Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַבְּעָלִים נוֹתְנִין עֶשְׂרִים וָשֵׁשׁ. עֶשְׂרִים וּשְׁנַיִם – הַבְּעָלִים נוֹתְנִין עֶשְׂרִים וָשֶׁבַע. בְּעֶשְׂרִים וְשָׁלֹשׁ – הַבְּעָלִים נוֹתְנִין עֶשְׂרִים וּשְׁמוֹנֶה. בְּעֶשְׂרִים וְאַרְבַּע – הַבְּעָלִים נוֹתְנִין עֶשְׂרִים וָתֵשַׁע.les propriétaires donnent vingt-six dinars : ils paient le prix offert par l'autre, plus le cinquième de cinq dinars dû sur leur propre offre. Si l'autre offre vingt-deux, les propriétaires donnent vingt-sept ; s'il offre vingt-trois, les propriétaires donnent vingt-huit ; s'il offre vingt-quatre, les propriétaires donnent vingt-neuf.
- עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ – הַבְּעָלִים נוֹתְנִין שְׁלֹשִׁים, לְפִי שֶׁאֵין מוֹסִיפִין חוֹמֶשׁ עַל עִילּוּי שֶׁל זֶה. שְׁמַע מִינַּהּ חוּמְשָׁא מִלְּבַר. שְׁמַע מִינַּהּ.S'il offre vingt-cinq, les propriétaires donnent trente, car on n'ajoute pas de cinquième sur la surenchère de celui-ci, mais seulement sur le principal qu'ils ont eux-mêmes proposé. Il ressort de ce calcul que vingt plus le cinquième font vingt-cinq. Déduis-en que le cinquième se calcule de l'extérieur, c'est-à-dire un quart de la valeur de l'objet. La Guemara confirme : Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- כְּתַנָּאֵי: ״וְיָסַף חֲמִשִׁתוֹ עָלָיו״, שֶׁיְּהֵא הוּא וְחוּמְשׁוֹ חֲמִשָּׁה, דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה. רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: חֲמִישִׁיתוֹ חוּמְשׁוֹ שֶׁל קֶרֶן.La Guemara remarque : Cette question est comme une discussion de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : « Il ajoutera son cinquième par-dessus » (Lévitique 27, 27), de sorte que l'objet et son cinquième fassent cinq parts, soit un cinquième de l'extérieur : telles sont les paroles de Rabbi Yochiya. Rabbi Yonatan dit : « Son cinquième », c'est le cinquième du principal, soit un cinquième de l'intérieur.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: חוֹמֶשׁ מְעַכֵּב, אוֹ אֵינוֹ מְעַכֵּב? אַרְבְּעָה בְּאַרְבְּעָה פָּרֵיק, וְאַכְּנַפְשֵׁיהּ מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, אַלְמָא חוֹמֶשׁ לָא מְעַכֵּב. אוֹ דִּלְמָא אַרְבְּעָה בְּחַמְשָׁה פָּרֵיק, וְחוֹמֶשׁ מְעַכֵּב.Ils ont posé la question : Le cinquième empêche-t-il de consommer hors de Jérusalem la deuxième dîme rachetée, ou n'empêche-t-il pas ? Autrement dit : un produit qui vaut quatre dinars se rachète-t-il avec quatre dinars, et le propriétaire ajoute le cinquième comme une obligation sur sa propre personne ? Il en ressort que le cinquième n'empêche pas. Ou peut-être un produit de quatre se rachète-t-il avec cinq, pas moins, et le cinquième empêche.
- אָמַר רָבִינָא, תָּא שְׁמַע: הַדְּמַאי – אֵין לוֹ חוֹמֶשׁ, וְאֵין לוֹ בִּיעוּר.Ravina a dit : Viens et entends une preuve d'une Michna (Demaï 1, 2) : Le demaï (produit dont on doute qu'il ait été prélevé, soumis aux prélèvements par décret rabbinique) : sa deuxième dîme n'a pas de cinquième et n'a pas d'élimination (biour).
- הָא קֶרֶן יֵשׁ לוֹ. מַאי טַעְמָא? קֶרֶן דִּמְעַכֵּב בִּדְאוֹרָיְיתָא – אִיתַהּ בִּדְרַבָּנַן, חוֹמֶשׁ דְּלָא מְעַכֵּב בִּדְאוֹרָיְיתָא – לֵיתַהּ בִּדְרַבָּנַן.Ravina explique : Mais on en déduit qu'elle a un principal : le rachat reste nécessaire. Quelle en est la raison ? Apparemment, le principal, qui empêche selon la Torah, existe aussi dans la dîme de rang rabbinique ; le cinquième, qui n'empêche pas selon la Torah, n'existe pas dans la dîme de rang rabbinique.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: נָתַן אֶת הַקֶּרֶן, וְלֹא נָתַן אֶת הַחוֹמֶשׁ, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יֹאכַל. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לֹא יֹאכַל. אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בַּשַּׁבָּת, וְדִבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בַּחוֹל.La Guemara propose : Disons que c'est comme une discussion de Tannaïm : Si quelqu'un a donné le principal mais n'a pas donné le cinquième, Rabbi Eliézer dit : Il peut manger. Rabbi Yehochoua dit : Il ne peut pas manger. Rabbi Yehouda HaNassi a dit : Les paroles de Rabbi Eliézer paraissent justes le Chabbat, et les paroles de Rabbi Yehochoua en semaine.
- מִדְּאָמַר נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בַּשַּׁבָּת, מִכְּלָל דִּפְלִיגִי אֲפִילּוּ בְּחוֹל. מִדְּאָמַר נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בַּחוֹל, מִכְּלָל דִּפְלִיגִי אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת.La Guemara déduit : Puisqu'il a dit : Les paroles de Rabbi Eliézer paraissent justes le Chabbat, il s'ensuit qu'ils divergent même en semaine. Puisqu'il a dit : Les paroles de Rabbi Yehochoua paraissent justes en semaine, il s'ensuit qu'ils divergent même le Chabbat.
- מַאי לָאו בְּהָא סְבָרָא קָמִיפַּלְגִי: דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר חוֹמֶשׁ לָא מְעַכֵּב, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ סָבַר חוֹמֶשׁ מְעַכֵּב?N'est-ce pas sur ce raisonnement qu'ils divergent : Rabbi Eliézer estime que le cinquième n'empêche pas, et Rabbi Yehochoua estime que le cinquième empêche ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא חוֹמֶשׁ לָא מְעַכֵּב. וְהָכָא בְּחָיְישִׁינַן לִפְשִׁיעוּתָא קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר חָיְישִׁינַן לִפְשִׁיעוּתָא. וּמַר סָבַר לָא חָיְישִׁינַן לִפְשִׁיעוּתָא.Rav Pappa a dit : Non, car tous s'accordent à dire que le cinquième n'empêche pas. Et ici, ils divergent sur la question de savoir si l'on craint la négligence. Un Maître, Rabbi Yehochoua, estime : On craint la négligence, de crainte qu'il ne paie jamais le cinquième ; il ne doit donc pas manger avant de l'avoir payé. Et un Maître, Rabbi Eliézer, estime : On ne craint pas la négligence.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּל מוֹדִים בְּהֶקְדֵּשׁ – שֶׁחִילֵּל, הוֹאִיל וְגִזְבָּרִין תּוֹבְעִין אוֹתוֹ בַּשּׁוּק.Rabbi Yo'hanan a dit : Bien que les Tannaïm divergent au sujet de la deuxième dîme, tous admettent, pour un bien consacré, que si l'on a payé le principal sans le cinquième, on l'a bien rendu profane, puisque les trésoriers le lui réclament sur la place du marché : la négligence n'est donc pas à craindre.
- וּבְהֶקְדֵּשׁ לָא פְּלִיגִי? וְהָתַנְיָא: נָתַן אֶת הַקֶּרֶן, וְלֹא נָתַן לוֹ אֶת הַחוֹמֶשׁ, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: חִילֵּל, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא חִילֵּל. אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּהֶקְדֵּשׁ, וְדִבְרֵי חֲכָמִים בְּמַעֲשֵׂר.La Guemara demande : Et pour un bien consacré, ne divergent-ils pas ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si quelqu'un a donné le principal mais ne lui a pas donné le cinquième, Rabbi Eliézer dit : Il a rendu profane, et les Sages disent : Il n'a pas rendu profane. Rabbi Yehouda HaNassi a dit : Les paroles de Rabbi Eliézer paraissent justes pour un bien consacré, et les paroles des Sages pour la dîme.
- מִדְּאָמַר נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּהֶקְדֵּשׁ – מִכְּלָל דִּפְלִיג אֲפִילּוּ בְּמַעֲשֵׂר. מִדְּקָאָמַר נִרְאִין דִּבְרֵי חֲכָמִים בְּמַעֲשֵׂר – מִכְּלָל דְּאִינְהוּ פְּלִיגִי אֲפִילּוּ בְּהֶקְדֵּשׁ!Puisqu'il a dit : Les paroles de Rabbi Eliézer paraissent justes pour un bien consacré, il s'ensuit que celui-ci diverge même pour la dîme. Puisqu'il a dit : Les paroles des Sages paraissent justes pour la dîme, il s'ensuit qu'eux divergent même pour un bien consacré ! Cela contredit Rabbi Yo'hanan.
- אֶלָּא אִי אִתְּמַר, הָכִי אִתְּמַר: אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּל מוֹדִים בְּשַׁבָּת בְּהֶקְדֵּשׁ שֶׁחִילֵּל. חֲדָא – דִּכְתִיב: ״וְקָרָאתָ לַשַּׁבָּת עֹנֶג״. וְעוֹד, הוֹאִיל וְגִזְבָּרִין תּוֹבְעִין אוֹתוֹ בַּשּׁוּק.Mais plutôt, si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Tous admettent que le Chabbat, pour un bien consacré, on l'a bien rendu profane. D'une part, parce qu'il est écrit : « Tu appelleras le Chabbat un délice » (Isaïe 58, 13). Et de plus, puisque les trésoriers le lui réclament sur la place du marché.
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: הֲרֵי אָמְרוּ הֶקְדֵּשׁ אֵינוֹ מִתְחַלֵּל עַל הַקַּרְקַע, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְנָתַן הַכֶּסֶף וְקָם לוֹ״. חוּמְשׁוֹ מַהוּ שֶׁיִּתְחַלֵּל עַל הַקַּרְקַע?Rami bar 'Hama a dit : Les Sages ont dit qu'un bien consacré ne se rend pas profane sur un terrain, car le Miséricordieux a dit : « Il donnera l'argent et il lui restera acquis » (Lévitique 27, 19, selon cette lecture). Son cinquième, qu'en est-il : peut-il être rendu profane sur un terrain ?
- תְּרוּמָה אֵינָהּ מִשְׁתַּלֶּמֶת אֶלָּא מִן הַחוּלִּין. דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְנָתַן לַכֹּהֵן אֶת הַקֹּדֶשׁ״, דָּבָר הָרָאוּי לִהְיוֹת קֹדֶשׁ. חוּמְשָׁהּ מַהוּ שֶׁיִּשְׁתַּלֵּם שֶׁלֹּא מִן הַחוּלִּין?La terouma (prélèvement donné au Cohen) mangée par erreur par un non-Cohen ne se paie qu'avec des produits profanes, car le Miséricordieux a dit : « Il donnera au Cohen la chose sainte » (Lévitique 22, 14) : une chose apte à devenir sainte. Son cinquième, qu'en est-il : peut-il être payé autrement qu'avec des produits profanes ?
- מַעֲשֵׂר אֵין מִתְחַלֵּל עַל הָאֲסִימוֹן. דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף בְּיָדְךָ״, לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ עָלָיו צוּרָה. חוּמְשׁוֹ מַהוּ שֶׁיִּתְחַלֵּל עַל הָאֲסִימוֹן?La dîme ne se rend pas profane sur un assimon (un flan de métal sans empreinte), car le Miséricordieux a dit : « Tu serreras (vetsarta) l'argent dans ta main » (Deutéronome 14, 25), pour inclure tout ce qui porte une empreinte (tsoura). Son cinquième, qu'en est-il : peut-il être rendu profane sur un assimon ?
- אִתְגַּלְגַּל מִלְּתָא וּמְטָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לְהוּ: אָמַר קְרָא ״עָלָיו״, לְרַבּוֹת חוּמְשׁוֹ כְּמוֹתוֹ.L'affaire a circulé et est parvenue devant Rava, qui leur a dit : Le verset dit « par-dessus » (Lévitique 27, 27) : cela inclut son cinquième, qui est comme lui, le principal.
- אָמַר רָבִינָא: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, הַגּוֹנֵב תְּרוּמָה וְלֹא אֲכָלָהּ – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל דְּמֵי תְרוּמָה. אֲכָלָהּ – מְשַׁלֵּם שְׁנֵי קְרָנִים וָחוֹמֶשׁ. קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ מִן הַחוּלִּין, וְהַקֶּרֶן דְּמֵי תְרוּמָה.Ravina a dit : Nous aussi, nous l'avons appris dans une Michna (Teroumot 6, 4) : Celui qui vole de la terouma et ne l'a pas mangée paie le double de la valeur de la terouma, laquelle vaut moins que des produits profanes. S'il l'a mangée par erreur, il paie deux principaux et un cinquième : un principal et le cinquième avec des produits profanes, et l'autre principal à la valeur de la terouma.
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