Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִדִּבְרֵי שְׁנֵיהֶם נִלְמַד צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא. וַאֲפִילּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן לָא קָאָמַר, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּלָא מְסַיְּימִי קְרָאֵי. אֲבָל מְסַיְּימִי קְרָאֵי דָּרְשִׁינַן קַל וָחוֹמֶר, מִשּׁוּם מַאי? לָאו מִשּׁוּם צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דָּרְשִׁינַן?Des paroles de chacun d'eux, on apprend que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah. Et même Rabbi Chimon ne l'a dit que parce que les versets ne sont pas nettement délimités ; mais si les versets étaient délimités, nous interpréterions le kal va'homer (raisonnement a fortiori). À cause de quoi ? N'est-ce pas à cause de la souffrance des animaux que nous l'interpréterions ?
- דִּלְמָא מִשּׁוּם דְּאִיכָּא חֶסְרוֹן כִּיס. וְהָכִי קָאָמַר: וּמָה טְעִינָה דְּלֵית בַּהּ חֶסְרוֹן כִּיס – חַיָּיב, פְּרִיקָה דְּאִית בַּהּ חֶסְרוֹן כִּיס, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Peut-être est-ce parce qu'il y a une perte d'argent, et voici ce qu'il veut dire : si pour le chargement, où il n'y a pas de perte d'argent, on est obligé, pour le déchargement, où il y a perte d'argent, à plus forte raison !
- וּטְעִינָה אֵין בָּהּ חֶסְרוֹן כִּיס? מִי לָא עָסְקִינַן דְּאַדְּהָכִי וְהָכִי בָּטֵיל מִשּׁוּקֵיהּ, אִי נָמֵי אָתוּ גַּנָּבֵי וְשָׁקְלִי כֹּל מָה דְּאִיכָּא בַּהֲדֵיהּ?Mais le chargement ne comporte-t-il pas de perte d'argent ? Ne parlons-nous pas aussi du cas où, entre-temps, il manque son marché, ou bien des voleurs viennent et prennent tout ce qu'il a avec lui ? Le kal va'homer ne peut donc reposer que sur la souffrance des animaux.
- תֵּדַע דְּצַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: אִם הָיָה עָלָיו יָתֵר [עַל] מַשָּׂאוֹ – אֵין זָקוּק לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״, מַשּׂאוֹי שֶׁיָּכוֹל לַעֲמוֹד בּוֹ. לָאו מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר זָקוּק לוֹ? מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּצַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא?Sache que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah, car il est enseigné à la fin de la Michna (enseignement des Tannaïm) : Rabbi Yossé HaGuelili dit : s'il y avait sur elle plus que sa charge, on n'est pas tenu de s'en occuper, comme il est dit : « sous sa charge » (Exode 23, 5) : une charge qu'elle peut supporter. N'en déduit-on pas que le premier Tanna (Sage de la Michna) estime qu'on est tenu de s'en occuper ? Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah ?
- דִּלְמָא ״בְּתַחַת מַשָּׂאוֹ״ פְּלִיגִי, דְּרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: דָּרְשִׁינַן ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״, מַשּׂאוֹי שֶׁיָּכוֹל לַעֲמוֹד בּוֹ, וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָא דָּרְשִׁינַן ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״.Peut-être divergent-ils sur « sous sa charge » : Rabbi Yossé estime que nous interprétons « sous sa charge » : une charge qu'elle peut supporter, et les Sages estiment que nous n'interprétons pas « sous sa charge ».
- תֵּדַע דְּצַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים לָאו דְּאוֹרָיְיתָא, דְּקָתָנֵי רֵישָׁא: הָלַךְ וְיָשַׁב לוֹ וְאָמַר לוֹ הוֹאִיל וְעָלֶיךָ מִצְוָה לִפְרוֹק, פְּרוֹק פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר עִמּוֹ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, מָה לִי אִיתֵיהּ לְמָרֵיהּ בַּהֲדֵיהּ, וּמָה לִי כִּי לֵיתֵיהּ לְמָרֵיהּ בַּהֲדֵיהּ?Sache que l'interdiction de la souffrance des animaux n'est pas de la Torah, car il est enseigné au début de la Michna : « S'il est allé s'asseoir et lui a dit : “Puisque la mitsva (commandement) de décharger t'incombe, décharge”, il est pétour (exempté), comme il est dit : “avec lui”. » Or si tu pensais que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah, que m'importe que son propriétaire soit avec lui, et que m'importe que son propriétaire ne soit pas avec lui ? La bête souffre dans les deux cas.
- לְעוֹלָם צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, מִי סָבְרַתְּ פָּטוּר פָּטוּר לִגְמָרֵי? וְדִלְמָא פָּטוּר בְּחִנָּם, וְחַיָּיב בְּשָׂכָר. וְהָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: כִּי אִיתֵיהּ לְמָרֵיהּ בַּהֲדֵיהּ – עֲבֵד גַּבֵּיהּ בְּחִנָּם, וְכִי לֵיתֵיהּ לְמָרֵיהּ בַּהֲדֵיהּ – עֲבֵד גַּבֵּיהּ בְּשָׂכָר, וּלְעוֹלָם צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא.En réalité, l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah. Penses-tu que « pétour » signifie totalement exempt ? Peut-être est-il exempt de le faire gratuitement, mais obligé contre salaire. Et voici ce que dit le Miséricordieux : quand son propriétaire est avec lui, fais-le chez lui gratuitement ; et quand son propriétaire n'est pas avec lui, fais-le chez lui contre salaire. Et en réalité, l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah.
- (סִימַן בֶּהֱמַת, בֶּהֱמַת, אוֹהֵב, שׂוֹנֵא, רַבְצָן).(Moyen mnémotechnique : « bête de », « bête de », « ami », « ennemi », « affaissée de nature ».)
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: בֶּהֱמַת גּוֹי מִטַּפֵּל בָּהּ כְּבֶהֱמַת יִשְׂרָאֵל. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא – מִשּׁוּם הָכִי מִטַּפֵּל בָּהּ כְּבֶהֱמַת יִשְׂרָאֵל, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים לָאו דְּאוֹרָיְיתָא, אַמַּאי מִטַּפֵּל בָּהּ כְּבֶהֱמַת יִשְׂרָאֵל? הָתָם מִשּׁוּם אֵיבָה.Disons que la baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) le soutient, Rava : la bête d'un non-Juif, on s'en occupe comme de la bête d'un Juif. Si tu dis que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah, on comprend que, pour cette raison, on s'en occupe comme de la bête d'un Juif ; mais si tu dis que l'interdiction de la souffrance des animaux n'est pas de la Torah, pourquoi s'en occuper comme de la bête d'un Juif ? Réponse : là-bas, c'est à cause de l'hostilité que cela provoquerait.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּקָתָנֵי: אִם הָיְתָה טְעוּנָה יֵין נֶסֶךְ – אֵין זָקוּק לָהּ. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא לָאו דְּאוֹרָיְיתָא – מִשּׁוּם הָכִי אֵין זָקוּק לָהּ, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּאוֹרָיְיתָא – אַמַּאי אֵין זָקוּק לָהּ? הָכִי קָאָמַר: וּלְהַטְעִינָהּ יֵין נֶסֶךְ אֵין זָקוּק לָהּ.C'est aussi ce qui est logique, car il est enseigné : si elle était chargée de vin de libation idolâtre, on n'est pas tenu de s'en occuper. Si tu dis que ce n'est pas de la Torah, on comprend que, pour cette raison, on ne soit pas tenu de s'en occuper ; mais si tu dis que c'est de la Torah, pourquoi n'est-on pas tenu de s'en occuper ? Réponse : voici ce qu'il veut dire : pour la charger de vin de libation, on n'est pas tenu de s'en occuper, car il n'y a là ni souffrance animale ni hostilité.
- תָּא שְׁמַע: בֶּהֱמַת גּוֹי וּמַשּׂאוֹי יִשְׂרָאֵל, ״וְחָדַלְתָּ״. וְאִי אָמְרַתְּ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, אַמַּאי ״וְחָדַלְתָּ״? ״עָזֹב תַּעֲזֹב״ מִבְּעֵי לֵיהּ! לְעוֹלָם צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, הָתָם בִּטְעִינָה.Viens et entends une preuve : la bête d'un non-Juif et la charge d'un Juif : « tu t'abstiendras » (Exode 23, 5). Or si tu dis que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah, pourquoi « tu t'abstiendras » ? Il aurait fallu : « tu l'aideras » ! Réponse : en réalité, l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah, et là-bas il s'agit du chargement.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: בֶּהֱמַת יִשְׂרָאֵל וּמַשּׂאוֹי גּוֹי ״עָזֹב תַּעֲזֹב״. וְאִי בִּטְעִינָה, אַמַּאי ״עָזֹב תַּעֲזֹב״? מִשּׁוּם צַעֲרָא דְּיִשְׂרָאֵל.S'il en est ainsi, dis la fin de cette baraïta : la bête d'un Juif et la charge d'un non-Juif : « tu l'aideras ». Or s'il s'agit du chargement, pourquoi « tu l'aideras » ? Réponse : à cause de la peine du Juif, retenu sur place.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ רֵישָׁא נָמֵי! רֵישָׁא בְּחַמָּר גּוֹי סֵיפָא בְּחַמָּר יִשְׂרָאֵל. מַאי פָּסְקַתְּ? סְתָמָא דְּמִלְּתָא אִינִישׁ בָּתַר חֲמָרֵיהּ אָזֵיל.S'il en est ainsi, même dans la première partie aussi ! Réponse : la première partie concerne un ânier non-Juif, la dernière un ânier juif. Comment peux-tu l'affirmer si catégoriquement ? D'ordinaire, un homme suit son âne.
- וְהָא ״וְחָדַלְתָּ״ וְ״עָזֹב תַּעֲזֹב״ בִּפְרִיקָה הוּא דִּכְתִיבִי!Mais « tu t'abstiendras » et « tu l'aideras » sont écrits à propos du déchargement !
- אֲמַר לֵיהּ: הָא מַנִּי? רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הִיא, דְּאָמַר: צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים לָאו דְּאוֹרָיְיתָא.Il lui a dit : de qui est-ce ? C'est de Rabbi Yossé HaGuelili, qui dit que l'interdiction de la souffrance des animaux n'est pas de la Torah.
- תָּא שְׁמַע: אוֹהֵב לִפְרוֹק וְשׂוֹנֵא לִטְעוֹן – מִצְוָה בְּשׂוֹנֵא, כְּדֵי לָכוֹף אֶת יִצְרוֹ. וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, הָא עֲדִיף לֵיהּ? אֲפִילּוּ הָכִי, כְּדֵי לָכוֹף אֶת יִצְרוֹ עָדִיף.Viens et entends : un ami à décharger et un ennemi à charger : la mitsva est envers l'ennemi, afin de dompter son penchant. Or si tu pensais que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah, ceci, aider l'ami, ne serait-il pas préférable pour lui ? Réponse : même ainsi, afin de dompter son penchant, c'est préférable.
- תָּא שְׁמַע: שׂוֹנֵא שֶׁאָמְרוּ – שׂוֹנֵא יִשְׂרָאֵל וְלֹא שׂוֹנֵא אוּמּוֹת הָעוֹלָם. אִי אָמְרַתְּ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, מָה לִי שׂוֹנֵא יִשְׂרָאֵל וּמָה לִי שׂוֹנֵא אוּמּוֹת הָעוֹלָם?Viens et entends : l'ennemi dont ils ont parlé est un ennemi juif, et non un ennemi des nations du monde. Si tu dis que l'interdiction de la souffrance des animaux est de la Torah, que m'importe un ennemi juif, et que m'importe un ennemi des nations du monde ?
- מִי סָבְרַתְּ אַשּׂוֹנֵא דִקְרָא קָאֵי? אַשּׂוֹנֵא דְמַתְנִיתִין קָאֵי.Penses-tu que cela porte sur l'ennemi du verset ? Cela porte sur l'ennemi de la baraïta citée plus haut.
- תָּא שְׁמַע:Viens et entends :
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