Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קֳדָשִׁים שֶׁהוּא חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – יֵשׁ לָהֶן אוֹנָאָה. וְשֶׁאֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – אֵין לָהֶן אוֹנָאָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמּוֹכֵר סֵפֶר תּוֹרָה, בְּהֵמָה וּמַרְגָּלִית – אֵין לָהֶם אוֹנָאָה. אָמְרוּ לוֹ: לֹא אָמְרוּ אֶלָּא אֶת אֵלּוּ.les animaux sacrifiés dont il est responsable du remplacement sont soumis à la lésion (onaa) (vente à un prix s'écartant d'un sixième ou plus de la valeur), car cette responsabilité marque une forme de propriété ; et ceux dont il n'est pas responsable n'y sont pas soumis. Rabbi Yehouda dit : même celui qui vend un rouleau de la Torah, un animal ou une perle : ils ne sont pas soumis à la lésion, car ils n'ont pas de prix fixe. On lui a dit : ils n'ont dit que ceux-là.
- גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר לַעֲמִיתֶךָ אוֹ קָנֹה מִיַּד עֲמִיתֶךָ״, דָּבָר הַנִּקְנֶה מִיָּד לְיָד. יָצְאוּ קַרְקָעוֹת, שֶׁאֵינָן מְטַלְטְלִים. יָצְאוּ עֲבָדִים, שֶׁהוּקְּשׁוּ לְקַרְקָעוֹת. יָצְאוּ שְׁטָרוֹת, דִּכְתִיב: ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר״, שֶׁגּוּפוֹ מָכוּר וְגוּפוֹ קָנוּי. יָצְאוּ שְׁטָרוֹת, שֶׁאֵין גּוּפָן מָכוּר וְאֵין גּוּפָן קָנוּי, וְאֵינָן עוֹמְדִין אֶלָּא לִרְאָיָה שֶׁבָּהֶם.Guemara : D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Et si vous vendez une vente à votre prochain, ou si vous achetez de la main de votre prochain » (Lévitique 25, 14) : il s'agit d'une chose qui s'acquiert de la main à la main. Sont exclus les terrains, qui ne sont pas meubles. Sont exclus les esclaves, qui ont été rapprochés (hékech) des terrains. Sont exclus les actes, car il est écrit : « Et si vous vendez une vente », ce qui désigne une chose dont le corps est vendu et dont le corps est acquis. Sont exclus les actes, dont le corps n'est pas vendu et dont le corps n'est pas acquis, et qui n'existent que pour la preuve qu'ils contiennent.
- מִכָּאן אָמְרוּ: הַמּוֹכֵר שְׁטָרוֹתָיו לְבַשָּׂם, יֵשׁ לָהֶם אוֹנָאָה. פְּשִׁיטָא! לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַב כָּהֲנָא, דְּאָמַר: אֵין אוֹנָאָה לִפְרוּטוֹת, קָא מַשְׁמַע לַן: יֵשׁ אוֹנָאָה לִפְרוּטוֹת. הֶקְדֵּשׁוֹת? אָמַר קְרָא ״אָחִיו״ – אָחִיו, וְלֹא הֶקְדֵּשׁ.De là, ils ont dit : celui qui vend ses actes à un parfumeur, pour emballer ses produits, ils sont soumis à la lésion, car c'est le papier lui-même qui est vendu. La Guemara demande : C'est évident ! En quoi diffère-t-il de tout autre bien meuble ? C'est pour exclure l'avis de Rav Kahana, qui a dit : il n'y a pas de lésion pour les peroutot (petites pièces) ; il nous enseigne donc : il y a lésion pour les peroutot. Les biens consacrés ? Le verset dit « son frère » (Lévitique 25, 14) : son frère, et non le sanctuaire.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבָּה בַּר מֶמֶל: כֹּל הֵיכָא דִּכְתִיב ״יָדוֹ״, יָדוֹ מַמָּשׁ הוּא? אֶלָּא מֵעַתָּה, דִּכְתִיב ״וַיִּקַּח אֶת כׇּל אַרְצוֹ מִיָּדוֹ״, הָכִי נָמֵי דְּכֹל אַרְעָא בִּידֵיהּ הֲוָה נָקֵיט לַהּ? אֶלָּא מֵרְשׁוּתוֹ, הָכָא נָמֵי מֵרְשׁוּתוֹ.Rabba bar Mémel a soulevé cette difficulté : partout où il est écrit « sa main », s'agit-il de sa main au sens propre ? S'il en est ainsi, lorsqu'il est écrit : « Et il prit tout son pays de sa main » (Nombres 21, 26), dira-t-on aussi qu'il tenait tout le pays dans sa main ? Mais cela signifie : de son domaine ; ici aussi, cela signifie : de son domaine.
- וְכֹל הֵיכָא דִּכְתִיב ״יָדוֹ״, לָאו יָדוֹ מַמָּשׁ הוּא? וְהָתַנְיָא: ״אִם הִמָּצֵא תִמָּצֵא בְיָדוֹ״, אֵין לִי אֶלָּא יָדוֹ. גַּגּוֹ, חֲצֵירוֹ וְקַרְפֵּיפוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם הִמָּצֵא תִמָּצֵא״, מִכׇּל מָקוֹם.La Guemara rétorque : Et partout où il est écrit « sa main », n'est-ce pas sa main au sens propre ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : « Si le vol se trouve bien en sa main » (Exode 22, 3) : je n'ai ainsi que sa main ; son toit, sa cour et son enclos, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Im himmatsé timmatsé » (forme redoublée : « s'il se trouve, se trouve ») : de toute façon.
- טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״אִם הִמָּצֵא תִמָּצֵא״, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא: כֹּל הֵיכָא דִּכְתַב ״יָדוֹ״, יָדוֹ מַמָּשׁ הוּא. וְתוּ, תַּנְיָא: ״וְנָתַן בְּיָדָהּ״, אֵין לִי אֶלָּא יָדָהּ. גַּגָּהּ חֲצֵירָהּ וְקַרְפֵּיפָהּ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן״, מִכׇּל מָקוֹם. טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״וְנָתַן״, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא: כֹּל הֵיכָא דִּכְתַב ״יָדוֹ״, יָדוֹ מַמָּשׁ.La raison est que le Miséricordieux a écrit « Im himmatsé timmatsé » ; sans cela, j'aurais dit : partout où il est écrit « sa main », il s'agit de sa main au sens propre. De plus, il a été enseigné : « Et il le remettra dans sa main » (Deutéronome 24, 1), à propos du get (acte de divorce) : je n'ai ainsi que sa main ; son toit, sa cour et son enclos, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Et il remettra » : de toute façon. La raison est que le Miséricordieux a écrit « et il remettra » ; sans cela, j'aurais dit : partout où il est écrit « sa main », il s'agit de sa main au sens propre.
- אֶלָּא, כֹּל ״יָדוֹ״ – יָדוֹ מַמָּשׁ הוּא. וְשָׁאנֵי הָתָם, דְּלֵיכָּא לְמֵימַר הָכִי, אֶלָּא בִּרְשׁוּתוֹ.Mais plutôt, tout « sa main » désigne sa main au sens propre. Et là-bas, c'est différent, pour le verset « il prit tout son pays de sa main », car on ne peut pas le dire ainsi, mais : dans son domaine.
- בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: שְׂכִירוּת יֵשׁ לוֹ אוֹנָאָה, אוֹ אֵין לוֹ אוֹנָאָה? ״מִמְכָּר״ אָמַר רַחֲמָנָא, אֲבָל לֹא שְׂכִירוּת, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי כְּתִיב ״מִמְכָּר לְעוֹלָם״? ״מִמְכָּר״ סְתָמָא כְּתִיב, וְהַאי נָמֵי, בְּיוֹמֵיהּ מְכִירָה הִיא.Rabbi Zeira a demandé : la location est-elle soumise à la lésion ou n'y est-elle pas soumise ? Le Miséricordieux a dit « une vente », mais non une location ; ou bien peut-être n'y a-t-il pas de différence ? Abayé lui a dit : est-il écrit « une vente pour toujours » ? Il est écrit « une vente » sans précision, et celle-ci aussi, pour sa journée, est une vente.
- בָּעֵי רָבָא: חִטִּין וּזְרָעָן בַּקַּרְקַע, מַהוּ? יֵשׁ לָהֶם אוֹנָאָה, אוֹ אֵין לָהֶם אוֹנָאָה? כְּמַאן דְּשַׁדְיָין בְּכַדָּא דָּמְיָין, וְיֵשׁ לָהֶם אוֹנָאָה, אוֹ דִלְמָא בַּטְּלִינְהוּ עַל גַּב אַרְעָא?Rava a demandé : du blé qu'on a semé dans le sol, qu'en est-il ? Est-il soumis à la lésion ou n'y est-il pas soumis ? Est-il semblable à ce qu'on a jeté dans une jarre, et il est soumis à la lésion, ou bien peut-être l'a-t-on annulé par rapport au sol, et comme les terrains il n'y serait pas soumis ?
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵימָא דְּאָמַר אִיהוּ: ״שְׁדַאי בַּהּ שִׁיתָּא״, וַאֲתוֹ סָהֲדִי וְאָמְרִי דְּלָא שְׁדָא בָּהּ אֶלָּא חַמְשָׁה, וְהָאָמַר רָבָא: כׇּל דָּבָר שֶׁבְּמִדָּה וְשֶׁבְּמִשְׁקָל וְשֶׁבְּמִנְיָן, אֲפִילּוּ פָּחוֹת מִכְּדֵי אוֹנָאָה – חוֹזֵר!Dans quel cas ? Si l'on dit que celui-ci a dit : « J'y ai semé six séa », et que des témoins sont venus dire qu'il n'y a semé que cinq, mais Rava n'a-t-il pas dit : toute chose qui se vend à la mesure, au poids ou au nombre, même pour moins que le taux de la lésion, on revient sur la vente !
- אֶלָּא דְּאָמַר אִיהוּ: ״שְׁדַאי בָּהּ כִּדְאִבְּעִי לַהּ״, וְאִיגַּלַּאי מִילְּתָא דְּלָא שְׁדָא בָּהּ כִּדְאִבְּעִי לַהּ, יֵשׁ לָהֶם אוֹנָאָה אוֹ אֵין לָהֶם אוֹנָאָה? כְּמַאן דִּשְׁדֵי בְּכַדָּא דָּמְיָין וְיֵשׁ לָהֶם אוֹנָאָה, אוֹ דִּלְמָא בַּטְּלִינְהוּ אַגַּב אַרְעָא?Mais c'est le cas où il a dit : « J'y ai semé ce qu'il lui fallait », et il s'est révélé qu'il n'y a pas semé ce qu'il lui fallait. Est-il soumis à la lésion ou n'y est-il pas soumis ? Est-il semblable à ce qu'on a jeté dans une jarre, et il est soumis à la lésion, ou bien peut-être l'a-t-on annulé par rapport au sol ?
- נִשְׁבָּעִין עֲלֵיהֶן, אוֹ אֵין נִשְׁבָּעִין עֲלֵיהֶן? כְּמַאן דְּשַׁדְיָין בְּכַדָּא דָּמְיָין וְנִשְׁבָּעִין עֲלֵיהֶן, אוֹ דִלְמָא בַּטְּלִינְהוּ אַגַּב אַרְעָא וְאֵין נִשְׁבָּעִין עֲלֵיהֶן?Prête-t-on serment à leur sujet ou ne prête-t-on pas serment à leur sujet ? Sont-ils semblables à ce qu'on a jeté dans une jarre, et l'on prête serment à leur sujet, ou bien peut-être les a-t-on annulés par rapport au sol, et l'on ne prête pas serment à leur sujet ?
- עוֹמֶר מַתִּירָן אוֹ אֵין עוֹמֶר מַתִּירָן? הֵיכִי דָמֵי: אִי דְּאַשְׁרוּשׁ – תְּנֵינָא, אִי דְּלָא אַשְׁרוּשׁ – תְּנֵינָא! דִּתְנַן: אִם הִשְׁרִישׁוּ קוֹדֶם לָעוֹמֶר – עוֹמֶר מַתִּירָן, וְאִם לָאו – אֲסוּרִין עַד שֶׁיָּבֹא עוֹמֶר הַבָּא!Le omer (offrande de la nouvelle récolte le 16 Nissan) les permet-il ou le omer ne les permet-il pas ? Dans quel cas ? S'ils ont pris racine, nous l'avons déjà appris ; s'ils n'ont pas pris racine, nous l'avons déjà appris ! Car nous avons appris (Mena'hot 70a) : s'ils ont pris racine avant le omer, le omer les permet ; sinon, ils sont interdits jusqu'à ce que vienne le omer suivant !
- לָא צְרִיכָא, דְּחַצְדִינְהוּ וְזַרְעִינְהוּ קוֹדֶם לָעוֹמֶר, וַאֲתָא לֵיהּ עוֹמֶר וַחֲלֵיף עִילָּוַיְיהוּ, וְלָא אַשְׁרוּשׁ קוֹדֶם לָעוֹמֶר.Cela n'est nécessaire que dans le cas où on les a moissonnés et semés avant le omer, et le omer est venu et est passé sur eux, sans qu'ils aient pris racine avant le omer.
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