Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר אַבָּיֵי: כְּפוֹעֵל בָּטֵל שֶׁל אוֹתָהּ מְלָאכָה דִּבְטַל מִינַּהּ.Abayé a dit : comme un ouvrier oisif de ce travail dont il se trouve privé : on lui donne ce qu'un homme accepterait pour quitter son travail habituel et en faire un plus facile.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי תְּנָא חֶנְוָנִי: חֶנְוָנִי הוּא דְּסַגִּי לֵיהּ כְּפוֹעֵל בָּטֵל, מִשּׁוּם דְּלָא נְפִישׁ טִרְחֵיהּ. אֲבָל מָעוֹת לִיקַּח בָּהֶן פֵּירוֹת, דִּנְפִישׁ טִרְחֵיהּ – אֵימָא לָא סַגִּי לֵיהּ כְּפוֹעֵל בָּטֵל.Et il fallait enseigner les deux cas de la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque). Car si l'on avait enseigné seulement celui du boutiquier, j'aurais dit que c'est au boutiquier qu'il suffit d'être payé comme un ouvrier oisif, parce que sa peine n'est pas grande ; mais pour celui qui reçoit de l'argent pour acheter avec lui des produits, dont la peine est grande, je dirais qu'il ne lui suffit pas d'être payé comme un ouvrier oisif.
- וְאִי תְּנָא מָעוֹת לִיקַּח בָּהֶן פֵּירוֹת – הֲוָה אָמֵינָא: הָתָם הוּא דְּבָעֵי כְּפוֹעֵל בָּטֵל, מִשּׁוּם דִּנְפִישׁ טִרְחֵיהּ. אֲבָל חֶנְוָנִי, דְּלָא נְפִישׁ טִרְחֵיהּ – אֵימָא סַגִּי לֵיהּ בְּמַשֶּׁהוּ בְּעָלְמָא, דַּאֲפִילּוּ לֹא טִבֵּל עִמּוֹ אֶלָּא בְּצִיר, וְלֹא אָכַל עִמּוֹ אֶלָּא גְּרוֹגֶרֶת אַחַת – זֶהוּ שְׂכָרוֹ, צְרִיכָא.Et si l'on avait enseigné seulement le cas de l'argent pour acheter avec lui des produits, j'aurais dit : c'est là qu'il faut payer comme un ouvrier oisif, parce que sa peine est grande ; mais pour le boutiquier, dont la peine n'est pas grande, je dirais que la moindre chose lui suffit, car même s'il n'a trempé son pain avec lui que dans de la saumure, et n'a mangé avec lui qu'une seule figue sèche, c'est là son salaire. Il fallait donc enseigner les deux cas.
- (כַּמָּה עִיזֵּי וְתַרְנְגוֹלִין מַעֲלִין סִימָן)(Combien, chèvres, et poules, on ajoute : moyen mnémotechnique des enseignements qui suivent.)
- תָּנוּ רַבָּנַן: כַּמָּה הוּא שְׂכָרוֹ? בֵּין מְרוּבֶּה וּבֵין מוּעָט, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ לֹא טִבֵּל עִמּוֹ אֶלָּא בְּצִיר, וְלֹא אָכַל עִמּוֹ אֶלָּא גְּרוֹגֶרֶת אַחַת – זֶהוּ שְׂכָרוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אוֹמֵר: נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ מְשַׁלֵּם.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : quel est son salaire ? Que ce soit beaucoup ou peu, selon leur accord : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : même s'il n'a trempé son pain avec lui que dans de la saumure, et n'a mangé avec lui qu'une seule figue sèche, c'est là son salaire. Rabbi Chimon ben Yo'haï dit : il lui donne son salaire complet.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין שָׁמִין לֹא אֶת הָעִזִּים וְלֹא אֶת הָרְחֵלִים, וְלֹא כׇּל דָּבָר שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה וְאוֹכֵל לְמֶחֱצָה.Nos Maîtres ont enseigné : on n'estime, pour les confier à un autre pour moitié du bénéfice, ni les chèvres, ni les brebis, ni rien de ce qui ne travaille pas tout en mangeant : celui qui les élève n'en tire aucun revenu, et sa peine serait un intérêt, comme dans la Michna.
- רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שָׁמִין אֶת הָעִזִּים מִפְּנֵי שֶׁחוֹלְבוֹת, וְאֶת הָרְחֵלִים מִפְּנֵי שֶׁגּוֹזְזוֹת וְשׁוֹטְפוֹת וּמוֹרְטוֹת, וְאֶת הַתַּרְנְגוֹלֶת מִפְּנֵי שֶׁהִיא עוֹשָׂה וְאוֹכֶלֶת.Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : on estime les chèvres, parce qu'elles donnent du lait, les brebis, parce qu'on les tond, qu'elles perdent de la laine au lavage et qu'elles s'en arrachent aux épines, et la poule, parce qu'elle produit des œufs tout en mangeant.
- וְתַנָּא קַמָּא: גִּיזָּה וְחָלָב לָא סָפֵק שְׂכַר עֲמָלוֹ וּמְזוֹנוֹ? בְּגִיזָּה וְחָלָב – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, כִּי פְלִיגִי בְּנַסְיוֹבֵי וְתוּתְרֵי.Et le premier Tanna : la tonte et le lait ne suffisent-ils pas à couvrir le salaire de sa peine et sa nourriture ? Si celui qui les élève garde la tonte et le lait, personne n'est en désaccord : c'est permis. Ils ne sont en désaccord que s'il ne garde que le petit-lait et la laine tombée.
- תַּנָּא קַמָּא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי, דְּאָמַר: נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ מִשָּׁלֵם. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר לַהּ כַּאֲבוּהּ, דְּאָמַר: אֲפִילּוּ לֹא טִבֵּל עִמּוֹ אֶלָּא בְּצִיר, וְלֹא אָכַל עִמּוֹ אֶלָּא גְּרוֹגֶרֶת אַחַת – זֶהוּ שְׂכָרוֹ.Le premier Tanna est de l'avis de Rabbi Chimon ben Yo'haï, qui dit : il lui donne son salaire complet ; or le petit-lait et la laine tombée ne le couvrent pas. Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, est de l'avis de son père, qui dit : même s'il n'a trempé son pain avec lui que dans de la saumure, et n'a mangé avec lui qu'une seule figue sèche, c'est là son salaire.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַשְׂכֶּרֶת אִשָּׁה לַחֲבֶרְתָּהּ תַּרְנְגוֹלֶת בִּשְׁנֵי אֶפְרוֹחִין. אִשָּׁה שֶׁאָמְרָה לַחֲבֶרְתָּהּ: ״תַּרְנְגוֹלֶת שֶׁלִּי וּבֵיצִים שֶׁלִּיכִי, וַאֲנִי וְאַתְּ נַחְלוֹק בָּאֶפְרוֹחִין״ – רַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹסֵר.Nos Maîtres ont enseigné : une femme peut louer à son amie une poule contre deux poussins. Une femme qui a dit à son amie : « La poule est à moi et les œufs sont à toi, et toi et moi partagerons les poussins » : Rabbi Yehouda permet, Rabbi Chimon interdit.
- וְרַבִּי יְהוּדָה לָא בָּעֵי שְׂכַר עֲמָלוֹ וּמְזוֹנוֹ? אִיכָּא בֵּיצִים מוּזָרוֹת.Et Rabbi Yehouda n'exige-t-il pas le salaire de sa peine et sa nourriture ? Il y a les œufs stériles, que garde la propriétaire de la poule.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַעֲלוֹת שְׂכַר כַּתָּף לְמָעוֹת לִבְהֵמָה – מַעֲלִין, וְאֵין מְשַׁנִּין מִמִּנְהַג הַמְּדִינָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שָׁמִין עֵגֶל עִם אִמּוֹ, וּסְיָח עִם אִמּוֹ, וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַעֲלוֹת שְׂכַר כַּתָּף לְמָעוֹת.Nos Maîtres ont enseigné : là où l'on a coutume d'ajouter à l'argent le salaire du portefaix pour l'animal confié, on l'ajoute, et on ne déroge pas à la coutume du pays. Rabban Chimon ben Gamliel dit : on estime un veau avec sa mère et un poulain avec sa mère, même là où l'on a coutume d'ajouter à l'argent le salaire du portefaix, sans rien ajouter.
- וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לָא בָּעֵי שְׂכַר עֲמָלוֹ וּמְזוֹנוֹ? אִיכָּא גְּלָלִים. וְאִידַּךְ: גְּלָלִים – אַפְקוֹרֵי מַפְקֵיר לְהוּ.Et Rabban Chimon ben Gamliel n'exige-t-il pas le salaire de sa peine et sa nourriture ? Il y a les excréments, qui profitent à celui qui élève l'animal. Et l'autre Sage ? Les excréments, on les abandonne, et ils ne constituent donc pas un salaire.
- אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה, וַהֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Rav Na'hman a dit : la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Yehouda, la halakha est conforme à Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, et la halakha est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel.
- בְּנֵי רַב עִילִישׁ נְפַק עֲלַיְיהוּ הָהוּא שְׁטָרָא דַּהֲוָה כְּתִיב בֵּיהּ ״פַּלְגָא בַּאֲגַר, פַּלְגָא בְּהֶפְסֵד״. אָמַר רָבָא: רַב עִילִישׁ גַּבְרָא רַבָּה הוּא, וְאִיסּוּרָא לְאִינָשֵׁי לָא הָוֵי סָפֵי. מָה נַפְשָׁךְ? אִי פַּלְגָא בַּאֲגַר – תְּרֵי תִּילְתֵי בְּהֶפְסֵד,Contre les fils de Rav Ilich, on produisit un acte où il était écrit : « Moitié du bénéfice, moitié de la perte. » Rava a dit : Rav Ilich était un grand homme, et il n'aurait pas fait consommer un interdit aux gens. De toute façon, l'acte a un autre sens : si c'est moitié du bénéfice, c'est deux tiers de la perte,
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