Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲפִילּוּ בִּירוּשָׁלַיִם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֹא תוּכַל שְׂאֵתוֹ״, וְאֵין ״שְׂאֵת״ אֶלָּא אֲכִילָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשָּׂא מַשְׂאֹת מֵאֵת פָּנָיו״.même à Jérusalem, alors qu'une deuxième dîme pure ne peut pas y être rachetée ? Car il est dit : « Quand tu ne pourras pas le porter (séèt) » (Deutéronome 14, 24), puis « tu le convertiras en argent », et séèt ne désigne rien d'autre que le fait de manger, comme il est dit : « Il leur fit porter des portions (massot) de devant lui » (Genèse 43, 34). Puisqu'un produit impur de la deuxième dîme ne peut pas être mangé, Rabbi Elazar estime qu'on peut le racheter même s'il a déjà été introduit à Jérusalem.
- אֶלָּא בְּלָקוּחַ בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר שֵׁנִי. לָקוּחַ בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר נָמֵי לִיפְרְקֵיהּ, דִּתְנַן: הַלָּקוּחַ בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁנִּטְמָא – יִפָּדֶה! כְּרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר יִקָּבֵר.Mais plutôt, la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ne parle pas du produit de la dîme lui-même, mais d'un aliment acheté avec l'argent de la deuxième dîme, qui ne peut pas être racheté. La Guemara objecte : Un aliment acheté avec l'argent de la dîme, lui aussi, qu'on le rachète, car nous avons appris dans une Michna (Ma'asser Chéni 3, 10) : Ce qui a été acheté avec l'argent de la deuxième dîme et qui est devenu impur doit être racheté ! La Guemara répond : La baraïta est conforme à Rabbi Yehouda, qui dit : un tel aliment doit être enterré et ne peut pas être racheté.
- אִי רַבִּי יְהוּדָה, מַאי אִירְיָא ״יָצָא״? אֲפִילּוּ לֹא יָצָא נָמֵי, אֶלָּא: לְעוֹלָם בְּטָהוֹר, וּמַאי ״יָצָא״ – דִּנְפוּל מְחִיצוֹת.La Guemara demande : Si la baraïta suit Rabbi Yehouda, pourquoi parler précisément d'un aliment qui est sorti de Jérusalem ? Même s'il n'est pas sorti, aussi cette règle s'appliquerait, puisque selon lui tout aliment devenu impur doit être enterré ! Mais plutôt : en réalité, il s'agit d'une dîme pure, et que signifie « sorti » ? Non pas que le produit ait quitté la ville, mais que les murailles sont tombées : ce produit a alors le statut d'un produit sorti de la ville.
- וְהָאָמַר רָבָא: מְחִיצָה לֶאֱכוֹל – דְּאוֹרָיְיתָא, מְחִיצוֹת לִקְלוֹט – דְּרַבָּנַן. וְכִי גְּזַרוּ דְּרַבָּנַן: כִּי אִיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת. כִּי לֵיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת – לָא גְּזַרוּ רַבָּנַן! לָא פְּלוּג רַבָּנַן בֵּין אִיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת, בֵּין לֵיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת.La Guemara objecte : Mais Rava n'a-t-il pas dit : La muraille qui délimite le lieu où l'on peut manger la dîme est une loi de la Torah, alors que les murailles qui retiennent la dîme, empêchant de la racheter une fois entrée, sont une loi des Sages. Et lorsque les Sages ont décrété cela, c'était quand les murailles sont en place ; quand les murailles ne sont pas en place, les Sages n'ont pas décrété ! La Guemara répond : Une fois le décret établi, les Sages n'ont pas distingué entre le cas où les murailles sont en place et celui où les murailles ne sont pas en place. Telle est une première façon d'expliquer la baraïta.
- רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: חֲדָא קָתָנֵי: מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה שֶׁנִּכְנַס לִירוּשָׁלַיִם וְיָצָא. אַמַּאי? וְנִיהְדַּר וּנְעַיְּילֵיהּ וְנֵיכְלֵיהּ! דִּנְפוּל מְחִיצוֹת.Rav Houna bar Yehouda a dit au nom de Rav Chéchèt : C'est un seul cas qu'enseigne le Tanna de la baraïta : il s'agit d'une deuxième dîme qui ne vaut pas une pérouta (la plus petite pièce de monnaie), qui est entrée à Jérusalem puis en est sortie. Elle ne peut pas être rachetée, car elle vaut moins d'une pérouta. La Guemara demande : Pourquoi serait-elle perdue ? Qu'on la fasse entrer de nouveau à Jérusalem et qu'on la mange là-bas ! La Guemara répond : Il s'agit d'un cas où les murailles sont tombées.
- וְנִפְרְקֵיהּ? הָאָמַר רָבָא: מְחִיצָה לֶאֱכוֹל דְּאוֹרָיְיתָא, מְחִיצָה לִקְלוֹט דְּרַבָּנַן, וְכִי גְּזַרוּ רַבָּנַן – כִּי אִיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת. כִּי לֵיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת – לָא גְּזַרוּ רַבָּנַן. לָא פְּלוּג רַבָּנַן.La Guemara demande : Et qu'on la rachète ! Rava n'a-t-il pas dit : La muraille pour manger la dîme est une loi de la Torah, la muraille qui retient la dîme est une loi des Sages, et lorsque les Sages ont décrété cela, c'était quand les murailles sont en place ; quand les murailles ne sont pas en place, les Sages n'ont pas décrété ? La Guemara répond : Les Sages n'ont pas distingué entre ces deux situations.
- אִי הָכִי, מַאי אִירְיָא אֵין בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה? אֲפִילּוּ יֵשׁ בּוֹ נָמֵי! לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא יֵשׁ בּוֹ, דְּקָלְטָן לֵיהּ מְחִיצוֹת. אֲבָל אֵין בּוֹ, אֵימָא: לָא קְלַטוּ לֵיהּ מְחִיצוֹת, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara remarque : S'il en est ainsi, pourquoi parler précisément d'un produit qui ne vaut pas une pérouta ? Même s'il la vaut, aussi la règle serait la même ! La Guemara répond : Le Tanna s'exprime selon le procédé « il n'est pas nécessaire de le dire ». Il n'est pas nécessaire de dire que si le produit la vaut, les murailles le retiennent et il ne peut plus être racheté. Mais s'il ne la vaut pas, on aurait pu dire : Les murailles ne le retiennent pas. Il nous enseigne donc que même dans ce cas, elles le retiennent.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִם גָּאֹל יִגְאַל אִישׁ מִמַּעַשְׂרוֹ״, מִמַּעַשְׂרוֹ – וְלֹא כׇּל מַעַשְׂרוֹ. פְּרָט לְמַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה. אִיתְּמַר. רַב אַמֵּי אָמַר: אֵין בּוֹ. רַב אַסִּי אָמַר: אֵין בְּחוּמְשׁוֹ. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין בּוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: אֵין בְּחוּמְשׁוֹ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Si un homme veut racheter de sa dîme » (Lévitique 27, 31) : « de sa dîme », et non toute sa dîme. Cela exclut une deuxième dîme qui ne vaut pas une pérouta, laquelle ne peut pas être rachetée. Il a été dit par les Amoraïm à ce sujet : Rav Ami a dit : il s'agit d'un produit qui ne vaut pas lui-même une pérouta. Rav Assi a dit : il s'agit d'un produit dont le cinquième additionnel ne vaut pas une pérouta. De même, Rabbi Yo'hanan a dit : il ne vaut pas lui-même une pérouta. Rabbi Chimon ben Lakich a dit : son cinquième ne la vaut pas.
- מֵיתִיבִי: מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה – דַּיּוֹ שֶׁיֹּאמַר ״הוּא וְחוּמְשׁוֹ מְחוּלָּל עַל מָעוֹת רִאשׁוֹנוֹת״.On a objecté à partir d'une baraïta : Une deuxième dîme qui ne vaut pas une pérouta : il lui suffit de dire : « Elle et son cinquième sont rendues profanes sur les premières pièces », celles sur lesquelles il a déjà racheté de la deuxième dîme.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר ״אֵין בְּחוּמְשׁוֹ״ – הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״דַּיּוֹ״, דְּאַף עַל גַּב דִּבְדִידֵיהּ אִית בֵּיהּ, כֵּיוָן דִּבְחוּמְשֵׁיהּ לֵיכָּא – שַׁפִּיר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר ״אֵין בּוֹ״, מַאי ״דַּיּוֹ״? קַשְׁיָא.La Guemara explique : Cela se comprend selon celui qui dit que la baraïta parle d'un produit dont le cinquième ne vaut pas une pérouta : c'est pourquoi il est enseigné « il suffit ». Car bien que le produit lui-même vaille une pérouta, puisque son cinquième ne la vaut pas, c'est bien : il suffit de le rendre profane sur les premières pièces. Mais selon celui qui dit qu'il s'agit d'un produit qui ne vaut pas lui-même une pérouta, que signifie « il suffit » ? Quelle nouveauté y aurait-il ? C'est une difficulté (kouchya).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: חוּמְשָׁא מִלְּגָיו, אוֹ חוּמְשָׁא מִלְּבַר? אָמַר רָבִינָא, תָּא שְׁמַע: הַבְּעָלִים אוֹמְרִים בְּעֶשְׂרִים, וְכׇל אָדָם בְּעֶשְׂרִים – הַבְּעָלִים קוֹדְמִין מִפְּנֵי שֶׁמּוֹסִיפִין חוֹמֶשׁ. אָמַר אֶחָד: הֲרֵי עָלַי בְּעֶשְׂרִים וְאֶחָד –Ils ont posé la question : Le cinquième se calcule-t-il de l'intérieur, c'est-à-dire un cinquième de la valeur de l'objet racheté, ou le cinquième se calcule-t-il de l'extérieur, c'est-à-dire un quart de la valeur de l'objet, soit un cinquième de la somme totale ? Ravina a dit : Viens et entends une preuve d'une baraïta : Si les propriétaires proposent de racheter un bien consacré pour vingt dinars et que toute autre personne propose aussi vingt dinars, les propriétaires ont la priorité, car ils ajoutent un cinquième, de sorte que le Trésor du Temple gagne davantage. Si quelqu'un d'autre a dit : Je m'engage pour vingt et un dinars,
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