Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פְּעָמִים שֶׁשְּׁנֵיהֶם בְּאָשָׁם. פְּעָמִים שֶׁהַשּׂוֹכֵר בְּחַטָּאת וְהַשּׁוֹאֵל בְּאָשָׁם, פְּעָמִים שֶׁהַשּׂוֹכֵר בְּאָשָׁם וְהַשּׁוֹאֵל בְּחַטָּאת.il arrive que tous deux soient passibles d'un sacrifice acham (de culpabilité) ; il arrive que le locataire soit passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) et l'emprunteur d'un acham ; il arrive que le locataire soit passible d'un acham et l'emprunteur d'un 'hatat.
- הָא כֵּיצַד? כְּפִירַת מָמוֹן – אָשָׁם. בִּיטּוּי שְׂפָתַיִם – חַטָּאת.Comment cela ? Le faux serment portant sur la négation d'une dette d'argent entraîne un acham ; le faux serment qui n'est qu'une parole proférée des lèvres, sans négation d'argent, entraîne un 'hatat.
- פְּעָמִים שֶׁשְּׁנֵיהֶם בְּחַטָּאת – כְּגוֹן שֶׁמֵּתָה כְּדַרְכָּהּ, וְאָמְרוּ נֶאֶנְסָה. שׂוֹכֵר דְּבֵין כָּךְ וּבֵין כָּךְ מִיפְּטַר פָּטוּר בְּחַטָּאת, שׁוֹאֵל דְּבֵין כָּךְ וּבֵין כָּךְ חַיּוֹבֵי מִיחַיַּיב בְּחַטָּאת.Il arrive que tous deux soient passibles d'un 'hatat : par exemple lorsqu'elle est morte de sa mort naturelle, et qu'ils ont dit en jurant : elle a subi un accident (par exemple, enlevée par des brigands). Le locataire, qui de toute façon est exempt de payer, est passible d'un 'hatat, et l'emprunteur, qui de toute façon est tenu de payer, est passible d'un 'hatat : leur mensonge ne leur a épargné aucune somme.
- פְּעָמִים שֶׁשְּׁנֵיהֶם בְּאָשָׁם – כְּגוֹן שֶׁנִּגְנְבָה, וְאָמְרוּ מֵתָה מֵחֲמַת מְלָאכָה, דְּתַרְוַיְיהוּ קָא כָפְרִי מָמוֹנָא, דְּהָא מִיחַיְּיבִי, וְקָא פָטְרִי נַפְשַׁיְיהוּ.Il arrive que tous deux soient passibles d'un acham : par exemple lorsqu'elle a été volée et qu'ils ont dit : elle est morte du fait du travail, car tous deux nient une dette d'argent, puisqu'ils sont tenus de payer en cas de vol, et qu'ils s'exemptent eux-mêmes par leur serment.
- שׂוֹכֵר בְּחַטָּאת וְשׁוֹאֵל בְּאָשָׁם – כְּגוֹן שֶׁמֵּתָה כְּדַרְכָּהּ, וְאָמְרוּ מֵתָה מֵחֲמַת מְלָאכָה. שׂוֹכֵר דְּבֵין כָּךְ וּבֵין כָּךְ מִיפְּטַר פָּטוּר – חַיָּיב בְּחַטָּאת. שׁוֹאֵל דְּמִיחַיַּיב בְּמֵתָה כְּדַרְכָּהּ, וְקָא פָטַר נַפְשֵׁיהּ בְּמֵתָה מֵחֲמַת מְלָאכָה – בְּאָשָׁם.Le locataire est passible d'un 'hatat et l'emprunteur d'un acham : par exemple lorsqu'elle est morte de sa mort naturelle, et qu'ils ont dit : elle est morte du fait du travail. Le locataire, qui de toute façon est exempt, est passible d'un 'hatat. L'emprunteur, qui est tenu lorsqu'elle est morte de sa mort naturelle et qui s'exempte lui-même en disant qu'elle est morte du fait du travail, est passible d'un acham.
- שׂוֹכֵר בְּאָשָׁם וְשׁוֹאֵל בְּחַטָּאת – כְּגוֹן שֶׁנִּגְנְבָה וְאָמְרוּ מֵתָה כְּדַרְכָּהּ. שׂוֹכֵר הוּא דְּמִיחַיַּיב בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה, וְקָא פָטַר נַפְשֵׁיהּ בְּמֵתָה כְּדַרְכָּהּ – בְּאָשָׁם. שׁוֹאֵל דְּבֵין כָּךְ וּבֵין כָּךְ חַיּוֹבֵי מִיחַיַּיב – בְּחַטָּאת.Le locataire est passible d'un acham et l'emprunteur d'un 'hatat : par exemple lorsqu'elle a été volée et qu'ils ont dit : elle est morte de sa mort naturelle. Le locataire, qui est tenu en cas de vol et de perte et qui s'exempte lui-même en disant qu'elle est morte de sa mort naturelle, est passible d'un acham. L'emprunteur, qui de toute façon est tenu de payer, est passible d'un 'hatat.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אַמֵּי, דְּאָמַר: כׇּל שְׁבוּעָה שֶׁהַדַּיָּינִים מַשְׁבִּיעִים אוֹתָהּ – אֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ מִשּׁוּם שְׁבוּעַת בִּיטּוּי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״ ״כִּי תִשָּׁבַע״ מֵעַצְמָהּ. קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא כְּרַבִּי אַמֵּי.Que nous enseigne-t-il, puisque tout cela découle de règles connues ? Il vient exclure l'opinion de Rabbi Ami, qui a dit : Tout serment que les juges font prêter, on n'en est pas passible au titre du serment proféré, comme il est dit : « Ou si une personne jure, en proférant de ses lèvres » (Lévitique 5, 4) : « si elle jure » d'elle-même, et non sur l'injonction d'autrui. Il nous enseigne ici qu'il n'en est pas selon Rabbi Ami.
- אִתְּמַר: שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר, רַב אָמַר: פָּטוּר, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חַיָּיב.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : un gardien qui a remis le dépôt à un autre gardien : Rav a dit : il est exempt de ce dont il serait exempt s'il l'avait gardé lui-même ; et Rabbi Yo'hanan a dit : il est tenu de payer, même en cas d'accident.
- אָמַר אַבָּיֵי, לְטַעְמֵיהּ דְּרַב, לָא מִבַּעְיָא שׁוֹמֵר חִנָּם שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר שָׂכָר דְּעַלּוֹיֵי עַלְּיַיהּ לִשְׁמִירָתוֹ, אֶלָּא אֲפִילּוּ שׁוֹמֵר שָׂכָר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר חִנָּם, דְּגָרוֹעֵי גָּרְעַהּ לִשְׁמִירָתוֹ – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? דְּהָא מְסָרָהּ לְבֶן דַּעַת.Abayé a dit : selon le raisonnement de Rav, il n'est pas nécessaire de le dire d'un gardien bénévole qui a remis le dépôt à un gardien rémunéré, car il en a amélioré la garde ; mais même un gardien rémunéré qui a remis le dépôt à un gardien bénévole, bien qu'il en ait diminué la garde, est exempt. Quelle en est la raison ? Car il l'a remis à une personne douée de raison.
- וּלְטַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, לָא מִיבַּעְיָא שׁוֹמֵר שָׂכָר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר חִנָּם דְּגָרוֹעֵי גָּרְעַהּ לִשְׁמִירָתוֹ, אֶלָּא אֲפִילּוּ שׁוֹמֵר חִנָּם שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר שָׂכָר, דְּעַלּוֹיֵי עַלְּיַיהּ לִשְׁמִירָתוֹ – חַיָּיב. דְּאָמַר לֵיהּ: ״אֵין רְצוֹנִי שֶׁיְּהֵא פִּקְדוֹנִי בְּיַד אַחֵר״.Et selon le raisonnement de Rabbi Yo'hanan, il n'est pas nécessaire de le dire d'un gardien rémunéré qui a remis le dépôt à un gardien bénévole, car il en a diminué la garde ; mais même un gardien bénévole qui a remis le dépôt à un gardien rémunéré, bien qu'il en ait amélioré la garde, est tenu de payer, car le propriétaire peut lui dire : Je ne veux pas que mon dépôt soit entre les mains d'un autre.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: הָא דְּרַב לָאו בְּפֵירוּשׁ אִתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא. דְּהָנְהוּ גִּינָּאֵי, דְּכֹל יוֹמָא הֲווֹ מַפְקְדִי מָרַיְיהוּ גַּבַּהּ דְּהַהִיא סָבְתָּא. יוֹמָא חַד אַפְקְדֻינְהוּ לְגַבֵּי חַד מִינַּיְיהוּ, שְׁמַע קָלָא בֵּי הִלּוּלָא נְפַק אֲזַל. אַפְקְדִינְהוּ לְגַבַּהּ דְּהַהִיא סָבְתָּא, אַדַּאֲזַל וַאֲתָא אִגְּנוּב מָרַיְיהוּ.Rav 'Hisda a dit : Ce propos de Rav n'a pas été dit explicitement, mais a été déduit par inférence. Car il y avait ces jardiniers qui, chaque jour, déposaient leurs bêches chez une certaine vieille femme. Un jour, ils les déposèrent chez l'un d'entre eux. Il entendit le bruit d'une noce, sortit et s'en alla. Il les déposa chez cette vieille femme. Le temps qu'il aille et revienne, leurs bêches furent volées.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב וּפַטְרֵיהּ, מַאן דַּחֲזָא סָבַר מִשּׁוּם שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר פָּטוּר. וְלָא הִיא, שָׁאנֵי הָתָם דְּכֹל יוֹמָא נָמֵי אִינְהוּ גּוּפַיְיהוּ גַּבַּהּ דְּהַהִיא סָבְתָּא הֲווֹ מַפְקְדִי לְהוּ.Il vint devant Rav, qui l'exempta. Celui qui vit cela crut que c'était parce qu'un gardien qui a remis le dépôt à un autre gardien est exempt. Mais il n'en est rien : là-bas, c'est différent, car chaque jour aussi, eux-mêmes déposaient leurs bêches chez cette vieille femme ; ils ne pouvaient donc pas dire qu'ils ne voulaient pas de dépôt chez elle.
- יָתֵיב רַבִּי אַמֵּי וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל לְרַבִּי אַמֵּי: הַשּׂוֹכֵר פָּרָה מֵחֲבֵירוֹ וְהִשְׁאִילָהּ לְאַחֵר וּמֵתָה כְּדַרְכָּהּ – יִשָּׁבַע הַשּׂוֹכֵר שֶׁמֵּתָה כְּדַרְכָּהּ וְהַשּׁוֹאֵל מְשַׁלֵּם לַשּׂוֹכֵר. וְאִם אִיתָא, לֵימָא לֵיהּ: אֵין רְצוֹנִי שֶׁיְּהֵא פִּקְדוֹנִי בְּיַד אַחֵר! אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּשֶׁנָּתְנוּ לוֹ רְשׁוּת הַבְּעָלִים לְהַשְׁאִיל.Rabbi Ami était assis et énonçait cet enseignement de Rabbi Yo'hanan. Rabbi Abba bar Memel objecta à Rabbi Ami : nous avons appris dans la Michna : Celui qui loue une vache à son prochain et la prête à un autre, et elle meurt de sa mort naturelle, le locataire jurera qu'elle est morte de sa mort naturelle, et l'emprunteur paiera au locataire. Or s'il en est ainsi, que le propriétaire lui dise : Je ne veux pas que mon dépôt soit entre les mains d'un autre ! Rabbi Ami lui répondit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où les propriétaires lui ont donné l'autorisation de prêter.
- אִי הָכִי לִבְעָלִים בָּעֵי לְשַׁלּוֹמֵי! דַּאֲמַרוּ לֵיהּ: לְדַעְתָּךְ.S'il en est ainsi, l'emprunteur devrait payer aux propriétaires ! Il s'agit du cas où ils lui ont dit : à ta guise : prête-la si tu le souhaites, cela nous importe peu.
- מֵתִיב רָמֵי בַּר חָמָא: הַמַּפְקִיד מָעוֹת אֵצֶל חֲבֵירוֹ צְרָרָן וְהִפְשִׁילָן לַאֲחוֹרָיו, מְסָרָן לִבְנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, וְנָעַל בִּפְנֵיהֶם שֶׁלֹּא כָּרָאוּי – חַיָּיב, שֶׁלֹּא שָׁמַר כְּדֶרֶךְ הַשּׁוֹמְרִים.Rami bar 'Hama objecte : nous avons appris (plus loin, 42a) : Celui qui a déposé de l'argent chez son prochain, si ce gardien l'a noué dans un linge et l'a jeté derrière son dos, ou l'a remis à son fils ou à sa fille mineurs, et a fermé à clé devant eux de façon insuffisante, il est tenu de payer, car il n'a pas gardé à la manière des gardiens.
- טַעְמָא דִּקְטַנִּים, הָא גְּדוֹלִים – פָּטוּר. אַמַּאי? נֵימָא לֵיהּ: אֵין רְצוֹנִי שֶׁיְּהֵא פִּקְדוֹנִי בְּיַד אַחֵר!La raison est que ce sont des mineurs ; mais s'ils sont adultes, il est exempt. Pourquoi ? Que le déposant lui dise : Je ne veux pas que mon dépôt soit entre les mains d'un autre !
- אָמַר רָבָא: כׇּל הַמַּפְקִידRava a dit : il n'y a là aucune preuve, car quiconque dépose un objet,
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