הוּא דִּמְסָרֵיךְ.Mais alors, ce qu'a enseigné Rav Yossef : « Une veuve n'élèvera pas de chien et n'hébergera pas d'étudiant comme hôte » : on comprend pour l'étudiant, qui est discret à ses yeux ; mais le chien, puisqu'il la suivrait partout, elle aurait peur de pécher avec lui ! On a répondu : Puisque, lorsqu'elle lui jette un morceau de viande, il la suit aussi, les gens disent : C'est à cause du morceau de viande qu'elle lui a jeté qu'il la suit. Elle n'aura donc pas de crainte.
- גֵּר תּוֹשָׁב הָאָמוּר לְעִנְיַן רִבִּית מַאי הִיא, דִּכְתִיב: ״וְכִי יָמוּךְ אָחִיךָ וּמָטָה יָדוֹ עִמָּךְ וְהֶחֱזַקְתָּ בּוֹ גֵּר וְתוֹשָׁב וָחַי עִמָּךְ. אַל תִּקַּח מֵאִתּוֹ נֶשֶׁךְ וְתַרְבִּית וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹהֶיךָ וְחֵי אָחִיךָ עִמָּךְ״. וּרְמִינְהִי: לֹוִין מֵהֶן וּמַלְוִין אוֹתָן בְּרִבִּית, וְכֵן בְּגֵר תּוֹשָׁב!Le guer tochav mentionné au sujet de l'intérêt, qu'est-ce ? Comme il est écrit : « Et si ton frère s'appauvrit et que sa main fléchit auprès de toi, tu le soutiendras, guer et résident, et il vivra avec toi. Ne prends pas de lui d'usure ni d'intérêt, et tu craindras ton D.ieu, et que ton frère vive avec toi » (Lévitique 25, 35-36). Or on oppose notre Michna : « On emprunte d'eux et on leur prête à intérêt, et de même avec un guer tochav » !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מִי כְּתִיב ״אַל תִּקַּח מֵאִתָּם״? ״מֵאִתּוֹ״ כְּתִיב, מִיִּשְׂרָאֵל.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Est-il écrit : « Ne prends pas d'eux » ? Il est écrit : « de lui » : d'un Israélite.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אַל תִּקַּח מֵאִתּוֹ נֶשֶׁךְ וְתַרְבִּית״ – אֲבָל אַתָּה נַעֲשֶׂה לוֹ עָרֵב.Nos Maîtres ont enseigné : « Ne prends pas de lui d'usure ni d'intérêt » : mais tu peux te porter garant pour lui dans une opération comportant un intérêt.
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