Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּעִישּׂוּרְיָיתָא וְחוּמְשְׁיָיתָא.Par dizaines et par cinquaines : si l'excédent forme des groupes de dix ou de cinq, on suppose que le prêteur, comptant les pièces par groupes, s'est trompé dans son compte.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: וְאִי אִינִישׁ תַּקִּיפָא הוּא דְּלָא יָהֵיב מַתָּנָה, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: דִּלְמָא מִיגְזָל גַּזְלֵיהּ וְאַבְלַע לֵיהּ בְּחֶשְׁבּוֹן. דְּתַנְיָא: הַגּוֹזֵל אֶת חֲבֵירוֹ וְהִבְלִיעַ לוֹ בְּחֶשְׁבּוֹן – יָצָא.Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : et si celui qui a donné l'argent est un homme dur, qui ne fait pas de cadeaux, qu'en est-il ? Il lui a dit : peut-être l'a-t-il volé autrefois, et l'a-t-il glissé pour lui dans le compte, afin de restituer sans dévoiler le vol. Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui vole son prochain et le lui glisse dans un compte s'est acquitté de son obligation de restitution.
- וְאִי אִינִישׁ דְּאָתֵי מֵעָלְמָא, דְּלָא שָׁקֵיל וְטָרֵי בַּהֲדֵיהּ, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: דִּלְמָא אִינִישׁ אַחֲרִינָא גַּזְלֵיהּ, וַאֲמַר לֵיהּ: כִּי יָזֵיף פְּלוֹנִי פְּשִׁיטֵי מִינָּךְ – אַבְלַע לֵיהּ בְּחֶשְׁבּוֹן.Et si le donneur est un homme venu d'ailleurs, qui n'a pas fait d'affaires avec lui, qu'en est-il ? Il lui a dit : peut-être un autre homme l'a-t-il volé et lui a-t-il dit au donneur : quand un tel t'empruntera des pièces, glisse-le-lui dans le compte.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: הֲוָה יָתֵיבְנָא בְּשִׁילְהֵי פִּרְקֵי דְּרַב, וּשְׁמַעִית דְּקָאָמַר ״קָרֵי קָרֵי״ וְלָא יָדַעְנָא מַאי קָאָמַר. בָּתַר דְּקָם רַב, אָמְרִי לְהוּ: מַאי ״קָרֵי קָרֵי״ דְּקָאָמַר רַב?Rav Kahana a dit : j'étais assis à la fin de la leçon de Rav, et je l'ai entendu dire « courges, courges », et je ne savais pas ce qu'il disait, n'ayant pas entendu le début. Après que Rav se fut levé, je leur ai dit aux élèves : que sont ces « courges, courges » dont parlait Rav ?
- אֲמַרוּ לִי, הָכִי קָאָמַר רַב: הַאי מַאן דְּיָהֵיב זוּזֵי לְגִינָּאָה אַקָּרֵי, וְקָא אָזְלִי עֲשָׂרָה קָרֵי בְּנֵי זַרְתָּא, וַאֲמַר לֵיהּ: יָהֵבְינָא לָךְ בְּנֵי גַרְמִידָא, אִיתַנְהוּ – שְׁרֵי, לֵיתַנְהוּ – אָסוּר.Ils m'ont dit : voici ce que disait Rav : celui qui donne de l'argent à un jardinier pour des courges, alors qu'elles se vendent à dix courges d'un empan pour un zouz (pièce de monnaie), et que le jardinier lui dit : si tu paies maintenant, je t'en donnerai plus tard d'une coudée : si elles existent déjà chez lui, c'est permis ; si elles n'existent pas, c'est interdit, car ce serait un intérêt.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּמִמֵּילָא קָא רָבוּ – שַׁפִּיר דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Tu aurais pu dire : puisqu'elles grandissent d'elles-mêmes, sans intervention du jardinier, c'est bien permis ; il nous enseigne donc que c'est interdit.
- כְּמַאן – כִּי הַאי תַּנָּא. דְּתַנְיָא: הַהוֹלֵךְ לַחְלוֹב אֶת עִזָּיו, וְלִגְזוֹז אֶת רְחֵלָיו, וְלִרְדּוֹת אֶת כַּוַּורְתּוֹ, מְצָאוֹ חֲבֵירוֹ וְאָמַר לוֹ: מַה שֶּׁעִזַּי חוֹלְבוֹת מָכוּר לָךְ, מַה שֶּׁרְחֵלַי גּוֹזְזוֹת מָכוּר לָךְ, מַה שֶּׁכַּוַּורְתִּי רוֹדָה מָכוּר לָךְ – מוּתָּר.Selon qui Rav a-t-il statué ? Selon ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné dans une baraïta : celui qui va traire ses chèvres, tondre ses brebis, ou récolter le miel de sa ruche, et que son prochain le rencontre, et qu'il lui dit : ce que mes chèvres donneront de lait t'est vendu, ce que mes brebis donneront à tondre t'est vendu, ce que ma ruche donnera à récolter t'est vendu : c'est permis, car l'acheteur peut y gagner comme y perdre.
- אֲבָל אִם אָמַר לוֹ: מַה שֶּׁעִזַּי חוֹלְבוֹת כָּךְ וְכָךְ מָכוּר לָךְ, מַה שֶּׁרְחֵלַי גּוֹזְזוֹת כָּךְ וְכָךְ מָכוּר לָךְ, מַה שֶּׁכַּוַּורְתִּי רוֹדָה כָּךְ וְכָךְ מָכוּר לָךְ – אָסוּר. וְאַף עַל גַּב דְּמִמֵּילָא קָא רָבוּ, כֵּיוָן דְּלֵיתַנְהוּ בְּהַהִיא שַׁעְתָּא – אָסוּר.Mais s'il lui a dit : de ce que mes chèvres donneront de lait, telle et telle quantité t'est vendue ; de ce que mes brebis donneront à tondre, telle et telle quantité t'est vendue ; de ce que ma ruche donnera à récolter, telle et telle quantité t'est vendue : c'est interdit. Tu vois donc que, bien qu'ils grandissent d'eux-mêmes, puisqu'ils n'existent pas à ce moment, c'est interdit.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: כֵּיוָן דְּמִמֵּילָא קָא רָבוּ – שַׁפִּיר דָּמֵי. וְהָתַנְיָא: כָּךְ וְכָךְ – אָסוּר!Il y en a qui disent une autre version : Rava a dit : puisqu'elles grandissent d'elles-mêmes, c'est bien permis. Mais il a été enseigné dans la baraïta : « telle et telle quantité », c'est interdit !
- הָתָם לָאו מִינֵּיהּ קָא רָבוּ, דְּשָׁקְלִי לֵיהּ לְהַאי וְאָתֵי אַחֲרִינָא בְּדוּכְתֵּיהּ. הָכָא מִינֵּיהּ קָא רָבוּ, דְּכִי שָׁקְלִי לֵיהּ לְהַאי – לָא אָתֵי אַחֲרִינָא בְּדוּכְתֵּיהּ.Là-bas, ils ne grandissent pas à partir de lui-même – de ce qui existait au moment de la vente –, car lorsqu'on prélève celui-ci, un autre vient à sa place. Ici, elles grandissent à partir d'elles-mêmes, car lorsqu'on prélève celle-ci, une autre ne vient pas à sa place.
- אָמַר אַבָּיֵי: שָׁרֵי לֵיהּ לְאִינִישׁ לְמֵימַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ, הֵילָךְ אַרְבְּעָה זוּזֵי אַחָבִיתָא דְחַמְרָא, אִי תָּקְפָה – בִּרְשׁוּתָךְ, אִי יָקְרָא אִי זִילָא – בִּרְשׁוּתַי. אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁרֵבְיָא לְאַבָּיֵי:Abayé a dit : il est permis à quelqu'un de dire à son prochain : voici quatre zouzim pour un tonneau de vin ; s'il tourne, il est sous ta responsabilité ; s'il renchérit ou baisse de prix, il est sous ma responsabilité. Rav Chérévia a dit à Abayé :
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