Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גמ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְלַמֵּד שֶׁחַיָּיב עַל הַמַּחְשָׁבָה כְּמַעֲשֶׂה. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּשְׁלַח בּוֹ יָד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם לֹא שָׁלַח יָדוֹ בִּמְלֶאכֶת רֵעֵהוּ״. אָמְרוּ לָהֶן בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל: וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״! אָמְרוּ לָהֶן בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר ״אִם לֹא שָׁלַח יָדוֹ בִּמְלֶאכֶת רֵעֵהוּ״!GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna) : D'où savons-nous cela, qu'on soit passible pour la simple intention de détourner un dépôt ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : il est écrit « pour toute parole de faute » (Exode 22, 8). Beit Chammaï disent : le mot « parole » enseigne qu'on est passible pour la pensée comme pour l'acte. Et Beit Hillel disent : il n'est passible que lorsqu'il l'aura détourné, comme il est dit : « S'il n'a pas porté la main sur le bien de son prochain » (Exode 22, 7). Beit Chammaï ont dit à Beit Hillel : mais n'est-il pas déjà dit « pour toute parole de faute » ?! Beit Hillel ont dit à Beit Chammaï : mais n'est-il pas déjà dit « s'il n'a pas porté la main sur le bien de son prochain » ?!
- אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״? שֶׁיָּכוֹל אֵין לִי אֶלָּא הוּא, אָמַר לְעַבְדּוֹ וְלִשְׁלוּחוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״.S'il en est ainsi, que vient enseigner le verset « pour toute parole de faute » ? Car on aurait pu penser : je ne le sais que pour lui-même, s'il a détourné le dépôt en personne ; s'il l'a dit à son esclave ou à son envoyé, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « pour toute parole de faute » : sa simple parole le rend passible du détournement.
- הִטָּה אֶת הֶחָבִית כּוּ׳. אָמַר רַבָּה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא נִשְׁבְּרָה, אֲבָל הֶחְמִיצָה – מְשַׁלֵּם אֶת כּוּלָּהּ. מַאי טַעְמָא? גִּירֵי דִידֵיהּ הוּא דְּאַהֲנוֹ לַהּ.S'il a incliné la barrique, etc. Rabba a dit : on n'a enseigné cela que si la barrique s'est brisée. Mais si le vin a tourné au vinaigre, il paie toute la barrique. Quelle en est la raison ? Ce sont ses flèches qui ont agi sur elle : c'est son acte qui a gâté le vin.
- הִגְבִּיהָהּ וְנָטַל הֵימֶנָּה כּוּ׳. אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא נָטַל נָטַל מַמָּשׁ, אֶלָּא כֵּיוָן שֶׁהִגְבִּיהָהּ לִיטּוֹל, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָטַל.S'il l'a soulevée et en a pris, etc. Chmouel a dit : quand le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) dit « il a pris », il ne s'agit pas d'avoir réellement pris le vin ; mais dès qu'il l'a soulevée pour prendre, bien qu'il n'ait pas encore pris, il est passible.
- לֵימָא קָא סָבַר שְׁמוּאֵל שְׁלִיחוּת יָד אֵינָהּ צְרִיכָה חֶסְרוֹן? אָמְרִי: לָא, שָׁאנֵי הָכָא דְּנִיחָא לֵיהּ דְּתִיהְוֵי הָא חָבִית כּוּלַּהּ בָּסִיס לְהָא רְבִיעִית.Dirons-nous que Chmouel pense : le détournement (chli'hout yad, le fait pour un dépositaire de s'approprier le dépôt) n'exige pas de perte ? On répond : non, c'est différent ici, car il lui convient que toute cette barrique serve de support à ce reviit (quart de log) : ce peu de vin se conserve mieux dans une barrique pleine, et c'est comme s'il avait pris toute la barrique.
- בָּעֵי רַב אָשֵׁי: הִגְבִּיהַּ אַרְנָקִי לִיטּוֹל הֵימֶנָּה דִּינָר, מַהוּ? חַמְרָא הוּא דְּלָא מִינְּטַר אֶלָּא אַגַּב חַמְרָא, אֲבָל זוּזָא מִינְּטַר? אוֹ דִּלְמָא שָׁאנֵי נְטִירוּתָא דְּאַרְנָקִי מִנְּטִירוּתָא דְּדִינָר? תֵּיקוּ.Rav Achi a posé la question : s'il a soulevé une bourse pour en prendre un dinar, qu'en est-il ? Dira-t-on : c'est le vin qui ne se conserve qu'au moyen du vin, mais une pièce se conserve seule ? Ou peut-être : la garde d'une bourse diffère-t-elle de la garde d'un dinar, une pièce isolée se perdant facilement ? Tékou (la question reste en suspens).
- הֲדַרַן עֲלָךְ הַמַּפְקִידNous reviendrons à toi, HaMafkid (chapitre « Celui qui dépose »).
- מַתְנִי׳ הַזָּהָב קוֹנֶה אֶת הַכֶּסֶף, וְהַכֶּסֶף אֵינוֹ קוֹנֶה אֶת הַזָּהָב.MICHNA (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Principe : le paiement de l'argent n'effectue pas l'acquisition ; c'est la prise de possession de l'objet, par exemple en le tirant à soi, qui le fait. Lorsqu'on échange deux monnaies, l'une joue le rôle de l'argent, l'autre celui de la marchandise. L'or acquiert l'argent : quand l'une des parties prend possession des pièces d'or, l'autre acquiert les pièces d'argent. Et l'argent n'acquiert pas l'or : la prise de possession des pièces d'argent ne fait pas acquérir l'or.
- הַנְּחֹשֶׁת קוֹנָה אֶת הַכֶּסֶף, וְהַכֶּסֶף אֵינוֹ קוֹנֶה אֶת הַנְּחשֶׁת. מָעוֹת הָרָעוֹת קוֹנוֹת אֶת הַיָּפוֹת, וְהַיָּפוֹת אֵינָן קוֹנוֹת אֶת הָרָעוֹת.De même, le cuivre acquiert l'argent, et l'argent n'acquiert pas le cuivre. Les mauvaises pièces acquièrent les bonnes, et les bonnes n'acquièrent pas les mauvaises.
- אֲסִימוֹן קוֹנֶה אֶת הַמַּטְבֵּעַ, וְהַמַּטְבֵּעַ אֵינוֹ קוֹנֶה אֶת אֲסִימוֹן. מִטַּלְטְלִין קוֹנִין אֶת הַמַּטְבֵּעַ, מַטְבֵּעַ אֵינוֹ קוֹנֶה אֶת הַמִּטַּלְטְלִין.L'assimon (pièce non frappée) acquiert la monnaie frappée, et la monnaie n'acquiert pas l'assimon. Les biens meubles acquièrent la monnaie, la monnaie n'acquiert pas les biens meubles.
- זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַמִּטַּלְטְלִים קוֹנִין זֶה אֶת זֶה. כֵּיצַד? מָשַׁךְ הֵימֶנּוּ פֵּירוֹת וְלֹא נָתַן לוֹ מָעוֹת – אֵינוֹ יָכוֹל לַחְזוֹר בּוֹ. נָתַן לוֹ מָעוֹת וְלֹא מָשַׁךְ הֵימֶנּוּ פֵּירוֹת – יָכוֹל לַחְזוֹר בּוֹ.Voici la règle : tous les biens meubles s'acquièrent l'un l'autre : dès que l'une des parties prend possession de ce qu'elle acquiert, l'autre acquiert ce qui lui revient. Comment cela ? S'il lui a tiré des fruits à soi sans lui avoir donné d'argent, il ne peut pas se rétracter. S'il lui a donné de l'argent sans lui avoir tiré des fruits, il peut se rétracter.
- אֲבָל אָמְרוּ: מִי שֶׁפָּרַע מֵאַנְשֵׁי דּוֹר הַמַּבּוּל וּמִדּוֹר הַפְּלַגָּה – הוּא עָתִיד לְהִפָּרַע מִמִּי שֶׁאֵינוֹ עוֹמֵד בְּדִבּוּרוֹ.Mais on a dit : Celui qui a puni les gens de la génération du Déluge et de la génération de la Dispersion (celle de la tour de Babel) punira à l'avenir celui qui ne tient pas sa parole.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כֹּל שֶׁהַכֶּסֶף בְּיָדוֹ – יָדוֹ עַל הָעֶלְיוֹנָה.Rabbi Chimon dit : quiconque a l'argent en main a l'avantage : seul le vendeur, qui détient l'argent, peut se rétracter, et non l'acheteur.
- גְּמָ׳ מַתְנֵי לֵיהּ רַבִּי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרֵיהּ: הַזָּהָב קוֹנֶה אֶת הַכֶּסֶף. אָמַר לוֹ: רַבִּי, שָׁנִיתָ לָנוּ בְּיַלְדוּתֶיךָ: הַכֶּסֶף קוֹנֶה אֶת הַזָּהָב, וְתַחֲזוֹר וְתִשְׁנֶה לָנוּ בְּזִקְנוּתֶיךָ: הַזָּהָב קוֹנֶה אֶת הַכֶּסֶף!GUEMARA : Rabbi Yehouda HaNassi enseignait à Rabbi Chimon, son fils : l'or acquiert l'argent. Il lui a dit : Maître, tu nous as enseigné dans ta jeunesse : l'argent acquiert l'or, et tu reviens nous enseigner dans ta vieillesse : l'or acquiert l'argent !
- בְּיַלְדוּתֵיהּ מַאי סְבַר, וּבְזִקְנוּתֵיהּ מַאי סָבַר? בְּיַלְדוּתֵיהּ סְבַר: דַּהֲבָא דַּחֲשִׁיב הָוֵי טִבְעָא, כַּסְפָּא דְּלָא חֲשִׁיב – הָוֵי פֵּירָא, וְקָנֵי לֵיהּ פֵּירָא לְטִבְעָא. בְּזִקְנוּתֵיהּ סְבַר: כַּסְפָּאDans sa jeunesse, que pensait-il, et dans sa vieillesse, que pensait-il ? Dans sa jeunesse, il pensait : l'or, qui a de la valeur, est une monnaie ; l'argent, qui n'a pas autant de valeur, est une marchandise ; et la marchandise acquiert pour lui la monnaie. Dans sa vieillesse, il pensait : l'argent,
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