Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דַּל תְּלָתִין וְשִׁיתָּא בְּשִׁיתָּא, פָּשׁוּ לֵיהּ תְּרֵיסַר. דַּל תְּמָנְיָא שְׁתוּתֵי, פָּשׁוּ לְהוּ אַרְבְּעָה.Retire trente-six kouzé (petites mesures) vendus à six zouz, prix d'achat de la jarre : il lui en reste douze. Retire huit, soit le sixième absorbé par la jarre : il leur en reste quatre de bénéfice.
- וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: הַמִּשְׂתַּכֵּר אַל יִשְׂתַּכֵּר יוֹתֵר עַל שְׁתוּת!Objection : Mais Chmouel n'a-t-il pas dit : Celui qui fait un bénéfice ne doit pas gagner plus d'un sixième ! Il est donc permis de gagner jusqu'au sixième : pourquoi Rav Yehouda a-t-il gagné moins ?
- אִיכָּא גּוּלְפֵי וּשְׁמָרַיָּא. אִי הָכִי נְפִישׁ לֵיהּ טְפֵי מִשְּׁתוּת? אִיכָּא טִרְחֵיהּ וּדְמֵי בַּרְזַנְיָיתָא.Réponse : Il y a la jarre et la lie, qui lui restent en plus. Objection : S'il en est ainsi, il gagne plus d'un sixième ! Réponse : Il y a sa peine et le prix de la barzanyata (mise en perce de la jarre).
- אִם הָיָה שֶׁמֶן מְזוּקָּק אֵינוֹ יוֹצִיא לוֹ שְׁמָרִים וְכוּ׳. וְהָא אִי אֶפְשָׁר דְּלָא בָּלַע! אָמַר רַב נַחְמָן: בִּמְזוּפָּפִין שָׁנוּ. אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא שֶׁלֹּא בִּמְזוּפָּפִין, כֵּיוָן דִּטְעוּן – טְעוּן.La Michna enseigne : S'il s'agissait d'huile raffinée, il ne lui déduira pas de lie, etc. Objection : Mais il est impossible qu'une jarre n'absorbe pas ! Rav Na'hman a dit : C'est de jarres enduites de poix qu'on a enseigné cela. Abayé a dit : Tu peux même dire que ce n'est pas de jarres enduites de poix : une fois qu'elles sont saturées, elles sont saturées.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמּוֹכֵר שֶׁמֶן מְזוּקָּק לַחֲבֵירוֹ כׇּל יְמוֹת הַשָּׁנָה, הֲרֵי זֶה מְקַבֵּל עָלָיו לוֹג וּמֶחֱצָה שְׁמָרִים לְמֵאָה. אָמַר אַבָּיֵי: כְּשֶׁתִּמְצָא לוֹמַר, לְדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה מוּתָּר לְעָרֵב שְׁמָרִים, לְדִבְרֵי חֲכָמִים אָסוּר לְעָרֵב שְׁמָרִים.Rabbi Yehouda dit : Même celui qui vend de l'huile raffinée à son prochain tout au long de l'année : celui-ci accepte sur lui un log et demi de lie pour cent. Abayé a dit : Quand tu approfondiras, tu trouveras à dire : selon les paroles de Rabbi Yehouda, il est permis de mélanger la lie à l'huile pour la vendre ; selon les paroles des Sages, il est interdit de mélanger la lie.
- לְדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה מוּתָּר לְעָרֵב שְׁמָרִים, וְהַיְינוּ טַעְמָא דִּמְקַבֵּל, דַּאֲמַר לֵיהּ: אִי בְּעַי לְעָרוֹבֵי לָךְ – מִי לָא עָרֵבִי לָךְ? הַשְׁתָּא נָמֵי קַבֵּיל.Selon les paroles de Rabbi Yehouda, il est permis de mélanger la lie, et telle est la raison pour laquelle l'acheteur accepte cette déduction : car le vendeur lui dit : Si j'avais voulu te la mélanger, ne te l'aurais-je pas mélangée ? Maintenant aussi, accepte-la !
- וְלֵימָא לֵיהּ: אִי עָרֵבְתְּ לֵיהּ – הֲוָה מִזְדַּבַּן לִי, הַשְׁתָּא מַאי אֶעֱבֵיד לֵיהּ? לְחוֹדֵיהּ לָא מִזְדַּבַּן לִי! בְּבַעַל הַבַּיִת עָסְקִינַן – דְּנִיחָא לֵיהּ בְּצִילָא. וְלֵימָא לֵיהּ: מִדְּלָא עָרֵבִית לִי – אַחוֹלֵי אַחֵלְתְּ לִי!Objection : Mais qu'il lui réponde : Si tu l'avais mélangée, elle se serait vendue pour moi avec l'huile ; maintenant, qu'en ferai-je ? Seule, elle ne se vendra pas pour moi ! Réponse : Nous avons affaire à un particulier, à qui l'huile clarifiée convient. Objection : Mais qu'il lui réponde : Du fait que tu ne me l'as pas mélangée, tu me l'as bel et bien cédée !
- רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּלֵית לֵיהּ מְחִילָה. דִּתְנַן: מָכַר לוֹ אֶת הַצֶּמֶד – לֹא מָכַר לוֹ אֶת הַבָּקָר. מָכַר לוֹ אֶת הַבָּקָר – לֹא מָכַר לוֹ אֶת הַצֶּמֶד.Réponse : Rabbi Yehouda suit sa propre opinion, car il n'admet pas la présomption de renonciation. Car nous avons appris dans une Michna (Bava Batra 77b) : S'il lui a vendu le tsémèd (mot désignant le joug, ou aussi l'attelage), il ne lui a pas vendu les bœufs. S'il lui a vendu les bœufs, il ne lui a pas vendu le tsémèd.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַדָּמִים מוֹדִיעִין. כֵּיצַד? אָמַר לוֹ: מְכוֹר לִי צִמְדְּךָ בְּמָאתַיִם זוּז – הַדָּבָר יָדוּעַ שֶׁאֵין הַצֶּמֶד בְּמָאתַיִים זוּז. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הַדָּמִים רְאָיָה.Rabbi Yehouda dit : Le prix l'indique. Comment cela ? S'il lui a dit : Vends-moi ton tsémèd pour deux cents zouz, il est notoire que le joug ne vaut pas deux cents zouz, et il entendait donc les bœufs. Et les Sages disent : Le prix n'est pas une preuve, car l'acheteur a pu renoncer à la différence.
- לְדִבְרֵי חֲכָמִים אָסוּר לְעָרֵב שְׁמָרִים, וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא מְקַבֵּל – דַּאֲמַר לֵיהּ: אִי בָּעֵית לְעָרוֹבֵי מִי הֲוָה שְׁרֵי לָךְ? הַשְׁתָּא נָמֵי לָא מְקַבֵּילְנָא.Selon les paroles des Sages, il est interdit de mélanger la lie, et telle est la raison pour laquelle l'acheteur n'accepte pas : car il lui dit : Si tu voulais la mélanger, cela t'aurait-il été permis ? Maintenant aussi, je n'accepte pas.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אַדְּרַבָּה, אִיפְּכָא מִסְתַּבְּרָא! לְדִבְרֵי חֲכָמִים מוּתָּר לְעָרֵב שְׁמָרִים, וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא מְקַבֵּל – דַּאֲמַר לֵיהּ: מִדְּלָא עָרֵבְתְּ לִי, אַחוֹלֵי אַחֵלְיתְּ לִי. לְדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה אָסוּר לְעָרֵב שְׁמָרִים, וְהַיְינוּ טַעְמָא דִּמְקַבֵּל – דְּאָמַר לֵיהּ: אִי בְּעַי לְעָרוֹבֵי – לָא שְׁרֵי לִי לְעָרוֹבֵי לָךְ, קַבּוֹלֵי לָא מְקַבְּלַתְּ. זְבוֹן וְזַבֵּין תַּגָּרָא אִיקְּרִי?Rav Pappa dit à Abayé : Au contraire, c'est l'inverse qui est logique ! Selon les paroles des Sages, il est permis de mélanger la lie, et telle est la raison pour laquelle l'acheteur n'accepte pas : car il lui dit : Du fait que tu ne me l'as pas mélangée, tu me l'as bel et bien cédée. Selon les paroles de Rabbi Yehouda, il est interdit de mélanger la lie, et telle est la raison pour laquelle il accepte : car le vendeur lui dit : Si je voulais la mélanger, il ne m'est pas permis de te la mélanger ; et si tu n'acceptes pas non plus cette déduction, que me reste-t-il ? Achète et revends au même prix, et sois appelé marchand ?
- תַּנָּא: אֶחָד הַלּוֹקֵחַ וְאֶחָד הַמַּפְקִיד לִפְקָטִים. מַאי לִפְקָטִים? אִילֵימָא כִּי הֵיכִי דְּלוֹקֵחַ לָא מְקַבֵּל פְּקָטִים, מַפְקִיד נָמֵי לָא מְקַבֵּל פְּקָטִים – וְלֵימָא לֵיהּ: פְּקָטָךְ מַאי אֶיעְבֵּיד לְהוּ?Il a été enseigné : Aussi bien l'acheteur que le déposant, pour les pekatim (résidus flottant sur l'huile, tels les débris de noyaux). Que signifie « pour les pekatim » ? Si l'on dit : de même que l'acheteur n'accepte pas de pekatim, le déposant non plus n'accepte pas de pekatim – qu'on lui réponde : Tes pekatim, qu'en ferai-je ?
- אֶלָּא כִּי הֵיכִי דְּמַפְקִיד מְקַבֵּל פְּקָטִים, לוֹקֵחַ נָמֵי מְקַבֵּל פְּקָטִים. וּמִי מְקַבֵּל לוֹקֵחַ פְּקָטִים? וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא אָמְרוּ שֶׁמֶן עָכוּר אֶלָּא לַמּוֹכֵר בִּלְבָד, שֶׁהֲרֵי לוֹקֵחַ מְקַבֵּל עָלָיו לוֹג וּמֶחֱצָה שְׁמָרִים, בְּלֹא פְּקָטִים.C'est plutôt : de même que le déposant accepte les pekatim, l'acheteur aussi accepte les pekatim. Objection : Mais l'acheteur accepte-t-il les pekatim ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : On n'a parlé de l'huile trouble que pour le vendeur seul, car l'acheteur accepte sur lui un log et demi de lie, sans les pekatim ?
- לָא קַשְׁיָא: הָא דְּיָהֵיב לֵיהּ זוּזֵי בְּתִשְׁרִי וְקָא שָׁקֵיל מִינֵּיהּ בְּנִיסָן, כִּי מִדָּה דְתִשְׁרִי. הָא דְּיָהֵיב לֵיהּ זוּזֵי בְּנִיסָן וְקָא שָׁקֵיל מִינֵּיהּ בְּנִיסָן, כִּי מִדָּה דְנִיסָן.Réponse : Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit de celui qui lui donne l'argent en Tichri et reçoit l'huile de lui en Nissan, au tarif de Tichri, où le prix est bas et l'huile trouble ; là, il s'agit de celui qui lui donne l'argent en Nissan et reçoit de lui en Nissan, au tarif de Nissan, où l'huile est supposée raffinée.
- מַתְנִי׳ הַמַּפְקִיד חָבִית אֵצֶל חֲבֵירוֹ וְלֹא יִחֲדוּ לָהּ בְּעָלִים מָקוֹם, וְטִלְטְלָהּ וְנִשְׁתַּבְּרָה – אִם מִתּוֹךְ יָדוֹ נִשְׁבְּרָה, לְצוֹרְכּוֹ – חַיָּיב, לְצוֹרְכָּהּ – פָּטוּר. אִם מִשֶּׁהִנִּיחָהּ נִשְׁבְּרָה, בֵּין לְצוֹרְכּוֹ בֵּין לְצוֹרְכָּהּ – פָּטוּר. יִחֲדוּ לָהּ הַבְּעָלִים מָקוֹם, וְטִלְטְלָהּ וְנִשְׁבְּרָה – בֵּין מִתּוֹךְ יָדוֹ וּבֵין מִשֶּׁהִנִּיחָהּ, לְצוֹרְכּוֹ – חַיָּיב, לְצוֹרְכָּהּ – פָּטוּר.MICHNA : Celui qui dépose une jarre chez son prochain, sans que les propriétaires lui aient réservé un endroit, et que le gardien l'a déplacée et qu'elle s'est brisée : si elle s'est brisée alors qu'il l'avait en main : pour son propre besoin, il est 'hayav (tenu de payer) ; pour le besoin de la jarre, il est pétour (exempt). Si elle s'est brisée après qu'il l'a posée, que ce soit pour son besoin ou pour le besoin de la jarre, il est pétour. Si les propriétaires lui ont réservé un endroit, et qu'il l'a déplacée et qu'elle s'est brisée, aussi bien alors qu'il l'avait en main qu'après qu'il l'a posée : pour son propre besoin, il est 'hayav ; pour le besoin de la jarre, il est pétour.
- גְּמָ׳ הָא מַנִּי? רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּאָמַר: לָא בָּעִינַן דַּעַת בְּעָלִים. דְּתַנְיָא: הַגּוֹנֵב טָלֶה מִן הָעֵדֶר וְסֶלַע מִן הַכִּיס – לִמְקוֹם שֶׁגָּנַב יַחְזִיר, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר:GUEMARA : De qui est cette Michna ? C'est Rabbi Ichmaël, qui dit : Nous n'exigeons pas que les propriétaires en aient connaissance pour que la restitution soit valable. Car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui vole un agneau du troupeau ou un séla (pièce d'argent) de la bourse doit le rendre à l'endroit d'où il l'a volé : telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit :
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