Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִשְׁבָּעִין לַגִּזְבָּרִין, וְאִם לָאו – נִשְׁבָּעִין לִבְנֵי הָעִיר, וּבְנֵי הָעִיר שׁוֹקְלִין אֲחֵרִים תַּחְתֵּיהֶן. נִמְצְאוּ, אוֹ שֶׁהֶחְזִירוּם הַגַּנָּבִים – אֵלּוּ וְאֵלּוּ שְׁקָלִים הֵם, וְאֵין עוֹלִין לָהֶם לַשָּׁנָה הַבָּאָה.les émissaires prêtent serment aux trésoriers du Temple qu'ils n'ont pas été négligents. Sinon (si le prélèvement n'a pas encore été effectué), ils prêtent serment aux habitants de la ville, et les habitants de la ville versent d'autres chekalim (demi-sicles dus au Temple) à leur place. Si les pièces perdues sont retrouvées, ou si les voleurs les ont rendues, les unes et les autres sont des chekalim consacrés, mais elles ne comptent pas pour eux pour l'année suivante. Cette Michna enseigne donc qu'un gardien prête serment pour un bien consacré !
- אָמַר שְׁמוּאֵל: הָכָא בְּנוֹשֵׂא שָׂכָר עָסְקִינַן, וְנִשְׁבָּעִין לִיטּוֹל שְׂכָרָן. אִי הָכִי, נִשְׁבָּעִין לַגִּזְבָּרִין? לִבְנֵי הָעִיר מִבְּעֵי לֵיהּ! אָמַר רַבָּה: נִשְׁבָּעִין לִבְנֵי הָעִיר בְּמַעֲמַד גִּזְבָּרִין, כִּי הֵיכִי דְּלָא נִחְשְׁדִינְהוּ, וְאִי נָמֵי, כִּי הֵיכִי דְּלָא לִקְרוֹ לְהוּ ״פּוֹשְׁעִים״.Chmouel a dit : ici, il s'agit d'un gardien rémunéré, et ils prêtent serment pour percevoir leur salaire. La Guemara demande : s'il en est ainsi, pourquoi « ils prêtent serment aux trésoriers » ? Il aurait fallu enseigner : aux habitants de la ville, qui leur doivent ce salaire ! Rabba a dit : ils prêtent serment aux habitants de la ville en présence des trésoriers, afin que les trésoriers ne les soupçonnent pas ; ou bien, afin qu'ils ne les traitent pas de « négligents ».
- וְהָא נִגְנְבוּ אוֹ שֶׁאָבְדוּ קָתָנֵי, וְשׁוֹמֵר שָׂכָר בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה חַיּוֹבֵי מִיחַיַּיב! וְהָכָא נָמֵי, נְהִי דְּשַׁלּוֹמֵי לָא מְשַׁלְּמִי, אַגְרַיְיהוּ מִיהָא לַפְסֵיד.La Guemara objecte : mais il enseigne : « ont été volées ou perdues », et le gardien rémunéré est passible en cas de vol et de perte ! Ici aussi, admettons qu'ils ne paient pas, les biens consacrés étant exclus de ce paiement ; qu'ils perdent du moins leur salaire, puisqu'ils n'ont pas accompli leur tâche !
- אָמַר רַבָּה: נִגְנְבוּ – בְּלִסְטִים מְזוּיָּין, אָבְדוּ – שֶׁטָּבְעָה סְפִינָתוֹ בַּיָּם.Rabba a dit : « ont été volées » signifie par des brigands armés ; « ont été perdues » signifie que son navire a sombré en mer. Ce sont là des cas de force majeure, pour lesquels le gardien rémunéré n'est pas responsable.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: הָא מַנִּי? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: קָדָשִׁים שֶׁחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – יֵשׁ לָהֶן אוֹנָאָה, וְנִשְׁבָּעִין עֲלֵיהֶם.Rabbi Yo'hanan a dit : de qui cet enseignement est-il ? C'est de Rabbi Chimon, qui dit : les biens sacrés dont on assume la responsabilité sont soumis à l'ona'a (la lésion), et l'on prête serment à leur sujet.
- הָתִינַח עַד שֶׁלֹּא נִתְרְמָה הַתְּרוּמָה. מִשֶּׁנִּתְרְמָה הַתְּרוּמָה, קָדָשִׁים שֶׁאֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן נִינְהוּ, דְּתַנְיָא: תּוֹרְמִין עַל הָאָבוּד, וְעַל הַגָּבוּי, וְעַל הֶעָתִיד לִגָּבוֹת.La Guemara demande : cela se comprend tant que le prélèvement n'a pas été effectué, car les habitants de la ville restent alors responsables de leurs chekalim. Mais une fois le prélèvement effectué, ce sont des biens sacrés dont on n'assume pas la responsabilité, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on effectue le prélèvement pour ce qui est perdu, pour ce qui est collecté et pour ce qui doit être collecté à l'avenir !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁבוּעָה זוֹ תַּקָּנַת חֲכָמִים הִיא, שֶׁלֹּא יְהוּ בְּנֵי אָדָם מְזַלְזְלִים בַּהֶקְדֵּשׁוֹת.Mais alors, Rabbi Elazar a dit : ce serment est une institution des Sages, afin que les gens ne traitent pas avec légèreté les biens consacrés.
- נוֹשֵׂא שָׂכָר אֵינוֹ מְשַׁלֵּם. רָמֵי לֵיהּ רַב יוֹסֵף בַּר חָמָא לְרַבָּה: תְּנַן, נוֹשֵׂא שָׂכָר אֵינוֹ מְשַׁלֵּם, וּרְמִינְהוּ: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל לִשְׁמוֹר אֶת הַפָּרָה, לִשְׁמוֹר אֶת הַתִּינוֹק, לִשְׁמוֹר אֶת הַזְּרָעִים – אֵין נוֹתְנִים לוֹ שְׂכַר שַׁבָּת, לְפִיכָךְ אֵין אַחְרָיוּת שַׁבָּת עָלָיו.La Michna enseigne : le gardien rémunéré ne paie pas. Rav Yossef bar 'Hama a opposé à Rabba : nous avons appris dans la Michna : le gardien rémunéré ne paie pas ; mais on peut opposer à cela la baraïta suivante : celui qui loue un ouvrier à la journée pour garder la vache rousse, pour garder l'enfant (élevé dans la pureté pour le rite de cette vache), pour garder les semences de l'offrande de l'omer, ne lui donne pas de salaire pour le Chabbat ; c'est pourquoi la responsabilité du Chabbat ne lui incombe pas.
- הָיָה שְׂכִיר שַׁבָּת, שְׂכִיר חֹדֶשׁ, שְׂכִיר שָׁנָה, שְׂכִיר שָׁבוּעַ – נוֹתְנִין לוֹ שְׂכַר שַׁבָּת, לְפִיכָךְ אַחְרָיוּת שַׁבָּת עָלָיו. מַאי לָאו לְשַׁלֵּם?S'il était un salarié à la semaine, un salarié au mois, un salarié à l'année ou un salarié à la chemita (au cycle de sept ans), on lui donne un salaire pour le Chabbat ; c'est pourquoi la responsabilité du Chabbat lui incombe. N'est-ce pas une responsabilité de payer ? Cela contredit la Michna, puisqu'il s'agit de biens consacrés !
- לָא, לְהַפְסִיד שְׂכָרוֹ. אִי הָכִי, רֵישָׁא דְּקָתָנֵי: ״אֵין אַחְרָיוּת שַׁבָּת עָלָיו״ – הָכִי נָמֵי דִּלְהַפְסִיד שְׂכָרוֹ? וּמִי אִית לֵיהּ שְׂכַר שַׁבָּת? וְהָא קָתָנֵי: ״אֵין נוֹתְנִין לוֹ שְׂכַר שַׁבָּת״! אִשְׁתִּיק.Rabba répond : non, il s'agit seulement de perdre son salaire. Rav Yossef bar 'Hama objecte : s'il en est ainsi, dans la première partie, qui enseigne : « la responsabilité du Chabbat ne lui incombe pas », s'agit-il aussi de perdre son salaire ? A-t-il donc un salaire pour le Chabbat ? Il enseigne pourtant : « on ne lui donne pas de salaire pour le Chabbat » ! Rabba se tut.
- אֲמַר לֵיהּ: מִידֵּי שְׁמִיעַ לָךְ בְּהָא? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, בְּשֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ. וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, בְּשֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ.Rabba lui dit : as-tu entendu quelque chose à ce sujet ? Rav Yossef bar 'Hama lui dit : voici ce qu'a dit Rav Chéchèt : il s'agit du cas où l'on a effectué un acte d'acquisition avec lui, par lequel il s'est engagé à payer. Et de même, Rabbi Yo'hanan a dit : il s'agit du cas où l'on a effectué un acte d'acquisition avec lui.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: קָדָשִׁים שֶׁחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – יֵשׁ לָהֶן אוֹנָאָה. וְשֶׁאֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – אֵין לָהֶן אוֹנָאָה. תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִצְחָק בַּר אַבָּא:Rabbi Chimon dit : les biens sacrés dont on assume la responsabilité sont soumis à l'ona'a, et ceux dont on n'assume pas la responsabilité ne sont pas soumis à l'ona'a. Un tanna (récitant d'enseignements tannaïtiques à la maison d'étude) a enseigné devant Rabbi Yits'hak bar Abba, à propos du serment mensonger sur un dépôt (Lévitique 5, 21) :
- קָדָשִׁים שֶׁחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן, חַיָּיב, שֶׁאֲנִי קוֹרֵא בָּהֶן: ״בַּה׳ וְכִחֵשׁ״. וְשֶׁאֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן, פָּטוּר, שֶׁאֲנִי קוֹרֵא בָּהֶן: ״בַּעֲמִיתוֹ וְכִחֵשׁ״.pour les biens sacrés dont on assume la responsabilité, on est passible du sacrifice, car je leur applique l'expression : « envers Hachem, et il a nié » ; et pour ceux dont on n'assume pas la responsabilité, on est exempt, car je leur applique l'expression : « envers son prochain, et il a nié ».
- אֲמַר לֵיהּ: כְּלַפֵּי לְיָיא?!Rabbi Yits'hak bar Abba lui dit : vers où cela penche-t-il ?!
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