Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״נְטוּשִׁים״ דִּבְעַל כׇּרְחָן, דִּכְתִיב: ״וְהַשְּׁבִיעִת תִּשְׁמְטֶנָּה וּנְטַשְׁתָּהּ״ – אַפְקַעְתָּא דְמַלְכָּא. ״רְטוּשִׁים״ דְּמִדַּעְתָּן, דִּכְתִיב: ״אֵם עַל בָּנִים רֻטָּשָׁה״.Netouchim (biens laissés à l'abandon) désigne ceux quittés contre leur gré, comme il est écrit : « Mais la septième année, tu la laisseras reposer et tu l'abandonneras (ountachtah) » (Exode 23, 11), ce qui est une expropriation par le Roi de l'univers. Retouchim (biens délaissés) désigne ceux quittés de leur plein gré, comme il est écrit : « La mère fut délaissée (routacha) auprès de ses fils » (Osée 10, 14).
- תָּנָא: וְכוּלָּם שָׁמִין לָהֶם כְּאָרִיס. אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַשְּׁבוּיִין, הַשְׁתָּא זָרִיז וְנִשְׂכָּר הֲוָה, מַאי דְּאַשְׁבַּח מִיבַּעְיָא? אֶלָּא אַרְטוּשִׁים – וְהָא ״מוֹצִיאִין אוֹתָן מִיָּדוֹ״ קָתָנֵי!Il a été enseigné : Et pour tous, on les évalue comme un métayer. À quoi cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit : aux captifs, maintenant qu'il est « diligent et en tire profit » et prend tout, faut-il dire qu'il a droit à une part de ce qu'il a amélioré ? Mais alors, aux retouchim ? Mais il est enseigné : « On les lui retire de la main » !
- אֶלָּא אַנְּטוּשִׁים. לְמַאן? אִילֵּימָא לְרַבָּנַן – הָא אָמְרִי מוֹצִיאִין אוֹתוֹ מִיָּדוֹ. אִי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל – הָא אָמַר שָׁמַעְתִּי שֶׁהַנְּטוּשִׁים כִּשְׁבוּיִין.Mais alors, aux netouchim. Selon qui ? Si l'on dit : selon les Rabbanan, ils disent : On les lui retire de la main ! Si c'est Rabban Chimon ben Gamliel, il dit : J'ai entendu que les netouchim sont comme les captifs !
- כִּשְׁבוּיִין וְלֹא שְׁבוּיִין. כִּשְׁבוּיִין – דְּאֵין מוֹצִיאִין אוֹתָן מִיָּדוֹ, וְלֹא שְׁבוּיִין – דְּאִילּוּ הָתָם זָרִיז וְנִשְׂכָּר, וְאִילּוּ הָכָא שָׁיְימִינַן לֵיהּ כְּאָרִיס.La Guemara répond : Comme les captifs, mais pas des captifs. Comme les captifs, en ce qu'on ne les lui retire pas de la main ; et pas des captifs, car là, il est « diligent et en tire profit », tandis qu'ici, on l'évalue comme un métayer.
- וּמַאי שְׁנָא מֵהָא דִּתְנַן: הַמּוֹצִיא הוֹצָאוֹת עַל נִכְסֵי אִשְׁתּוֹ, הוֹצִיא הַרְבֵּה וְאָכַל קִימְעָא, קִימְעָא וְאָכַל הַרְבֵּה – מַה שֶּׁהוֹצִיא הוֹצִיא, וּמַה שֶּׁאָכַל אָכַל.Et en quoi est-ce différent de ce que nous avons appris dans une Michna (Ketoubot 79b) : Celui qui fait des dépenses pour les biens de sa femme, qu'il ait dépensé beaucoup et mangé peu, ou peu et mangé beaucoup : ce qu'il a dépensé, il l'a dépensé, et ce qu'il a mangé, il l'a mangé. Son travail n'y est donc pas évalué comme celui d'un métayer !
- הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְהָא דִּתְנַן: הַמּוֹצִיא הוֹצָאוֹת עַל נִכְסֵי אִשְׁתּוֹ קְטַנָּה – כְּמוֹצִיא עַל נִכְסֵי אַחֵר דָּמֵי. אַלְמָא: כֵּיוָן דְּלָא סָמְכָא דַּעְתֵּיהּ, תַּקִּינוּ לֵיה רַבָּנַן כִּי הֵיכִי דְּלָא לַפְסְדִינְהוּ, הָכָא נָמֵי תַּקִּינוּ לֵיה רַבָּנַן כִּי הֵיכִי דְּלָא לַפְסְדִינְהוּ.La Guemara répond : Ce cas-ci ne ressemble qu'à ce que nous avons appris : Celui qui fait des dépenses pour les biens de sa femme mineure est comme celui qui dépense pour les biens d'un autre. Il en ressort que, puisqu'il n'a pas l'esprit tranquille, n'étant pas sûr de garder ces biens, les Rabbanan ont institué cela pour lui, afin qu'il ne les dégrade pas ; ici aussi, les Rabbanan l'ont institué pour lui, afin qu'il ne les dégrade pas.
- וְכוּלָּן שָׁמִין לָהֶם כְּאָרִיס – וְכוּלָּן לְאֵיתוֹיֵי מַאי?« Et pour tous, on les évalue comme un métayer » : « tous », qu'est-ce que cela vient inclure ?
- לְאֵיתוֹיֵי הָא דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁבוּי שֶׁנִּשְׁבָּה מוֹרִידִין קָרוֹב לִנְכָסָיו, יָצָא לְדַעַת אֵין מוֹרִידִין קָרוֹב לִנְכָסָיו. וְרַב נַחְמָן דִּידֵיהּ אָמַר: בּוֹרֵחַ הֲרֵי הוּא כְּשָׁבוּי. בּוֹרֵחַ מֵחֲמַת מַאי? אִילֵימָא מֵחֲמַת כְּרָגָא – הַיְינוּ לְדַעַת, אֶלָּא בּוֹרֵחַ מֵחֲמַת מְרָדִין.Cela vient inclure ce qu'a dit Rav Na'hman au nom de Chmouel : Un captif qui a été capturé, on fait descendre un proche sur ses biens ; s'il est parti de son plein gré, on ne fait pas descendre un proche sur ses biens. Et Rav Na'hman lui-même a dit : Celui qui s'enfuit est comme un captif. S'enfuit à cause de quoi ? Si l'on dit : à cause de l'impôt (karga), c'est bien « de son plein gré » ! Mais il s'agit de celui qui s'enfuit à cause d'un meurtre (meradin).
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁבוּי שֶׁנִּשְׁבָּה וְהִנִּיחַ קָמָה לִקְצוֹר, עֲנָבִים לִבְצוֹר, תְּמָרִים לִגְדּוֹר, זֵיתִים לִמְסוֹק – בֵּית דִּין יוֹרְדִין לִנְכָסָיו וּמַעֲמִידִין אַפּוֹטְרוֹפּוֹס, וְקוֹצֵר וּבוֹצֵר וְגוֹדֵר וּמוֹסֵק, וְאַחַר כָּךְ מוֹרִידִין קָרוֹב לִנְכָסָיו. וְלוֹקֵים אַפּוֹטְרוֹפָּא לְעוֹלָם! אַפּוֹטְרוֹפָּא לְדִיקְנָנֵי לָא מוֹקְמִינַן.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Un captif qui a été capturé et a laissé du blé sur pied à moissonner, des raisins à vendanger, des dattes à cueillir, des olives à gauler : le tribunal descend sur ses biens et nomme un apotropos (administrateur), qui moissonne, vendange, cueille et gaule ; ensuite, on fait descendre un proche sur ses biens. Qu'on nomme donc un apotropos pour toujours ! On ne nomme pas d'apotropos pour les barbus, c'est-à-dire pour des adultes.
- אָמַר רַב הוּנָא: אֵין מוֹרִידִין קָטָן לְנִכְסֵי שָׁבוּי, וְלֹא קָרוֹב לְנִכְסֵי קָטָן, וְלָא קָרוֹב מֵחֲמַת קָרוֹב לְנִכְסֵי קָטָן.Rav Houna a dit : On ne fait pas descendre un mineur sur les biens d'un captif, ni un proche sur les biens d'un mineur, ni un proche par l'intermédiaire d'un proche sur les biens d'un mineur.
- אֵין מוֹרִידִין קָטָן לְנִכְסֵי שָׁבוּי, דִּלְמָא מַפְסֵיד לְהוּ. וְלָא קָרוֹב מֵחֲמַת קָרוֹב לְנִכְסֵי קָטָן, בְּאַחֵי מֵאִימָּא. וְלָא קָרוֹב לְנִכְסֵי קָטָן, כֵּיוָן דְּלָא מָחֵי – אָתֵי לְאַחְזוֹקֵי בֵּיהּ.La Guemara explique : On ne fait pas descendre un mineur sur les biens d'un captif, de peur qu'il ne les dégrade. Ni un proche par l'intermédiaire d'un proche sur les biens d'un mineur : il s'agit d'un frère de mère du demi-frère paternel du mineur. Ni un proche sur les biens d'un mineur : puisque celui-ci ne proteste pas, il en viendrait à en acquérir la présomption de propriété.
- אָמַר רָבָא, שְׁמַע מִינֵּיהּ מִדְּרַב הוּנָא: אֵין מַחֲזִיקִין בְּנִכְסֵי קָטָן,Rava a dit : Déduis-en de Rav Houna qu'on n'acquiert pas de présomption de propriété sur les biens d'un mineur,
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