Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיפְּכָא מִסְתַּבְּרָא! אֲמַר לֵיהּ: אֶיסְמְיַהּ?C'est l'inverse qui est logique ! Les biens sacrés dont on n'assume pas la responsabilité appartiennent à Hachem bien plus que les autres. Le tanna (récitant d'enseignements tannaïtiques) lui dit : dois-je la retrancher ?
- אֲמַר לֵיהּ: לָא. הָכִי קָאָמַר: קָדָשִׁים שֶׁחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – חַיָּיב, דְּאִיתְרַבּוּ מִ״בַּה׳ וְכִחֵשׁ״. וְשֶׁאֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – פָּטוּר, דְּאִמְּעִיט מִ״בַּעֲמִיתוֹ וְכִחֵשׁ״.Rabbi Yits'hak bar Abba lui dit : non. Voici ce qu'il veut dire : pour les biens sacrés dont on assume la responsabilité, on est passible, car ils sont inclus par l'expression « envers Hachem, et il a nié » ; et pour ceux dont on n'assume pas la responsabilité, on est exempt, car ils sont exclus par l'expression « envers son prochain, et il a nié ».
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמּוֹכֵר סֵפֶר תּוֹרָה, מַרְגָּלִית וּבְהֵמָה, אֵין לָהֶם אוֹנָאָה. תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמּוֹכֵר סֵפֶר תּוֹרָה, אֵין לָהּ אוֹנָאָה – לְפִי שֶׁאֵין קֵץ לְדָמֶיהָ. בְּהֵמָה וּמַרְגָּלִית, אֵין לָהֶם אוֹנָאָה – מִפְּנֵי שֶׁאָדָם רוֹצֶה לְזַוְּוגָן.La Michna enseigne : Rabbi Yehouda dit : même celui qui vend un rouleau de la Torah, une perle ou une bête : ils ne sont pas soumis à l'ona'a (la lésion). Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : même celui qui vend un rouleau de la Torah : il n'est pas soumis à l'ona'a, car sa valeur est sans limite. Une bête et une perle ne sont pas soumises à l'ona'a, parce qu'un homme désire les apparier : il cherche la bête ou la perle exactement assortie à la sienne, et ne regarde pas au prix.
- אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא הַכֹּל אָדָם רוֹצֶה לְזַוְּוגָן? וְרַבִּי יְהוּדָה, הָנֵי חֲשִׁיבִי לֵיהּ, וְהָנֵי לָא חֲשִׁיבִי לֵיהּ. וְעַד כַּמָּה? אָמַר אַמֵּימָר: עַד כְּדֵי דְּמֵיהֶם.Ils lui dirent : mais toute chose, un homme ne désire-t-il pas l'apparier ? Et Rabbi Yehouda ? Celles-ci sont importantes pour lui, et celles-là ne sont pas importantes pour lui. Et jusqu'à combien l'écart est-il toléré ? Ameimar a dit : jusqu'à une fois leur valeur (soit le double du prix).
- תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: אַף הַמּוֹכֵר סוּס וְסַיִיף וַחֲטִיטוֹם בַּמִּלְחָמָה – אֵין לָהֶם אוֹנָאָה, מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן חַיֵּי נֶפֶשׁ.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda ben Betéra dit : même celui qui vend un cheval, une épée ou un bouclier pendant la guerre : ils ne sont pas soumis à l'ona'a, car la vie en dépend.
- מַתְנִי׳ כְּשֵׁם שֶׁאוֹנָאָה בְּמִקָּח וּמִמְכָּר, כָּךְ אוֹנָאָה בִּדְבָרִים. לֹא יֹאמַר לוֹ: בְּכַמָּה חֵפֶץ זֶה? וְהוּא אֵינוֹ רוֹצֶה לִיקַּח. אִם הָיָה בַּעַל תְּשׁוּבָה, לֹא יֹאמַר לוֹ: זְכוֹר מַעֲשֶׂיךָ הָרִאשׁוֹנִים. אִם הוּא בֶּן גֵּרִים, לֹא יֹאמַר לוֹ: זְכוֹר מַעֲשֵׂה אֲבוֹתֶיךָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְגֵר לֹא תוֹנֶה וְלֹא תִלְחָצֶנּוּ״.MICHNA : De même qu'il y a ona'a (lésion) dans l'achat et la vente, de même il y a ona'a en paroles. On ne lui dira pas (au vendeur) : « Combien vaut cet objet ? », alors qu'on ne veut pas l'acheter. S'il était un repenti, on ne lui dira pas : « Souviens-toi de tes actes passés ». S'il est fils de convertis, on ne lui dira pas : « Souviens-toi des actes de tes pères », comme il est dit : « Tu ne léseras pas le converti et tu ne l'opprimeras pas » (Exode 22, 20).
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״לֹא תוֹנוּ אִישׁ אֶת עֲמִיתוֹ״ – בְּאוֹנָאַת דְּבָרִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אַתָּה אוֹמֵר בְּאוֹנָאַת דְּבָרִים, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּאוֹנָאַת מָמוֹן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר לַעֲמִיתֶךָ אוֹ קָנֹה מִיַּד עֲמִיתֶךָ״, הֲרֵי אוֹנָאַת מָמוֹן אָמוּר! הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״לֹא תוֹנוּ אִישׁ אֶת עֲמִיתוֹ״? בְּאוֹנָאַת דְּבָרִים.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : « Vous ne léserez pas un homme son prochain » (Lévitique 25, 17) : c'est de l'ona'a en paroles que parle le verset. Tu dis que c'est de l'ona'a en paroles, mais peut-être ne s'agit-il que de l'ona'a pécuniaire ? Lorsqu'il dit : « Et si vous vendez une vente à votre prochain, ou si vous achetez de la main de votre prochain » (Lévitique 25, 14), voilà que l'ona'a pécuniaire est dite ! Comment donc réaliser le verset : « Vous ne léserez pas un homme son prochain » ? Il s'agit de l'ona'a en paroles.
- הָא כֵּיצַד? אִם הָיָה בַּעַל תְּשׁוּבָה, אַל יֹאמַר לוֹ: ״זְכוֹר מַעֲשֶׂיךָ הָרִאשׁוֹנִים״. אִם הָיָה בֶּן גֵּרִים, אַל יֹאמַר לוֹ: ״זְכוֹר מַעֲשֵׂה אֲבוֹתֶיךָ״. אִם הָיָה גֵּר וּבָא לִלְמוֹד תּוֹרָה, אַל יֹאמַר לוֹ: ״פֶּה שֶׁאָכַל נְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת, שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים, בָּא לִלְמוֹד תּוֹרָה שֶׁנֶּאֶמְרָה מִפִּי הַגְּבוּרָה״?Comment cela ? S'il était un repenti, qu'on ne lui dise pas : « Souviens-toi de tes actes passés ». S'il était fils de convertis, qu'on ne lui dise pas : « Souviens-toi des actes de tes pères ». S'il était un converti et vient étudier la Torah, qu'on ne lui dise pas : « La bouche qui a mangé des nevélot et des terefot (bêtes mortes sans abattage rituel et bêtes atteintes de lésions mortelles), des animaux répugnants et des reptiles, vient étudier la Torah dite de la bouche de la Toute-Puissance ! »
- אִם הָיוּ יִסּוּרִין בָּאִין עָלָיו, אִם הָיוּ חֳלָאִים בָּאִין עָלָיו, אוֹ שֶׁהָיָה מְקַבֵּר אֶת בָּנָיו, אַל יֹאמַר לוֹ כְּדֶרֶךְ שֶׁאָמְרוּ לוֹ חֲבֵירָיו לְאִיּוֹב: ״הֲלֹא יִרְאָתְךָ כִּסְלָתֶךָ תִּקְוָתְךָ וְתֹם דְּרָכֶיךָ. זְכׇר נָא מִי הוּא נָקִי אָבָד״.Si des souffrances s'abattaient sur lui, si des maladies s'abattaient sur lui, ou s'il enterrait ses enfants, qu'on ne lui parle pas à la manière dont ses amis ont parlé à Iyov : « Ta crainte de D.ieu n'est-elle pas ton assurance, ton espoir et l'intégrité de tes voies ? Souviens-toi donc : quel innocent a péri ? » (Job 4, 6-7).
- אִם הָיוּ חַמָּרִים מְבַקְּשִׁין תְּבוּאָה מִמֶּנּוּ, לֹא יֹאמַר לָהֶם: ״לְכוּ אֵצֶל פְּלוֹנִי שֶׁהוּא מוֹכֵר תְּבוּאָה״, וְיוֹדֵעַ בּוֹ שֶׁלֹּא מָכַר מֵעוֹלָם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף לֹא יִתְלֶה עֵינָיו עַל הַמִּקָּח, בְּשָׁעָה שֶׁאֵין לוֹ דָּמִים, שֶׁהֲרֵי הַדָּבָר מָסוּר לַלֵּב, וְכׇל דָּבָר הַמָּסוּר לַלֵּב נֶאֱמַר בּוֹ ״וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹהֶיךָ״.Si des âniers lui demandaient du blé, qu'il ne leur dise pas : « Allez chez untel, qui vend du blé », alors qu'il sait de lui qu'il n'en a jamais vendu. Rabbi Yehouda dit : qu'il ne pose même pas les yeux sur une marchandise au moment où il n'a pas d'argent, car la chose est confiée au cœur, et de toute chose confiée au cœur il est dit : « Et tu craindras ton D.ieu » (Lévitique 25, 17).
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: גָּדוֹל אוֹנָאַת דְּבָרִים מֵאוֹנָאַת מָמוֹן, שֶׁזֶּה נֶאֱמַר בּוֹ ״וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹהֶיךָ״, וְזֶה לֹא נֶאֱמַר בּוֹ ״וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹהֶיךָ״. וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: זֶה בְּגוּפוֹ וְזֶה בְּמָמוֹנוֹ. רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: זֶה נִיתַּן לְהִישָּׁבוֹן, וְזֶה לֹא נִיתַּן לְהִישָּׁבוֹן.Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : l'ona'a en paroles est plus grave que l'ona'a pécuniaire, car de celle-ci il est dit : « Et tu craindras ton D.ieu », alors que de celle-là il n'est pas dit : « Et tu craindras ton D.ieu ». Et Rabbi Elazar dit : celle-ci touche à son corps, et celle-là à ses biens. Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit : celle-là est susceptible de restitution, et celle-ci n'est pas susceptible de restitution.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: כׇּל הַמַּלְבִּין פְּנֵי חֲבֵירוֹ בָּרַבִּים, כְּאִילּוּ שׁוֹפֵךְ דָּמִים. אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר קָא אָמְרַתְּ, דְּחָזֵינָא לֵיהּ דְּאָזֵיל סוּמָּקָא וְאָתֵי חִוּוֹרָא. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי: בְּמַעְרְבָא בְּמַאי זְהִירִי? אֲמַר לֵיהּ: בְּאַחְווֹרֵי אַפֵּי, דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַכֹּל יוֹרְדִין לְגֵיהִנָּם, חוּץ מִשְּׁלֹשָׁה.Un tanna a enseigné devant Rav Na'hman bar Yits'hak : quiconque fait blêmir le visage de son prochain en public, c'est comme s'il versait le sang. Il lui dit : tu parles bien, car nous voyons que le rouge s'en va et que la pâleur vient. Abayé dit à Rav Dimi : en Occident (en terre d'Israël), à quoi prend-on particulièrement garde ? Il lui dit : à ne pas faire blêmir les visages, car Rabbi 'Hanina a dit : tous descendent au Guehinam, sauf trois.
- הַכֹּל סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: כָּל הַיּוֹרְדִין לְגֵיהִנָּם עוֹלִים, חוּץ מִשְּׁלֹשָׁה שֶׁיּוֹרְדִין וְאֵין עוֹלִין. וְאֵלּוּ הֵן: הַבָּא עַל אֵשֶׁת אִישׁ, וְהַמַּלְבִּין פְּנֵי חֲבֵירוֹ בָּרַבִּים, וְהַמְכַנֶּה שֵׁם רַע לַחֲבֵירוֹ. מְכַנֶּה הַיְינוּ מַלְבִּין? אַף עַל גַּב דְּדָשׁ בֵּיהּ בִּשְׁמֵיהּ.La Guemara s'étonne : « tous », peux-tu le penser ? Dis plutôt : tous ceux qui descendent au Guehinam remontent, sauf trois, qui descendent et ne remontent pas. Et les voici : celui qui a des relations avec une femme mariée, celui qui fait blêmir le visage de son prochain en public, et celui qui donne un surnom infamant à son prochain. Celui qui donne un surnom, n'est-ce pas la même chose que celui qui fait blêmir ? Même si l'autre y est habitué, sous ce nom : il n'en a plus honte, mais l'intention est de l'humilier.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן:Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan :
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