Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה לִי הֵן וּמָה לִי דְּמֵיהֶן – אָמְרִינַן, מָה לִי דְּמֵיהֶן וּמָה לִי הֵן – נָמֵי אָמְרִינַן. וּפוֹסְקִין עַל שַׁעַר שֶׁבַּשּׁוּק, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹ.que nous disons : que m'importe la denrée elle-même et que m'importe sa valeur – le paiement n'ayant pas à se faire dans la denrée stipulée –, nous disons aussi : que m'importe sa valeur et que m'importe la denrée elle-même. Et c'est pourquoi on fixe un prix d'après le cours du marché, bien qu'il n'ait pas la denrée à ce moment : puisqu'il pourrait l'acheter, c'est comme s'il l'avait en sa possession.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרָבָא: כּוּלָּם, אִם יֵשׁ לוֹ – מוּתָּר, אִם אֵין לוֹ – אָסוּר! אֲמַר לְהוּ: הָתָם הַלְוָאָה, הָכָא זְבִינֵי.Rav Pappa et Rav Houna fils de Rav Yehochoua ont objecté à Rava à partir de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) citée plus haut : pour tous ces cas, s'il a la denrée, c'est permis ; s'il ne l'a pas, c'est interdit ! Il leur a dit : là-bas, il s'agit d'un prêt déjà accordé et dont on convertit le remboursement, tandis qu'ici, il s'agit d'une vente, sans aucun prêt, et il n'y a donc pas d'intérêt.
- רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מַאי טַעְמָא אֲמַרוּ רַבָּנַן פּוֹסְקִין עַל שַׁעַר שֶׁבַּשּׁוּק וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹ? דְּאָמַר לֵיהּ: שְׁקִילָא טֵיבוּתָיךְ וְשַׁדְיָיא אַחִיזְרֵי. מַאי אַהְנֵית לִי? אִי הֲווֹ לִי זוּזֵי בִּידֵי – הֲוָה מְזַבֵּנְינָא בְּהִינֵי וּבְשִׁילֵי בְּזוּלָא.Rabba et Rav Yossef ont dit tous les deux : quelle est la raison pour laquelle nos Maîtres ont dit qu'on fixe un prix d'après le cours du marché, bien qu'il n'ait pas la denrée ? Parce qu'il (l'acheteur) peut lui dire au vendeur : ta faveur est prise et jetée sur les ronces, c'est-à-dire : je ne tire aucun bénéfice de cette transaction avec toi, car en quoi m'as-tu aidé ? Si j'avais eu de l'argent en main, j'aurais acheté moi-même la denrée à Hiné et à Chilé, bourgades de marché voisines, à bas prix. L'achat au cours du marché ne lui apporte donc aucun avantage.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: אֶלָּא מֵעַתָּה מוּתָּר לִלְוֹת סְאָה בִּסְאָה, מִשּׁוּם דְּמָצֵי אֲמַר לֵיהּ: שְׁקִילָא טֵיבוּתָיךְ וְשַׁדְיָיא אַחִיזְרֵי, דְּאָמַר לֵיהּ: חִטֵּי דְּקָדְחִי בַּאֲכַלְבַּאי? אֲמַר לֵיהּ: הָתָם הַלְוָאָה, הָכָא – זְבִינֵי.Abayé a dit à Rav Yossef : mais alors, selon cette logique, il devrait être permis d'emprunter une séa (mesure de capacité) de denrée contre une séa de la même denrée, car il (le prêteur) peut lui dire à l'emprunteur : ta faveur est prise et jetée sur les ronces, puisqu'il lui dit : le prêt ne m'apporte aucun avantage, car mon blé aurait-il donc germé dans mon entrepôt ? Il lui a dit : les deux cas diffèrent, car là-bas, c'est un prêt, où la crainte de l'intérêt existe, tandis qu'ici, c'est une vente.
- אֲמַר לֵיהּ אַדָּא בַּר אַבָּא לְרָבָא: וְהָא בָּעֵי לְמִיתַּב זוּזֵי לְסַפְסֵירָא! אֲמַר לֵיהּ: דְּקָא יָהֵיב לֵיהּ נָמֵי. רַב אָשֵׁי אָמַר: זוּזֵי דְּאִינָשֵׁי אִינְהוּ עָבְדִי לֵיהּ סַפְסֵירוּתֵיהּ.Adda bar Abba a dit à Rava : mais voici que l'acheteur tire bien profit de l'accord, car pour se procurer la denrée ailleurs, il aurait dû donner des zouzim (pièces de monnaie) à un courtier, et il gagne cette somme en payant d'avance ! Il lui a dit : il s'agit du cas où l'acheteur lui donne aussi au vendeur le prix du courtage. Rav Achi a dit : ce n'est pas nécessaire, car les zouzim des gens leur tiennent eux-mêmes lieu de courtage : celui qui dispose d'argent comptant n'a pas besoin de courtier.
- רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הַאי מַאן דְּיָהֵיב זוּזֵי אַתַּרְעָא חֲרִיפָא, צָרִיךְ לְאִיתְחֲזוֹיֵי לְבֵי דָרֵי.Rabba et Rav Yossef ont dit tous les deux : celui qui donne de l'argent pour acheter une denrée au cours précoce, celui qui a cours peu après la moisson et avant que le prix du marché ne soit fixé, doit se montrer sur l'aire de battage du vendeur.
- לְמַאי? אִי לְמִקְנֵא – הָא לָא קָנֵי, אִי לְקַבּוֹלֵי עֲלֵיהּ ״מִי שֶׁפָּרַע״, כִּי לָא מִיתְחֲזֵי נָמֵי מְקַבֵּל עֲלֵיהּ ״מִי שֶׁפָּרַע״!Pour quoi faire ? Si c'est pour acquérir la denrée, voici qu'il n'acquiert pas par sa seule présence, l'acquisition exigeant de tirer la marchandise à soi. Si c'est pour que le vendeur prenne sur lui la malédiction « Mi chépara » (« Celui qui a fait payer » la génération du Déluge et celle de la Dispersion fera payer quiconque ne tient pas sa parole, voir 44a) au cas où il se rétracterait, même lorsqu'il ne se montre pas, le vendeur prend sur lui « Mi chépara » !
- לְעוֹלָם לְקַבּוֹלֵי עֲלֵיהּ ״מִי שֶׁפָּרַע״, וּמַאן דְּיָהֵיב זוּזֵי אַתַּרְעָא [חֲרִיפָא], לְבֵי תְרֵי תְּלָתָא יָהֵיב, אִי מִיתְחֲזֵי לֵיהּ – סָמְכָא דַּעְתֵּיהּ, וְאִי לָא – אָמַר לֵיהּ: אָמֵינָא דְּאַשְׁכַּחְתְּ פֵּירֵי דְּשַׁפִּירֵי מִדִּידִי וּשְׁקַלְתְּ.En réalité, c'est pour que le vendeur prenne sur lui « Mi chépara », et voici pourquoi : celui qui donne de l'argent au cours précoce le donne à deux ou trois maisons, c'est-à-dire à plusieurs vendeurs, pour s'assurer un profit. S'il se montre à lui, le vendeur a l'esprit assuré que la transaction se fera ; et sinon, le vendeur peut lui dire : je me suis dit que tu avais trouvé une denrée plus belle que la mienne et que tu l'avais prise.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ מִשּׁוּם מִסְמָךְ דַּעְתָּא, אֲפִילּוּ אַשְׁכְּחֵיהּ בְּשׁוּקָא וַאֲמַר לֵיהּ – סָמְכָא דַּעְתֵּיהּ.Rav Achi a dit : maintenant que tu as dit que c'est à cause de l'assurance de l'esprit du vendeur, il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'à l'aire : même s'il l'a trouvé au marché et lui a dit qu'il maintenait son achat, son esprit est assuré.
- אָמַר רַב נַחְמָן: כְּלָלָא דְרִיבִּיתָא, כֹּל אֲגַר נְטַר לֵיהּ – אָסוּר. וְאָמַר רַב נַחְמָן: הַאי מַאן דְּיָהֵיב זוּזֵי לְקִירָאָה וְקָא אָזְלִי אַרְבַּע אַרְבַּע, וַאֲמַר לֵיהּ: יָהֵיבְנָא לָךְ חֲמֵשׁ חֲמֵשׁ, אִיתַנְהוּ גַּבֵּיהּ – שְׁרֵי, לֵיתַנְהוּ גַּבֵּיהּ – אָסוּר.Rav Na'hman a dit : le principe de l'intérêt est le suivant : tout salaire pour l'attente, toute somme accordée en considération d'un délai de paiement, est interdit. Et Rav Na'hman a dit : celui qui donne de l'argent à un marchand de cire pour lui acheter des pains de cire, alors qu'ils se vendent à quatre pour un zouz, et que le marchand lui a dit : je t'en donnerai plus tard, si tu paies d'avance, à cinq pour un zouz : s'il les a chez lui, c'est permis, car il vend moins cher par besoin d'argent ; s'il ne les a pas chez lui, c'est interdit, car le pain de cire supplémentaire est un intérêt.
- פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא דְּאִית לֵיהּ אַשְׁרַאי בְּמָתָא. מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּאִית לֵיהּ אַשְׁרַאי בְּמָתָא – כְּ״עַד שֶׁיָּבֹא בְּנִי״ אוֹ ״עַד שֶׁאֶמְצָא מַפְתֵּחַ״ דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן כֵּיוָן דִּמְחַסְּרִי גּוּבְיָינָא – כְּמַאן דְּלֵיתַנְהוּ דָּמֵי.C'est évident ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où le marchand a du crédit en ville, et pourrait donc obtenir de la cire auprès d'autres. Tu aurais pu dire : puisqu'il a du crédit en ville, c'est comparable à celui qui dit « jusqu'à ce que mon fils vienne » ou « jusqu'à ce que je trouve la clé » (75a), où cela est permis. Il nous enseigne donc que, puisqu'il manque encore le recouvrement – la cire n'étant pas encore entre ses mains –, c'est comme s'ils n'existaient pas.
- וְאָמַר רַב נַחְמָן: הַאי מַאן דְּאוֹזֵיף פְּשִׁיטֵי מֵחַבְרֵיהּ וְאַשְׁכַּח בֵּיהּ טוּפְיָינָא, אִי בִּכְדֵי שֶׁהַדַּעַת טוֹעָה – מִיחַיַּיב לְאַהֲדוֹרֵיהּ לֵיהּ, וְאִי לָאו – מַתָּנָה בְּעָלְמָא הוּא דְּיָהֵיב לֵיהּ.Et Rav Na'hman a dit : celui qui a emprunté des pièces à son prochain et y a trouvé un excédent par rapport à la somme convenue : si l'écart est dans la limite de ce sur quoi l'esprit peut se tromper, on suppose une erreur de calcul du prêteur, et il est tenu de le lui rendre ; sinon, ce n'est qu'un cadeau qu'il lui a fait.
- הֵיכִי דָּמֵי ״בִּכְדֵי שֶׁהַדַּעַת טוֹעָה״? אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף:Quel est le cas de « dans la limite de ce sur quoi l'esprit peut se tromper » ? Rav A'ha fils de Rav Yossef a dit :
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