Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּמְתָרַצְנָא מַתְנִיתִין כְּווֹתֵיהּ.car je résous la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) conformément à lui.
- דְּתָנֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיָה נוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, וְהָלַךְ וְעָמַד עַל גּוֹרְנוֹ וְאָמַר: תֵּן לִי מְעוֹתַי, שֶׁאֲנִי רוֹצֶה לִיקַּח בָּהֶן חִטִּין. וְאָמַר לוֹ: חִטִּין יֵשׁ לִי שֶׁאֲנִי נוֹתֵן לְךָ, צֵא וַעֲשָׂאֵן עָלַי כְּשַׁעַר שֶׁל עַכְשָׁיו. הִגִּיעַ זְמַן חִטִּין לִמְכּוֹר, אָמַר לוֹ: תֵּן לִי חִטִּין, שֶׁאֲנִי רוֹצֶה לְמוֹכְרָן וְלִיקַּח בָּהֶן יַיִן. אָמַר לוֹ: יֵשׁ לִי יַיִן שֶׁאֲנִי נוֹתֵן לְךָ, צֵא וַעֲשָׂאֵן עָלַי כְּשַׁעַר שֶׁל עַכְשָׁיו.Car Rabbi Ochaya a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Voici que quelqu'un était créancier de son prochain d'un manè (cent dinars). Il est allé se tenir auprès de sa grange et lui a dit : « Donne-moi mon argent, car je veux acheter du blé avec. » Il lui a dit : « J'ai du blé que je te donne ; va, et compte-le-moi au cours actuel. » Le temps de vendre le blé arrivé, il lui a dit : « Donne-moi le blé, car je veux le vendre et acheter du vin avec. » Il lui a dit : « J'ai du vin que je te donne ; va, et compte-le-moi au cours actuel. »
- הִגִּיעַ זְמַן יַיִן לִמְכּוֹר, וְאָמַר לוֹ: תֵּן לִי יֵינִי שֶׁאֲנִי רוֹצֶה לְמוֹכְרוֹ וְלִיקַּח בּוֹ שֶׁמֶן. אָמַר לוֹ: שֶׁמֶן יֵשׁ לִי שֶׁאֲנִי נוֹתֵן לְךָ, צֵא וַעֲשֵׂהוּ עָלַי כְּשַׁעַר שֶׁל עַכְשָׁיו. כּוּלָּם, אִם יֵשׁ לוֹ – מוּתָּר. אֵין לוֹ – אָסוּר. וּמַאי ״לָקַח״ – לָקַח בְּהַלְוָאָתוֹ.Le temps de vendre le vin arrivé, il lui a dit : « Donne-moi mon vin, car je veux le vendre et acheter de l'huile avec. » Il lui a dit : « J'ai de l'huile que je te donne ; va, et compte-la-moi au cours actuel. » Dans tous ces cas, s'il en a, c'est permis ; s'il n'en a pas, c'est interdit, car si le produit renchérit, il paierait un supplément pour le délai de sa dette. Rava conclut : Et que signifie « il a acheté » dans la Michna ? Il a acheté par son prêt.
- אָמַר רָבָא: שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרַבִּי אוֹשַׁעְיָא תְּלָת. שְׁמַע מִינַּהּ דְּמַעֲמִידִין מִלְוֶה עַל גַּבֵּי פֵּירוֹת, וְלָא אָמְרִינַן דְּלָא כְּאִיסָּרוֹ הַבָּא לְיָדוֹ הוּא. וּשְׁמַע מִינַּהּ: הוּא דְּיֵשׁ לוֹ. וּשְׁמַע מִינַּהּ: אִיתַהּ לִדְרַבִּי יַנַּאי.Rava a dit : Déduis-en trois halakhot (règles pratiques) de l'enseignement de Rabbi Ochaya. Déduis-en que l'on peut convertir un prêt en produits, et nous ne disons pas que ce n'est pas comme si son issar (petite pièce) lui était parvenu en main, comme l'a enseigné Rabbi 'Hiya. Et déduis-en : c'est à condition qu'il en ait. Et déduis-en qu'existe l'avis de Rabbi Yanaï.
- דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי: מָה לִי הֵן מָה לִי דְּמֵיהֶן.Car Rabbi Yanaï a dit : Que m'importent eux-mêmes, que m'importe leur valeur ? Si l'on a stipulé une quantité de produits, on peut recevoir ensuite leur valeur.
- דְּאִתְּמַר, רַב אָמַר: עוֹשִׂין אֲמָנָה בְּפֵירוֹת. וְאֵין עוֹשִׂין אֲמָנָה בְּדָמִים. וְרַבִּי יַנַּאי אָמַר: מָה לִי הֵן, וּמָה לִי דְּמֵיהֶן.Car il a été dit par les Amoraïm : Rav a dit : On conclut une convention de confiance sur des produits : on peut donner de l'argent à l'avance pour recevoir des produits plus tard ; et on ne conclut pas de convention de confiance sur de l'argent : on ne peut pas donner d'argent à l'avance pour recevoir la valeur des produits, ce qui a l'apparence d'un intérêt. Et Rabbi Yanaï a dit : Que m'importent eux-mêmes, et que m'importe leur valeur ?
- מֵיתִיבִי: כּוּלָּם, אִם יֵשׁ לוֹ מוּתָּר. אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: בְּשֶׁמָּשַׁךְ. אִי בְּשֶׁמָּשַׁךְ צְרִיכָא לְמֵימַר? אֶלָּא כְּגוֹן שֶׁיִּחֵד לוֹ קֶרֶן זָוִית.On a objecté contre Rav, de la baraïta précitée : Dans tous ces cas, s'il en a, c'est permis. Rav Houna a dit au nom de Rav : Il s'agit du cas où il a tiré les produits (acte d'acquisition). La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : S'il a tiré, faut-il le dire ? Plutôt, il s'agit du cas où il lui a réservé un coin pour les y déposer.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הָא מַנִּי – רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: צַד אֶחָד בְּרִבִּית מוּתָּר.Et Chmouel a dit : Selon qui est cette baraïta ? C'est Rabbi Yehouda, qui a dit qu'un côté d'intérêt est permis : une transaction qui peut aboutir ou non à un intérêt.
- דְּתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיָה נוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, וְעָשָׂה לוֹ שָׂדֵהוּ מֶכֶר. בִּזְמַן שֶׁהַמּוֹכֵר אוֹכֵל פֵּירוֹת – מוּתָּר. לוֹקֵחַ אוֹכֵל פֵּירוֹת – אָסוּר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף בִּזְמַן שֶׁהַלּוֹקֵחַ אוֹכֵל פֵּירוֹת – מוּתָּר.Car il a été enseigné dans une baraïta : Voici que quelqu'un était créancier de son prochain d'un manè, et celui-ci lui a fait de son champ une vente pour s'acquitter. Lorsque le vendeur (le débiteur) mange les fruits, c'est permis ; si l'acheteur (le créancier) mange les fruits, c'est interdit, car il mange de fait un intérêt. Rabbi Yehouda dit : Même lorsque l'acheteur mange les fruits, c'est permis.
- אָמַר לָהֶם רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּבַיְתוֹס בֶּן זוֹנִין שֶׁעָשָׂה שָׂדֵהוּ מֶכֶר עַל פִּי רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה וְלוֹקֵחַ אוֹכֵל פֵּירוֹת הָיָה! אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה?! מוֹכֵר אוֹכֵל פֵּרוֹת הָיָה, וְלֹא לוֹקֵחַ.Rabbi Yehouda leur a dit : Il y a eu un fait avec Baïtos ben Zonin, qui a fait de son champ une vente sur l'instruction de Rabbi Elazar ben Azarya, et c'est l'acheteur qui mangeait les fruits ! Ils lui ont dit : De là une preuve ?! C'est le vendeur qui mangeait les fruits, et non l'acheteur.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר אַבָּיֵי: צַד אֶחָד בְּרִבִּית אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. רָבָא אָמַר: רִבִּית עַל מְנָת לְהַחֲזִיר אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.La Guemara demande : Quelle est la différence entre eux ? Abayé a dit : La différence entre eux est un côté d'intérêt. Rava a dit : La différence entre eux est l'intérêt à condition de le rendre : Rabbi Yehouda lui-même n'a permis que si l'acheteur rend ce qu'il a mangé en cas de rachat, et le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) l'interdit même alors.
- אָמַר רָבָא, הַשְׁתָּא דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי:Rava a dit : Maintenant que Rabbi Yanaï a dit :
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