Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ טַלִּית קוֹנָה דִּינַר זָהָב וְאֵין דִּינַר זָהָב קוֹנֶה טַלִּית, מִכׇּל מָקוֹם כָּךְ הֲלָכָה. אֲבָל אָמְרוּ: מִי שֶׁפָּרַע מֵאַנְשֵׁי דּוֹר הַמַּבּוּל וּמֵאַנְשֵׁי דּוֹר הַפְּלַגָּה וּמֵאַנְשֵׁי סְדוֹם וַעֲמוֹרָה וּמִמִּצְרַיִם בַּיָּם – הוּא עָתִיד לִיפָּרַע מִמִּי שֶׁאֵינוֹ עוֹמֵד בְּדִיבּוּרוֹ.Rabbi Chimon dit : Bien qu'ils aient dit qu'un vêtement acquiert un dinar d'or, et qu'un dinar d'or n'acquiert pas un vêtement, de toute façon telle est la halakha (halakha : la règle). Mais ils ont dit : Celui qui a puni les gens de la génération du Déluge, les gens de la génération de la Dispersion, les gens de Sodome et Gomorrhe, et les Égyptiens dans la mer, punira celui qui ne tient pas sa parole.
- וְהַנּוֹשֵׂא וְנוֹתֵן בִּדְבָרִים – לֹא קָנָה, וְהַחוֹזֵר בּוֹ – אֵין רוּחַ חֲכָמִים נוֹחָה הֵימֶנּוּ.Et celui qui négocie en paroles seulement n'a pas acquis, mais celui qui se rétracte, l'esprit des Sages n'est pas satisfait de lui.
- וְאָמַר רָבָא: אָנוּ אֵין לָנוּ אֶלָּא ״אֵין רוּחַ חֲכָמִים נוֹחָה הֵימֶנּוּ״. דְּבָרִים וְאִיכָּא בַּהֲדַיְיהוּ מָעוֹת – קָאֵי בַּ״אֲבָל״. דְּבָרִים וְלֵיכָּא בַּהֲדַיְיהוּ מָעוֹת – לָא קָאֵי בַּ״אֲבָל״.Et Rava a dit : Nous, nous n'avons que « l'esprit des Sages n'est pas satisfait de lui » et non une malédiction. La Guemara en conclut : S'il y a des paroles et qu'avec elles il y a de l'argent, il se tient sous le « Mais » (sous la malédiction du Mi chépara, « Celui qui a puni »). S'il y a des paroles et qu'avec elles il n'y a pas d'argent, il ne se tient pas sous le « Mais ».
- אָמַר רָבָא, קְרָא וּמַתְנִיתָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ. קְרָא, דִּכְתִיב: ״וְכִחֵשׁ בַּעֲמִיתוֹ בְּפִקָּדוֹן אוֹ בִתְשׂוּמֶת יָד אוֹ בְגָזֵל אוֹ עָשַׁק אֶת עֲמִיתוֹ״. ״תְּשׂוּמֶת יָד״ – אָמַר רַב חִסְדָּא: כְּגוֹן שֶׁיִּחֵד לוֹ כְּלִי לְהַלְוָאָתוֹ. ״עָשַׁק״ – אָמַר רַב חִסְדָּא: כְּגוֹן שֶׁיִּחֵד לוֹ כְּלִי לְעׇשְׁקוֹ.Rava a dit : Un verset et une baraïta soutiennent Rech Lakich, pour qui l'argent n'acquiert pas selon la Torah. Un verset, comme il est écrit : « Et qu'il renie envers son prochain un dépôt, ou une tessoumèt yad, ou un vol, ou qu'il ait opprimé son prochain » (Lévitique 5, 21). « Tessoumèt yad » (littéralement : ce qui est mis dans la main) : Rav 'Hisda a dit : il s'agit d'un cas où il lui a assigné un objet pour son prêt, comme gage de sa dette. « Opprimé » : Rav 'Hisda a dit : il s'agit d'un cas où il lui a assigné un objet pour garantir le salaire de son ouvrier, afin de l'opprimer en retenant ce salaire.
- וְכִי אַהְדְּרֵיהּ קְרָא, כְּתִיב: ״וְהָיָה כִּי יֶחֱטָא וְאָשֵׁם וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה אֲשֶׁר גָּזָל אוֹ אֶת הָעֹשֶׁק אֲשֶׁר עָשָׁק אוֹ אֶת הַפִּקָּדוֹן אֲשֶׁר הׇפְקַד אִתּוֹ״, וְאִילּוּ תְּשׂוּמֶת יָד לָא אַהְדְּרֵיהּ, מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דִּמְחַסְּרָא מְשִׁיכָה?Or quand le verset répète ces cas, après l'aveu du fautif, il est écrit : « Et s'il a péché et s'est rendu coupable, il rendra l'objet volé qu'il a volé, ou ce qu'il a extorqué par oppression, ou le dépôt qui lui a été confié » (Lévitique 5, 23), alors qu'il ne répète pas la tessoumèt yad. Pour quelle raison ? N'est-ce pas parce qu'il y manque la méchikha (la traction de l'objet vers soi) ? Le prêteur n'a pas tiré l'objet assigné, il ne l'a donc pas acquis.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: אֵימָא מֵעוֹשֶׁק הוּא, דְּאַהְדַּר קְרָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁנְּטָלוֹ מִמֶּנּוּ וְחָזַר וְהִפְקִידוֹ אֶצְלוֹ.Rav Pappa dit à Rava : Dis plutôt qu'on l'apprend de l'oppression, que le verset a répétée ! Là aussi il n'y a pas eu de méchikha, et on en déduit le cas du prêt. La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où l'ouvrier a pris l'objet de chez lui, puis l'a de nouveau déposé chez lui.
- הַיְינוּ פִּקָּדוֹן! תְּרֵי גַּוְנֵי פִּקָּדוֹן.C'est là un dépôt ! Pourquoi le mentionner à part ? Il y a deux sortes de dépôt : le dépôt ordinaire, et le dépôt d'un objet appartenant auparavant au dépositaire.
- אִי הָכִי, תְּשׂוּמֶת יָד נָמֵי לַיהְדְּרֵיהּ, וְלוֹקְמֵיהּ כְּגוֹן שֶׁנְּטָלוֹ הֵימֶנּוּ וְחָזַר וְהִפְקִידוֹ אֶצְלוֹ! אִי אַהְדְּרֵיהּ קְרָא – לָא תְּיוּבְתָּא וְלָא סִיַּיעְתָּא. הַשְׁתָּא דְּלָא אַהְדְּרֵיהּ קְרָא – מְסַיַּיע לֵיהּ.S'il en est ainsi, que le verset répète aussi la tessoumèt yad, et qu'on l'établisse dans le cas où il l'a pris de chez lui, puis l'a de nouveau déposé chez lui ! La Guemara répond : Si le verset l'avait répétée, ce ne serait ni une réfutation ni un soutien pour Rech Lakich, car on pourrait l'interpréter ainsi. Maintenant que le verset ne l'a pas répétée, il le soutient.
- וּתְשׂוּמֶת יָד לָא אַהְדְּרֵיהּ קְרָא? וְהָתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מִנַּיִן לִיתֵּן אֶת הָאָמוּר לְמַעְלָה לְמַטָּה, דִּכְתִיב: ״אוֹ מִכֹּל אֲשֶׁר יִשָּׁבַע עָלָיו לַשֶּׁקֶר״, וְאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: לְרַבּוֹת תְּשׂוּמֶת יָד לְהִישָּׁבוֹן. בְּהֶדְיָא מִיהָא לָא אַהְדְּרֵיהּ קְרָא.Mais le verset n'a-t-il pas répété la tessoumèt yad ? Voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon a dit : D'où savons-nous qu'il faut appliquer ce qui est dit plus haut à ce qui est dit plus bas ? Comme il est écrit : « Ou de tout ce sur quoi il aura juré faussement » (Lévitique 5, 24). Et Rav Na'hman a dit, au nom de Rabba bar Avouh, au nom de Rav : cela vient inclure la tessoumèt yad dans la restitution. La Guemara répond : En tout cas, le verset ne l'a pas répétée explicitement, et la preuve subsiste.
- מַתְנִיתָא מְנָלַן? דְּתַנְיָא: נְתָנָהּ לְבַלָּן מָעַל, וְאָמַר רַב: דַּוְקָא בַּלָּן הוּא דְּלָא מְחַסְּרָא מְשִׁיכָה, אֲבָל מִידֵּי אַחֲרִיתִי דִּמְחַסְּרָא מְשִׁיכָה – לֹא מָעַל עַד דְּמָשֵׁיךְ.La baraïta qui soutient Rech Lakich, d'où la tenons-nous ? Comme il a été enseigné : Si quelqu'un a pris une pièce consacrée et l'a donnée à un baigneur en paiement du bain, il a commis une mé'ila (profanation d'un bien sacré), même s'il n'a pas encore pris son bain. Et Rav a dit : c'est seulement pour le baigneur qu'il en est ainsi, car il n'y manque pas de méchikha, puisqu'il n'y a rien à tirer. Mais une autre chose, à laquelle il manque la méchikha, il n'a pas commis de mé'ila tant qu'il n'a pas tiré. On voit donc que, selon la Torah, seule la méchikha acquiert.
- וְהָתַנְיָא: נְתָנָהּ לְסַפָּר מָעַל. וְסַפָּר הָא בָּעֵי לְמִמְשַׁךְ תִּסְפּוֹרֶת. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּסַפָּר גּוֹי, דְּלָאו בַּר מְשִׁיכָה הוּא.Mais voici qu'il a été enseigné : S'il l'a donnée à un barbier, il a commis une mé'ila. Or le barbier, voici qu'il faut tirer de lui quelque chose pour la coupe ! La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? D'un barbier non juif, qui n'est pas soumis à la méchikha.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: נְתָנָהּ לְסַפָּר אוֹ לְסַפָּן אוֹ לְכׇל בַּעֲלֵי אוּמָּנוּת – לֹא מָעַל עַד דְּמָשֵׁךְ. קַשְׁיָין אַהֲדָדֵי. אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ: כָּאן בְּסַפָּר גּוֹי, כָּאן בְּסַפָּר יִשְׂרָאֵל. שְׁמַע מִינַּהּ.Il a été enseigné de même : S'il l'a donnée à un barbier, à un batelier, ou à tout artisan, il n'a pas commis de mé'ila tant qu'il n'a pas tiré. Ces baraïtot se contredisent. N'est-ce pas qu'il faut en déduire : ici, il s'agit d'un barbier non juif, là, il s'agit d'un barbier juif ? Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- וְכֵן אָמַר רַב נַחְמָן, דְּבַר תּוֹרָה מָעוֹת קוֹנוֹת. וּבַדְקַהּ לֵוִי בְּמַתְנִיתֵיהּ וְאַשְׁכַּח: נְתָנָהּ לְסִיטוֹן – מָעַל!Et de même Rav Na'hman a dit, comme Rabbi Yo'hanan, que selon la Torah l'argent acquiert. Et Lévi a vérifié dans sa collection de baraïtot et a trouvé : S'il l'a donnée à un sitone (un grossiste), il a commis une mé'ila ! L'acheteur n'a rien tiré, et pourtant la mé'ila est constituée : c'est donc l'argent qui acquiert.
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