Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַאי קָרוֹב לְשָׂכָר וְרָחוֹק לְהֶפְסֵד הוּא. אֲמַר לֵיהּ כֵּיוָן דִּמְקַבֵּל עֲלֵיהּ זוֹלָא, קָרוֹב לָזֶה וְלָזֶה הוּא.Ceci est proche du gain et loin de la perte pour l'acheteur, puisque le vendeur assume le risque que le vin tourne, ce qui constitue un intérêt d'ordre rabbinique ! Il lui a dit : puisqu'il prend sur lui la baisse du prix, c'est proche de ceci et de cela, du gain comme de la perte, et c'est donc permis.
- מַתְנִי׳: הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ לֹא יָדוּר בַּחֲצֵרוֹ חִנָּם, וְלֹא יִשְׂכּוֹר מִמֶּנּוּ בְּפָחוֹת – מִפְּנֵי שֶׁהוּא רִבִּית.MICHNA : Celui qui prête à son prochain ne doit pas habiter dans sa cour gratuitement, ni lui louer un logement à moindre prix, car c'est un intérêt.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ הַדָּר בַּחֲצַר חֲבֵירוֹ שֶׁלֹּא מִדַּעְתּוֹ – אֵינוֹ צָרִיךְ לְהַעֲלוֹת לוֹ שָׂכָר. הִלְוָהוּ וְדָר בַּחֲצֵירוֹ – צָרִיךְ לְהַעֲלוֹת לוֹ שָׂכָר. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ לֹא יָדוּר בַּחֲצֵירוֹ חִנָּם, וְלֹא יִשְׂכּוֹר מִמֶּנּוּ בְּפָחוֹת, מִפְּנֵי שֶׁהוּא רִבִּית!GUEMARA : Rav Yossef bar Minyomi a dit au nom de Rav Na'hman : bien qu'on ait dit que celui qui habite dans la cour de son prochain à son insu n'a pas à lui payer de loyer, si le propriétaire ne subit aucune perte, s'il lui a prêté et habite dans sa cour, il doit lui payer un loyer. Que nous enseigne-t-il ? Nous l'avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : celui qui prête à son prochain ne doit pas habiter dans sa cour gratuitement, ni lui louer à moindre prix, car c'est un intérêt !
- אִי מִמַּתְנִיתִין, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בְּחָצֵר דְּקַיְימָא לְאַגְרָא, וְגַבְרָא דַּעֲבִיד לְמֵיגַר. אֲבָל חָצֵר דְּלָא קָיְימָא לְאַגְרָא, וְגַבְרָא דְּלָא עֲבִיד לְמֵיגַר – אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Si c'était seulement d'après la Michna, j'aurais dit : ces paroles ne valent que pour une cour destinée à la location et un homme qui a coutume de louer. Mais pour une cour qui n'est pas destinée à la location et un homme qui n'a pas coutume de louer, puisque le propriétaire ne perd rien et que l'habitant ne gagne rien, j'aurais dit que non. Il nous enseigne donc que même dans ce cas il doit payer, pour éviter l'apparence d'un intérêt.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ הַדָּר בַּחֲצַר חֲבֵירוֹ שֶׁלֹּא מִדַּעְתּוֹ – אֵינוֹ צָרִיךְ לְהַעֲלוֹת לוֹ שָׂכָר. ״הַלְוֵינִי וְדוּר בַּחֲצֵרִי״ – צָרִיךְ לְהַעֲלוֹת לוֹ שָׂכָר.Il y en a qui disent cette version : Rav Yossef bar Minyomi a dit au nom de Rav Na'hman : bien qu'on ait dit que celui qui habite dans la cour de son prochain à son insu n'a pas à lui payer de loyer, si le propriétaire dit à un autre « prête-moi et habite dans ma cour », il doit lui payer un loyer.
- מַאן דְּאָמַר הִלְוָהוּ – כׇּל שֶׁכֵּן הַלְוֵינִי. וּמַאן דְּאָמַר הַלְוֵינִי – אֲבָל הִלְוָהוּ לָא. מַאי טַעְמָא – כֵּיוָן דְּמֵעִיקָּרָא לָאו אַדַּעְתָּא דְּהָכִי אוֹזְפֵיהּ – לֵית לַן בַּהּ.Celui qui a dit « il lui a prêté », sans condition, tiendra à plus forte raison pour « prête-moi ». Et celui qui a dit « prête-moi » ne l'interdit que dans ce cas, mais « il lui a prêté », non. Quelle en est la raison ? Puisqu'à l'origine, il ne lui a pas prêté dans cette intention, nous n'y voyons pas de problème.
- רַב יוֹסֵף בַּר חָמָא תָּקֵיף עַבְדֵי דְאִינָשֵׁי דְּמַסֵּיק בְּהוּ זוּזֵי, וְעָבֵיד בְּהוּ עֲבִידְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רָבָא בְּרֵיהּ: מַאי טַעְמָא עָבֵיד מָר הָכִי? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא כְּרַב נַחְמָן סְבִירָא לִי, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: עַבְדָּא, נְהוֹם כְּרֵיסֵיהּ לָא שָׁוֵי.Rav Yossef bar 'Hama saisissait les esclaves des gens dont il était créancier et les faisait travailler contre le gré de leurs maîtres. Rava, son fils, lui a dit : pour quelle raison le Maître agit-il ainsi ? Il lui a dit : moi, je suis de l'avis de Rav Na'hman, car Rav Na'hman a dit : un esclave ne vaut pas le pain de son ventre. En les nourrissant, je ne cause donc aucune perte à leurs maîtres.
- אֲמַר לֵיהּ: אֵימוֹר דְּאָמַר רַב נַחְמָן כְּגוֹן דָּארוּ עַבְדֵּיהּ דִּמְרַקֵּיד בֵּי כוּבֵי, עַבְדֵי אַחֲרִינֵי מִי אָמַר? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא, כִּי הָא דְּרַב דָּנִיאֵל בַּר רַב קַטִּינָא אָמַר רַב סְבִירָא לִי. דְּאָמַר: הַתּוֹקֵף עַבְדּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ וְעָשָׂה בּוֹ מְלָאכָה – פָּטוּר.Il lui a dit : admettons que Rav Na'hman l'ait dit pour quelqu'un comme Daro, son esclave, qui danse parmi les tonneaux sans faire aucun travail. L'a-t-il dit pour les autres esclaves ? Il lui a dit : moi, je suis de l'avis de ce qu'a dit Rav Daniel bar Rav Ketina au nom de Rav, car il a dit : celui qui saisit l'esclave de son prochain et le fait travailler est pétour (exempt) de payer,
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