Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲוָה יָתֵיבְנָא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, וּבְעַי לְאוֹתֹבֵיהּ אוֹנָאָה, וְאוֹדֵיק, חֲזִיתַן אַיְילוֹנִית. וַהֲרֵי אוֹנָאָה דִּמְחִילָה בְּטָעוּת הִיא, וְלָא הָוְיָא מְחִילָה! וְאוֹדֵיק, חֲזִיתַן אַיְילוֹנִית: הֲרֵי אַיְילוֹנִית דִּמְחִילָה בְּטָעוּת הִיא, וְהָוְיָא מְחִילָה.Rava poursuit : J'étais assis devant Rav Na'hman, et j'ai voulu lui objecter la loi de l'onaa (lésion sur le prix), et il a observé mon intention et m'a montré celle de l'aïlonit (femme stérile de naissance). Voici que l'onaa est une remise faite par erreur, et ce n'est pas une remise, puisque le vendeur doit rendre le trop-perçu. Et il a observé et m'a montré l'aïlonit : voici que l'aïlonit est une remise faite par erreur, et c'est une remise.
- דִּתְנַן: הַמְמָאֶנֶת וְהַשְּׁנִיָּיה וְהָאַיְילוֹנִית, אֵין לָהֶן לֹא כְּתוּבָּה וְלֹא פֵּירוֹת וְלֹא מְזוֹנוֹת וְלֹא בְּלָאוֹת.Car nous avons appris dans la Michna (Ketoubot 100b) : Celle qui refuse (la mineure mariée par sa mère ou son frère, qui annule son mariage), la seconde (femme interdite par les Sages comme parente au second degré) et l'aïlonit n'ont droit ni à la ketouba, ni aux fruits, ni aux aliments, ni aux vêtements usés. L'aïlonit a donc renoncé par erreur aux fruits de ses biens, et le mari ne les rend pas.
- וְלָא הִיא: לָא אוֹנָאָה הָוְיָא תְּיוּבְתֵּיהּ, וְלָא אַיְילוֹנִית מְסַיַּיע לֵיהּ.La Guemara commente : Mais il n'en est rien : ni l'onaa n'est une réfutation contre lui, ni l'aïlonit ne le soutient.
- לָא אוֹנָאָה תְּיוּבְתֵּיהּ: דְּלָא יָדַע דְּאִיתֵיהּ אוֹנָאָה דְּמָחֵיל גַּבֵּיהּ. וְלָא אַיְילוֹנִית מְסַיַּיע לֵיהּ, דְּנִיחָא לַהּ (דְּתִיפּוֹק) [דְּנִיפּוֹק] עֲלַהּ שְׁמָא דְאִישׁוּת.L'onaa n'est pas une réfutation contre lui, car la victime ne sait pas qu'il y a une onaa pour y renoncer : il n'y a donc là aucune remise. Et l'aïlonit ne le soutient pas, car il lui convient que soit attaché à elle le nom de femme mariée, et elle renonce donc de plein gré aux fruits.
- הָהִיא אִיתְּתָא דַּאֲמַרָה לֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא: זִיל זְבֵין לִי אַרְעָא מִקָּרִיבַיי. אֲזַל זְבַן לַהּ. אֲמַר לֵיהּ: אִי הָווּ לִי זוּזֵי מַהְדְּרַתְּ לַהּ נִיהֲלִי? אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ וְנַוְולָא אַחֵי.Une certaine femme a dit à un certain homme : Va m'acheter une terre auprès de mes proches. Il est allé et la lui a achetée. Le vendeur lui a dit : Si j'ai de l'argent, me la rendras-tu ? Il lui a dit : Toi et Navla êtes frères, vous êtes parents et vous vous entendrez.
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: כֹּל ״אַתְּ וְנַוְולָא אַחֵי״ (אָמַר) סָמְכָא דַּעְתֵּיהּ, וְלָא גָּמַר וּמַקְנֵי.Rabba bar Rav Houna a dit : Pour toute réponse telle que « toi et Navla êtes frères », le vendeur s'y fie, et il n'a pas résolu de transférer la terre.
- אַרְעָא הָדְרָה, פֵּירֵי מַאי? רִבִּית קְצוּצָה הָווּ וְיוֹצְאִין בְּדַיָּינִין, אוֹ דִילְמָא כִּי אֲבַק רִבִּית הָווּ וְאֵין יוֹצְאִין?La terre revient. Qu'en est-il des fruits ? Sont-ils considérés comme un intérêt fixé, et se reprennent-ils par les juges ? Ou peut-être sont-ils comme l'avak ribit (« poussière d'intérêt », interdite par les Sages seulement), et ne se reprennent-ils pas ?
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: מִסְתַּבְּרָא כִּי אֲבַק רִבִּית הָווּ, וְאֵין יוֹצְאִין בְּדַיָּינִין. וְכֵן אָמַר רָבָא: כִּי אֲבַק רִבִּית הָווּ, וְאֵין יוֹצְאִין בְּדַיָּינִין.Rabba bar Rav Houna a dit : Il est raisonnable qu'ils soient comme l'avak ribit, et ils ne se reprennent pas par les juges. Et de même Rava a dit : Ils sont comme l'avak ribit, et ils ne se reprennent pas par les juges.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַבָּה: מַשְׁכַּנְתָּא, מַאי? הָתָם טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם דְּלָא קַץ לֵיהּ, הָכָא נָמֵי לָא קַץ לֵיהּ. אוֹ דִילְמָא הָתָם זְבִינֵי, הָכָא הַלְוָאָה?Abayé a dit à Rabba : Qu'en est-il du gage (machkanta), dont le prêteur a mangé les fruits sans accord ? Là, quelle est la raison ? Parce qu'il ne lui a pas fixé d'intérêt ; ici aussi, il ne lui a pas fixé d'intérêt. Ou peut-être : là, c'est une vente, ici, un prêt ?
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם דְּלָא קַץ לֵיהּ, הָכָא נָמֵי לָא קַץ לֵיהּ.Il lui a dit : Là, quelle est la raison ? Parce qu'il ne lui a pas fixé d'intérêt ; ici aussi, il ne lui a pas fixé d'intérêt.
- אָמַר רַב פַּפִּי: עֲבַד רָבִינָא עוֹבָדָא, וְחַשֵּׁיב וְאַפֵּיק פֵּירֵי, דְּלָא כְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא.Rav Pappi a dit : Ravina a rendu un jugement, il a calculé et a fait reprendre les fruits, contrairement à Rabba bar Rav Houna.
- אָמַר מָר בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: הָא מַשְׁכַּנְתָּא בְּאַתְרָא דִּמְסַלְּקִי, אֲכַל שִׁיעוּר זוּזֵי – מְסַלְּקִינַן לֵיהּ.Mar fils de Rav Yossef a dit au nom de Rava : Ce gage, dans un lieu où l'on retire le prêteur dès que l'emprunteur peut payer : s'il a mangé pour la valeur de l'argent, nous le retirons.
- אֲכַל טְפֵי – לָא מַפְּקִינַן מִינֵּיהּ, וְלָא מְחַשְּׁבִינַן מִשְּׁטָרָא לִשְׁטָרָא.S'il a mangé davantage, nous ne le lui reprenons pas, et nous ne le comptons pas d'un acte à l'autre : l'excédent ne s'impute pas sur une autre créance.
- וּבִדְיַתְמֵי אֲכַל שִׁיעוּר זוּזֵי, מְסַלְּקִינַן לֵיהּ. אֲכַל טְפֵי – מַפְּקִינַן מִינֵּיהּ, וּמְחַשְּׁבִינַן מִשְּׁטָרָא לִשְׁטָרָא.Et pour les orphelins : s'il a mangé pour la valeur de l'argent, nous le retirons ; s'il a mangé davantage, nous le lui reprenons, et nous le comptons d'un acte à l'autre.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ אֲכַל טְפֵי – לָא מַפְּקִינַן מִינֵּיהּ. אֲכַל שִׁיעוּר זוּזֵי נָמֵי – לָא מְסַלְּקִינַן לֵיהּ בְּלָא זוּזֵי, מַאי טַעְמָא: סַלּוֹקֵי בְּלָא זוּזֵי – אַפּוֹקֵי מִינֵּיהּ הוּא. הָוֵי אֲבַק רִבִּית, וַאֲבַק רִבִּית אֵינָהּ יוֹצְאָה בְּדַיָּינִין.Rav Achi a dit : Maintenant que tu as dit : S'il a mangé davantage, nous ne le lui reprenons pas, alors s'il a mangé pour la valeur de l'argent, nous ne le retirons pas non plus sans argent. Quelle en est la raison ? Le retirer sans argent, c'est lui reprendre. C'est de l'avak ribit, et l'avak ribit ne se reprend pas par les juges.
- עֲבַד רַב אָשֵׁי עוֹבָדָא בִּיתוֹמִים קְטַנִּיםRav Achi a rendu un jugement concernant des orphelins mineurs
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