Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְרַבּוֹת פָּחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה לְהִישָּׁבוֹן. לְקֹדֶשׁ – אִין, אֲבָל לְהֶדְיוֹט – לָא.Ce terme vient pour inclure le détournement d'un bien sacré de moins de la valeur d'une perouta (la plus petite pièce de monnaie) dans l'obligation de restitution au Trésor du Temple. On en déduit : envers le sanctuaire, oui, il faut restituer ; mais envers un particulier, non, on ne restitue pas le vol de moins d'une perouta.
- אֶלָּא, אִי אִתְּמַר הָכִי אִתְּמַר: אָמַר רַב קַטִּינָא, אִם הוּזְקְקוּ בֵּית דִּין לְשָׁוֶה פְּרוּטָה – גּוֹמְרִין, אֲפִילּוּ לְפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה. תְּחִילַּת הַדִּין בָּעֵינַן פְּרוּטָה, גְּמַר הַדִּין לָא בָּעֵינַן פְּרוּטָה.Plutôt, si cela a été dit, c'est ainsi que cela a été dit : Rav Ketina a dit : si le tribunal s'est saisi d'un litige de la valeur d'une perouta, il conclut l'affaire, même pour moins de la valeur d'une perouta, c'est-à-dire que si une réclamation inférieure s'ajoute avant que les juges se lèvent, ils l'examinent aussi. Car pour le début du procès, il nous faut une perouta, mais pour la fin du procès, il ne nous faut pas une perouta.
- מַתְנִי׳ חֲמִשָּׁה חוּמְשִׁין הֵן, אֵלּוּ הֵן: הָאוֹכֵל תְּרוּמָה, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי, וְהַחַלָּה, וְהַבִּכּוּרִים – מוֹסִיף חוֹמֶשׁ. וְהַפּוֹדֶה נֶטַע רְבָעִי וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁלּוֹ – מוֹסִיף חוֹמֶשׁ. הַפּוֹדֶה אֶת הֶקְדֵּשׁוֹ – מוֹסִיף חוֹמֶשׁ. הַנֶּהֱנֶה שָׁוֶה פְּרוּטָה מִן הַהֶקְדֵּשׁ – מוֹסִיף חוֹמֶשׁ. וְהַגּוֹזֵל אֶת חֲבֵירוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה וְנִשְׁבַּע לוֹ – מוֹסִיף חוֹמֶשׁ.Michna : Il y a cinq cas de cinquième ajouté au principal, et les voici : celui qui mange par erreur de la terouma (prélèvement donné au Cohen), ou de la terouma de la dîme, ou de la terouma de la dîme du demaï (produit acheté à un ignorant dont on doute qu'il ait été prélevé), ou de la 'hala (part de pâte donnée au Cohen), ou des prémices, ajoute un cinquième en remboursant le Cohen. Celui qui rachète les fruits de son propre plant de quatrième année, ou sa propre seconde dîme, ajoute un cinquième. Celui qui rachète son propre bien consacré ajoute un cinquième. Celui qui tire profit de la valeur d'une perouta d'un bien consacré ajoute un cinquième. Et celui qui vole à son prochain la valeur d'une perouta et lui prête un faux serment ajoute un cinquième en restituant.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי, וְכִי עָשׂוּ חֲכָמִים חִיזּוּק לְדִבְרֵיהֶם כְּשֶׁל תּוֹרָה?Guemara : Rava a dit : ce qui faisait difficulté à Rabbi Élazar, dans la Michna, c'est la terouma de la dîme du demaï : puisque le demaï n'est prélevé que par décret rabbinique, les Sages ont-ils donc renforcé leurs paroles pour les rendre comme celles de la Torah, en y imposant le cinquième ?
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר עָשׂוּ חֲכָמִים חִיזּוּק לְדִבְרֵיהֶם כְּשֶׁל תּוֹרָה. דְּתַנְיָא: הַמֵּבִיא גֵּט מִמְּדִינַת הַיָּם, נְתָנוֹ לָהּ וְלֹא אָמַר לָהּ ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ – יוֹצִיא, וְהַוָּלָד מַמְזֵר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הַוָּלָד מַמְזֵר. כֵּיצַד יַעֲשֶׂה? יִטְּלֶנּוּ מִמֶּנָּה וְיַחֲזוֹר וְיִתְּנֶנּוּ לָהּ בִּפְנֵי שְׁנַיִם, וְיֹאמַר לָהּ: ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״.Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : celle-ci, de qui est-elle ? Cette Michna est de Rabbi Méïr, qui dit : les Sages ont renforcé leurs paroles pour les rendre comme celles de la Torah. Car il a été enseigné dans une baraïta : celui qui apporte un get (acte de divorce) d'un pays d'outre-mer, s'il le lui a donné sans lui dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé », elle doit quitter celui qui l'a épousée sur la foi de ce get, et l'enfant est mamzer (né d'une union interdite) : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : l'enfant n'est pas mamzer. Comment doit-il procéder ? Il le lui reprendra, le lui redonnera devant deux témoins et lui dira : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé. »
- וּלְרַבִּי מֵאִיר, מִשּׁוּם דְּלֹא אָמַר לָהּ ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, יוֹצִיא וְהַוָּלָד מַמְזֵר? אִין, רַבִּי מֵאִיר לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: אוֹמֵר הָיָה רַבִּי מֵאִיר: כָּל הַמְשַׁנֶּה מִמַּטְבֵּעַ שֶׁטָּבְעוּ חֲכָמִים בְּגִיטִּין – יוֹצִיא, וְהַוָּלָד מַמְזֵר.La Guemara s'étonne : Et selon Rabbi Méïr, parce qu'il ne lui a pas dit : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé », elle doit quitter son mari et l'enfant est mamzer ? Oui, Rabbi Méïr suit son raisonnement, car Rav Hamnouna a dit au nom de Oula : Rabbi Méïr disait : quiconque s'écarte de la formule qu'ont frappée les Sages pour les actes de divorce, elle doit quitter celui qui l'a épousée ensuite, et l'enfant est mamzer. Ainsi, pour la terouma de la dîme du demaï aussi, Rabbi Méïr a renforcé les paroles des Sages.
- מֵתִיב רַב שֵׁשֶׁת: מְחַלְּלִין אוֹתוֹ כֶּסֶף עַל כֶּסֶף, נְחוֹשֶׁת עַל נְחוֹשֶׁת, כֶּסֶף עַל נְחוֹשֶׁת, וּנְחוֹשֶׁת עַל הַפֵּירוֹת, וְיַחְזוֹר וְיִפְדֶּה אֶת הַפֵּירוֹת – דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יַעֲלוּ פֵּירוֹת וְיֹאכְלוּ בִּירוּשָׁלַיִם.Rav Chéchèt a objecté à partir d'une Michna (Demaï 1, 2) : on rachète la seconde dîme du demaï : argent sur argent, cuivre sur cuivre, argent sur cuivre, et cuivre sur des fruits, puis il rachètera de nouveau les fruits avec de l'argent : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : les fruits monteront et seront mangés à Jérusalem.
- וּמִי מְחַלְּלִינַן כֶּסֶף עַל נְחוֹשֶׁת? וְהָא תְּנַן: סֶלַע שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְשֶׁל חוּלִּין שֶׁנִּתְעָרְבוּ, מֵבִיא בְּסֶלַע מָעוֹת וְאוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁיֶּשְׁנָהּ סֶלַע שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי, מְחוּלֶּלֶת עַל מָעוֹת הַלָּלוּ, וּבוֹרֵר אֶת הַיָּפֶה שֶׁבָּהֶן וּמְחַלְּלוֹ עָלֶיהָ.Rav Chéchèt poursuit : Et peut-on racheter argent sur cuivre ? Mais voici que nous avons appris (Maasser Chéni 2, 6) : un séla (pièce d'argent) de seconde dîme et un séla profane qui se sont mélangés : il apporte de la petite monnaie de cuivre pour la valeur d'un séla et dit : « Où que se trouve le séla de seconde dîme, il est racheté sur cette monnaie » ; puis il choisit le plus beau des deux et la rachète sur lui, de sorte que ce séla est seconde dîme, l'autre et la monnaie étant profanes.
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