Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל הָכָא מִי יָדַע דְּמָחֵיל?Mais ici, où il a dit : « à condition que tu n'aies pas contre moi de recours pour onaa (lésion sur le prix) », sait-il vraiment, celui qui accepte, qu'il y aura lésion, pour qu'il y renonce ? Il pense peut-être qu'il n'y en aura aucune.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבִּי מֵאִיר, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר הָתָם, אֶלָּא דְּוַדַּאי קָא עָקַר, אֲבָל הָכָא מִי יֵימַר דְּקָא עָקַר מִידֵּי.Et Chmouel a dit : moi, ce que j'ai dit vaut même selon Rabbi Méïr ; Rabbi Méïr n'a parlé que là-bas, dans le cas des fiançailles, où il abroge à coup sûr une loi de la Torah par sa condition. Mais ici, qui dit qu'il abroge quoi que ce soit ? Il n'y aura peut-être aucune lésion.
- אָמַר רַב עָנָן: לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״עַל מְנָת שֶׁאֵין לְךָ עָלַי אוֹנָאָה״ – אֵין לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה. ״עַל מְנָת שֶׁאֵין בּוֹ אוֹנָאָה״ – הֲרֵי יֵשׁ בּוֹ אוֹנָאָה.Rav Anan a dit : cela m'a été expliqué personnellement par Mar Chmouel : celui qui dit à son prochain : je conclus cette vente « à condition que tu n'aies pas contre moi de recours pour onaa », l'autre n'a pas contre lui de recours pour onaa, car on peut renoncer à son droit. Mais s'il a dit : « à condition qu'il n'y ait pas en elle d'onaa », il y a bien en elle onaa, car cela contredit directement la Torah.
- מֵיתִיבִי: הַנּוֹשֵׂא וְהַנּוֹתֵן בַּאֲמָנָה, וְהָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״עַל מְנָת שֶׁאֵין לְךָ עָלַי אוֹנָאָה״ – אֵין לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה. לְרַב דְּאָמַר: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה, הָא מַנִּי?On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui fait du commerce sur la foi de son associé, et celui qui dit à son prochain : « à condition que tu n'aies pas contre moi de recours pour onaa », la partie lésée n'a pas contre lui de recours pour onaa. Selon Rav, qui a dit : moi, ce que j'ai dit vaut même selon Rabbi Yehouda, de qui est cette baraïta ? Car d'après lui, même Rabbi Yehouda considère que l'on ne peut pas stipuler contre la Torah en matière d'onaa.
- אָמַר אַבָּיֵי: מְחַוַּורְתָּא, רַב אָמַר כְּרַבִּי מֵאִיר, וּשְׁמוּאֵל דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוּדָה.Abayé a dit : c'est clair, d'après cette baraïta : Rav a parlé selon Rabbi Méïr, et Chmouel a parlé selon Rabbi Yehouda, et cette baraïta est de Rabbi Yehouda.
- רָבָא אָמַר: לָא קַשְׁיָא, כָּאן – בִּסְתָם, כָּאן – בִּמְפָרֵשׁ.Rava a dit : ce n'est pas difficile : ici, dans ce que dit Rav selon Rabbi Yehouda, il s'agit de la condition posée sans précision, sans dire que le prix diffère de la valeur ; là, dans la baraïta, il s'agit de celui qui précise, de sorte que les deux parties savent que le prix n'est pas celui du marché.
- דְּתַנְיָא: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בִּסְתָם. אֲבָל בִּמְפָרֵשׁ, מוֹכֵר שֶׁאָמַר לַלּוֹקֵחַ: חֵפֶץ זֶה שֶׁאֲנִי מוֹכֵר לָךְ בְּמָאתַיִם יוֹדֵעַ אֲנִי בּוֹ שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה אֶלָּא מָנֶה. עַל מְנָת שֶׁאֵין לְךָ עָלַי אוֹנָאָה – אֵין לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה. וְכֵן לוֹקֵחַ שֶׁאָמַר לַמּוֹכֵר: חֵפֶץ זֶה שֶׁאֲנִי לוֹקֵחַ מִמְּךָ בְּמָנֶה יוֹדֵעַ אֲנִי בּוֹ שֶׁשָּׁוֶה מָאתַיִם. עַל מְנָת שֶׁאֵין לְךָ עָלַי אוֹנָאָה – אֵין לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה.Comme il a été enseigné dans une baraïta : de quoi ces paroles sont-elles dites ? D'une vente sans précision. Mais pour celui qui précise, par exemple le vendeur qui a dit à l'acheteur : « Cet objet que je te vends pour deux cents dinars, je sais qu'il ne vaut qu'un manè (cent dinars), et je te le vends à condition que tu n'aies pas contre moi de recours pour onaa », l'acheteur n'a pas contre lui de recours pour onaa. Et de même, l'acheteur qui a dit au vendeur : « Cet objet que j'achète de toi pour un manè, je sais qu'il en vaut deux cents, et je l'achète à condition que tu n'aies pas contre moi de recours pour onaa », le vendeur n'a pas contre lui de recours pour onaa.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַנּוֹשֵׂא וְהַנּוֹתֵן בַּאֲמָנָה, הֲרֵי זֶה לֹא יְחַשֵּׁב אֶת הָרַע בַּאֲמָנָה וְאֶת הַיָּפֶה בְּשָׁוֶה. אֶלָּא, אוֹ זֶה וָזֶה בַּאֲמָנָה, אוֹ זֶה וָזֶה בְּשָׁוֶה.À propos de celui qui commerce sur la foi d'autrui, la Guemara cite une baraïta : nos Maîtres ont enseigné : celui qui fait du commerce sur la foi de son associé, celui-là ne comptera pas la marchandise de mauvaise qualité sur la foi de ce qu'elle a coûté et la belle à sa valeur. Mais il comptera soit l'une et l'autre sur la foi, soit l'une et l'autre à leur valeur.
- וְנוֹתֵן לוֹ שְׂכַר כַּתָּף, שְׂכַר גַּמָּל, שְׂכַר פּוּנְדָּק. שְׂכַר עַצְמוֹ – אֵינוֹ נוֹטֵל, שֶׁכְּבָר נָתַן לוֹ שְׂכָרוֹ מִשָּׁלֵם.Et il lui donne le salaire du portefaix, le salaire du chamelier, les frais de l'auberge qu'il a déboursés pour la marchandise. Mais son propre salaire, il ne le prend pas, car on lui a déjà donné son salaire en entier.
- שְׂכָרוֹ מִשָּׁלֵם מֵהֵיכָא קָא יָהֵיב לֵיהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: בְּצַדְרוֹיֵי, דְּיָהֲבִי אַרְבַּע לִמְאָה.Son salaire en entier, d'où le lui a-t-on donné ? Rav Pappa a dit : il s'agit des marchands d'étoffes de chanvre, chez qui on donne quatre unités supplémentaires pour cent à celui qui se charge de les vendre, et cela constitue sa rétribution.
- מַתְנִי׳ כַּמָּה תְּהֵא הַסֶּלַע חֲסֵירָה וְלֹא יְהֵא בָּהּ אוֹנָאָה? רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַרְבַּע אִיסָּרוֹת, אִיסָּר לְדִינָר. וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַרְבַּע פּוּנְדְּיוֹנוֹת, פּוּנְדְּיוֹן לְדִינָר. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר:MICHNA : De combien le sela (pièce de quatre dinars) peut-il être diminué par l'usure sans qu'il y ait en lui onaa ? Rabbi Méïr dit : quatre issar (petite monnaie, un vingt-quatrième de dinar), soit un issar par dinar. Et Rabbi Yehouda dit : quatre poundeyon (un douzième de dinar), soit un poundeyon par dinar. Et Rabbi Chimon dit :
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