Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי פַּלְגָא בְּהֶפְסֵד – תְּרֵי תִּילְתֵי בַּאֲגַר.si c'est moitié de la perte, c'est deux tiers du bénéfice : de toute façon, l'écart rémunère la peine de Rav Ilich, et l'interdit d'intérêt est écarté.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: אַמְרִיתָא לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב זְבִיד מִנְּהַרְדְּעָא, וַאֲמַר לִי: דִּלְמָא רַב עִילִישׁ טוֹבֵל עִמּוֹ בְּצִיר הֲוָה. וְאָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה! אֲמַר לֵיהּ: לָאו הִלְכְתָא אִיתְּמַר, אֶלָּא שִׁיטָה אִיתְּמַר.Rav Kahana a dit : j'ai dit cet enseignement devant Rav Zevid de Neharde'a, et il m'a dit : peut-être Rav Ilich trempait-il son pain avec lui dans de la saumure, ce qui suffit selon Rabbi Yehouda, et Rav Na'hman a dit : la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Yehouda ! Il lui a dit : ce n'est pas « halakha » qui a été dit, mais « chita » (une même ligne) : Rav Na'hman a seulement constaté que ces trois Sages partagent une même opinion, sans trancher selon elle.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי – לְמָה לֵיהּ לְמִיחְשַׁב וּלְמֵימַר הֲלָכָה הֲלָכָה? לֵימָא הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּמֵיקֵל מִכּוּלְּהוּ.Cela aussi est logique : car si tu ne dis pas cela, pourquoi lui fallait-il énumérer et dire « la halakha », « la halakha » ? Qu'il dise simplement : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda, qui est le plus clément de tous !
- אָמַר רַב: מוֹתַר שְׁלִישׁ בִּשְׂכָרְךָ – הֲרֵי זֶה מוּתָּר. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לֹא מָצָא מוֹתַר שְׁלִישׁ, יֵלֵךְ לְבֵיתוֹ רֵיקָן! אֶלָּא אָמַר שְׁמוּאֵל: קוֹצֵץ לוֹ דִּינָר.Rav a dit : si le propriétaire d'un veau à engraisser dit à celui qui l'engraisse : « Ce qui dépasse le tiers de sa valeur sera ton salaire », et le reste sera partagé, c'est permis. Et Chmouel a dit : s'il ne trouve pas d'excédent au-delà du tiers, il rentrera chez lui les mains vides ! Ce serait de l'intérêt. Mais Chmouel a dit : il lui fixe un dinar.
- וְסָבַר רַב אֵין קוֹצְצִין לוֹ דִּינָר? וְהָאָמַר רַב: רֵישׁ עִגְלָא לְפָטוֹמָא, מַאי לָאו דְּאָמַר לֵיהּ: מוֹתַר שְׁלִישׁ בִּשְׂכָרְךָ?Et Rav estime-t-il qu'on ne lui fixe pas un dinar ? Mais Rav n'a-t-il pas dit : la tête du veau revient à celui qui l'engraisse ? N'est-ce pas le cas où il lui a dit : « Ce qui dépasse le tiers sera ton salaire » ? Il faudrait donc, selon Rav aussi, un complément assuré.
- לֹא, דְּקָאָמַר לֵיהּ: אִי מוֹתַר שְׁלִישׁ, אִי רֵישׁ עִגְלָא לְפָטוֹמָא. אִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי קָאָמַר רַב מוֹתַר שְׁלִישׁ בִּשְׂכָרְךָ מוּתָּר – כְּגוֹן דְּאִית לֵיהּ בְּהֵמָה לְדִידֵיהּ. דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: גַּבֵּיל לְתוֹרָא, גַּבֵּיל לְתוֹרֵי.Non : il lui a dit : soit l'excédent au-delà du tiers, soit la tête du veau pour celui qui l'engraisse. Si tu veux, dis : quand Rav a dit : « Ce qui dépasse le tiers sera ton salaire : c'est permis », c'est dans le cas où il a sa propre bête, car les gens disent : « Qui pétrit la pâture pour un bœuf, pétrit pour des bœufs. »
- רַבִּי אֶלְעָזָר מֵהַגְרוֹנְיָא זָבֵין בְּהֵמָה, וְיָהֵיב לֵיהּ לַאֲרִיסֵיהּ מְפַטֵּים לֵיהּ, וְיָהֵיב לֵיהּ רֵישָׁא בְּאַגְרֵיהּ, וְיָהֵיב פַּלְגָא רַוְוחָא. אֲמַרָה לֵיהּ דְּבֵיתְהוּ: אִי מִשְׁתַּתְּפַתְּ בַּהֲדֵיהּ יָהֵיב לָךְ נָמֵי אַלְיְתָא. אֲזַל זָבֵין בַּהֲדֵיהּ, פְּלֵיג לֵיהּ מֵאַלְיְתָא. אֲמַר לֵיהּ: תָּא נִפְלְגֵיהּ לְרֵישָׁא. אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא כְּמֵעִיקָּרָא נָמֵי לָא?Rabbi Éléazar de Hagronya acheta une bête et la donna à son métayer pour qu'il l'engraisse ; il lui donnait la tête en salaire, et il lui donnait la moitié du bénéfice. Sa femme lui dit : « Si tu t'associais avec lui, il te donnerait aussi la queue. » Il alla acheter une bête avec lui. Il lui partagea la queue. Il lui dit : « Viens, partageons la tête. » Il lui dit : « À présent, pas même comme au début ? »
- אֲמַר לֵיהּ: עַד הָאִידָּנָא זוּזֵי דִּידִי הֲווֹ, אִי לָא הֲוָה יָהֵיבְנָא לָךְ טְפֵי פּוּרְתָּא – מִיחֲזֵי כְּרִבִּית, הַשְׁתָּא שׁוּתָּפֵי אֲנַן, מַאי קָאָמְרַתְּ טָרַחְנָא טְפֵי פּוּרְתָּא, אָמְרִי אִינָשֵׁי: סְתַם אֲרִיסָא לְמָרֵי אַרְעָא קָמְשַׁעְבֵּד נַפְשֵׁיהּ לְאֵתוֹיֵי לֵיהּ רִעְיָא.Il lui dit : « Jusqu'à maintenant, l'argent était à moi ; si je ne t'avais pas donné un peu plus, cela aurait eu l'air d'un intérêt. Maintenant, nous sommes associés. Que dis-tu ? Que tu te donnes un peu plus de peine ? Les gens disent : un métayer ordinaire est tenu envers le propriétaire de la terre de lui amener la pâture. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַשָּׁם בְּהֵמָה לַחֲבֵירוֹ, עַד מָתַי חַיָּיב לִטַּפֵּל בָּהּ? סוֹמְכוֹס אוֹמֵר: בַּאֲתוֹנוֹת שְׁמוֹנָה עָשָׂר חֹדֶשׁ, בְּגוֹדְרוֹת עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חֹדֶשׁ. וְאִם בָּא לַחֲלוֹק בְּתוֹךְ זְמַנּוֹ – חֲבֵרוֹ מְעַכֵּב עָלָיו, אֲבָל אֵינוֹ דּוֹמֶה טִיפּוּלָהּ שֶׁל שָׁנָה זוֹ לְטִיפּוּלָהּ שֶׁל שָׁנָה אַחֶרֶת.Nos Maîtres ont enseigné : celui qui estime une bête pour son prochain, jusqu'à quand celui-ci est-il tenu de s'en occuper ? Soumkhos dit : pour les ânesses, dix-huit mois ; pour le petit bétail, vingt-quatre mois. Et s'il vient à partager pendant ce temps, l'autre peut s'y opposer ; mais les soins de cette année-ci ne ressemblent pas aux soins d'une autre année.
- ״אֲבָל״ מַאי קָאָמַר? אֶלָּא: לְפִי שֶׁאֵינוֹ דּוֹמֶה טִיפּוּלָהּ שֶׁל שָׁנָה זוֹ לְטִיפּוּלָהּ שֶׁל שָׁנָה אַחֶרֶת.« Mais » : que veut-il dire ? C'est plutôt : parce que les soins de cette année-ci ne ressemblent pas aux soins d'une autre année.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: הַשָּׁם בְּהֵמָה לַחֲבֵירוֹ, עַד מָתַי חַיָּיב לִטַּפֵּל בַּוְּלָדוֹת? בַּדַּקָּה – שְׁלֹשִׁים יוֹם, וּבַגַּסָּה – חֲמִשִּׁים יוֹם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּדַּקָּה שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, מִפְּנֵי שֶׁטִּיפּוּלָהּ מְרוּבֶּה. מַאי טִיפּוּלָהּ מְרוּבֶּה – מִפְּנֵי שֶׁשִּׁינֶּיהָ דַּקּוֹת. מִכָּאן וְאֵילָךְ נוֹטֵל מֶחֱצָה שֶׁלּוֹ, וַחֲצִי מֶחֱצָה בְּשֶׁל חֲבֵירוֹ.Il a été enseigné dans une autre baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : celui qui estime une bête pour son prochain, jusqu'à quand celui-ci est-il tenu de s'occuper des petits ? Pour le petit bétail, trente jours, et pour le gros bétail, cinquante jours. Rabbi Yossé dit : pour le petit bétail, trois mois, parce que ses soins sont nombreux. Pourquoi ses soins sont-ils nombreux ? Parce que ses dents sont fines. À partir de là et au-delà, il prend sa moitié et la moitié de la moitié de son prochain.
- רַב מְנַשְּׁיָא בַּר גַּדָּא שְׁקַל מֶחֱצָה שֶׁלּוֹ וַחֲצִי מֶחֱצָה בְּשֶׁל חֲבֵירוֹ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי. אֲמַר לֵיהּ: מַאן פְּלַג לָךְ? וְעוֹד: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְגַדֵּל הוּא, וּתְנַן: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְגַדֵּל – יְגַדֵּילוּ.Rav Menachia bar Gada prit sa moitié et la moitié de la moitié de son prochain. L'affaire vint devant Abayé. Il lui dit : « Qui t'a fait le partage ? Et de plus, c'est un lieu où l'on a coutume d'élever les petits, et nous avons appris (dans la Michna, 69b) : « Là où l'on a coutume d'élever, on élèvera. »
- הָנְהוּ תְּרֵי כּוּתָאֵי דַּעֲבוּד עִסְקָא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אֲזַל חַד מִנַּיְיהוּ פְּלַיג זוּזֵי בְּלָא דַּעְתֵּיהּ דְּחַבְרֵיהּ. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא. אֲמַר לֵיהּ: מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? הָכִי אָמַר רַב נַחְמָן: זוּזֵי כְּמַאן דִּפְלִיגִי דָּמוּ.Deux Couthéens (Samaritains) firent une association l'un avec l'autre. L'un d'eux alla partager l'argent à l'insu de son compagnon. Ils vinrent devant Rav Pappa. Il dit au plaignant : « Quelle différence cela fait-il ? Rav Na'hman a dit ainsi : l'argent est considéré comme déjà partagé. »
- לְשָׁנָה זְבוּן חַמְרָא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. קָם אִידַּךְ פְּלַיג לֵיהּ בְּלָא דַּעְתֵּיהּ דְּחַבְרֵיהּ, אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא. אֲמַר לֵיהּ: מַאן פְּלַג לָךְ? אֲמַר לֵיהּ: קָא חָזֵינָא דְּבָתַר דִּידִי קָא אָתֵי מָר! אֲמַר רַב פָּפָּא:L'année suivante, ils achetèrent du vin ensemble. L'autre se leva et le partagea à l'insu de son compagnon. Ils vinrent devant Rav Pappa. Il lui dit : « Qui t'a fait le partage ? » Il lui dit : « Je vois que le Maître s'en prend à moi ! » Rav Pappa dit :
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