Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּרֵי מִגּוֹ תְּלָתָא, וְאִי נָמֵי תְּרֵי סָהֲדִי דִּפְלַגְתְּ בְּאַפֵּי בֵּי תְלָתָא.deux des trois, pour qu'ils témoignent, ou bien deux témoins attestant que tu as partagé devant un tribunal de trois.
- אֲמַר לֵיהּ: מְנָא לָךְ הָא? אֲמַר לֵיהּ, דִּתְנַן: אִם יֵשׁ שָׁם בֵּית דִּין – מַתְנֶה בִּפְנֵיהֶם, אֵין שָׁם בֵּית דִּין – בִּפְנֵי מִי יַתְנֶה? שֶׁלּוֹ קוֹדֵם.Rav Safra lui a dit : d'où sais-tu cela ? Il lui a répondu : car nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : s'il y a là un tribunal, il pose une condition devant eux ; s'il n'y a pas de tribunal, devant qui posera-t-il une condition ? Son bien passe en premier.
- אֲמַר לֵיהּ: מִי דָּמֵי?! הָתָם דְּמַפֵּיק מָמוֹנָא מֵהַאי וּמוֹתֵיב לְהַאי בָּעֵינַן בֵּית דִּין, אֲבָל הָכָא דִּידִיה שְׁקַלִי גִּילּוּי מִילְּתָא בְּעָלְמָא הוּא בִּתְרֵי סַגִּי לֵיהּ. תִּדַּע, דִּתְנַן: אַלְמָנָה מוֹכֶרֶת שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בֵּית דִּין!Rav Safra lui a dit : est-ce comparable ? Là-bas, où l'on retire de l'argent à l'un pour le remettre à l'autre, nous avons besoin d'un tribunal ; mais ici, c'est le sien qu'il a pris (Rav Safra parle de lui-même à la troisième personne) : ce n'est qu'une simple révélation de la chose, le fait qu'il a partagé équitablement, et deux témoins lui suffisent. Sache-le, car nous avons appris (Ketoubot 97a) : la veuve vend des biens de la succession hors de la présence d'un tribunal !
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְלָאו מִי אִתְּמַר עֲלַהּ ״אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: אַלְמָנָה אֵינָהּ צְרִיכָה בֵּית דִּין שֶׁל מוּמְחִין, אֲבָל צְרִיכָה בֵּית דִּין שֶׁל הֶדְיוֹטוֹת״?Abayé lui a dit : mais n'a-t-il pas été dit à ce sujet : « Rav Yossef bar Minyomi a dit que Rav Na'hman a dit : la veuve n'a pas besoin d'un tribunal d'experts, mais elle a besoin d'un tribunal de profanes » ?
- מַתְנִי׳ מְצָאָהּ בָּרֶפֶת – אֵין חַיָּיב בָּהּ. בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – חַיָּיב בָּהּ. וְאִם הָיְתָה בְּבֵית הַקְּבָרוֹת – לֹא יִטַּמֵּא לָהּ. אִם אָמַר לוֹ אָבִיו ״הִיטַּמֵּא״, אוֹ שֶׁאָמַר לוֹ ״אַל תַּחְזִיר״ – לֹא יִשְׁמַע לוֹ.MICHNA : S'il l'a trouvée, une bête, dans l'étable, il n'est pas obligé de s'en occuper. Dans le domaine public, il est 'hayav (obligé) de la restituer. Et si elle se trouvait dans un cimetière et que celui qui la trouve est Cohen (prêtre), il ne se rendra pas tamé (impur rituellement) pour elle. Si son père lui a dit : « Rends-toi impur », ou s'il lui a dit : « Ne restitue pas », il ne l'écoutera pas.
- פָּרַק וְטָעַן, פָּרַק וְטָעַן, אֲפִילּוּ אַרְבָּעָה וַחֲמִישָׁה פְּעָמִים – חַיָּיב, שֶׁנֶּאֱמַר ״עָזֹב תַּעֲזֹב״.S'il a déchargé puis rechargé, déchargé puis rechargé, même quatre ou cinq fois, et que la bête ploie à nouveau, il est obligé de recommencer, comme il est dit : « Tu l'aideras » (Exode 23, 5), le verbe étant redoublé : azov ta'azov.
- הָלַךְ וְיָשַׁב לוֹ, וְאָמַר: ״הוֹאִיל וְעָלֶיךָ מִצְוָה, אִם רְצוֹנְךָ לִפְרוֹק – פְּרוֹק״ – פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עִמּוֹ״. אִם הָיָה זָקֵן אוֹ חוֹלֶה – חַיָּיב.S'il, le propriétaire, est allé s'asseoir et a dit au passant : « Puisque la mitsva (commandement) t'incombe, si tu veux décharger, décharge », il est pétour (exempté), comme il est dit : « avec lui » : avec le propriétaire. S'il était âgé ou malade, il est obligé de décharger seul.
- מִצְוָה מִן הַתּוֹרָה לִפְרוֹק אֲבָל לֹא לִטְעוֹן. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף לִטְעוֹן.C'est une mitsva de la Torah de décharger, mais non de charger. Rabbi Chimon dit : même de charger.
- רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: אִם הָיָה עָלָיו יָתֵר עַל מַשָּׂאוֹ – אֵין זָקוּק לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״, מַשּׂאוֹי שֶׁיָּכוֹל לַעֲמוֹד בּוֹ.Rabbi Yossé HaGuelili dit : s'il y avait sur elle plus que sa charge, on n'est pas tenu de s'en occuper, comme il est dit : « sous sa charge » (Exode 23, 5) : une charge qu'elle peut supporter.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: רֶפֶת שֶׁאָמְרוּ אֵינָהּ מַתְעָה וְאֵינָהּ מְשַׁמֶּרֶת. אֵינָהּ מַתְעָה, מִדְּקָתָנֵי ״אֵינוֹ חַיָּיב בָּהּ״. וְאֵינָהּ מְשַׁמֶּרֶת, מִדְּאִיצְטְרִיךְ לְמִיתְנֵי ״אֵינוֹ חַיָּיב בָּהּ״.GUEMARA : Rava a dit : l'étable dont ils ont parlé n'incite pas la bête à s'égarer et ne la garde pas. Elle n'incite pas à s'égarer, puisqu'il est enseigné : « il n'est pas obligé de s'en occuper ». Et elle ne la garde pas, puisqu'il a fallu enseigner : « il n'est pas obligé de s'en occuper ».
- דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מְשַׁמֶּרֶת, הַשְׁתָּא מַשְׁכַּח לָהּ אַבָּרַאי מְעַיֵּיל לַהּ לְגַוַּאי, מַשְׁכַּח לַהּ מִגַּוַּאי מִבַּעְיָא? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: אֵינָהּ מְשַׁמֶּרֶת, שְׁמַע מִינַּהּ.Car si tu pensais qu'elle la garde : maintenant que, lorsqu'il la trouve dehors, il la fait entrer à l'intérieur, ce qui suffit à la restitution, lorsqu'il la trouve à l'intérieur, faudrait-il l'enseigner ? Déduis-en donc qu'elle ne la garde pas. Déduis-en effectivement.
- מְצָאָהּ בָּרֶפֶת אֵינוֹ חַיָּיב. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: וְהוּא שֶׁעוֹמֶדֶת תּוֹךְ לַתְּחוּם. מִכְּלָל, דְּבִרְשׁוּת הָרַבִּים וַאֲפִילּוּ בְּתוֹךְ הַתְּחוּם – נָמֵי חַיָּיב.S'il l'a trouvée dans l'étable, il n'est pas obligé. Rabbi Yits'hak a dit : à condition qu'elle se tienne à l'intérieur de la limite de la ville. On en déduit que, dans le domaine public, même à l'intérieur de la limite, il est également obligé.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא: בִּרְשׁוּת הָרַבִּים חַיָּיב בָּהּ. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: וְהוּא שֶׁעוֹמֶדֶת חוּץ לַתְּחוּם. מִכְּלַל, דְּבָרֶפֶת אֲפִילּוּ עוֹמֶדֶת חוּץ לַתְּחוּם – נָמֵי אֵינוֹ חַיָּיב בָּהּ.Certains l'enseignent sur la dernière partie : « Dans le domaine public, il est obligé de s'en occuper ». Rabbi Yits'hak a dit : à condition qu'elle se tienne hors de la limite. On en déduit que, dans l'étable, même si elle se tient hors de la limite, il n'est pas non plus obligé de s'en occuper.
- בְּבֵית הַקְּבָרוֹת לֹא יִטַּמֵּא לָהּ. תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁאִם אָמַר לוֹ אָבִיו ״הִיטַּמֵּא״, אוֹ שֶׁאָמַר לוֹ ״אַל תַּחְזִיר״ שֶׁלֹּא יִשְׁמַע לוֹ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִישׁ אִמּוֹ וְאָבִיו תִּירָאוּ וְאֶת שַׁבְּתוֹתַי תִּשְׁמֹרוּ אֲנִי ה׳״, כּוּלְּכֶם חַיָּיבִין בִּכְבוֹדִי.Dans un cimetière, il ne se rendra pas impur pour elle. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : d'où sait-on que, si son père lui a dit : « Rends-toi impur », ou s'il lui a dit : « Ne restitue pas », il ne l'écoutera pas ? Comme il est dit : « Chacun, sa mère et son père vous craindrez, et Mes Chabbatot vous garderez ; Je suis Hachem » (Lévitique 19, 3) : vous êtes tous tenus à Mon honneur, parents comme enfants.
- טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״אֶת שַׁבְּתוֹתַי תִּשְׁמֹרוּ״ הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא (צָיְיתָא) [נֵיצִית] לֵיהּ? וְאַמַּאי? הַאי עֲשֵׂה, וְהַאי לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה – וְלָא אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי אֶת לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה!La raison est que le Miséricordieux a écrit : « Mes Chabbatot vous garderez » ; sinon, j'aurais dit : qu'il lui obéisse ? Mais pourquoi ? Ceci, le respect du père, est un commandement positif, et cela, selon Rachi rendre l'objet perdu (« tu les rendras », « tu ne pourras pas te dérober ») et selon Steinsaltz l'interdiction faite au Cohen de se rendre impur, est un interdit et un commandement positif ; or un commandement positif ne vient pas repousser un interdit accompagné d'un commandement positif !
- אִיצְטְרִיךְ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְהוּקַּשׁ כִּיבּוּד אָב וָאֵם לִכְבוֹדוֹ שֶׁל מָקוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר כָּאן ״כַּבֵּד אֶת אָבִיךָ וְאֶת אִמֶּךָ״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״כַּבֵּד אֶת ה׳ מֵהוֹנֶךָ״, הִלְכָּךְ לֵצִיית לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא לִשְׁמַע לֵיהּ.C'était nécessaire. Tu aurais pu penser : puisque le respect du père et de la mère a été rapproché de l'honneur de l'Omniprésent, car il est dit ici : « Honore ton père et ta mère » (Exode 20, 12) et il est dit ailleurs : « Honore Hachem de tes biens » (Proverbes 3, 9), il faudrait donc lui obéir ; on nous enseigne qu'il ne doit pas l'écouter.
- מִצְוָה מִן הַתּוֹרָה לִפְרוֹק אֲבָל לֹא לִטְעוֹן. מַאי אֲבָל לֹא לִטְעוֹן? אִילֵימָא אֲבָל לֹא לִטְעוֹן כְּלָל, מַאי שְׁנָא פְּרִיקָה, דִּכְתִיב ״עָזֹב תַּעֲזֹב עִמּוֹ״, טְעִינָה נָמֵי הָכְתִיב ״הָקֵם תָּקִים עִמּוֹ״!C'est une mitsva de la Torah de décharger, mais non de charger. Que signifie « mais non de charger » ? Si l'on dit : mais pas du tout de charger, en quoi le déchargement diffère-t-il, pour lequel il est écrit : « Tu l'aideras avec lui » (Exode 23, 5) ? Pour le chargement aussi, n'est-il pas écrit : « Tu relèveras avec lui » (Deutéronome 22, 4) ?
- אֶלָּא: מִצְוָה מִן הַתּוֹרָה לִפְרוֹק בְּחִנָּם, וְלֹא לִטְעוֹן בְּחִנָּם אֶלָּא בְּשָׂכָר. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף לִטְעוֹן בְּחִנָּם. תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: פְּרִיקָה בְּחִנָּם, טְעִינָה בְּשָׂכָר. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: זוֹ וָזוֹ בְּחִנָּם.Plutôt : c'est une mitsva de la Torah de décharger gratuitement, et non de charger gratuitement, mais contre salaire. Rabbi Chimon dit : même de charger gratuitement. Nous avons ainsi appris ce que nos Maîtres ont enseigné : le déchargement est gratuit, le chargement contre salaire. Rabbi Chimon dit : l'un et l'autre sont gratuits.
- מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן? דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא טְעִינָה וְלָא בָּעֵי פְּרִיקָה. וַאֲנָא אָמֵינָא: וּמָה טְעִינָה דְּלֵית בַּהּ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים וְלֵיכָּא חֶסְרוֹן כִּיס – חַיָּיב, פְּרִיקָה דְּאִית בָּהּ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים וְחֶסְרוֹן כִּיס, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! אֶלָּא לְמַאי הִלְכְתָא כַּתְבֵיהּ רַחֲמָנָא? לוֹמַר לָךְ: פְּרִיקָה בְּחִנָּם, טְעִינָה בְּשָׂכָר.Quelle est la raison des Sages ? Car si tu pensais comme Rabbi Chimon, que le Miséricordieux écrive seulement le chargement, et il n'aurait pas besoin d'écrire le déchargement, et je dirais par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si pour le chargement, où il n'y a ni souffrance de l'animal ni perte d'argent, on est obligé, pour le déchargement, où il y a souffrance de l'animal et perte d'argent, à plus forte raison ! Pour quelle règle le Miséricordieux l'a-t-Il donc écrit ? Pour te dire : le déchargement est gratuit, le chargement contre salaire.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּלָא מְסַיְּימִי קְרָאֵי.Et quelle est la raison de Rabbi Chimon ? C'est parce que les versets ne sont pas nettement délimités : on ne saurait pas lequel parle du chargement.
- וְרַבָּנַן אַמַּאי לָא מְסַיְּימִי קְרָאֵי? הָכָא כְּתִיב ״רוֹבֵץ תַּחַת מַשָּׂאוֹ״, הָתָם כְּתִיב ״נוֹפְלִין בַּדֶּרֶךְ״, דִּרְמוּ אִינְהוּ וּטְעוּנַיְיהוּ בְּאוֹרְחָא מַשְׁמַע. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן: ״נוֹפְלִין בַּדֶּרֶךְ״ אִינְהוּ וּטְעוּנַיְיהוּ עִלָּוַיְיהוּ מַשְׁמַע.Et les Sages demandent : pourquoi les versets ne seraient-ils pas délimités ? Ici il est écrit : « couché sous sa charge » (Exode 23, 5), là il est écrit : « tombés sur le chemin » (Deutéronome 22, 4), ce qui signifie qu'eux et leur charge sont tombés sur le chemin. Et Rabbi Chimon : pour lui, « tombés sur le chemin » signifie : eux, avec leur charge sur eux.
- אָמַר רָבָא:Rava a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.