Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל הָנֵי תַּרְתֵּי דְּאִיתֵאּ לְמָרַהּ בַּהֲדַהּ, אֵימָא לָא. צְרִיכָא.mais dans ces deux mitsvot (commandements), décharger et charger, où son propriétaire est avec elle, avec la bête, j'aurais dit que non, qu'on n'est pas tenu de l'aider. Il était donc nécessaire que la Torah écrive les deux.
- ״מוֹת יוּמַת הַמַּכֶּה״, אֵין לִי אֶלָּא בְּמִיתָה הַכְּתוּבָה בּוֹ. מִנַּיִן שֶׁאִם אִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲמִיתוֹ בְּמִיתָה הַכְּתוּבָה בּוֹ שֶׁאַתָּה רַשַּׁאי לַהֲמִיתוֹ בְּכׇל מִיתָה שֶׁאַתָּה יָכוֹל לַהֲמִיתוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מוֹת יוּמַת״, מִכׇּל מָקוֹם.Il est écrit à propos du meurtrier : « Il sera mis à mort, celui qui a frappé » (Nombres 35, 21), le verbe étant redoublé : mot youmat. Je n'aurais appris que son exécution par la mort écrite à son sujet, c'est-à-dire le glaive. D'où sait-on que, si tu ne peux pas le mettre à mort par la mort écrite à son sujet, tu as le droit de le mettre à mort par toute mort par laquelle tu peux le mettre à mort ? Le verset enseigne : « Mot youmat », redoublé : de toute façon.
- ״הַכֵּה תַכֶּה״, אֵין לִי אֶלָּא בְּהַכָּאָה הַכְּתוּבָה בָּהֶן, מִנַּיִן שֶׁאִם אִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲמִיתָן בְּהַכָּאָה הַכְּתוּבָה בָּהֶן שֶׁאַתָּה רַשַּׁאי לְהַכּוֹתָן בְּכׇל הַכָּאָה שֶׁאַתָּה יָכוֹל? תַּלְמוּד לוֹמַר ״הַכֵּה תַכֶּה״, מִכׇּל מָקוֹם.À propos de la ville idolâtre : « Tu frapperas » (Deutéronome 13, 16), hakè takè. Je n'aurais appris que leur exécution par le coup écrit à leur sujet, le coup du glaive. D'où sait-on que, si tu ne peux pas les mettre à mort par le coup écrit à leur sujet, tu as le droit de les frapper de tout coup que tu peux porter ? Le verset enseigne : « Hakè takè », redoublé : de toute façon.
- ״הָשֵׁב תָּשִׁיב״, אֵין לִי אֶלָּא שֶׁמִּשְׁכְּנוֹ בִּרְשׁוּת בֵּית דִּין. מִשְׁכְּנוֹ שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת בֵּית דִּין, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הָשֵׁב תָּשִׁיב״, מִכׇּל מָקוֹם.À propos du gage pris à un pauvre : « Tu rendras » (Deutéronome 24, 13), hachèv tachiv. Je n'aurais appris que le cas où le prêteur a pris le gage avec l'autorisation du tribunal. S'il a pris le gage sans l'autorisation du tribunal, d'où sait-on qu'il doit aussi le rendre ? Le verset enseigne : « Hachèv tachiv », redoublé : de toute façon.
- ״חָבֹל תַּחְבֹּל״, אֵין לִי אֶלָּא שֶׁמִּשְׁכְּנוֹ בִּרְשׁוּת. מִשְׁכְּנוֹ שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חָבֹל תַּחְבֹּל״, מִכׇּל מָקוֹם.De même : « Si tu prends en gage » (Exode 22, 25), 'havol ta'hbol. Je n'aurais appris que le cas où il a pris le gage avec autorisation. S'il a pris le gage sans autorisation, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « 'Havol ta'hbol », redoublé : de toute façon.
- וְהָנֵי תְּרֵי קְרָאֵי לְמָה לִי? חַד לִכְסוּת יוֹם, וְחַד לִכְסוּת לַיְלָה.Et ces deux versets, qui enseignent la même règle, pourquoi me sont-ils nécessaires ? L'un concerne le vêtement de jour et l'autre le vêtement de nuit.
- ״פָּתֹחַ תִּפְתַּח״, אֵין לִי אֶלָּא לַעֲנִיֵּי עִירֶךָ. לַעֲנִיֵּי עִיר אַחֶרֶת, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״פָּתֹחַ תִּפְתַּח״, מִכׇּל מָקוֹם.À propos de la charité : « Tu ouvriras » ta main (Deutéronome 15, 11), patoa'h tifta'h. Je n'aurais appris que le devoir de donner aux pauvres de ta ville. Aux pauvres d'une autre ville, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « Patoa'h tifta'h », redoublé : de toute façon.
- ״נָתֹן תִּתֵּן״, אֵין לִי אֶלָּא מַתָּנָה מְרוּבָּה. מַתָּנָה מוּעֶטֶת, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נָתֹן תִּתֵּן״, מִכׇּל מָקוֹם.« Tu donneras » (Deutéronome 15, 10), naton titèn. Je n'aurais appris qu'un don important. Un don modeste, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « Naton titèn », redoublé : de toute façon.
- ״הַעֲנֵיק תַּעֲנִיק״, אֵין לִי אֶלָּא שֶׁנִּתְבָּרֵךְ הַבַּיִת בִּגְלָלוֹ מַעֲנִיקִין. לֹא נִתְבָּרֵךְ הַבַּיִת בִּגְלָלוֹ, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״הַעֲנֵיק תַּעֲנִיק״, מִכׇּל מָקוֹם.À propos de l'esclave hébreu libéré : « Tu le gratifieras » (Deutéronome 15, 14), ha'anèk ta'anik. Je n'aurais appris que le cas où la maison a été bénie grâce à lui : on le gratifie alors. Si la maison n'a pas été bénie grâce à lui, d'où sait-on qu'il faut aussi le gratifier ? Le verset enseigne : « Ha'anèk ta'anik », redoublé : de toute façon.
- וּלְרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, דְּאָמַר: נִתְבָּרֵךְ הַבַּיִת בִּגְלָלוֹ – מַעֲנִיקִין לוֹ, לֹא נִתְבָּרֵךְ הַבַּיִת בִּגְלָלוֹ – אֵין מַעֲנִיקִין, ״תַּעֲנִיק״ לְמָה לִי? דִּבְּרָה תוֹרָה כִּלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.Et selon Rabbi Éléazar ben Azarya, qui dit : si la maison a été bénie grâce à lui, on le gratifie ; si la maison n'a pas été bénie grâce à lui, on ne le gratifie pas, pourquoi ai-je besoin du redoublement « ta'anik » ? C'est que la Torah a parlé selon le langage des hommes : le redoublement est une simple tournure de la langue, dont on ne déduit rien.
- ״הַעֲבֵט תַּעֲבִיטֶנּוּ״, אֵין לִי אֶלָּא שֶׁאֵין לוֹ וְאֵינוֹ רוֹצֶה לְהִתְפַּרְנֵס, אָמַר רַחֲמָנָא: תֵּן לוֹ דֶּרֶךְ הַלְוָאָה. יֵשׁ לוֹ וְאֵינוֹ רוֹצֶה לְהִתְפַּרְנֵס, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תַּעֲבִיטֶנּוּ״, מִכׇּל מָקוֹם.À propos du prêt au pauvre : « Tu lui prêteras » (Deutéronome 15, 8), ha'avèt ta'avitènou. Je n'aurais appris que le cas de celui qui n'a pas de ressources et ne veut pas subsister de la charité : le Miséricordieux a dit : donne-lui sous forme de prêt. Celui qui a des ressources et ne veut pas subsister de ses biens, d'où sait-on qu'il faut lui prêter ? Le verset enseigne : « Ta'avitènou » : de toute façon.
- וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר: יֵשׁ לוֹ וְאֵינוֹ רוֹצֶה לְהִתְפַּרְנֵס אֵין נִזְקָקִין לוֹ, ״תַּעֲבִיטֶנּוּ״ לְמָה לִי? דִּבְּרָה תוֹרָה כִּלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.Et selon Rabbi Chimon, qui dit : celui qui a des ressources et ne veut pas subsister de ses biens, on n'est pas tenu de s'occuper de lui, pourquoi ai-je besoin du redoublement « ta'avitènou » ? C'est que la Torah a parlé selon le langage des hommes.
- הָיָה בָּטֵל מִן הַסֶּלַע, לֹא יֹאמַר לוֹ ״תֵּן לִי סֶלַע״, אֶלָּא נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ כְּפוֹעֵל (בָּטֵל). תְּנַן: נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ כְּפוֹעֵל בָּטֵל.La Michna (enseignement des Tannaïm) a enseigné : si, en s'occupant de l'objet perdu, il a été détourné d'un gain d'un séla (pièce de monnaie), il ne lui dira pas : « Donne-moi un séla », mais le propriétaire lui donne son salaire comme à un ouvrier (inoccupé). Nous avons appris dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : il lui donne son salaire comme à un ouvrier inoccupé.
- מַאי כְּפוֹעֵל בָּטֵל? אָמַר אַבָּיֵי: כְּפוֹעֵל בָּטֵל שֶׁל אוֹתָהּ מְלָאכָה, דִּבְטַל מִינַּהּ.Que signifie « comme à un ouvrier inoccupé » ? N'est-il pas occupé à restituer l'objet ? Abayé a dit : il s'agit d'un salaire comme celui d'un ouvrier inoccupé de ce travail même dont il a été détourné : ce qu'un homme accepterait pour renoncer à son travail habituel et s'occuper de cette restitution, selon la pénibilité et le gain de son métier.
- אִם יֵשׁ שָׁם בֵּית דִּין – מַתְנֶה בִּפְנֵיהֶם. אִיסּוּר וְרַב סָפְרָא עֲבֻיד עִיסְקָא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אֲזַל רַב סָפְרָא פְּלַג לֵיהּ בְּלָא דַּעְתֵּיהּ דְּאִיסּוּר בְּאַפֵּי בֵּי תְרֵי. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא, אֲמַר לֵיהּ: זִיל אַיְיתִי תְּלָתָא דִּפְלַגְתְּ קַמַּיְיהוּ, אִי נָמֵיLa Michna a enseigné : s'il y a là un tribunal, il pose une condition devant eux. Issour et Rav Safra ont fait une association d'affaires l'un avec l'autre. Rav Safra est allé et a partagé les biens de leur association, à l'insu d'Issour, devant deux témoins. Il est venu devant Rabba bar Rav Houna, qui lui a dit : va et amène-moi les trois devant lesquels tu as partagé, ou bien
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