Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲפִילּוּ הִגְדִּיל.Et même s'il continue d'occuper le champ après que le mineur a grandi, il n'acquiert pas de 'hazaka (présomption de propriété), car le mineur ignore peut-être que ce champ lui appartient.
- וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּאַחֵי דְאַבָּא, אֲבָל בְּאַחֵי דְאִמָּא לֵית לַן בַּהּ. וַאֲחֵי דְאַבָּא נָמֵי לָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּאַרְעָתָא, אֲבָל בְּבָתֵּי לֵית לַן בַּהּ. וּבְאַרְעָתָא נָמֵי לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא עֲבִיד עִיטְדָּא, אֲבָל עֲבִיד עִיטְדָּא – קָלָא אִית לַהּ.La Guemara précise : Et nous n'avons dit que le tribunal n'installe pas un proche dans les biens d'un mineur que pour les frères du côté du père, héritiers potentiels ; mais pour les frères du côté de la mère, nous n'y voyons pas de difficulté. Et pour les frères du côté du père aussi, nous ne l'avons dit que pour les terres ; mais pour les maisons, nous n'y voyons pas de difficulté, car les voisins peuvent attester à qui elles sont revenues. Et pour les terres aussi, nous ne l'avons dit que lorsqu'il n'a pas été fait de 'itda (acte de partage) ; mais lorsqu'il a été fait un 'itda, cela s'ébruite, et chacun sait quelle part revient à qui.
- וְלָא הִיא – לָא שְׁנָא אַחֵי דְאַבָּא וְלָא שְׁנָא אַחֵי דְאִמָּא, לָא שְׁנָא אַרְעָתָא וְלָא שְׁנָא בָּתֵּי, וְלָא שְׁנָא עֲבִיד עִיטְדָּא לָא שְׁנָא לָא עֲבִיד עִיטְדָּא – לָא מַחֲתִינַן.La Guemara conclut : Mais il n'en est rien : il n'y a pas de différence entre les frères du côté du père et il n'y a pas de différence avec les frères du côté de la mère ; il n'y a pas de différence entre les terres et il n'y a pas de différence avec les maisons ; et il n'y a pas de différence s'il a été fait un 'itda, il n'y a pas de différence s'il n'a pas été fait de 'itda : nous n'installons pas de proche dans les biens du mineur.
- הָהִיא סָבְתָּא דַּהֲוַיָא לַהּ תְּלָת בְּנָתָא. אִישְׁתְּבַאי אִיהִי וַחֲדָא בְּרַתָּא. אִידַּךְ תַּרְתֵּי בְּנָתָא, שְׁכִיבָא חֲדָא מִינַּיְיהוּ וּשְׁבַקָה יָנוֹקָא. אֲמַר אַבָּיֵי: הֵיכִי נַעֲבֵיד? לוֹקְמִינְהוּ לְנִכְסֵי בִּידָא דַּאֲחָתָא – דִּלְמָא שְׁכִיבָא סָבְתָּא וְאֵין מוֹרִידִין קָרוֹב לְנִכְסֵי קָטָן! נוֹקְמִינְהוּ לְנִכְסֵיה בִּידָא דְּיָנוֹקָא – דִּלְמָא לָא שְׁכִיבָא סָבְתָּא וְאֵין מוֹרִידִין קָטָן לְנִכְסֵי שָׁבוּי!La Guemara rapporte : Il y avait une certaine vieille femme qui avait trois filles. Elle fut emmenée en captivité, elle et une fille. Des deux autres filles, l'une mourut et laissa un jeune enfant. Abayé dit : Comment devons-nous agir avec les biens de la vieille femme ? Plaçons-nous les biens entre les mains de la sœur survivante ? Peut-être la vieille femme est-elle morte, de sorte que l'enfant en hérite une part, et on n'installe pas un proche dans les biens d'un mineur ! Plaçons-nous ses biens entre les mains de l'enfant ? Peut-être la vieille femme n'est-elle pas morte, et on n'installe pas un mineur dans les biens d'un captif !
- אָמַר אַבָּיֵי: הִלְכָּךְ, פַּלְגָא יָהֲבִינָא לַהּ לַאֲחָתָא. וְאִידַּךְ פַּלְגָא מוֹקְמִינַן לֵיהּ אַפּוֹטְרוֹפָּא לְיָנוֹקָא. רָבָא אָמַר: מִגּוֹ דְּמוֹקְמִינַן אַפּוֹטְרוֹפָּא לְפַלְגָא, מוֹקְמִינַן לֵיהּ אַפּוֹטְרוֹפָּא לְאִידַּךְ פַּלְגָא.Abayé dit : Par conséquent, nous donnons la moitié des biens à la sœur : si les captives sont mortes, cette moitié est son héritage, et sinon, on installe un proche dans les biens d'un captif. Et pour l'autre moitié, nous établissons un apotropos (administrateur) pour l'enfant. Rava dit : Puisque nous établissons un apotropos pour une moitié, nous établissons un apotropos pour l'autre moitié aussi, jusqu'à ce que le sort des captives soit connu.
- לְסוֹף שְׁמַעוּ דִּשְׁכִיבָא סָבְתָּא. אָמַר אַבָּיֵי: תִּילְתָּא יָהֲבִינַן לַהּ לַאֲחָתָא, וְתִילְתָּא יָהֲבִינַן לֵיהּ לְיָנוֹקָא. וְאִידַּךְ תִּילְתָּא יָהֲבִינַן דַּנְקָא לַאֲחָתָא, וְאִידַּךְ דַּנְקָא מוֹקְמִינַן לֵיהּ אַפּוֹטְרוֹפָּא לְיָנוֹקָא. רָבָא אָמַר: מִגּוֹ דְּמוֹקֵים אַפּוֹטְרוֹפָּא לְדַנְקָא מוֹקְמִינַן נָמֵי אַפּוֹטְרוֹפָּא לְאִידַּךְ דַּנְקָא.Finalement, ils apprirent que la vieille femme était morte, sans rien savoir du sort de la fille captive. Abayé dit : Nous donnons un tiers des biens à la sœur, et nous donnons un tiers à l'enfant, qui hérite à la place de sa mère. Et de l'autre tiers, celui de la captive, nous donnons un danka (un sixième du tout) à la sœur, et pour l'autre danka, nous établissons un apotropos pour l'enfant, car la captive est peut-être morte et ce sixième serait à lui. Rava dit : Puisqu'on établit un apotropos pour un danka, nous établissons aussi un apotropos pour l'autre danka.
- מָרִי בַּר אִיסַק אֲתָא לֵיהּ אַחָא מִבֵּי חוֹזָאֵי. אֲמַר לֵיהּ: פְּלוֹג לִי. אֲמַר לֵיהּ: לָא יָדַעְנָא לָךְ.À Mari bar Issak, homme riche et puissant, vint un frère de Bei 'Hozaï, que Mari ne connaissait pas. Celui-ci lui dit : Partage avec moi les biens de notre père. Mari lui dit : Je ne te connais pas.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא. אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר קָאָמַר לָךְ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּכֵּר יוֹסֵף אֶת אֶחָיו וְהֵם לֹא הִכִּרֻהוּ״ – מְלַמֵּד שֶׁיָּצָא בְּלֹא חֲתִימַת זָקָן וּבָא בַּחֲתִימַת זָקָן. אֲמַר לֵיהּ: זִיל אַיְיתִי סָהֲדִי דַּאֲחוּהּ אַתְּ. אֲמַר לֵיהּ: אִית לִי סָהֲדִי, וְדָחֲלִי מִינֵּיהּ דְּגַבְרָא אַלִּימָא הוּא. אֲמַר לֵיהּ לְדִידֵיהּ: זִיל אַנְתְּ אַיְיתִי סָהֲדֵי דְּלָאו אֲחוּךְ הוּא.L'affaire vint devant Rav 'Hisda. Celui-ci dit au frère : Mari te parle bien, comme il est dit : « Yossef reconnut ses frères, mais eux ne le reconnurent pas » (Genèse 42, 8) : cela enseigne qu'il était parti sans trace de barbe et qu'il revint avec une trace de barbe. Des frères peuvent donc réellement ne pas se reconnaître. Rav 'Hisda lui dit encore : Va amener des témoins que tu es son frère. L'autre lui dit : J'ai des témoins, mais ils ont peur de lui, car c'est un homme violent. Rav 'Hisda dit alors à Mari lui-même : Va, toi, amener des témoins qu'il n'est pas ton frère.
- אֲמַר לֵיהּ: דִּינָא הָכִי?! הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. אֲמַר לֵיהּ: הָכִי דָּיְינִינָא לָךְ וּלְכֹל אַלִּימֵי דְּחַבְרָךְ. אֲמַר לֵיהּ: סוֹף סוֹף אָתוּ סָהֲדִי וְלָא מַסְהֲדִי. אֲמַר לֵיהּ: תַּרְתֵּי לָא עָבְדִי.Mari lui dit : Est-ce là le droit ? C'est à celui qui veut extraire un bien de son prochain d'en apporter la preuve ! Rav 'Hisda lui dit : C'est ainsi que je te juge, toi et tous les violents tes pareils. Mari lui dit : En fin de compte, des témoins viendront et ne témoigneront pas en sa faveur, par peur de moi. Rav 'Hisda lui dit : Ils ne feront pas deux fautes : ils peuvent se taire, mais ils ne mentiront pas en plus.
- לְסוֹף אֲתוֹ סָהֲדִי דַּאֲחוּהּ הוּא. אֲמַר לֵיהּ: לִפְלוֹג לִי נָמֵי מִפַּרְדֵּיסֵי וּבוּסְתָּנִי דִּשְׁתַל. אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר קָאָמַר לָךְ, דִּתְנַן: הִנִּיחַ בָּנִים גְּדוֹלִים וּקְטַנִּים, וְהִשְׁבִּיחוּ גְּדוֹלִים אֶת הַנְּכָסִים – הִשְׁבִּיחוּ לָאֶמְצַע.Finalement, des témoins vinrent attester qu'il était son frère. Le frère lui dit alors : Partage avec moi aussi les vergers et les jardins qu'il a plantés depuis la mort de notre père. Rav 'Hisda dit à Mari : Il te parle bien, car nous avons appris dans une Michna (Bava Batra 143b) : Si quelqu'un a laissé des fils adultes et mineurs, et que les adultes ont amélioré les biens, ils les ont améliorés pour la masse commune, et la plus-value se partage entre tous.
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