Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהִלְכְתָא כְּרַב חָמָא, וְהִלְכְתָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, וְהִלְכְתָא כְּרַבִּי יַנַּאי, דְּאָמַר: מָה לִי הֵן וּמָה לִי דְּמֵיהֶן.La Guemara résume plusieurs décisions des cas discutés plus haut : Et la halakha est conforme à Rav 'Hama, qui permet son type d'arrangement d'intérêt tacite ; et la halakha est conforme à Rabbi Elazar, selon qui l'intérêt fixé peut être repris par voie de justice ; et la halakha est conforme à Rabbi Yanaï, qui a dit : Que m'importe qu'il ait parlé d'eux, des produits eux-mêmes, et que m'importe qu'il ait parlé de leur valeur ? Autrement dit, celui qui remet une marchandise ou de l'argent en paiement de sa dette conclut une vente, et non un prêt à intérêt.
- מַתְנִי׳ מָכַר לוֹ אֶת הַשָּׂדֶה, וְנָתַן לוֹ מִקְצָת דָּמִים, וְאָמַר לוֹ: אֵימָתַי שֶׁתִּרְצֶה הָבֵא מָעוֹת וְטוֹל אֶת שֶׁלְּךָ – אָסוּר. הִלְוָהוּ עַל שָׂדֵהוּ, וְאָמַר לוֹ: אִם אִי אַתָּה נוֹתֵן לִי מִכָּאן וְעַד שָׁלֹשׁ שָׁנִים – הֲרֵי הִיא שֶׁלִּי, הֲרֵי הִיא שֶׁלּוֹ. וְכָךְ הָיָה בַּיְתוֹס בֶּן זוֹנִין עוֹשֶׂה עַל פִּי חֲכָמִים.MICHNA : Si quelqu'un a vendu à un autre le champ, et que l'acheteur lui a donné une partie du prix, et que le vendeur lui a dit : Quand tu voudras, apporte l'argent restant et prends ce qui est à toi, c'est interdit. Si quelqu'un lui a prêté de l'argent sur son champ mis en garantie, et lui a dit : Si tu ne me donnes pas la somme d'ici à trois ans, il est à moi, alors, ce délai passé, il est à lui, et cela est permis même si le champ vaut plus que le prêt. Et c'est ainsi que faisait Baïtos ben Zonin, sur l'avis des Sages.
- גְּמָ׳ מִי אוֹכֵל פֵּירוֹת? רַב הוּנָא אָמַר: מוֹכֵר אוֹכֵל פֵּירוֹת. רַב עָנָן אָמַר: מְשַׁלְּשִׁין אֶת הַפֵּירוֹת. וְלָא פְּלִיגִי. הָא דְּאָמַר: לְכִי מַיְיתֵית קְנִי. הָא דְּאָמַר: לְכִי מַיְיתֵית קְנִי מֵעַכְשָׁיו.GUEMARA : Qui mange les fruits de ce champ dans l'intervalle, tant que la vente n'est pas achevée ? Rav Houna a dit : Le vendeur mange les fruits. Rav Anan a dit : On dépose les fruits chez un tiers jusqu'à ce que la vente soit conclue. Et ils ne divergent pas : ceci vise le cas où le vendeur a dit : Quand tu apporteras tout l'argent, acquiers le champ ; cela vise le cas où il a dit : Quand tu apporteras l'argent, acquiers-le dès maintenant.
- תָּנֵי רַב סָפְרָא בְּרִבִּית דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא: פְּעָמִים שֶׁשְּׁנֵיהֶם מוּתָּרִין, פְּעָמִים שֶׁשְּׁנֵיהֶם אֲסוּרִין, וּפְעָמִים שֶׁהַמּוֹכֵר מוּתָּר וְלוֹקֵחַ אָסוּר, וּפְעָמִים שֶׁהַלּוֹקֵחַ מוּתָּר וּמוֹכֵר אָסוּר.Rav Safra a enseigné sur les lois de l'intérêt, dans une baraïta de l'école de Rabbi 'Hiya : Parfois tous deux sont permis de jouir des fruits du champ ; parfois tous deux sont interdits ; parfois le vendeur est permis et l'acheteur est interdit ; et parfois l'acheteur est permis et le vendeur est interdit.
- עָנֵי רָבָא בָּתְרֵיהּ: פְּעָמִים שֶׁשְּׁנֵיהֶם מוּתָּרִין, דְּאָמַר לֵיהּ: קְנִי כְּשִׁיעוּר זוּזָךְ. פְּעָמִים שֶׁשְּׁנֵיהֶם אֲסוּרִין, דְּאָמַר לֵיהּ: לְכִי מַיְיתֵית קְנִי מֵעַכְשָׁיו.Rava a répondu à sa suite, en expliquant : Parfois tous deux sont permis : lorsqu'il lui a dit : Acquiers à la mesure de ton argent, car l'acheteur acquiert alors une part du champ proportionnelle à ce qu'il a versé. Parfois tous deux sont interdits : lorsqu'il lui a dit : Quand tu apporteras l'argent, acquiers le tout dès maintenant. Si le vendeur mange les fruits et que l'acheteur achève de payer, il aura mangé les fruits de l'acheteur ; si l'acheteur les mange et ne paie pas le reste, son premier versement n'aura été qu'un prêt, et il aura perçu un intérêt.
- פְּעָמִים מוֹכֵר מוּתָּר וְלוֹקֵחַ אָסוּר, דְּאָמַר לֵיהּ: לְכִי מַיְיתֵית קְנִי. פְּעָמִים שֶׁהַלּוֹקֵחַ מוּתָּר וּמוֹכֵר אָסוּר, דְּאָמַר לֵיהּ: קְנִי מֵעַכְשָׁיו וְזוּזַאי לִהְווֹ הַלְוָאָה גַּבָּךְ.Parfois le vendeur est permis et l'acheteur est interdit : lorsqu'il lui a dit : Quand tu apporteras l'argent, acquiers le champ. Parfois l'acheteur est permis et le vendeur est interdit : lorsqu'il lui a dit : Acquiers dès maintenant, et mon argent, le solde que tu me dois, sera un prêt chez toi.
- מַאן תָּנָא שְׁנֵיהֶם אֲסוּרִין? אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ, דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה. דְּאִי רַבִּי יְהוּדָה, הָאָמַר: צַד אֶחָד בְּרִבִּית – מוּתָּר.Quel Tanna enseigne que, dans ce cas, tous deux sont interdits ? Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : Cet enseignement n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Car si c'était Rabbi Yehouda, n'a-t-il pas dit que l'éventualité d'intérêt est permise ? Or ici, l'intérêt dépend de ce que l'acheteur achèvera ou non de payer.
- מִשְׁכֵּן לוֹ בַּיִת, מִשְׁכֵּן לוֹ שָׂדֶה, וְאָמַר לוֹ: ״לִכְשֶׁתִּרְצֶה לְמוֹכְרָם – לֹא תִּמְכְּרֵם אֶלָּא לִי בַּדָּמִים הַלָּלוּ״ – אָסוּר. ״בְּשׇׁוְיֵיהֶן״ – מוּתָּר.Baraïta : Si un emprunteur lui a mis en gage une maison ou lui a mis en gage un champ, et que le prêteur lui a dit : « Quand tu voudras les vendre, ne les vends qu'à moi, à ce prix-ci », c'est interdit, car le rabais consenti est un intérêt pour le prêt. S'il a dit : « Selon leur valeur » au moment de la vente, c'est permis.
- מַאן תַּנָּא ״בַּדָּמִים הַלָּלוּ״ אָסוּר? אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאִי רַבִּי יְהוּדָה, הָאָמַר: צַד אֶחָד בְּרִבִּית – מוּתָּר.Quel Tanna enseigne que dire « à ce prix-ci » est interdit ? Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : Cela n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Car si c'était Rabbi Yehouda, n'a-t-il pas dit que l'éventualité d'intérêt est permise ? Or rien ne garantit que la vente aura jamais lieu.
- מָכַר לוֹ בַּיִת, מָכַר לוֹ שָׂדֶה, וְאָמַר לוֹ: ״לִכְשֶׁיִּהְיוּ לִי מָעוֹת הַחְזִירֵם לִי״ – אָסוּר. ״לִכְשֶׁיִּהְיוּ לְךָ מָעוֹת אַחֲזִירֵם לָךְ״ – מוּתָּר. מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה. דְּאִי רַבִּי יְהוּדָה, הָאָמַר צַד אֶחָד בְּרִבִּית – מוּתָּר.Si quelqu'un lui a vendu une maison ou lui a vendu un champ, et lui a dit : « Quand j'aurai de l'argent, rends-les-moi », c'est interdit. Si l'acheteur a dit : « Quand tu auras de l'argent, je te les rendrai », c'est permis. Quel Tanna enseigne cela ? Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : Cela n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Car si c'était Rabbi Yehouda, n'a-t-il pas dit que l'éventualité d'intérêt est permise ?
- מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אָמַר רָבָא: רֵישָׁא – דְּלָא אֲמַר לֵיהּ מִדַּעְתֵּיהּ. סֵיפָא – דְּאָמַר לֵיהּ מִדַּעְתֵּיהּ.Quelle différence y a-t-il entre le début de cet enseignement et la fin ? Rava a dit : Au début, il s'agit du cas où l'on ne lui a pas dit que la restitution dépendrait de son gré, mais où elle est une condition de la vente, qui n'est donc qu'un prêt déguisé. À la fin, il s'agit du cas où il lui a dit qu'il rendrait le bien de son gré.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּזַבֵּין לֵיהּ אַרְעָא לְחַבְרֵיהּ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת, חַזְיֵיהּ דַּהֲוָה (קָא) עֲצִיב. אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי עֲצִיבַתְּ? אִי טָרְפוּ לַהּ מִינָּךְ, מַגְבֵּינָא לָךְ שׁוּפְרָא, שְׁבָחָא, וּפֵירֵי.Un certain homme a vendu une terre à son prochain sans garantie, c'est-à-dire sans s'engager à le dédommager si elle lui était saisie. Il vit qu'il était affligé. Il lui dit : Pourquoi es-tu affligé ? S'ils te la saisissent, je te ferai recouvrer sur ma terre de meilleure qualité, la plus-value et les fruits.
- אָמַר אַמֵּימָר:On discuta de la portée de cette promesse. Améimar a dit :
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