Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ אֵין מְקַבְּלִין צֹאן בַּרְזֶל מִיִּשְׂרָאֵל – מִפְּנֵי שֶׁהוּא רִבִּית. אֲבָל מְקַבְּלִין צֹאן בַּרְזֶל מִן הַגּוֹיִם,Michna (enseignement des Tannaïm) : On n'accepte pas de « bétail de fer » (investissement garanti : le preneur répond de tout le capital et ne reçoit qu'une part du bénéfice) d'un Israélite, car c'est un intérêt. Mais on accepte du « bétail de fer » des non-Juifs,
- וְלֹוִין מֵהֶן וּמַלְוִין אוֹתָן בְּרִבִּית. וְכֵן בְּגֵר תּוֹשָׁב. מַלְוֶה יִשְׂרָאֵל מְעוֹתָיו שֶׁל נׇכְרִי – מִדַּעַת הַנׇּכְרִי, אֲבָל לֹא מִדַּעַת יִשְׂרָאֵל.et l'on emprunte d'eux et on leur prête à intérêt. Et de même avec un guer tochav (non-Juif résidant en Terre d'Israël et observant les sept lois noa'hides). Un Israélite peut prêter l'argent d'un non-Juif à un autre Israélite avec l'accord du non-Juif, mais non avec l'accord de l'Israélite intermédiaire, comme la Guemara l'expliquera.
- גְּמָ׳ לְמֵימְרָא דְּבִרְשׁוּתָא דִּמְקַבֵּל קָיְימָא? וּרְמִינְהוּ: הַמְקַבֵּל צֹאן בַּרְזֶל מִן הַגּוֹיִם – וְלָדוֹת פְּטוּרִין מִן הַבְּכוֹרָה!Guemara (discussion des Amoraïm) : Veut-on dire que le « bétail de fer » se trouve dans le domaine du preneur ? Et on oppose une Michna (Bekhorot 16a) : Celui qui accepte du « bétail de fer » des non-Juifs, les petits sont exempts de la loi du premier-né ! Cela montre apparemment que les bêtes appartiennent toujours au non-Juif.
- אָמַר אַבָּיֵי, לָא קַשְׁיָא: הָא דִּמְקַבֵּל עֲלֵיהּ אוּנְסָא וְזוֹלָא, הָא דְּלָא קַבֵּיל עֲלֵיהּ אוּנְסָא וְזוֹלָא.Abayé a dit : Ce n'est pas difficile : celle-là, la Michna de Bekhorot, traite du cas où le propriétaire prend sur lui le cas de force majeure et la baisse de valeur ; aussi les bêtes restent-elles à lui. Celle-ci, notre Michna, traite du cas où il n'a pas pris sur lui le cas de force majeure et la baisse de valeur.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִי דְּקַבֵּיל עֲלֵיהּ מָרַהּ אוּנְסָא וְזוֹלָא – צֹאן בַּרְזֶל קָרֵית לֵיהּ?Rava lui dit : Si son propriétaire a pris sur lui le cas de force majeure et la baisse de valeur, l'appelles-tu « bétail de fer » ? Le capital n'est alors plus garanti !
- וְעוֹד אַדְּתָנֵי סֵיפָא: אֲבָל מְקַבְּלִין צֹאן בַּרְזֶל מִן הַגּוֹיִם לִיפְלוֹג בְּדִידֵיהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – דְּלָא קַבֵּיל עֲלֵיהּ אוּנְסָא וְזוֹלָא, אֲבָל קַבֵּיל מָרַהּ אוּנְסָא וְזוֹלָא – שַׁפִּיר דָּמֵי!Et de plus, au lieu d'enseigner dans la dernière partie : « Mais on accepte du “bétail de fer” des non-Juifs », qu'il distingue dans le cas même de l'Israélite : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'il n'a pas pris sur lui le cas de force majeure et la baisse de valeur ; mais si son propriétaire a pris sur lui le cas de force majeure et la baisse de valeur, c'est bien !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: אִידֵּי וְאִידֵּי דְּלָא קַבֵּיל עֲלֵיהּ מָרַהּ אוּנְסָא וְזוֹלָא, וְגַבֵּי בְּכוֹרוֹת הַיְינוּ טַעַם דִּוְלָדוֹת פְּטוּרִין מִן הַבְּכוֹרָה: כֵּיוָן דְּאִי לָא יָהֵיב זוּזֵי, אָתֵי גּוֹי תָּפֵיס לַהּ לִבְהֵמָה. וְאִי לָא מַשְׁכַּח לַהּ לִבְהֵמָה, תָּפֵיס לְהוּ לִוְלָדוֹת, וְהָוֵי לַיהּ יַד גּוֹי בָּאֶמְצַע.Plutôt, Rava a dit : Dans l'un et l'autre cas, son propriétaire n'a pas pris sur lui le cas de force majeure et la baisse de valeur. Et pour les premiers-nés, voici la raison pour laquelle les petits sont exempts de la loi du premier-né : puisque, s'il ne donne pas l'argent, le non-Juif vient saisir la bête ; et s'il ne trouve pas la bête, il saisit les petits. Il y a donc une « main de non-Juif au milieu », c'est-à-dire un droit du non-Juif sur ces petits.
- וְכׇל יָד גּוֹי בָּאֶמְצַע – פָּטוּר מִן הַבְּכוֹרָה.Et dans tout cas où il y a une main de non-Juif au milieu, c'est exempt de la loi du premier-né.
- ״מַרְבֶּה הוֹנוֹ בְּנֶשֶׁךְ וְתַרְבִּית לְחוֹנֵן דַּלִּים יִקְבְּצֶנּוּ״. מַאי לְחוֹנֵן דַּלִּים? אָמַר רַב: כְּגוֹן שַׁבּוּר מַלְכָּא.À propos de l'intérêt, la Guemara cite des enseignements aggadiques. « Celui qui augmente son bien par l'usure et l'intérêt l'amasse pour celui qui a pitié des pauvres » (Proverbes 28, 8). Que signifie « pour celui qui a pitié des pauvres » ? Rav a dit : Quelqu'un comme le roi Chapour, à qui cet argent finit par revenir et qui en gratifie les pauvres.
- אָמַר רַב נַחְמָן, אָמַר לִי הוּנָא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא דַּאֲפִילּוּ רִבִּית דְּגוֹי. אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: ״לַנׇּכְרִי תַשִּׁיךְ״, מַאי תַשִּׁיךְ – לָאו תִּשּׁוֹךְ? לָא, תַּשִּׁיךְ.Rav Na'hman a dit : Houna m'a dit : Ce verset n'est nécessaire que pour enseigner que même l'intérêt d'un non-Juif finira ainsi. Rava objecta à Rav Na'hman : Il est écrit : « Au non-Juif tachikh » (Deutéronome 23, 21). Que signifie tachikh ? N'est-ce pas tichokh : prends de lui un intérêt ? On répond : Non : tachikh, paie-lui un intérêt.
- לָא סַגִּי דְּלָאו הָכִי? לְאַפּוֹקֵי אָחִיךָ דְּלָא.On demande : N'est-ce donc pas suffisant sans cela ? La Torah exigerait-elle de lui payer un intérêt ? On répond : Le verset vient pour exclure ton frère : non ; c'est à lui qu'on ne paie pas d'intérêt.
- אָחִיךָ בְּהֶדְיָא כְּתִב בֵּיהּ: ״וּלְאָחִיךְ לֹא תַשִּׁיךְ״! לַעֲבוֹר עָלָיו בַּעֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה.On objecte : Pour ton frère, il est écrit explicitement : « Et à ton frère tu ne feras pas payer d'intérêt » ! On répond : C'est pour qu'on transgresse à son sujet un commandement positif et un interdit.
- אֵיתִיבֵיהּ: לֹוִין מֵהֶן וּמַלְוִין אוֹתָם בְּרִבִּית, וְכֵן בְּגֵר תּוֹשָׁב! אָמַר רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּאIl lui objecta : Notre Michna enseigne : « On emprunte d'eux et on leur prête à intérêt, et de même avec un guer tochav » ! Rav 'Hiyya, fils de Rav Houna, a dit : Cela n'est nécessaire que
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