Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פַּטּוֹמֵי מִילֵּי בְּעָלְמָא הוּא. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: טַעְמָא מַאי – כֵּיוָן דְּלוֹקֵחַ בָּעֵי לְאַתְנוֹיֵי, וְהָכָא מוֹכֵר קָא מַתְנֵי, אָמְרַתְּ פַּטּוֹמֵי מִילֵּי בְּעָלְמָא הוּא.Ce ne sont que de simples paroles d'encouragement destinées à rassurer l'acheteur, et elles n'engagent pas le vendeur. Rav Achi a dit à Améimar : Quelle en est la raison ? Puisque c'est l'acheteur qui doit poser la condition, et qu'ici c'est le vendeur qui la pose, tu as dit que ce ne sont que de simples paroles d'encouragement ?
- אֶלָּא מַתְנִיתָא דְּקָתָנֵי: ״לִכְשֶׁיִּהְיוּ לְךָ מָעוֹת אַחְזִיר לָךְ – מוּתָּר״, דְּמוֹכֵר הוּא דְּבָעֵי לְאַתְנוֹיֵי, מוֹכֵר לָא אַתְנִי וְלוֹקֵחַ קָא מַתְנֵי.Mais alors la baraïta qui enseigne : « Quand tu auras de l'argent, je te le rendrai » : permis ! Là, c'est le vendeur qui doit poser la condition ; le vendeur ne l'a pas posée, et c'est l'acheteur qui la pose. Il faudrait donc y voir aussi de simples paroles d'encouragement.
- וְאָמְרִינַן: מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? וְאָמַר רָבָא: סֵיפָא, דַּאֲמַר לֵיהּ מִדַּעְתֵּיהּ. טַעְמָא דַּאֲמַר לֵיהּ מִדַּעְתֵּיהּ, הָא לָא אֲמַר לֵיהּ מִדַּעְתֵּיהּ – לָא אָמְרִינַן פַּטּוֹמֵי מִילֵּי בְּעָלְמָא הוּא.Et nous avons dit : Quelle différence y a-t-il entre le début et la fin ? Et Rava a dit : À la fin, il s'agit du cas où il lui a dit qu'il rendrait le bien de son gré. Rav Achi en déduit : La raison est qu'il lui a dit de son gré ; mais s'il ne lui a pas dit de son gré, nous ne disons pas que ce ne sont que de simples paroles d'encouragement, bien que ce soit l'acheteur qui ait parlé.
- אֲמַר לֵיהּ: נַעֲשֶׂה כְּמַאן דַּאֲמַר לֵיהּ מִדַּעְתֵּיהּ אִתְּמַר.Améimar lui a dit : L'enseignement de Rava a été dit au sens suivant : l'acheteur qui pose une telle condition est considéré comme celui qui lui a dit de son gré.
- הָהוּא שְׁכִיב מְרַע, דִּכְתַב לַהּ גִּיטָּא לִדְבֵיתְהוּ, אִנְּגִיד וְאִתְּנַח. אֲמַרָה לֵיהּ: אַמַּאי קָא מִתְּנַחַתְּ? אִי קָיְימַתְּ – דִּידָךְ אֲנָא. אָמַר רַב זְבִיד: פַּטּוֹמֵי מִילֵּי בְּעָלְמָא הוּא.Un certain homme gravement malade a écrit un get (acte de divorce) pour sa femme, afin de la dispenser du lévirat, et il a soupiré et gémi. Elle lui a dit : Pourquoi soupires-tu ? Si tu te rétablis, je suis à toi. Rav Zevid a dit : Ce ne sont que de simples paroles d'encouragement, qui n'obligent pas la femme à se remarier avec lui.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: וְאִי לָאו פַּטּוֹמֵי מִילֵּי מַאי? בְּדִידַהּ קָיְימָא לְמִישְׁדֵּי תְּנָאָה בְּגִיטָּא? בְּדִידֵיהּ קָיְימָא לְמִשְׁדֵּי תְּנָאָה! מַהוּ דְּתֵימָא: הוּא גּוּפֵיהּ אַדַּעְתָּא דִידַהּ קָא גָמֵיר וְיָהֵיב גִּיטָּא – קָא מַשְׁמַע לַן.Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : Et s'il ne s'agissait pas de simples paroles d'encouragement, qu'en serait-il ? Serait-ce à elle de placer une condition dans le get ? C'est à lui de placer une condition ! La Guemara répond : Tu aurais pu dire : C'est lui-même qui, en se fiant à elle, décide de donner le get, comme s'il avait lui-même posé la condition. Il nous apprend qu'il n'en est rien.
- הִלְוָהוּ עַל שָׂדֵהוּ, אָמַר רַב הוּנָא: בִּשְׁעַת מַתַּן מָעוֹת – קָנָה הַכֹּל. לְאַחַר מַתַּן מָעוֹת – לֹא קָנָה אֶלָּא כְּנֶגֶד מְעוֹתָיו. וְרַב נַחְמָן אָמַר: אֲפִילּוּ לְאַחַר מַתַּן מָעוֹת – קָנָה הַכֹּל.La Michna a enseigné : S'il lui a prêté sur son champ… Rav Houna a dit : Si le prêteur a posé sa condition au moment du don de l'argent, il a tout acquis, c'est-à-dire le champ entier si l'emprunteur ne paie pas. Après le don de l'argent, il n'a acquis que l'équivalent de son argent. Et Rav Na'hman a dit : Même après le don de l'argent, il a tout acquis.
- עֲבַד רַב נַחְמָן עוֹבָדָא גַּבֵּי רֵישׁ גָּלוּתָא כִּשְׁמַעְתֵּיהּ, קַרְעֵיהּ רַב יְהוּדָה לִשְׁטָרֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ גָּלוּתָא: רַב יְהוּדָה קְרַע לִשְׁטָרָךְ. אֲמַר לֵיהּ: דַּרְדְּקָא קַרְעֵיהּ? גַּבְרָא רַבָּה קַרְעֵיהּ, חֲזָא בֵּיהּ טַעְמָא וְקַרְעֵיהּ!Rav Na'hman a rendu un jugement chez l'exilarque (Rech Galouta, chef de la communauté juive de Babylonie) conformément à son enseignement. Rav Yehouda a déchiré son acte. L'exilarque lui a dit : Rav Yehouda a déchiré ton acte. Il lui a dit : Est-ce un enfant qui l'a déchiré ? Un grand homme l'a déchiré : il y a vu une raison, et il l'a déchiré !
- אִיכָּא דְאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ: דַּרְדְּקָא קַרְעֵיהּ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לְגַבֵּי דִּידִי בְּדִינָא דַּרְדְּקֵי נִינְהוּ.Certains disent qu'il lui a dit : Un enfant l'a déchiré, car tout le monde, comparé à moi, en matière de droit, sont des enfants.
- הֲדַר אָמַר רַב נַחְמָן: אֲפִילּוּ בִּשְׁעַת מַתַּן מָעוֹת – לֹא קָנָה וְלֹא כְּלוּם. אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: אִם אִי אַתָּה נוֹתֵן לִי מִכָּאן וְעַד שָׁלֹשׁ שָׁנִים, הֲרֵי הִיא שֶׁלִּי – הֲרֵי הִיא שֶׁלּוֹ!Rav Na'hman a ensuite dit : Revenant sur sa décision : Même au moment du don de l'argent, il n'a rien acquis du tout. Rava a objecté à Rav Na'hman à partir de la Michna : « Si tu ne me donnes pas d'ici à trois ans, il est à moi » : il est à lui !
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנִי אוֹמֵר אַסְמַכְתָּא קָנְיָא. וּמִנְיוֹמֵי אָמַר: אַסְמַכְתָּא לָא קָנְיָא.Il lui a dit : Moi, je disais que l'asmakhta (engagement conditionnel pris sans véritable intention de l'exécuter) acquiert. Mais Minyomi a dit : L'asmakhta n'acquiert pas, et il m'a fait revenir sur mon opinion.
- וּלְמִנְיוֹמֵי קַשְׁיָא מַתְנִיתִין! אִיבָּעֵית אֵימָא מַתְנִיתִין רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּאָמַר אַסְמַכְתָּא קָנְיָא.Mais selon Minyomi, la Michna est difficile ! Si tu veux, dis que la Michna est l'opinion de Rabbi Yossé, qui a dit : L'asmakhta acquiert.
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