Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָא פָרֵיק לַהּ בְּאַרְבְּעָה זוּזֵי, הָכָא נָמֵי לָא שְׁנָא.qu'on le rachète pour quatre zouz (pièces d'argent ; quatre font un séla) par an ? Ici aussi, ce n'est pas différent : celui qui a fixé une déduction sans être assuré d'en tirer profit n'enfreint pas l'interdit d'intérêt, même s'il y gagne.
- וּמַאן דְּאָסַר – אָמַר לָךְ: שְׂדֵה אֲחוּזָּה הֶקְדֵּשׁ הִיא, וְרַחֲמָנָא אוֹקְמֵיהּ אַפִּדְיוֹן. הָכָא – הַלְוָאָה הִיא וּמִיחֲזֵי כְּרִבִּית.Et celui qui interdit te dira : le champ patrimonial, c'est un bien consacré, et le Miséricordieux l'a établi sur le rachat. Ici, c'est un prêt, et cela a l'air d'un intérêt.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲמַרוּ לִי סָבֵי דְּמָתָא מַחְסֵיָא: סְתַם מַשְׁכַּנְתָּא – שַׁתָּא. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? דְּאִי אָכֵיל לַהּ שַׁתָּא – מָצֵי מְסַלֵּק לֵיהּ, וְאִי לָא – לָא מָצֵי מְסַלֵּק לֵיהּ.Rav Achi a dit : les anciens de Mata Me'hassia m'ont dit : un gage (machkanta : terre gagée dont le prêteur consomme les fruits) sans précision vaut un an. Quelle différence cela fait-il ? C'est que, s'il en a consommé les fruits un an, l'emprunteur peut l'évincer ; sinon, il ne peut pas l'évincer.
- וְאָמַר רַב אָשֵׁי: אֲמַרוּ לִי סָבֵי דְּמָתָא מַחְסֵיָא, מַאי ״מַשְׁכַּנְתָּא״ – דִּשְׁכוּנָה גַּבֵּיהּ. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְדִינָא דְּבַר מִצְרָא.Et Rav Achi a dit : les anciens de Mata Me'hassia m'ont dit : pourquoi « machkanta » ? Parce qu'elle réside (chekhouna) auprès de lui. Quelle différence cela fait-il ? Pour la règle du voisin de limite (bar metsra) : le prêteur, comme voisin le plus proche, a la priorité pour acheter la terre.
- אָמַר רָבָא: לֵית הִלְכְתָא לָא כְּטַרְשֵׁי פַּפּוּנָאֵי, וְלָא כִּשְׁטָרֵי מָחוֹזְנָאֵי, וְלָא כַּחֲכִירֵי נַרְשָׁאֵי.Rava a dit : la halakha (la règle pratique) n'est ni selon les ventes à crédit (tarché) des gens de Papouna, ni selon les actes des gens de Me'hoza, ni selon les fermages des gens de Nerech.
- כְּטַרְשֵׁי פַּפּוּנָאֵי – כְּטַרְשֵׁי דְּרַב פָּפָּא.Selon les ventes à crédit des gens de Papouna : c'est selon les ventes à crédit de Rav Pappa (plus haut, 65a), qui vendait sa bière plus cher contre un paiement différé.
- שְׁטָרֵי מָחוֹזְנָאֵי – דְּזָקְפִי לֵיהּ לְרַוְוחָא אַקַּרְנָא, וְכָתְבִי לֵיהּ בִּשְׁטָרָא. מִי יֵימַר דְּהָוֵה רַוְוחָא?Les actes des gens de Me'hoza : ce sont ceux où l'on ajoute d'avance le bénéfice au capital d'une association, et on l'inscrit dans l'acte. Or c'est interdit, car qui dit qu'il y aura un bénéfice ?
- אֲמַר לֵיהּ מָר בַּר אַמֵּימָר לְרַב אָשֵׁי: אַבָּא עָבֵיד הָכִי, וְכִי אָתוּ לְקַמֵּיהּ מְהֵימַן לְהוּ. אֲמַר לֵיהּ: תִּינַח הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ לְדִידֵיהּ, אִי שָׁכֵיב וְנָפֵל שְׁטָרָא קַמֵּי יַתְמֵי, מַאי? הָוֵי ״כִּשְׁגָגָה שֶׁיֹּצָא מִלִּפְנֵי הַשַּׁלִּיט״ וְנָח נַפְשֵׁיהּ דְּאַמֵּימָר.Mar, fils d'Ameimar, a dit à Rav Achi : Père agit ainsi, et quand ils viennent devant lui en disant que le bénéfice n'a pas été atteint, il les croit. Il lui a dit : cela va tant qu'il est là ; mais s'il meurt et que l'acte tombe entre les mains des orphelins, qu'en sera-t-il ? Ils réclameront toute la somme. Ce fut « comme une erreur émanant du souverain » (Ecclésiaste 10, 5), et Ameimar mourut.
- חֲכִירֵי נַרְשָׁאֵי, דְּכָתְבִי הָכִי: מִשְׁכֵּן לֵיהּ פְּלָנְיָא אַרְעֵיהּ לִפְלָנְיָא, וַהֲדַר חַכְרַהּ מִינֵּיהּ. אֵימַת קְנָאָהּ דְּאַקְנְיַיהּ נִהֲלֵיהּ?Les fermages des gens de Nerech : ce sont ceux où l'on écrit ainsi : « Un tel a mis sa terre en gage auprès d'un tel, puis il l'a reprise de lui à ferme. » Quand le prêteur l'a-t-il acquise, pour qu'il la lui transfère en fermage ? Cette redevance n'est donc que de l'intérêt.
- וְהָאִידָּנָא דְּקָא כָתְבִי הָכִי: ״קְנֵינָא מִינֵּיהּ וּשְׁהֵינָא כַּמָּה עִידָּנֵי, וַהֲדַר חַכְרַהּ״, כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּנְעוֹל דֶּלֶת בִּפְנֵי לוֹוִין – שַׁפִּיר דָּמֵי. וְלָאו מִלְּתָא הִיא.Et aujourd'hui, où l'on écrit ainsi : « Nous l'avons acquise de lui, nous avons attendu quelque temps, puis il l'a reprise à ferme », afin de ne pas fermer la porte devant les emprunteurs, c'est permis. Mais cela n'est pas valable : même ainsi, c'est de l'intérêt.
- מַתְנִי׳ אֵין מוֹשִׁיבִין חֶנְוָנִי לְמַחֲצִית שָׂכָר, וְלֹא יִתֵּן מָעוֹת לִיקַּח בָּהֶן פֵּירוֹת לְמַחֲצִית שָׂכָר, אֶלָּא אִם כֵּן נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ כְּפוֹעֵל.MICHNA. On n'installe pas un boutiquier pour la moitié du bénéfice, en lui remettant des produits à vendre ; car il répond de la moitié des pertes, si bien que cette moitié est un prêt, et son travail sur l'autre moitié serait un intérêt. Et on ne donnera pas d'argent pour acheter avec lui des produits pour la moitié du bénéfice, à moins de lui donner son salaire comme à un ouvrier.
- אֵין מוֹשִׁיבִין תַּרְנְגוֹלִין לְמֶחֱצָה, וְאֵין שָׁמִין עֲגָלִין וּסְיָיחִין לְמֶחֱצָה, אֶלָּא אִם כֵּן נוֹתֵן לוֹ שְׂכַר עֲמָלוֹ וּמְזוֹנוֹ.On ne fait pas couver des poules pour moitié, sur des œufs estimés en argent, et on n'estime pas des veaux et des poulains pour moitié, à moins de lui donner le salaire de sa peine et sa nourriture.
- אֲבָל מְקַבְּלִין עֲגָלִין וּסְיָיחִין לְמֶחֱצָה, וּמְגַדְּלִין אוֹתָן עַד שֶׁיְּהוּ מְשׁוּלָּשִׁין. וַחֲמוֹר עַד שֶׁתְּהֵא טוֹעֶנֶת.Mais on prend en charge des veaux et des poulains pour moitié, sans estimation, de sorte que celui qui les élève ne répond pas des pertes, et on les élève jusqu'à ce qu'ils aient atteint le tiers de leur croissance. Et une ânesse, jusqu'à ce qu'elle puisse porter une charge.
- גְּמָ׳ תָּנָא: כְּפוֹעֵל בָּטֵל. מַאי כְּפוֹעֵל בָּטֵל?GUEMARA. Il a été enseigné : comme un ouvrier oisif. Qu'est-ce que « comme un ouvrier oisif » ?
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