Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּמָרוֹקָא. ״לְמִקְנְיָא״ – לְאַפּוֹקֵי מִדְּלֵוִי, דְּאָמַר בְּכִלְיוֹ שֶׁל מַקְנֶה, קָא מַשְׁמַע לַן ״לְמִקְנְיָא״ וְלָא ״לְ[אַ]קְנוֹיֵי״. ״בֵּיהּ״ – רַב פָּפָּא אָמַר: לְמַעוֹטֵי מַטְבֵּעַ. וְרַב זְבִיד, וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי אָמַר: לְמַעוֹטֵי אִיסּוּרֵי הֲנָאָה.avec du maroka (des noyaux de dattes servant à lisser le parchemin ; le mot ne désigne donc pas un objet retenu pour l'acte d'échange). « Pour acquérir » : ce mot vient exclure l'avis de Lévi, qui a dit que l'acte d'échange ('halifin, acquisition par la remise symbolique d'un objet) se fait avec l'objet de celui qui transfère la propriété ; il nous enseigne ici que l'objet sert « à acquérir », et non « à transférer ». « Avec lui » : Rav Pappa a dit : cela vient exclure une pièce de monnaie, qui ne peut servir à cet acte. Et Rav Zevid, et d'aucuns disent Rav Achi, a dit : cela vient exclure les objets dont la jouissance est interdite.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: ״בֵּיהּ״ – אָמַר רַב פָּפָּא: לְמַעוֹטֵי מַטְבֵּעַ. ״דְּכָשַׁר״ – אָמַר רַב זְבִיד, וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי: לְמַעוֹטֵי אִיסּוּרֵי הֲנָאָה. אֲבָל מוֹרִיקָא לָא אִצְטְרִיךְ.Il y en a qui disent autrement : « Avec lui » : Rav Pappa a dit : cela vient exclure une pièce de monnaie. « Qui est apte » : Rav Zevid, et d'aucuns disent Rav Achi, a dit : cela vient exclure les objets dont la jouissance est interdite. Mais pour exclure les morika (ces objets sans valeur), il n'était pas nécessaire d'avoir un mot de l'Écriture, car ils ne comptent pour rien.
- אֲסִימוֹן קוֹנֶה אֶת הַמַּטְבֵּעַ וְכוּ׳. מַאי ״אֲסִימוֹן״? אָמַר רַב: מָעוֹת הַנִּיתָּנוֹת בְּסִימָן לְבֵית הַמֶּרְחָץ.La Michna a enseigné : Un assimon acquiert une pièce frappée, etc. Qu'est-ce qu'un assimon ? Rav a dit : ce sont des pièces données comme jeton pour le bain public, que les baigneurs remettent en entrant et règlent ensuite.
- מֵיתִיבִי: אֵין מְחַלְּלִין מַעֲשֵׂר שֵׁנִי עַל אֲסִימוֹן וְלֹא עַל מָעוֹת הַנִּיתָּנוֹת בְּסִימָן לְבֵית הַמֶּרְחָץ. מִכְּלַל דַּאֲסִימוֹן לָאו מָעוֹת הַנִּיתָּנוֹת בְּסִימָן לְבֵית הַמֶּרְחָץ! וְכִי תֵּימָא פָּרוֹשֵׁי קָמְפָרֵשׁ – וְהָא לָא תַּנָּא הָכִי: מְחַלְּלִין מַעֲשֵׂר שֵׁנִי עַל אֲסִימוֹן, דִּבְרֵי רַבִּי דּוֹסָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין מְחַלְּלִין. וְשָׁוִין שֶׁאֵין מְחַלְּלִין עַל מָעוֹת הַנִּיתָּנוֹת בְּסִימָן לְבֵית הַמֶּרְחָץ!On a objecté à partir d'une baraïta : On ne rachète pas le ma'asser chéni (la seconde dîme, que l'on rachète pour en transférer la sainteté sur de l'argent) sur un assimon ni sur des pièces données comme jeton pour le bain public. On en déduit qu'un assimon n'est pas l'une des pièces données comme jeton pour le bain public ! Et si tu dis que le Tanna explique simplement ce qu'est un assimon, voici qu'il n'a pas été enseigné ainsi dans une autre baraïta : On rachète le ma'asser chéni sur un assimon, ce sont les paroles de Rabbi Dossa. Et les Sages disent : on ne rachète pas sur lui. Et ils s'accordent pour dire qu'on ne rachète pas sur des pièces données comme jeton pour le bain public ! L'assimon est donc autre chose.
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי אֲסִימוֹן – פּוּלְסָא. וְאַזְדָּא רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי דּוֹסָא וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד, רַבִּי דּוֹסָא – הָא דַּאֲמַרַן. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל מַאי הִיא, דְּתַנְיָא: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף בְּיָדְךָ״ – לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר הַנִּצְרָר בַּיָּד, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ עָלָיו צוּרָה.Mais plutôt, Rabbi Yo'hanan a dit : Qu'est-ce qu'un assimon ? C'est un poulsa, un flan de métal qui n'a pas encore reçu d'empreinte. Et Rabbi Yo'hanan suit ici son raisonnement, car Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi Dossa et Rabbi Ichmaël ont dit une même chose. Rabbi Dossa : c'est ce que nous venons de dire. Rabbi Ichmaël, quelle est sa parole ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et tu serreras l'argent dans ta main » (Deutéronome 14, 25) : cela vient inclure toute chose qui se serre dans la main (tout métal ayant valeur d'argent), ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : cela vient inclure toute chose qui porte une empreinte (tsoura, jeu de mots avec « vetsarta », tu serreras).
- כֵּיצַד: מָשַׁךְ הֵימֶנּוּ פֵּירוֹת וְלֹא נָתַן לוֹ מָעוֹת – אֵינוֹ יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דְּבַר תּוֹרָה מָעוֹת קוֹנוֹת, וּמִפְּנֵי מָה אָמְרוּ מְשִׁיכָה קוֹנָה – גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמַר לוֹ ״נִשְׂרְפוּ חִטֶּיךָ בָּעֲלִיָּיה״.La Michna a enseigné : Comment cela ? S'il a tiré de lui des fruits sans lui donner d'argent, il ne peut pas se rétracter, etc. Rabbi Yo'hanan a dit : Selon la Torah, l'argent acquiert les biens meubles. Et pour quelle raison ont-ils dit que la méchikha (la traction de l'objet vers soi) acquiert ? C'est un décret, de crainte qu'il ne lui dise, une fois l'argent reçu : « Ton blé a brûlé dans la chambre haute » ; le vendeur, n'étant plus propriétaire, ne prendrait pas la peine de sauver la marchandise.
- סוֹף סוֹף, מַאן דִּשְׁדָא דְּלֵיקָה בָּעֵי שַׁלּוֹמֵי! אֶלָּא: גְּזֵירָה שֶׁמָּא תִּפּוֹל דְּלֵיקָה בְּאוֹנֶס. אִי מוֹקְמַתְּ לְהוּ בִּרְשׁוּתֵיהּ – מָסַר נַפְשֵׁיהּ, טָרַח וּמַצֵּיל. וְאִי לָא – לָא מָסַר נַפְשֵׁיהּ, טָרַח וּמַצֵּיל.La Guemara s'étonne : En fin de compte, celui qui a mis le feu doit payer ! L'acheteur serait donc dédommagé. Mais plutôt : c'est un décret, de crainte qu'un incendie ne se déclare par un cas de force majeure, où nul ne doit payer. Si tu laisses la marchandise dans son domaine à lui (le vendeur), il se donnera corps et âme, se dépensera et sauvera la marchandise. Sinon, il ne se donnera pas corps et âme, ne se dépensera pas et ne sauvera pas.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מְשִׁיכָה מְפוֹרֶשֶׁת מִן הַתּוֹרָה. מַאי טַעְמָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ? אָמַר קְרָא: ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר לַעֲמִיתֶךָ אוֹ קָנֹה מִיַּד עֲמִיתֶךָ״, דָּבָר הַנִּקְנֶה מִיָּד לְיָד.Rech Lakich a dit : La méchikha est explicite dans la Torah. Quelle est la raison de Rech Lakich ? Le verset a dit : « Et si vous vendez une marchandise à votre prochain, ou si vous acquérez de la main de votre prochain » (Lévitique 25, 14) : il s'agit d'une chose qui s'acquiert de main à main, c'est-à-dire par méchikha.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״מִיַּד״ – לְמַעוֹטֵי קַרְקַע, דְּלֵית בַּהּ אוֹנָאָה.Et Rabbi Yo'hanan a dit : « De la main » ne parle pas de méchikha, mais vient exclure la terre, à laquelle ne s'applique pas la ona'a (la lésion commerciale), puisqu'elle ne passe pas de main en main.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ, אִם כֵּן לִכְתּוֹב קְרָא: ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר מִיַּד עֲמִיתֶךָ אַל תּוֹנוּ״, ״אוֹ קָנֹה״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לִמְשִׁיכָה.Et Rech Lakich te répond : s'il en était ainsi, que le verset écrive : « Et si vous vendez une marchandise de la main de votre prochain, ne vous lésez pas ». Pourquoi ai-je besoin de « ou si vous acquérez » ? Déduis-en que le verset vient enseigner la méchikha.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן: ״אוֹ קָנֹה״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ, לְכִדְתַנְיָא: ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר אַל תּוֹנוּ״, אֵין לִי אֶלָּא שֶׁנִּתְאַנָּה לוֹקֵחַ, נִתְאַנָּה מוֹכֵר מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ קָנֹה אַל תּוֹנוּ״.Et Rabbi Yo'hanan, que fait-il de « ou si vous acquérez » ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Et si vous vendez une marchandise… ne vous lésez pas » : je n'ai là que le cas où l'acheteur a été lésé. Si le vendeur a été lésé, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « ou si vous acquérez… ne vous lésez pas ».
- וְרֵישׁ לָקִישׁ: תַּרְתֵּי גָּמַר מִינֵּיהּ.Et Rech Lakich ? Il en apprend deux choses : que le vendeur lésé est protégé, et que l'acquisition se fait par méchikha.
- תְּנַן, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כֹּל שֶׁהַכֶּסֶף בְּיָדוֹ – יָדוֹ עַל הָעֶלְיוֹנָה. מוֹכֵר הוּא דְּמָצֵי הָדַר בֵּיהּ, לוֹקֵחַ לָא מָצֵי הָדַר בֵּיהּ. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא מָעוֹת קוֹנוֹת – מִשּׁוּם הָכִי מוֹכֵר מָצֵי הָדַר בֵּיהּ, לוֹקֵחַ לָא מָצֵי הָדַר בֵּיהּ. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מָעוֹת אֵינָן קוֹנוֹת – לוֹקֵחַ נָמֵי לִיהְדַּר בֵּיהּ!Nous avons appris dans la Michna : Rabbi Chimon dit : Quiconque a l'argent en main a le dessus. C'est donc le vendeur qui peut se rétracter ; l'acheteur ne peut pas se rétracter. Il est certes compréhensible, si tu dis que l'argent acquiert selon la Torah, que pour cette raison le vendeur puisse se rétracter et que l'acheteur ne puisse pas se rétracter. Mais si tu dis que l'argent n'acquiert pas, que l'acheteur aussi puisse se rétracter !
- אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: אַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן – לָא קָאָמֵינָא, כִּי קָאָמֵינָא – אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן.Rech Lakich te dira : Je n'ai pas parlé selon Rabbi Chimon ; quand j'ai parlé, c'était selon les Sages.
- בִּשְׁלָמָא לְרֵישׁ לָקִישׁ – הַיְינוּ דְּאִיכָּא בֵּין רַבִּי שִׁמְעוֹן לְרַבָּנַן. אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן, מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי שִׁמְעוֹן לְרַבָּנַן? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּרַב חִסְדָּא. דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: כְּדֶרֶךְ שֶׁתִּקְּנוּ מְשִׁיכָה בַּמּוֹכְרִין כָּךְ תִּקְנוּ מְשִׁיכָה בַּלָּקוֹחוֹת. רַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא, רַבָּנַן אִית לְהוּ דְּרַב חִסְדָּא.Il est certes compréhensible, selon Rech Lakich, que c'est là ce qui sépare Rabbi Chimon et les Sages : pour Rabbi Chimon l'argent acquiert selon la Torah, pour les Sages seule la méchikha acquiert. Mais selon Rabbi Yo'hanan, qu'y a-t-il entre Rabbi Chimon et les Sages ? Il y a entre eux la parole de Rav 'Hisda, car Rav 'Hisda a dit : De même qu'ils ont institué la méchikha pour les vendeurs, ainsi ils ont institué la méchikha pour les acheteurs. Rabbi Chimon n'admet pas la parole de Rav 'Hisda, les Sages admettent la parole de Rav 'Hisda.
- תְּנַן: אֲבָל אָמְרוּ, מִי שֶׁפָּרַע מִדּוֹר הַמַּבּוּל – הוּא עָתִיד לִיפָּרַע מִמִּי שֶׁאֵינוֹ עוֹמֵד בְּדִיבּוּרוֹ. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא מָעוֹת קוֹנוֹת – מִשּׁוּם הָכִי קָאֵי בַּ״אֲבָל״, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מָעוֹת אֵינָן קוֹנוֹת, אַמַּאי קָאֵי בַּ״אֲבָל״? מִשּׁוּם דְּבָרִים.Nous avons appris dans la Michna : Mais ils ont dit : Celui qui a puni la génération du Déluge punira celui qui ne tient pas sa parole. Il est certes compréhensible, si tu dis que l'argent acquiert, que pour cette raison il se tienne sous le « Mais » (sous cette malédiction, le Mi chépara, « Celui qui a puni »). Mais si tu dis que l'argent n'acquiert pas, pourquoi se tient-il sous le « Mais » ? À cause des paroles qu'il a prononcées en s'engageant.
- וּבִדְבָרִים מִי קָאֵי בַּ״אֲבָל״? וְהָתַנְיָא,Mais pour de simples paroles, se tient-on sous le « Mais » ? Voici qu'il a été enseigné dans une baraïta :
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