Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַל דַּעַת אִשְׁתּוֹ וּבָנָיו הוּא מַפְקִיד.c'est en sachant que sa femme et ses enfants s'en occuperont à l'occasion qu'il dépose.
- אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי, דַּיְקָא נָמֵי דְּקָתָנֵי: אוֹ שֶׁמְּסָרָן לִבְנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים – חַיָּיב. הָא לִבְנוֹ וּלְבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים – פָּטוּר. מִכְלָל דְּלַאֲחֵרִים, לָא שְׁנָא גְּדוֹלִים וְלָא שְׁנָא קְטַנִּים – חַיָּיב, דְּאִם כֵּן, לִיתְנֵי קְטַנִּים סְתָמָא. שְׁמַע מִינַּהּ.Les Sages de Néhardéa disent : la formulation de la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque) est également précise, car elle enseigne : ou l'a remis à son fils ou à sa fille mineurs, il est tenu de payer. Mais à son fils ou à sa fille adultes, il est exempt. On en déduit que pour d'autres personnes, qu'elles soient adultes ou mineures, il est tenu. Car sinon, qu'elle enseigne simplement « des mineurs » ! Déduis-en cela.
- אָמַר רָבָא, הִלְכְתָא: שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר – חַיָּיב, לָא מִבַּעְיָא שׁוֹמֵר שָׂכָר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר חִנָּם דְּגָרוֹעֵי גָּרְעַהּ לִשְׁמִירָתוֹ, אֶלָּא אֲפִילּוּ שׁוֹמֵר חִנָּם שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר שָׂכָר – חַיָּיב, מַאי טַעְמָא? דַּאֲמַר לֵיהּ: אַתְּ מְהֵימְנַתְּ לִי בִּשְׁבוּעָה, הַאיְךְ לָא מְהֵימַן לִי בִּשְׁבוּעָה.Rava a dit : La halakha (règle pratique) est : un gardien qui a remis le dépôt à un autre gardien est tenu de payer. Il n'est pas nécessaire de le dire d'un gardien rémunéré qui l'a remis à un gardien bénévole, car il en a diminué la garde ; mais même un gardien bénévole qui l'a remis à un gardien rémunéré est tenu. Quelle en est la raison ? Car le propriétaire peut lui dire : Toi, tu es digne de ma confiance par un serment ; celui-là n'est pas digne de ma confiance par un serment.
- אִתְּמַר: פָּשַׁע בָּהּ וְיָצָאת לַאֲגַם, וּמֵתָה כְּדַרְכָּהּ. אַבָּיֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבָּה אָמַר: חַיָּיב, רָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבָּה אָמַר: פָּטוּר.Il a été dit : si un gardien a été négligent envers la bête et qu'elle est sortie dans un marais, où elle était exposée aux voleurs et aux fauves, et qu'elle est morte de sa mort naturelle : Abayé a dit au nom de Rabba : il est tenu de payer ; Rava a dit au nom de Rabba : il est exempt.
- אַבָּיֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבָּה אָמַר: חַיָּיב, כׇּל דַּיָּינָא דְּלָא דָּאֵין כִּי הַאי דִּינָא לָאו דַּיָּינָא הוּא. לָא מִבַּעְיָא לְמַאן דְּאָמַר תְּחִילָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס חַיָּיב, דְּחַיָּיב. אֶלָּא אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר פָּטוּר, הָכָא חַיָּיב. מַאי טַעְמָא? דְּאָמְרִינַן: הַבְלָא דְאַגְמָא קַטְלַהּ.Abayé a dit au nom de Rabba : il est tenu, et tout juge qui ne juge pas selon cette règle n'est pas un juge. Il n'est pas nécessaire de le dire selon celui qui dit que lorsque le début est par négligence et la fin par accident, on est tenu, car ici aussi il est tenu ; mais même selon celui qui dit qu'on est exempt, ici il est tenu. Quelle en est la raison ? Car nous disons : c'est l'air du marais qui l'a tuée.
- רָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבָּה אָמַר: פָּטוּר, כֹּל דַּיָּינָא דְּלָא דָּאֵין כִּי הַאי דִּינָא לָאו דַּיָּינָא הוּא. לָא מִיבַּעְיָא לְמַאן דְּאָמַר תְּחִילָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס פָּטוּר, דְּפָטוּר, אֶלָּא אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר חַיָּיב, הָכָא פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? דְּאָמְרִינַן: מַלְאַךְ הַמָּוֶת מָה לִי הָכָא וּמָה לִי הָתָם.Rava a dit au nom de Rabba : il est exempt, et tout juge qui ne juge pas selon cette règle n'est pas un juge. Il n'est pas nécessaire de le dire selon celui qui dit que lorsque le début est par négligence et la fin par accident, on est exempt, car ici aussi il est exempt ; mais même selon celui qui dit qu'on est tenu, ici il est exempt. Quelle en est la raison ? Car nous disons : l'ange de la mort, que m'importe ici et que m'importe là-bas : elle serait morte en tout lieu.
- וּמוֹדֵי אַבָּיֵי, דְּאִי הֲדַרָא לְבֵי מָרַהּ וּמִתָה – דְּפָטוּר. מַאי טַעְמָא? דְּהָא הֲדַרָא לַהּ וְלֵיכָּא לְמֵימַר הַבְלָא דְּאַגְמָא קַטְלַהּ. וּמוֹדֵי רָבָא כֹּל הֵיכָא דְּאִי גַּנְבַהּ גַּנָּב בַּאֲגַם וּמֵתָה כְּדַרְכָּהּ בֵּי גַנָּב – דְּחַיָּיב. מַאי טַעְמָא? דְּאִי שַׁבְקַהּ מַלְאַךְ הַמָּוֶת בְּבֵיתֵיהּ דְּגַנָּבָא הֲוָה קָיְימָא.Et Abayé admet que si elle est retournée à la maison de son maître et qu'elle y est morte, il est exempt. Quelle en est la raison ? Car elle est revenue, et on ne peut pas dire que c'est l'air du marais qui l'a tuée. Et Rava admet que chaque fois qu'un voleur l'a volée dans le marais et qu'elle est morte de sa mort naturelle chez le voleur, il est tenu. Quelle en est la raison ? Car si l'ange de la mort l'avait épargnée, elle serait restée dans la maison du voleur : elle était donc perdue pour le propriétaire dès le vol.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא: לְדִידָךְ, דְּאָמְרַתְּ מַלְאַךְ הַמָּוֶת מָה לִי הָכָא וּמָה לִי הָתָם, הַאי דְּאוֹתְבֵיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל לְרַבִּי אַמֵּי וְשַׁנִּי לֵיהּ בְּשֶׁנָּתְנוּ לוֹ בְּעָלִים רְשׁוּת לְהַשְׁאִיל, וְלֵימָא לֵיהּ: מַלְאַךְ הַמָּוֶת מָה לִי הָכָא וּמָה לִי הָתָם!Abayé a dit à Rava : Selon toi, qui dis : l'ange de la mort, que m'importe ici et que m'importe là-bas, ce que Rabbi Abba bar Memel a objecté à Rabbi Ami à propos de la vache louée puis prêtée, et à quoi celui-ci a répondu : lorsque les propriétaires lui ont donné l'autorisation de prêter – qu'il lui dise plutôt : l'ange de la mort, que m'importe ici et que m'importe là-bas !
- אֲמַר לֵיהּ: לְדִידְכוּ דְּמַתְנִיתוּ ״אֵין רְצוֹנִי שֶׁיְּהֵא פִּקְדוֹנִי בְּיַד אַחֵר״ – אִיכָּא לְאוֹתֹבַהּ לְהַהִיא, לְדִידִי דְּאָמֵינָא: אַנְתְּ מְהֵימְנַתְּ לִי בִּשְׁבוּעָה וְהַאיְךְ לָא מְהֵימַן לִי – בִּשְׁבוּעָה לֵיכָּא לְאוֹתֹבַהּ כְּלָל.Rava lui a dit : Selon vous, qui enseignez comme raison : « Je ne veux pas que mon dépôt soit entre les mains d'un autre », on peut objecter ce passage. Selon moi, qui dis que le propriétaire déclare : « Toi, tu es digne de ma confiance par un serment, et celui-là n'est pas digne de ma confiance par un serment », on ne peut pas l'objecter du tout, puisque dans ce cas c'est le locataire lui-même qui jure.
- מֵתִיב רָמֵי בַּר חָמָא: הֶעֱלָהּ לְרָאשֵׁי צוּקִין וְנָפְלָה – אֵין זֶה אוֹנֶס, וְחַיָּיב. הָא מֵתָה כְּדַרְכָּהּ – הֲרֵי זֶה אוֹנֶס וּפָטוּר. וְאַמַּאי? לֵימָא לֵיהּ: אַוֵּירָא דְהַר קַטְלַהּ, אִי נָמֵי אוּבְצָנָא דְהַר קַטְלַהּ!Rami bar 'Hama objecte à Abayé, d'après une Michna (plus loin, 93b) : S'il l'a fait monter au sommet des falaises et qu'elle est tombée, ce n'est pas un accident, et il est tenu. Mais si elle est morte de sa mort naturelle, c'est un accident et il est exempt. Pourquoi donc ? Qu'on lui dise : c'est l'air de la montagne qui l'a tuée, ou bien : c'est l'épuisement de la montagne qui l'a tuée !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? שֶׁהֶעֱלָהּ לְמִרְעֶה שָׁמֵן וְטוֹב. אִי הָכִי, נָפְלָה נָמֵי! שֶׁהָיָה לוֹ לְתוֹקְפָּהּ וְלֹא תְּקָפָהּ.De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il l'a fait monter vers un pâturage gras et bon : il n'y a donc pas eu de négligence à la faire monter. S'il en est ainsi, même si elle est tombée, il devrait être exempt ! Il s'agit du cas où il aurait dû la retenir et ne l'a pas retenue.
- אִי הָכִי, אֵימָא רֵישָׁא: עָלְתָה לְרָאשֵׁי צוּקִין וְנָפְלָה – הֲרֵי זֶה אוֹנֶס, אִיבְּעִי לֵיהּ לְמִיתְקְפַהּ! לָא צְרִיכָא שֶׁתְּקָפַתּוּ וְעָלְתָה, תְּקָפַתּוּ וְיָרְדָה.S'il en est ainsi, dis la première partie : Si elle est montée d'elle-même au sommet des falaises et qu'elle est tombée, c'est un accident. Mais il aurait dû la retenir ! Il n'est nécessaire de l'enseigner que dans le cas où elle a eu raison de lui et est montée, et a eu raison de lui et est descendue.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: כֵּיצַד הַלָּה עוֹשֶׂה סְחוֹרָה בְּפָרָתוֹ כּוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. אֲמַר לֵיהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה לְרַב יְהוּדָה: אֲמַרְתְּ לַן מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: חָלוּק הָיָה רַבִּי יוֹסֵיRabbi Yossé a dit : Comment celui-là ferait-il du commerce avec la vache de son prochain, etc. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La halakha est conforme à Rabbi Yossé. Rav Chmouel bar Yehouda a dit à Rav Yehouda : Tu nous as dit au nom de Chmouel : Rabbi Yossé était en désaccord
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