Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא יִהְיֶה בְּךָ אֶבְיוֹן״ – שֶׁלְּךָ קוֹדֵם לְשֶׁל כׇּל אָדָם,il n'y ait pas de nécessiteux chez toi » (Deutéronome 15, 4) : chacun doit veiller à ne pas tomber dans le besoin ; ce qui est à toi passe avant ce qui est à tout homme.
- אֶלָּא לְזָקֵן וְאֵינָהּ לְפִי כְּבוֹדוֹ.Mais plutôt le verset est nécessaire pour le vieillard, lorsque cela n'est pas conforme à sa dignité.
- אָמַר רַבָּה: הִכִּישָׁהּ – חַיָּיב בָּהּ. אַבָּיֵי הֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּרַבָּה, חֲזָא לְהָנָךְ עִיזֵּי דְּקָיְימוּ, שְׁקַל קָלָא וּשְׁדָא בְּהוּ. אֲמַר לֵיהּ: אִיחַיַּיבְתְּ בְּהוּ, קוּם אַהְדְּרִינְהוּ.Rabba a dit : s'il l'a frappée, ne serait-ce qu'une fois, pour la diriger, il en est désormais responsable et doit la restituer. Abayé était assis devant Rabba ; il vit ces chèvres qui se tenaient là, il prit une motte de terre et la jeta sur elles. Rabba lui dit : tu t'en es rendu responsable, lève-toi, ramène-les.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: דַּרְכּוֹ לְהַחְזִיר בַּשָּׂדֶה, וְאֵין דַּרְכּוֹ לְהַחְזִיר בָּעִיר, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן הֲשָׁבָה מְעַלְּיָא בָּעֵינַן, וְכֵיוָן דְּלָאו דַּרְכֵּיהּ לְהַחְזִיר בָּעִיר – לָא לִחַיַּיב? אוֹ דִלְמָא בַּשָּׂדֶה מִיהַת הוּא דְּאִיחַיַּיב לֵיהּ, וְכֵיוָן דְּאִיחַיַּיב עֲלֵיהּ בַּשָּׂדֶה – אִיחַיַּיב לֵיהּ בָּעִיר? תֵּיקוּ.Ils ont posé la question : celui dont l'habitude est de restituer dans les champs, où il y a peu de témoins, mais dont l'habitude n'est pas de restituer en ville, qu'en est-il ? Disons-nous : nous exigeons une restitution complète, et puisque son habitude n'est pas de restituer en ville, qu'il ne soit pas obligé ? Ou peut-être : dans les champs, du moins, il y est obligé, et puisqu'il y a été obligé dans les champs, il y est obligé en ville ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רָבָא: כֹּל שֶׁבְּשֶׁלּוֹ מַחְזִיר, בְּשֶׁל חֲבֵירוֹ נָמֵי מַחְזִיר. וְכֹל שֶׁבְּשֶׁלּוֹ פּוֹרֵק וְטוֹעֵן, בְּשֶׁל חֲבֵירוֹ נָמֵי פּוֹרֵק וְטוֹעֵן.Rava a dit : dans tout cas où il reprendrait ce qui est à lui, il restitue aussi ce qui est à son prochain. Et dans tout cas où il déchargerait et chargerait sa propre bête, il décharge et charge aussi celle de son prochain.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי הֲוָה קָאָזֵיל בְּאוֹרְחָא, פְּגַע בֵּיהּ הָהוּא גַּבְרָא, הֲוָה דָּרֵי פִּתְכָּא דְאוֹפֵי, אוֹתְבִינְהוּ וְקָא מִיתְּפַח, אֲמַר לֵיהּ: דְּלִי לִי, אֲמַר לֵיהּ: כַּמָּה שָׁוִין? אֲמַר לֵיהּ: פַּלְגָא דְזוּזָא, יְהַיב לֵיהּ פַּלְגָא דְזוּזָא וְאַפְקְרֵהּ.Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé marchait sur la route. Un homme le rencontra, qui portait une charge de bois. Il l'avait déposée et se reposait. Il lui dit : soulève-la-moi. Il lui dit : combien valent-ils ? Il lui dit : un demi-zouz (pièce d'argent). Il lui donna un demi-zouz, l'acquit et la déclara sans maître.
- הֲדַר זְכָה בְּהוּ, הֲדַר יְהַיב לֵיהּ פַּלְגָא דְזוּזָא וְאַפְקְרֵהּ. חַזְיֵיהּ דַּהֲוָה קָא בָּעֵי לְמֶיהְדַּר לְמִזְכֵּיה בְּהוּ, אֲמַר לֵיהּ: לְכוּלֵּי עָלְמָא אַפְקַרְ[תִּי]נְהוּ וְלָךְ לָא אַפְקַרְ[תִּי]נְהוּ.L'homme en reprit possession à nouveau, et lui demanda encore de l'aider. Il lui donna de nouveau un demi-zouz et la déclara sans maître. Il vit qu'il voulait encore en reprendre possession, et il lui dit : je les ai déclarés sans maître pour tout le monde, mais pour toi je ne les ai pas déclarés sans maître.
- וּמִי הָוֵי הֶפְקֵר כִּי הַאי גַוְונָא? וְהָתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הֶפְקֵר לַעֲנִיִּים – הֶפְקֵר. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ הֶפְקֵר עַד שֶׁיְּהֵא הֶפְקֵר לַעֲנִיִּים וְלַעֲשִׁירִים, כִּשְׁמִיטָּה.Mais un bien devient-il sans maître de cette façon ? N'avons-nous pas appris (Péa 6, 1) : Beit Chamaï disent : ce qui est déclaré sans maître pour les pauvres est sans maître ; et Beit Hillel disent : ce n'est sans maître que si cela l'est pour les pauvres et pour les riches, comme durant la Chemita (l'année sabbatique) !
- אֶלָּא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי לְכוּלֵּי עָלְמָא אַפְקְרִינְהוּ, וּבְמִלְּתָא בְּעָלְמָא הוּא דְּאוֹקְמֵיהּ.Mais en réalité, Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé les avait déclarés sans maître pour tout le monde, et c'est par une simple parole qu'il l'a arrêté.
- וְהָא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי זָקֵן וְאֵינָהּ לְפִי כְבוֹדוֹ הֲוָה! רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין הוּא דַּעֲבַד.Mais Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé était un vieillard, et cela n'était pas conforme à sa dignité ! Pourquoi avoir payé ? – Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé a agi au-delà de la lettre de la loi.
- דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: ״וְהוֹדַעְתָּ לָהֶם״ – זֶה בֵּית חַיֵּיהֶם, ״אֶת הַדֶּרֶךְ״ – זוֹ גְּמִילוּת חֲסָדִים, ״אֲשֶׁר יֵלְכוּ״ – זֶה בִּיקּוּר חוֹלִים, ״בָּהּ״ – זוֹ קְבוּרָה, ״וְאֶת הַמַּעֲשֶׂה״ – זֶה הַדִּין, ״אֲשֶׁר יַעֲשׂוּן״ – זוֹ לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין.Car Rav Yossef a enseigné : sur le verset (Exode 18, 20) : « Et tu leur feras connaître » : c'est la maison de leur vie (leur gagne-pain) ; « le chemin » : ce sont les actes de bonté ; « qu'ils suivront » : c'est la visite des malades ; « en lui » : c'est l'enterrement ; « et l'action » : c'est la stricte justice ; « qu'ils accompliront » : c'est aller au-delà de la lettre de la loi.
- אָמַר מָר: ״אֲשֶׁר יֵלְכוּ״ – זֶה בִּיקּוּר חוֹלִים, הַיְינוּ גְּמִילוּת חֲסָדִים! לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְבֶן גִּילוֹ, דְּאָמַר מָר: בֶּן גִּילוֹ נוֹטֵל אֶחָד מִשִּׁשִּׁים בְּחׇלְיוֹ, וַאֲפִילּוּ הָכִי מִבְּעֵי לֵיהּ לְמֵיזַל לְגַבֵּיהּ.Le Maître a dit : « “Qu'ils suivront” : c'est la visite des malades. » Mais c'est là un acte de bonté ! – Cela n'est nécessaire que pour celui qui est du même âge que le malade, car le Maître a dit : celui qui est du même âge prend un soixantième de sa maladie ; et malgré cela, il doit aller le voir.
- ״בָּהּ״ – זוֹ קְבוּרָה. הַיְינוּ גְּמִילוּת חֲסָדִים! לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְזָקֵן וְאֵינָהּ לְפִי כְּבוֹדוֹ.« “En lui” : c'est l'enterrement. » Mais c'est là un acte de bonté ! – Cela n'est nécessaire que pour le vieillard, lorsque cela n'est pas conforme à sa dignité.
- אֲשֶׁר יַעֲשׂוּן זוֹ לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא חָרְבָה יְרוּשָׁלַיִם אֶלָּא עַל שֶׁדָּנוּ בָּהּ דִּין תּוֹרָה. אֶלָּא דִּינֵי דְּמָגִיזְתָּא לְדַיְּינוּ?! אֶלָּא אֵימָא: שֶׁהֶעֱמִידוּ דִּינֵיהֶם עַל דִּין תּוֹרָה וְלָא עֲבַדוּ לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין.« “Qu'ils accompliront” : c'est aller au-delà de la lettre de la loi », car Rabbi Yo'hanan a dit : Jérusalem n'a été détruite que parce qu'on y a jugé selon la loi de la Torah. Mais alors, auraient-ils dû juger selon des jugements arbitraires ?! Dis plutôt : parce qu'ils ont fondé leurs jugements sur la loi de la Torah et n'ont pas agi au-delà de la lettre de la loi.
- מַתְנִי׳ אֵי זוֹ הִיא אֲבֵידָה? מָצָא חֲמוֹר אוֹ פָּרָה רוֹעִין בַּדֶּרֶךְ – אֵין זוֹ אֲבֵידָה. חֲמוֹר וְכֵלָיו הֲפוּכִין, פָּרָה רָצָה בֵּין הַכְּרָמִים – הֲרֵי זוֹ אֲבֵידָה. הֶחְזִירָהּ וּבָרְחָה, הֶחְזִירָהּ וּבָרְחָה, אֲפִילּוּ אַרְבָּעָה וַחֲמִישָׁה פְּעָמִים – חַיָּיב לְהַחְזִירָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הָשֵׁב תְּשִׁיבֵם״.MICHNA (enseignement des Tannaïm) : Qu'est-ce qu'un objet perdu ? S'il a trouvé un âne ou une vache paissant sur le chemin, ce n'est pas un objet perdu. Un âne avec son harnachement renversé, une vache courant entre les vignes, c'est un objet perdu. S'il l'a ramenée et qu'elle s'est enfuie, ramenée et qu'elle s'est enfuie, même quatre ou cinq fois, il est tenu de la ramener, comme il est dit : « Tu les rapporteras » (Deutéronome 22, 1).
- הָיָה בָּטֵל מִסֶּלַע, לֹא יֹאמַר לוֹ: תֵּן לִי סֶלַע, אֶלָּא נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ כְּפוֹעֵל. אִם יֵשׁ שָׁם בֵּית דִּין – מַתְנֶה בִּפְנֵי בֵּית דִּין, אִם אֵין שָׁם בֵּית דִּין – בִּפְנֵי מִי יַתְנֶה? שֶׁלּוֹ קוֹדֵם.S'il a perdu ainsi un travail qui lui aurait rapporté un séla (monnaie), il ne lui dira pas : donne-moi un séla ; mais le propriétaire lui donne son salaire comme à un ouvrier. S'il y a là un tribunal, il pose une condition devant le tribunal ; s'il n'y a pas là de tribunal, devant qui poserait-il une condition ? Ce qui est à lui passe en premier.
- גְּמָ׳ אַטּוּ כֹּל הָנֵי דְּאָמְרִינַן, לָאו אֲבֵידָה הָווּ? אָמַר רַב יְהוּדָה: הָכִי קָאָמַר, אֵי זוֹ הִיא כְּלַל אֲבֵידָה שֶׁהוּא חַיָּיב בָּהּ? מָצָא חֲמוֹר וּפָרָה רוֹעִין בַּדֶּרֶךְ – אֵין זוֹ אֲבֵידָה וְלָא מִיחַיַּיב בַּהּ. חֲמוֹר וְכֵלָיו הֲפוּכִים, פָּרָה וְרָצָה בֵּין הַכְּרָמִים – הֲרֵי זוֹ אֲבֵידָה וּמִיחַיַּיב בַּהּ.GUEMARA (discussion des Amoraïm) : Est-ce à dire que tous ceux dont nous avons parlé jusqu'ici ne sont pas des objets perdus ? Rav Yehouda a dit : voici ce qu'il veut dire : quelle est la règle de l'objet perdu dont il est responsable ? S'il a trouvé un âne ou une vache paissant sur le chemin, ce n'est pas un objet perdu, et il n'en est pas responsable. Un âne avec son harnachement renversé, une vache courant entre les vignes, c'est un objet perdu, et il en est responsable.
- וּלְעוֹלָם?! אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: עַד שְׁלֹשָׁה יָמִים. הֵיכִי דָמֵי? אִי בְּלֵילָוָתָא – אֲפִילּוּ חֲדָא שַׁעְתָּא נָמֵי, אִי בִּימָמָא – אֲפִילּוּ טוּבָא נָמֵי לָא!Et cela pour toujours ?! Rav Yehouda a dit au nom de Rav : jusqu'à trois jours. De quel cas s'agit-il ? Si c'est la nuit, même une seule heure aussi elle serait perdue ; si c'est le jour, même longtemps aussi, non !
- לָא צְרִיכָא, דַּהֲוָה חָזֵי לַהּ בְּקַדְמְתָא וּבַחֲשֶׁכְתָּא, תְּלָתָא יוֹמֵי אָמְרִינַן: אִיתְרְמוֹיֵי אִתְרְמִי לַהּ וְנָפְקָא, טְפֵי וַדַּאי אֲבֵידָה הִיא.Il n'en est besoin que dans le cas où il l'a vue à l'aube et à la tombée de la nuit : pendant trois jours, nous disons : cela s'est trouvé ainsi qu'elle est sortie à cette heure ; au-delà, c'est certainement un objet perdu.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מָצָא טַלִּית וְקַרְדּוֹםIl a été aussi enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : s'il a trouvé un manteau et une hache
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