Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲסוּרִים לְזָרִים, וְהֵן נִכְסֵי כֹהֵן, וְעוֹלִים בְּאֶחָד וּמֵאָה, וּטְעוּנִין רְחִיצַת יָדַיִם וְהֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ. הֲרֵי אֵלּוּ בִּתְרוּמָה וּבִכּוּרִים, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּמַּעֲשֵׂר.et elles sont interdites aux étrangers (les non-Cohanim) ; elles sont la propriété du Cohen, qui peut les vendre ou s'en servir pour des fiançailles ; elles s'annulent seulement dans cent et une parts ; elles exigent l'ablution des mains et le coucher du soleil pour celui qui s'est purifié. Tout cela s'applique à la terouma (prélèvement donné au Cohen) et aux prémices, ce qui n'est pas le cas du maasser (la deuxième dîme).
- מַאי ״מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּמַּעֲשֵׂר״ – לָאו מִכְּלָל דְּמַעֲשֵׂר בָּטֵיל בְּרוּבָּא? וְאִם אִיתָא דְּחִזְקִיָּה, הֲוָה לֵיהּ דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין. וְכׇל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין, אֲפִילּוּ בְּאֶלֶף לֹא בָּטֵיל!Que signifie « ce qui n'est pas le cas du maasser » ? N'en ressort-il pas que le maasser s'annule dans une majorité ? Et si ce que dit 'Hizkiya est exact, à savoir que même ce qui vaut moins qu'une perouta (la plus petite monnaie) peut être racheté, c'est une chose qui peut être rendue permise ; et toute chose qui peut être rendue permise ne s'annule même pas dans mille parts !
- וּמִמַּאי דְּמַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּמַּעֲשֵׂר – דְּבָטֵיל בְּרוּבָּא? דִּלְמָא לָא בָּטֵיל כְּלָל! לָא מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי, דִּלְגַבֵּי תְּרוּמָה – חוּמְרֵי דִתְרוּמָה קָתָנֵי, קוּלֵּי דִתְרוּמָה לָא קָתָנֵי. וְהָא קָא תָנֵי: וְהֵן נִכְסֵי כֹהֵן!Et d'où sais-tu que « ce qui n'est pas le cas du maasser » signifie qu'il s'annule dans une majorité ? Peut-être ne s'annule-t-il pas du tout ! Tu ne peux pas dire cela, car pour la terouma, il enseigne les rigueurs de la terouma, il n'enseigne pas les indulgences de la terouma. Mais n'enseigne-t-il pas : « elles sont la propriété du Cohen », qui est une indulgence ?
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא בְּהֶדְיָא: מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בָּטֵיל בְּרוּבָּא. וּבְאֵיזֶה מַעֲשֵׂר שֵׁנִי אָמְרוּ – בְּמַעֲשֵׂר שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה, וְשֶׁנִּכְנַס לִירוּשָׁלַיִם וְיָצָא. וְאִם אִיתָא לִדְחִזְקִיָּה, לֶיעְבֵּד לֵיהּ לִדְחִזְקִיָּה, וְנִיחַלְּלֵיהּ עַל מָעוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת! דְּלָא פָּרֵיק.Cela ne te vienne pas à l'esprit, car il a été enseigné explicitement dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le maasser chéni (la deuxième dîme) s'annule dans une majorité. Et de quel maasser chéni l'ont-ils dit ? D'un maasser qui ne vaut pas une perouta, et de celui qui est entré à Jérusalem et en est sorti. Et si ce que dit 'Hizkiya est exact, qu'il agisse selon 'Hizkiya et qu'il le rachète sur les pièces précédentes ! On répond : il s'agit de celui qui n'a pas encore racheté de maasser, et il n'a donc pas de pièces précédentes.
- וְנַיְתֵי מַעֲשֵׂר דְּאִית לֵיהּ (וְנִצְטָרְפִינְהוּ) [וּנְצָרֵף]! דְּאוֹרָיְיתָא וּדְרַבָּנַן לָא מִצְטָרְפִי.Qu'il apporte alors du maasser qu'il possède et qu'il le joigne à celui du mélange ! Ce qui est de la Torah et ce qui est de nos Maîtres ne se joignent pas : le maasser mélangé n'est interdit que d'ordre rabbinique, l'autre l'est d'ordre toranique.
- וְנַיְתֵי דְּמַאי! דִּלְמָא אָתֵי לְאֵתוֹיֵי וַדַּאי.Qu'il apporte alors du demaï (produit dont le prélèvement est douteux, d'ordre rabbinique) ! De peur qu'il n'en vienne à apporter du produit certain.
- וְנַיְתֵי שְׁתֵּי פְרוּטוֹת, וּנְחַלֵּל עֲלַיְיהוּ מַעֲשֵׂר בִּפְרוּטָה וּמֶחֱצָה, וּנְחַלֵּל הַאי עַל הַיְאךְ יַתִּירָא. מִי סָבְרַתְּ: פְּרוּטָה וּמֶחֱצָה תָּפְסָה שְׁתֵּי פְרוּטוֹת? לָא. פְּרוּטָה תָּפְסָה פְּרוּטָה, וַחֲצִי פְּרוּטָה לָא תָּפְסָה. הֲדַר הָוְיָא לֵיהּ דְּאוֹרָיְיתָא וּדְרַבָּנַן. וּדְאוֹרָיְיתָא וּדְרַבָּנַן לָא מִצְטָרְפִי.Qu'il apporte alors deux perouta, qu'il rachète sur elles du maasser d'une perouta et demie, et qu'il rachète celui-ci sur cet excédent ! Penses-tu qu'une perouta et demie saisit deux perouta ? Non : une perouta saisit une perouta, et la demi-perouta ne saisit rien. On retombe alors sur ce qui est de la Torah et ce qui est de nos Maîtres, et ce qui est de la Torah et ce qui est de nos Maîtres ne se joignent pas.
- וְנַיְתֵי אִיסָּר! דִּלְמָא אָתֵי לְאֵתוֹיֵי פְּרוּטוֹת.Qu'il apporte alors un issar (monnaie valant huit perouta) ! De peur qu'il n'en vienne à apporter des perouta.
- וְשֶׁנִּכְנַס לִירוּשָׁלַיִם וְיָצָא. וְאַמַּאי: וְלִיהְדַּר וּנְעַיְּילֵיהּ! בְּשֶׁנִּטְמָא. וְנִפְרְקֵיהּ! דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנַּיִן לְמַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁנִּטְמָא, שֶׁפּוֹדִין אוֹתוֹ« Et celui qui est entré à Jérusalem et en est sorti. » Pourquoi donc ? Qu'il le fasse rentrer à Jérusalem ! Il s'agit du cas où il est devenu impur. Qu'il le rachète alors ! Car Rabbi Elazar a dit : d'où savons-nous que le maasser chéni devenu impur, on le rachète
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